Les 15 Meilleurs Shôjo publiés en France

En 2003, lorsque l’ADSL a commencé à me permettre de passer plus de temps sur internet, j’ai rejoins le site Manga-Zone, qui devait plus tard devenir Manga-Anime-Zone, ou MAZ. Notre but premier consistait à conseiller les lecteurs de manga dans leurs achats ; car même s’il ne sortait pas autant de titres qu’aujourd’hui, il en restait suffisamment pour que certains méritent clairement moins que d’autres de se retrouver sur les étagères des consommateurs. C’est un service qui, je trouve, c’est un peu perdu au fil du temps, en particulier sur les blogs ; les articles de fond ou la découverte de titres qui n’ont aucune chance de sortir en France, ce n’est pas forcément inintéressant – loin de là – mais il existe tellement de manga disponibles sur le marché français que j’estime que tout conseil qui peut permettre de mettre en valeur les œuvres de qualité ou, au contraire, pointer du doigt celles à éviter (car il ne faut pas croire que les éditeurs fassent toujours preuve de discernement ou d’honnêteté), reste bon à prendre.
Dans la lignée de mon article sur les 15 titres que j’estime être les plus mauvais parmi ceux sortis en France (et que j’ai lu), je fais cette fois me livrer à l’exercice inverse en recommandant des manga, mais des manga bien particuliers puisque des shôjo.

15/ Ayashi no Ceres
Yuu Watase compte parmi les auteurs phares du shôjo encore en activité. Sa carrière a décollé avec Fushigi Yugi – historiquement un des premiers titres de l’éditeur Tonkam – et elle a depuis multiplié les succès, même si d’aucuns pourront lui reprocher une relative redondance dans ses histoires, comme la présence de lycéennes d’une extrême mesquinerie, ou le fait que l’ennemi du personnage principal soit aussi la personne dont il se trouve le plus proche. De tous ses titres, je considère Ayashi no Ceres comme mon préféré et le plus digne d’attention.
Le jour de son anniversaire, Aya Mikage découvre qu’elle a hérité du sang de la Nymphe Céleste, fondatrice de sa lignée. Selon la tradition familiale, elle doit mourir pour éviter que l’esprit de la Nymphe, jadis trahie par les humains, ne se venge sur ses descendants. Désespérée, Aya s’enfuit et tente de survivre.
Dès le synopsis, nous sentons clairement que nous ne nous trouvons pas dans un shôjo « classique » fait de lycée et de gentilles histoires d’amour. Non seulement Ayashi no Ceres recoure largement au fantastique – ainsi qu’au principe de la réincarnation, qui fût très à la mode à une époque dans les manga – mais c’est aussi un titre cruel et dur duquel l’héroïne, bien que pleine d’énergie, ne sortira probablement pas indemne, de même que les personnages qu’elle croisera. Manipulation, meurtres, passions destructrices, et expériences interdites paveront son chemin tout au long d’un manga haletant, sombre, mais qui sait pourtant ménager quelques effets comiques ravageurs ; je lui dois ce qui reste probablement mon plus gros fou-rire à la lecture d’un manga.
Un titre parfait pour découvrir cette mangaka majeure du shôjo, aussi auteur de l’excellent Imadoki.
Série terminée en 14 volumes.

