Comment bien commencer un manga ?

J’ai souvent écrit que, pour pouvoir apparaitre comme crédible, une personne partageant ses avis sur ses lectures doit pouvoir parler aussi bien des mauvaises que des bonnes séries. Car finalement, comment se fier à quelqu’un donnant l’impression d’apprécier absolument tout ce qu’il lit sans exception ? Je me suis longtemps attaché moi-même à ce principe, mais cela devient de plus en plus difficile. Pour une raison simple, et somme toute positive : avec près de 20 années de lecture de manga à mon actif, et bien que commençant entre une et trois nouvelles séries par trimestre, j’ai suffisamment d’expérience pour éviter les mauvaises surprises. Il en reste, sans parler des titres qui me déçoivent sur la longueur, mais elles se font fort heureusement de plus en plus rares. J’ai donc décidé de partager avec vous mes principaux critères pour choisir un nouveau titre. Une approche évidemment toute personnelle.

Si je devais prendre un critère en particulier pour commencer ce billet, alors je citerai le mangaka.
En tant que lecteur, je m’estime relativement fidèle envers les auteurs que j’apprécie. J’insiste sur le relativement, déjà car d’autres critères – que je décrirai plus bas – peuvent entrer en jeu, et car dans les faits, il n’existe que peu de mangaka pour lesquels je suis disposé à commencer n’importe quelle série. Une quinzaine, tout au plus. Ensuite, nous trouvons des auteurs que j’apprécie suffisamment pour m’intéresser à leurs travaux, ce qui ne signifie pas que je commencerai n’importe quel titre sous n’importe quelle condition. Pour des raisons simples : plus un auteur est publié en France, plus les risques augmentent de tomber sur des œuvres mineures voire décevantes. Lesquelles me pousseront dès lors à sélectionner ses titres avec plus de précaution. Des séries de jeunesse, des manga inachevés, voire même des faux-pas dans des carrières pourtant riches. Je pense notamment à Osamu Tezuka, capable d’alterner le meilleur (Black Jack) comme le pire (Les Enfants de Saphir), et dont la bibliographie fût largement exploitée par les éditeurs français. Sans compter que les mangaka évoluent, changent de style, d’éditeurs, ou de responsables éditoriaux (dont la présence peut avoir une grande importance), pour un résultat pas toujours bénéfique. Jamais je n’aurais imaginé me détourner de Tsukasa Hojo, mais Angel Heart aura eu raison de mon attachement envers cet auteur.
Dans les faits, parmi les rares séries que j’ai abandonnées ces dernières années, deux furent écrites par des artistes que j’affectionne, et je les avais justement commencées pour cette raison : Kakei no Alice (Alice in Murderland) de Kaori Yuki et Kakuriyo Monogatari (Stray Souls) de Ryu Fujisaki. La première caricature dangereusement son propre style, le second nous prouve hélas! exceller plus dans l’adaptation que les histoires originales.

Hormis l’auteur, je ne pense pas qu’il existe un aspect en particulier sur lequel je vais me focaliser pour décider de commencer un titre ou non. Il s’agit avant tout d’une combinaison d’éléments.
Un point qui peut toutefois prendre plus d’importance que les autres, c’est si je connais déjà le titre en question ; parce qu’il s’agit d’une réédition d’une œuvre que j’avais manquée, ou tout simplement car j’y ai déjà été confronté à travers ses adaptations. De nombreuses séries que je suis à l’heure actuelle – Chihayafuru, Sangatsu no Lion (March comes in like a Lion), Flying Witch, ou encore Au Grand Air – je les ai d’abord découvertes grâce à l’animation, tandis que je ne les aurais peut-être pas commencées spontanément. Cela m’a donné un premier aperçu de ces œuvres, sachant que je suis généralement plus friand du format papier. Il m’arrive d’ailleurs, régulièrement, de commencer un anime, d’accrocher à son univers, son scénario, et ses personnages, et de l’abandonner en cours de route pour me focaliser sur la version d’origine lorsque celle-ci est disponible. Ce fût le cas pour L’Attaque des Titans et Tokyo ESP.
Etant entendu qu’il serait impossible d’acheter toutes les nouveautés, tout ce qui permet d’obtenir un aperçu de celles-ci s’avère bon à prendre ; sachant que je n’ai pas d’autres lecteurs ou de médiathèque près de chez moi. Le premier chapitre proposé par les éditeurs sur leur site internet suffit rarement à susciter mon intérêt, même si je sais que cela a pu jouer en de très rares occasions par le passé (tellement rares en fait que je n’en parlerai pas plus dans ce billet).

