Les Cartoons Bannis !

Connaissez-vous les Cartoons Bannis ? Comme leur nom l’indique, ce sont des cartoons (américains) qui ont été interdits d’antenne et à la vente.
Pourquoi ? Comment ? C’est une longue histoire.

Les dessins-animés sont aussi vieux que le cinéma lui-même : puisque bouger des photos crée une illusion de mouvement, il en va de même pour les dessins. Les cartoons, au sens où nous l’entendons de nos jours, sont de courts dessins-animés apparus dans les années 20, et qui ont connu leur âge d’or jusqu’au milieu des années 50, époque à laquelle ils étaient projetés dans les salles de cinéma avant les long-métrages.
Les sociétés productrices de cartoons s’appellent Walt Disney Corporation, Warner Bros, ou encore Metro-Goldwyn-Mayer, et vont créer pour ces courts-métrages toute une brochette de personnages propres à chaque studio : Steamboat Willie (Mickey Mouse), Bugs Bunny, Betty Boop, Droopy, Jerry, j’en passe. Et les créateurs vont créer, les producteurs produire, énormément de cartoons, de toutes sortes. Seulement, maintenant, certains de ces cartoons sont indésirables. Tant et si bien qu’ils ont été bannis, les sociétés à l’origine de ces titres s’opposant d’elles-mêmes à leur commercialisation.

Il n’existe pas de liste exhaustive des cartoons bannis (ou seulement censurés), tout simplement car les appréciations changent d’un pays à l’autre. Par exemple, Speedy Gonzales est devenu indésirable aux USA, mais pas en France (quoique je ne l’ai pas vu à la télévision depuis longtemps).
Parfois il existe des listes précises de titres interdits, parfois ce sont juste les appréciations des diffuseurs qui leur bloquent l’accès (ce qui est d’autant plus pervers). Et même certains chefs d’œuvre ont été désavoués, y compris des cartoons oscarisés.
Par contre, les raisons qui peuvent pousser au bannissement d’un cartoon sont connues. La principale, c’est quand un titre ne s’accorde plus aux (nouvelles) réalités sociales. Allusions sexuelles, drogues, tabacs, autant d’éléments qui peuvent conduire à une interdiction ; mais je voudrais surtout revenir sur deux cas de figure que je trouve particulièrement intéressants.

La principale raison d’une telle éviction reste bien entendu le racisme, ou considéré comme tel. Rappelez-vous : la plupart des cartoons datent d’avant les années 50, époque où les USA faisaient peu de cas des afro-américains, des étrangers, etc… Donc cela se ressent. Néanmoins, il ne faut pas non plus y voir un racisme conscient, mais plutôt la représentation de la mentalité de l’époque – de la même façon que Tintin au Congo, qui finira tôt au tard par être définitivement interdit à la vente – et surtout une volonté des créateurs de faire de l’humour au dépend de toute une flopée de clichés.
Celui qui vient le premier à l’esprit est bien entendu le cliché du Noir : il a de grosses lèvres, a des cheveux tressés, et ne parle pas très bien sa propre langue (notre équivalent du langage « petit nègre »). Si en plus il chante le blues, porte des vêtements rapiécés, ou se livre au cannibalisme, vous obtenez un des 3 grands stéréotypes noirs des cartoons : le bluesman, l’esclave, et le sauvage.
La caricature et la parodie sont de véritables armes humoristiques, alors les scénaristes, réalisateurs, et animateurs s’en donnaient à cœur joie : le Japonais a les dents en avant, le Mexicain porte un sombréro et passe son temps à dormir, et le Français sent très mauvais (il suffit de voir Pépé le Putois pour s’en convaincre). Ce sont des clichés sociaux acceptés depuis longtemps, mais dans notre société actuelle du politiquement correct, cela ne passe plus et fait scandale.