14/ X
Cas de conscience : parler ou non de X de Clamp. Non pas que je doute de sa place parmi les shôjo, mais il s’agit d’un titre né sous une mauvaise étoile : manga culte des Clamp commencé alors que le talent des 4 membres du célèbre groupe se trouvait à son apogée, des conflits avec leur éditeur – apparemment concernant le devenir de certains de leurs personnages – l’ont condamné à une « pause » forcée dans laquelle il se trouve plongé depuis plusieurs années. Néanmoins, si je ne dois considérer que la qualité des 18 volumes publiés et le plaisir ressenti à leur lecture, la présence de X dans ce classement se justifie d’elle-même.
Avec X, non seulement l’histoire tourne autour d’un héros masculin – androgyne mais masculin – mais nous avons de nouveau affaire à un shojo qui sort du cadre de la comédie romantique lycéenne ; il sera ici question de pouvoirs fantastiques, de destin oppressant, et surtout de fin du monde ! A Tokyo, les Dragons du Ciel et les Dragons de la Terre se rassemblent ; l’issu de leur combat déterminera si l’humanité sera sauvée au détriment de la Terre, ou si elle disparaitra pour permettre à notre planète de renaître. De par sa puissance, c’est en choisissant son camp que Kamui scellera le futur.
Grosses forces de X : le dessin de Clamp à son sommet, un véritable drame humain au sein d’un scénario aux multiples rebondissements, et surtout de nombreux protagonistes charismatiques dont suivre les péripéties et les affrontements s’avère passionnant. X dispose d’un contenu apte à plaire à tous les publics, ce qui explique que de nombreux lecteurs n’ont jamais voulu accepter qu’il s’agisse en réalité d’un shôjo, par peur de devoir remettre en cause leur virilité…
Il reste toutefois infiniment dommage que nous n’en verrons probablement jamais la fin. Il s’agit donc d’un choix à faire : commencer ou non un manga tout en sachant qu’il ne pourra s’achever. A défaut, l’anime – moins développé, mais issu d’un studio de prestige et dirigé par le grand Yoshiaki Kawajiri – offre un semblant de conclusion.
Série en cours en France (18 volumes). En cours au Japon (18 volumes).

13/ Please Save My Earth
Si nous ne nous intéressons qu’au succès d’un manga au Japon, alors Please Save My Earth est indubitablement un titre culte. En France beaucoup moins, mais il possède malgré tout une véritable population de fans, ce qu’il mérite amplement.
Un soir après les cours, Alice apprend que deux de ses camarades font les mêmes rêves depuis plusieurs années ; à force d’en discuter, ils sont désormais persuadés qu’il s’agit de souvenirs d’une vie antérieure dans laquelle ils se connaissaient. A son tour, Alice va alors commencer à faire des rêves étrangement réalistes.
Please Save My Earth tire sa force d’un mélange des genres, recourant aussi bien à la science-fiction, au fantastique, et à des caractéristiques classiques des shôjo, comme les amours impossibles. L’intrigue s’avère d’une richesse étonnante, ainsi que les développements des principaux protagonistes, dont les vies antérieurs vont fortement peser sur le quotidien. A travers une série de flashbacks, l’auteur va bâtir un monde fouillé en parallèle du Japon contemporain dans lequel évolue désormais notre héroïne. Un peu d’humour, des pouvoirs paranormaux, et de nombreux mystères viennent parachever ce manga complet, qui compte à la fois sur les qualités inhérentes aux shôjo – en particulier le soin apporté aux relations entre les personnages – et sur un scénario passionnant.
Et aussi insipides qu’elles paraissent au premier abord, l’héroïne et son alter-ego du passé s’avèrent être des personnages complexes et attachants.
Série terminée en 21 volumes.