Parmi les nombreux éléments que je prends en compte et peuvent me pousser à tester une série, il en existe un que j’évoque régulièrement, au risque de faire grincer quelques dents : les éditeurs. Désolé (ou pas) de toujours remettre ce sujet sur le tapis.
La première raison, c’est une question de professionnalisme. Si un titre m’attire chez un éditeur peu consciencieux, habitué à proposer des traductions hasardeuses, à ralentir ses publications dès que celles-ci n’atteignent pas les chiffres escomptés, voire à les abandonner au bout de trois tomes, alors je ne risque pas de me montrer curieux. A l’inverse, s’il s’agit d’une maison que je sais respectueuse de son lectorat, je me montrerai bien plus enclin à commencer un titre. Comme quoi, faire du travail de qualité peut aussi permettre de gagner des lecteurs, qui l’eut cru ?
La seconde raison, la plus évidente, c’est la politique éditoriale. La plupart des éditeurs mettent en avant leurs responsables éditoriaux / directeurs de collection, car ceux-ci incarnent cette politique. Au fil du temps et des découvertes, il devient plus aisé d’identifier des tendances générales et des affinités chez les uns et chez les autres. Un exemple qui me parle particulièrement : les shôjo. Des maisons comme Akata, Kana, ou Panini Manga (à mon grand dam) proposent en la matière des titres qui m’inspirent, tandis que ceux de Pika ou Delcourt/Soleil beaucoup moins. Cela ne se limite pas à cette catégorie bien spécifique de manga. Je reste globalement à l’écoute concernant des éditeurs comme Akata, Kana, Le Lézard Noir, ou Sakka, en tout cas plus que pour leurs concurrents.

La politique éditoriale des éditeurs français en rejoint une autre : celle des éditeurs nippons, et plus exactement de leurs différents mangashi. Il y a quelques temps, je me suis amusé à répertorier toutes mes séries en fonction des magazines dans lesquels elles furent publiées au Japon, ce qui m’a permis de dégager de véritables tendances, des périodiques dont je possède de nombreuses séries, d’autres dont j’ai particulièrement apprécié les quelques titres que j’ai eu l’occasion de lire. Depuis, il s’agit d’un critère qu’il m’arrive régulièrement de prendre en compte.
Sans grande surprise, le mangashi le plus présent sur mes étagères reste le Shônen Jump (Shueisha). De très loin. Mais je me suis aussi découvert des affinités avec le Margaret et le Bessatsu Margaret (Shueisha), le Betsucomi (Shogakukan), le Big Comic Spirits (Shogakukan), le Chorus et son successeur le Cocohana (Shueisha), le Flowers (Shogakukan), le Hana to Yume (Hakusensha) et ses dérivés, le Play Comic (Akita Shoten) pour des titres plus anciens, et enfin le Ribon (Shueisha). Le Wings (Shinshokan) est aussi étrangement présent, mais surtout car j’ai lu tous les manga (hors BL) de Mikiyo Tsuda et Eiki Eiki publiés en France et aux USA, et qu’il s’agit de leur mangashi de prédilection. J’avoue à ce propos que la proportion de titres du Ribon vient avant tout de mon attachement à Wataru Yoshizumi.
Sans même parler de mangashi spécifiques, je fais très attention à la catégorie à laquelle appartient une œuvre. Un même synopsis pourra donner un titre complètement différent selon qu’il s’agisse d’un shônen ou d’un shôjo. Ainsi une comédie romantique à destination d’un jeune public masculin aura trop souvent tendance à sombrer dans la nudité facile ou le harem, ou à présenter un héros d’une indécision crasse. J’ai souvent été déçu par ces séries, même les plus populaires, donc je préfère les éviter. En matière de comédies romantiques, j’en reste par conséquent aux shôjo et aux josei.