L’excellent Magical Maestro (1952 – Tex Avery) illustre bien le propos :

Magnifique, n’est-ce pas ? Mais vous aurez remarqué deux passages potentiellement controversés : celui où Poochini se transforme en caricature de chinois, et celui où il est noir. Heureusement, ce cartoon n’a pas été banni. Seulement censuré. Ce que je trouve tout aussi abject. Quoi qu’il en soit, vous comprenez le type de références qui risquent à un cartoon d’être jeté aux oubliettes. Et dans le cas présent, c’est très « gentil » ; je me souviens d’un cartoon de Droopy où il affronte Spyke le chien (qui incarne ici Poochini) : Spyke est pris dans un incendie, il est carbonisé mais avec des grosses lèvres et des tresses (sic), et Droopy arrive et l’appelle Blacky (Négro). Là encore, censure. Et quand il n’est pas possible de simplement censurer, on interdit.

Les plus célèbres cartoons interdits pour cause de racisme sont certainement les « Censored Eleven », 11 courts-métrages bloqués par leur ayant-droit United Artist en 1968. Dans cette liste figure notamment Angel Puss (1944 – Chuck Jones).

La liste complète de ces 11 cartoons est la suivante :
¤ Hittin’ the Trail for Hallelujah Land (1931 – Rudolf Ising)
¤ Sunday Go to Meetin’ Time (1936 – Friz Freleng)
¤ Clean Pastures (1937 – Friz Freleng)
¤ Uncle Tom’s Bungalow (1937 – Tex Avery)
¤ Jungle Jitters (1938 – Friz Freleng)
¤ The Isle of Pingo Pongo (1938 – Tex Avery)
¤ All This and Rabbit Stew (1941 – Tex Avery)
¤ Coal Black and de Sebben Dwarfs (1943 – Robert Clampett)
¤ Tin Pan Alley Cats (1943 – Robert Clampett)
¤ Angel Puss (1944 – Chuck Jones)
¤ Goldilocks and the Jivin’ Bears (1944 – Friz Freleng)
Les amateurs de cartoons auront reconnus les noms de Tex Avery et de Friz Freleng, qui comptent parmi les plus grands réalisateurs sur ce format. D’autres auront pu remarquer le mot « rabbit » qui fait effectivement référence à Bugs Bunny. Il s’agit des tous premiers cartoons bannis, beaucoup ont suivi depuis. Rien que pour Bugs Bunny, il y aurait 7 dessins-animés aujourd’hui interdits ou fortement censurés ; même si certains l’ont été pour d’autres raisons, mais cela concerne la seconde partie du billet.
Pour en revenir spécifiquement aux Censored Eleven, de nombreuses voix se sont élevées à l’époque et encore aujourd’hui concernant le bannissement des deux réalisations de Robert Clampett : Coal Black and de Sebben Dwarfs et Tin Pan Alley Cats, considérés par beaucoup non pas comme des œuvres à caractère raciste, mais comme des hommages au jazz et à la culture afro-américaine, les personnages représentants différents artistes noirs comme Fats Waller ou Louis Armstrong. Ce qui en ferait plutôt des titres en avance sur leur temps.
Je vous laisse seuls juges.

http://www.dailymotion.com/swf/video/x1pyaz_coal-black-and-de-sebben-dwarfs-194_music?additionalInfos=0

Et ce qui est parfait, c’est que Coal Black and de Sebben Dwarfs va me servir d’introduction pour la seconde partie de cet article.
Les Cartoons Bannis, c’est un concept que je connais depuis plusieurs années. Avec ma sœur, voir Inglourious Basterds nous a donné envie de nous replonger dedans. Quel rapport ? Un des thèmes du dernier Tarantino, c’est le cinéma de propagande. Sauf que pendant la Seconde Guerre Mondiale, la propagande ne se limitait pas au cinéma : les Soviétiques, les Allemands, les Américains, tout le monde y est allé de ses dessins-animés véhiculant ses idées.
Coal Black and de Sebben Dwarfs a été produit en 1943, et cela se ressent : personnages dans l’armée, tueurs professionnels qui liquident des Japonais gratuitement ; c’est une forme – légère – de propagande, créée pour pousser les Afro-Américains à s’engager.
Tous ces cartoons américains de la Seconde Guerre Mondiale n’ont pas nécessairement été bannis, mais la plupart ont perdu tout leur sens et leur objectif une fois la guerre finie. En effet, la propagande prenait différentes formes : son objectif premier était d’amplifier les sentiments patriotiques, pour mieux appeler le peuple à participer à l’effort de guerre, ou pour mieux diaboliser l’adversaire. Et comme il s’agissait d’une cause noble et hautement patriotique, les studios ont mis sur le devant de la scène leurs plus grandes stars, de Daffy Duck à Donald Duck.