Toujours venu du Japon, un détail me rétorqueront certains mais que je trouve important : les lauréats du Prix Manga Taisho et leurs principaux concurrents.
Cela fait quelques temps que je voulais parler plus en détail de ce concours organisé chaque année au Japon (mais j’avais la flemme). Donc autant revenir dessus maintenant.
Le Prix Manga Taisho récompense chaque année depuis 2008 une nouveauté manga (moins de huit tomes disponibles) en cours de publication, et possède cette particularité d’être remis par des libraires. Un système qui lui octroie un étrange équilibre entre succès commercial et vision artistique à priori incompatible avec les standards de l’industrie. Quoi qu’il en soit, le palmarès du Prix parle pour lui, avec des lauréats comme Chihayafuru, Golden Kamui, Sangatsu no Lion (March comes in like a Lion), Gin no Saji (Silver Spoon), Kamakura Diary, ou Otoyomegatari (Bride Stories). Les autres finalistes ne sont pas en reste, puisque nous retrouvons Yotsuba, Le Pavillon des Hommes, Moyasimon, Les Vacances de Jésus et Bouddha, Kuragehime (Princess Jellyfish), L’Attaque des Titans, Drifters, Mon Histoire, Nanatsu no Taizai (Seven Deadly Sins), Boku no Hero Academia, Gloutons et Dragons, Dédale, Après la Pluie, Tokyo Tarareba Musume, et Yakusoku no Neverland (The Promised Neverland). Et là je ne mentionne que les séries que j’ai lues ! Autant dire qu’entre le Prix Manga Taisho et moi, il existe une forte affinité, ce qui me pousse à guetter chaque année les résultats, et espérons-le une publication des lauréats et finalistes en langue française.
Parce que quand je parle de succès commercial, ce n’est valable qu’au Japon. En France, nous parlerons plus volontiers de fours commerciaux, à quelques exceptions près dont la majorité issues du Shônen Jump. Les éditeurs en ont apparemment conscience, ce qui explique probablement pourquoi Beastars, le lauréat 2018, n’a pas encore (officiellement) trouvé preneur chez nous. Toutefois, il ne faut pas oublier que les responsables éditoriaux sont eux-mêmes lecteurs de manga, passionnés pour la plupart et avec à cœur de partager leurs titres favoris. Christel Hoolans de Kana expliquait que publier des œuvres moins commerciales (pour le marché français) mais de qualité faisait partie des missions des éditeurs, et si ce sentiment ne semble pas partagé par tous ses concurrents (ou du moins par leurs décisionnaires), d’autres comme Ki-oon sont connus et reconnus pour leur proportion à publier des coups de cœur. Ce type de démarche permet régulièrement au public français de découvrir des titres associés au Prix Manga Taisho, et ce malgré le risque commercial que cela peut représenter. Pourvu que cela dure !

En soi le Prix Manga Taisho n’est jamais que l’expression de l’avis de la majorité des libraires nippons. Vous saisissez là où je veux en venir.
Avec le temps, j’ai développé mon instinct en matière de manga et appris à m’y fier. Mais cela ne signifie absolument pas que je fais fi des avis que je peux lire au sujet des différentes nouveautés disponibles en langue française (ou anglaise). D’autant plus que, outre le fait de partager le sentiment de leurs auteurs sur ces séries, ces avis permettent aussi de découvrir l’existence de titres qui auraient pu passer sous notre radar, compte-tenu du nombre conséquent de séries publiées sous nos latitudes. Je sais que depuis que je n’ai plus l’occasion d’aller en librairie, et donc de déambuler parmi les étalages des dernières publications, il m’arrive de ne pas remarquer la sortie de certains manga.
Bien qu’il semble que cela soit anachronique, je participe toujours assidument à quelques forums (deux pour être précis), dont un focalisé sur les manga (et parfois les comics). Je suis aussi présent sur Twitter. J’ai appris à connaitre les utilisateurs de ces services avec lesquels je suis en contact, et ainsi à identifier nos points communs en matière de goûts concernant tel ou tel type d’œuvre. Cela vaut aussi pour les blogs amateurs et leurs auteurs.
Par conséquent, je me fais un devoir de partager le plus possible concernant mes lectures. Afin d’initier un mouvement, un dialogue, parce que cela peut intéresser d’autres lecteurs comme cela m’intéresse de lire leurs avis, et parce que je ne peux pas exiger de mes interlocuteurs qu’ils partagent leurs points de vue si je m’y refuse moi-même. Etant entendu que je me fis infiniment plus aux anonymes de la toile qu’aux journalistes et influenceurs.

Bon, je crois avoir fait le tour de mes principaux critères de choix. Je pourrais parler de la réputation d’une œuvre, s’il s’agit d’un classique, mais cela recoupe sans doute ce dont j’ai déjà parlé concernant les auteurs ou la pré-connaissance d’une œuvre.
Quoi le synopsis ? Ah oui, effectivement, j’ai oublié le synopsis.
Je le concède, savoir de quoi va parler un manga peut avoir son importance. Mais si je le garde pour la fin, c’est aussi parce qu’il s’agit d’un critère à relativiser. Je me moque bien de savoir de quoi parle Grateful Dead de Masato Hisa, pour ne citer que cet exemple ; c’est la nouvelle série de l’auteur d’Area 51, donc je compte la commencer. A l’inverse, le premier tome est sorti deux jours avant celui de Contamination, un titre que je vais acquérir car le sujet m’interpelle.
Évidemment que j’ai mes thèmes de prédilection, et que ces thèmes jouent dans mon envie de tester tel ou tel titre. Pour revenir sur Contamination, les histoires d’épidémie m’interpellent, notamment du fait de ma formation professionnelle, mais aussi en raison des œuvres tournant autour de cette thématique que j’ai pu découvrir et apprécier par le passé. Faire la liste de tout ce qui peut m’attirer dans le synopsis d’un titre serait long et laborieux, c’est avant tout quelque chose que je ressens lorsque j’en lis un pour la première fois.
Néanmoins, le synopsis seul suffit rarement à m’attirer vers une nouveauté. Nous en revenons à la notion de combinaison évoquée tantôt. Toujours concernant Contamination, la série a l’avantage d’être courte, ce qui limite la prise de risque, et d’être publiée par Kana, un éditeur dont j’apprécie la politique éditoriale, qui propose du travail soigné, et que je souhaite soutenir.

A l’exception de quelques auteurs bien précis, ce seront donc avant tout une succession d’éléments qui me pousseront à donner sa chance à un titre.
Comme Pline, que j’avais commencé car j’apprécie son co-auteur Tori Miki, car Sakka s’est récemment doté de nouvelles ambitions avec une politique éditoriale cohérente qui ne cesse de piquer ma curiosité, et car en tant que latiniste, je pouvais difficilement dire non à un manga sur Pline l’Ancien.
Pour Golden Kamui, c’est avant tout sa victoire au Prix Manga Taisho qui m’a attiré, avec la certitude que Ki-oon saurait traiter ce titre avec respect et ne pas le laisser sur le bord de la route en cas d’échec commercial.
Machi de Uwasa no Tengu no Ko (Spiritual Princess), je l’ai choisi car il s’agit d’une série du Flowers et car nous manquons cruellement de shôjo et josei reposant sur une base fantastique.
Banale à Tout Prix aurait pu passer inaperçu, avec son synopsis passe-partout, mais je reconnais l’expertise de Kana concernant les shôjo. Surtout, Aruitou (Moving Forward) – de la même autrice – constitue une de mes lectures favorites du moment.
J’ai plus hésité concernant Au Grand Air, mais j’avais eu un petit coup de cœur pour son adaptation animée, et cette parution chez nobi nobi m’apparait parfaitement logique après celle de Flying Witch l’année dernière.
Je pourrais continuer comme cela pendant des heures. Chacune de mes séries possède sa propre histoire, ses propres raisons pour lesquelles j’ai décidé de me plonger dedans.

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9 commentaires pour Comment bien commencer un manga ?

  1. Sacré billet qui tient la route !
    J’ai eu le même réflexe pour Grateful Dead ^^

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  2. Sissel dit :

    Au delà de l’article dont on a bien parlé sur Twitter, j’adore tes lectures, j’ai presque tout lu aussi de ce que tu cites et j’attend aussi avec impatience le tigre des neiges! Vivement Beastars chez nous!

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  3. Hervé Brient dit :

    Qu’est-ce que tu m’agace avec ta manie d’utiliser les titres VO au lieu des titres utilisés pour les versions française. Résultat, souvent, je ne sais pas de quoi tu parles. C’est si difficile d’écrire « Silver Spoon » ? 🙂 A part ça, article très plaisant à lire, surtout pour moi qui suis plus flou dans mes choix et mes actes d’achat…

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    • Gemini dit :

      Haha, oui, j’avais commencé à écrire cet article à un moment où j’avais décidé de ne plus utiliser les titres français si ceux-ci sont en Anglais (sans que le titre VO le soit).