Bien souvent, comme le but est de toucher directement le spectateur, les messages de ces cartoons ne font absolument pas dans la subtilité : même le dernier des débiles est censé comprendre ce que le cartoon nous incite à faire. Par exemple, il peut appeler le peuple à récupérer les vieux métaux pour construire des armes et des munitions ; c’est le cas de Scrap Happy Daffy (1943 – Frank Tashlin).

Niveau subtilité…
Dans la même veine, Spirit of 43 (1943 – Jack King) adjoint les travailleurs à économiser leur argent pour payer leurs taxes (qui n’arrêtent pas d’augmenter) et ainsi financer la guerre menée contre l’Axe. Nous retrouvons là la toute première apparition de Picsou, même s’il n’a pas encore de nom. D’après ce cartoon, dépenser son argent au lieu de le donner au gouvernement revient à encourager Hitler et Hirohito.

Et encore, ceux-là sont relativement « légers » (ce qui ne les a pas empêché d’être interdits). Ceux destinés à diaboliser l’ennemi ou à le tourner en ridicule font moins dans la dentelle, et j’en veux pour preuve les incursions de Bugs Bunny en territoire ennemi : au Japon dans Bugs Bunny Nips the Nips (1944 – Friz Freleng) et en Allemagne dans Herr Meets Hare (1945 – Friz Freleng).

http://www.dailymotion.com/swf/video/xb5ayy?additionalInfos=0

http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=1759515648312728369&hl=fr&fs=true

En matière de propagande, Walt Disney aura réussi à aller très loin. Une de ses productions les plus étonnantes est sans aucun doute Der Fuehrer’s Face (1943 – Jack Kinney), considéré comme un des 50 meilleurs cartoons de tous les temps (liste dans laquelle figure aussi Coal Black and de Sebben Dwarfs) et vainqueur de l’Oscar du Meilleur Court-Métrage d’Animation l’année de sa sortie, surpassant alors le pourtant détonnant Pigs in a Polka (1943 – Friz Freleng).
Dans ce cartoon, Donald vit en Allemagne nazi – entouré de Hirohito, Göring, Mussolini, et Goebbels – et travaille dans une usine d’armement aux conditions inhumaines. Un des messages de ce court-métrage est sans doute que, dans le fond, la population allemande est la première victime du nazisme.

Le pire (ou le meilleur) reste à venir, avec un des Banned Cartoons les plus impressionnants, puissants, violents, et terrifiants de la Seconde Guerre Mondiale : Education for Death (1943 – Clyde Geronimi). Tout est dans le titre. Présenté sous la forme d’un documentaire, l’histoire d’un petit garçon allemand et de l’éducation qu’il va recevoir dans un pays dominé par le nazisme. C’est un cartoon particulièrement dur, et qui pourtant dégage des moments drôles ; parmi tous les cartoons bannis que j’ai pu voir, c’est sûrement le plus marquant, mais aussi un des plus techniquement aboutis, puisque l’animation de Ward Kimball est absolument splendide.

Surprenant, n’est-ce pas ? Si le sujet vous passionne autant que moi, je vous conseille de vous rendre pour avoir un aperçu des nombreux cartoons bannis.

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12 commentaires pour Les Cartoons Bannis !