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      • Hervé Brient dit :

        Heu…. Je ne comprends pas la démarche… Sangatsu no Lion, Gin no Saji ou Otoyomegatari, c’est certainement « super pas parlant » pour le lectorat francophone non « initié », qui ne fait pas partie de « l’élite » du lectorat mangasse, celui qui connait tous les titres jap’. Sans parler que tu ne sais pas si ce titre anglais n’a pas été imposé par l »éditeur japonais, voire l’auteur·e. (j’admets que j’ai des doutes sur le travail de certains éditeurs francophones). C’est comme ces traducteurs et traductrices qu’on pourfendait à longueur de temps sur les forums ou les chroniques car laissant trop de termes japonais dans leurs textes… Bref, j’ai toujours trouvé cette manie ridicule, manie que tu es loin d’être le seul à pratiquer.

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  4. Gemini dit :

    Hervé >> J’ai bien conscience que c’est puéril, de même que certains titres dits internationaux sont imposés par les ayant-droits. Mais je me souviens par exemple d’un cas où l’éditeur français a fièrement expliqué que le nom en Anglais qu’il avait trouvé pour un manga fût ensuite gardé comme titre international, donc impossible de toujours accuser les Japonais.
    Trop souvent, j’ai l’impression que le Français est considéré comme ringard et qu’un titre en Anglais sera vu comme plus vendeur, selon le public visé. Ce qui est peut-être vrai. Mais je trouve cela beaucoup trop déprimiant.
    J’aviserai plus tard pour indiquer aussi les titres anglophones.

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    • Hervé Brient dit :

      Je suis d’accord avec toi sur le travail bâclé de certains éditeurs, de la manie, généralisée, d’utiliser l’anglais alors que ça ne s’impose pas, certainement par facilité et pour faire genre. Tu as raison… Mais il faut penser à tes lecteurs et lectrices. J’ai quand même dû faire trois recherches google pour savoir de quoi tu parlais, ce qui hachait ma lecture alors que ton propos est très intéressant. Tu gâches la fluidité de la lecture, et ça, ça passe avant toute autre considération (sans parler de la désagréable impression que tu donne; celle d’une sorte d’élitisme).
      Il faut que tu trouves une autre façon de protester 🙂

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      • Gemini dit :

        Le but n’est absolument pas d’être élitiste (tout comme le but du billet n’est pas de recommander les séries que je lis sans fournir d’explications à leur sujet), mais je comprends le souci concernant la fluidité de la lecture si tu veux retrouver le nom des versions françaises. Je vais arranger ça (pas dans l’immédiat puisque je suis au travail).
        Après, je suppose que cela rend les séries plus mémorables si tu as besoin de faire une recherche à leur sujet.
        Concernant les éditeurs, je ne parlerai pas de travail bâclé en l’occurrence. Je ne doute pas que s’ils décident d’utiliser un titre anglophone (lorsque celui-ci n’est pas imposé), c’est parce qu’ils estiment que cela pourrait améliorer leurs ventes. Un peu comme certains distributeurs de films cherchent à copier des noms de long-métrages déjà existants (d’où la mode des « Very Bad » il y a quelques années) en espérant profiter de leur semblant de notoriété. Ce sont des décisions commerciales. Mais pour citer le grand philosophe Sébastien Chabal : « We are in France, we speak French ». Cela me fait toujours un peu mal de voir un titre anglophone en lieu et place d’un titre francophone. Le problème étant qu’il n’est pas possible de déterminer s’il s’agit d’une décision des ayant-droits ou de l’éditeur français.

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  5. Hervé Brient dit :

    Ben, ce ne sont pas ces recherches qui vont rendre les titres plus mémorable pour moi (j’ai une mémoire de poisson rouge et ce sont des séries que je fais ou que je ne veux pas faire, bref, je connais). Et je suis tout à fait d’accord avec toi sur cette manie de faire des titres en anglais quand on peut faire autrement.
    En tout cas, bon billet et ça me donne un sujet de réflexion et de discussion sur les raisons qui me poussent à commencer telle ou telle série…Ceci dit, l’auteur·e et l’éditeur sont les deux critères primordiaux. Pour le reste, c’est très flou dans mon esprit… 🙂

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