  1. En fait, les Merry Melodies sont la réponse de Warner aux Silly Symphonies de Disney. D’ailleurs, on retrouve quelques looney toons dans les MM.

    Il était temps qu’en France, on consacre un dossier aux vieux cartoons politiquement incorrects de nos jours. Je connaissait déjà depuis longtemps de nombreux cas, notemment grâce au site « Encyclopedia Obscura » et quelques vidéos sur youtube, mais j’ai bien apprécié cet article dans la veine de tes autres sujets culturels consacrés à l’Histoire des dessins animés.

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  2. Tetho dit :

    A noter que tous les DA de propagandes de Disney (dont Der Fuehrer’s Face etEducation for Death) été réédités en DVD via le coffret « Walt Disney Treasures – On the Front Lines » où on les retrouve tous, restaurés et présentés par un historiens et avec moultes anecdotes dessus. Mais surtout on y trouve le long métrage « Victory Through Air Power » qui est véritablment le pinacle du DA de propagande. Disney aura mis du temps, mais ils ont fini par reconnaitre ces DA comme une part intégrante de leur histoire.
    Un box qui est juste indispensable.

    Sinon un autre problème sur ces vieux DA est la censure insidieuse de plans « osés » subis au fils des ans qui a petit à petit dénaturé la chose :[

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  3. Exelen dit :

    Assez amusant comme coincidence, car je venais juste de visionner la semaine derniere quelques DA de propagande de Disney.

    En tout cas, merci pour cet article tres interessant et instructif, et qui eclaire pas mal de points sur ces cartoons devenus « indesirables ».

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  4. Valmy dit :

    Un bien bon article que celui-ci.

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  5. Deuz dit :

    Fantastique article ! Le dernier cartoon, Education for death, m’a mis une de ces claques : on se rend compte qu’il est parfois difficile, même aujourd’hui, de diférencier le côté artistique, la critique constructive et la pure propagande qui se mélangent dans une telle oeuvre. L’intelligence de la fin mêlée à la caricature hilarante d’Hitler au début nous poussent inévitablement à détester de tout notre être le führer et les grands dirigeants nazis. Mais comment montrer Hitler autrement que sous la forme d’un cinglé odieux et monstrueux ? Car il faut bien reconnaître que c’est ce qu’il était, ou du moins que c’est la façon dont nous l’avons toujours tous perçu. Et même s’il est évident que lui faire apparaître des cornes de diablotin est une technique de propagande flagrante, je ne m’en offusque pas le moins du monde pour autant. Au contraire je trouve ça très à propos, que rien ne va mieux au personnage. Et c’est là que l’on peut s’étonner soi-même, en examinant notre propre façon de recevoir de telles images : n’est-ce pas le même genre de réactions que devait susciter la propagande nazi à l’encontre des juifs et des communistes ? Est-ce que les jeunes allemands de 1940 ne trouvaient pas eux aussi normal de voir des juifs avec des mains crochus et des sacs de billets cachés dans le dos ? Me serais-je alors moi-même fait avoir, à l’insu de mon plein gré comme Virenque, par la propagande anti-nazi ? Il n’y a pas là de quoi se poser des questions sur le vrai visage d’Hitler, nous avons assez de recul sur la chose à présent et les faits sont les faits : l’homme était un monstre ; mais il est toujours perturbant de voir à quel point nous pouvons tous être si facilement conditionnés…

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  6. Très bon article !

    Je me souviens qu’il y a 1 ou 2 mois j’avais fait découvrir « Daffy the Commando » ( http://www.youtube.com/watch?v=7lNbXkSlZ4k ) à des amis.
    Ce dessin animé m’avait marqué quand je l’ai vu à la télé la première fois (surtout à cause du personnage de Shultz) … je devais même pas avoir 10 ans à l’époque (années fin 80-début 90, j’habitais encore de l’autre côté de l’Atlantique). Je me souviens aussi d’avoir vu à l’antenne celui de Bugs Bunny contre les japonais. Et « Magical Maestro » qui était un de mes DA préférés.

    C’est vraiment dommage que ces oeuvres aient été censurées, voire bannies pour des raisons aussi stupides que le « politiquement correct ».

    Ces dessins animés sont tout le reflet d’une société et d’une époque. Ce serait regrettable de les voir sombrer dans l’oubli. Ils méritent bien d’être conservés et accessibles à tout le monde.

    Heureusement que avec internet ils ressortent (parfois par des moyens pas très légaux, genre sur youtube … mais là, le copyright, on l’enc… on le sodomise!) grâce à des passionnés de l’animation et à des gens qui ont compris la vraie valeur (ne serais-ce que HISTORIQUE) de ces oeuvres.

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  7. Amana dit :

    Un article vraiment excellent.
    Hors-contexte, ces pièces d’animations peuvent parfois ne pas vraiment être parlantes pour le jeune spectateur que j’étais il y a quelques années, mais je me rend compte ici de plusieurs choses auquelles je n’ai pas été receptif par le passé.(je suis assez retourné par le contraste Daffy Duck que cet article m’évoque…)

    J’ignore encore tant de choses sur ces sujets pourtant si passionants! Merci beaucoup Gemini, j’ai vraiment apprecié! :3

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  8. Aer dit :

    Heureusement que j’ai encore trois ou quatre cassettes des vieux Tex Avery TROP VILAINS. Ca me pète le cul sévère ces histoires depuis que c’est sortit.

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  9. gemini dit :

    Finalement, il faut bien voir que mieux vaut avoir un cartoon banni que censuré, car le banni, lui, ressort régulièrement malgré tout : dans des documentaires, des éditions vidéos prestigieuses, des émissions spéciales où leur aspect historique est décortiqué, etc… Il y a quelques semaines, Bunny Tonic – l’émission de France 3 – avait présenté une courte histoire des cartoons de la Seconde Guerre Mondiale, extraits à l’appui.
    Certes, ils ne passent plus dans les circuits habituels et à peine une fois tous les 10 ans, mais ils passent.

    Par contre, les œuvres censurées continuent de passer, et avec toujours plus de censure. Le pire, c’est qu’il n’est même pas précisé que ces cartoons ont été censurés : ils passent ainsi comme s’ils l’avaient toujours été, c’est une façon de masquer la vérité qui me répugne. Et trouver ces cartoons sans censure devient encore plus dur que trouver un cartoon banni.

    Tiens, celui-là est intéressant : http://www.youtube.com/watch?v=4xs8TVkJSUc
    Russian Rhapsody de Robert Clampett, un cartoon où Hitler doit bombarder Moscou de lui-même, et se retrouve face à des Gremlins soviétiques.

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  10. Afloplouf dit :

    Le « banissement » en lui-même ne me dérange pas. La propagande n’a plus lieu d’être et des enfants n’auront pas forcément toutes les clés pour comprendre ces DA. De la même façon que « La Bête est morte » nécessite du recul.

    La censure, elle, doit être évidemment combattue, ne serait-ce que pour la valeur historique des objets de propagande. Le politiquement correct est l’antithèse de la démocratie. C’est tout aussi débile qu’enlever la clope à Luky Luke ou faire boire du « jus de pomme » mousseux dans de grandes choppes de bières pour les années Club Do’.

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  11. Kabu dit :

    c’est quand même un scandale que cet excellent article sur les cartoon bannis soit lui-même banni de sama. :p

    Surement une histoire de catégorie foireuse, mais il n’empêche que c’est fort dommage.

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  12. vincent21 dit :

    Disney a réalisé de nombreux cartoons de propagande pendant la 2e guerre mondiale, ceux en particulier qu’on nomme les productions commerciales (cartoons réalisés par les studios Disney sur commande de l’armée US). Il faut ajouter à cette liste des cartoons comme Der Fuhrer’s Face ou Commando Duck, qui font tous deux partie de la série Donald Duck

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