12/ Otomen
Si vous parlez shôjo à un lecteur de manga moyen, il pensera probablement aux comédies romantiques en milieu scolaire ; et pour cause, les œuvres plus atypiques fonctionnent mal dans la langue de Molière. Cela ne veut pas dire que ces comédies ne méritent pas que nous nous y intéressions. Ces titres à priori basiques disposent de deux techniques pour se différencier de leurs concurrents : un élément perturbateur qui devient le point d’originalité, ou des protagonistes attachants et haut-en-couleurs ; les meilleurs représentants de cette catégorie se distinguent sur ces deux tableaux, et cela concerne notamment Otomen.
Aux yeux de tous, Asuka ressemble à l’archétype du mâle tel que les Japonais le conçoivent : athlétique, beau, doué dans ses études, et surtout d’une virilité absolue. Sauf que tout cela n’est qu’une façade : en réalité, Asuka aime les peluches, cuisiner, confectionner des petits objets mignons, et par dessus tout lire des shôjo. Le jour où il tombe amoureux de la jolie Ryo, son véritable caractère refait surface.
Otomen consiste à la fois en un titre en apparence très classique, et en un détournement des codes des shôjo ; là où il se montre particulièrement bien fait, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être un lecteur assidu de shôjo pour l’apprécier.
Il s’agit d’une réussite avant tout en tant que manga humoristique. D’une part car la mangaka parodie des poncifs vus et revus en plaçant des hommes à la place des femmes – vous imaginez un homme à la place de Tohru Honda dans Fruits Basket ? – mais surtout car ses personnages, ces hommes qui assument de ne pas ressembler aux clichés, possèdent un véritable potentiel comique parfaitement exploité par l’auteur. Les suivre dans leur quotidien procure un immense plaisir, et il s’agit d’un manga qui redonne le sourire et met de bonne humeur. Cela fait tout simplement du bien.
Série en cours en France (12 volumes). En cours au Japon (13 volumes).

11/ Angel Sanctuary
Il n’y a pas si longtemps, Angel Sanctuary était un incontournable parmi les nombreux manga disponibles en langue française ; ces dernières années, j’ai l’impression qu’il a hélas! perdu son statut d’œuvre fondamentale, même si le succès de son auteur Kaori Yuki ne se dément pas ; à raison, puisque ses nombreux titres publiés régulièrement par Tonkam réservent leur lot de qualités et de surprises.
Après avoir été déchue, l’ange féminin Alexielle est condamnée à se réincarner sur Terre. A notre époque, elle a pris l’identité de Setsuna Mudo, jeune lycéen connu pour sa brutalité et les sentiments contre-natures qu’il entretient à l’égard de sa sœur. En raison de l’importance que pourrait prendre Alexielle dans le combat à venir entre le Ciel et les Enfers, Setsuna intéresse de nombreux individus ; à commencer par Rochielle, le frère d’Alexielle.
Pour Angel Sanctuary, la mangaka a développé un monde riche empruntant largement à la Bible, à l’angéologie, à la démonologie, aux écrits de Dante, et aux mythes entourant la Chrétienté, y ajoutant sa touche personnelle. Pas toujours de bon goût diront certains – les Anges violeurs habillés en nazi risquent fort de choquer les âmes puritaines – mais certainement pas sans originalité. Dans ce monde, le lecteur aura droit à un scénario passionnant qui verra le héros (parfois héroïne) voyager dans les différents mondes pour retrouver celle qu’il aime : sa propre sœur. Personnages torturés à l’extrême – dont certains fortement charismatiques – atmosphères malsaines et sombres, amours interdits, tout contribue à faire de Angel Sanctuary une œuvre aussi riche et ambitieuse que potentiellement dérangeante. Un classique que tout amateur de manga se doit de lire au moins une fois.
Série terminée en 20 volumes.

10/ Parmi Eux
Titre phare de feu le magazine Magnolia, Parmi Eux compte parmi les rares shôjo classiques – dans le sens où il s’agit effectivement de comédie romantique lycéenne – que vous pourrez trouver dans ce classement. Un manga qui exprime assez bien les atouts dont peut disposer cette catégorie.
Ici, l’élément original se nomme Mizuki ; jeune fille banale au premier abord, elle possède deux caractéristiques majeures : elle vient des USA (pays dans lequel le reste de sa famille vit encore), et elle est fan de Isumi Sano, champion lycéen de saut en hauteur. Pour se trouver au plus prêt de son idole, elle décide de terminer ses années de lycée dans son pays natal, et bien évidemment dans le même établissement que Sano. Problème : Mizuki est une fille, et l’école en question un internat pour garçons. Pas de soucis : il lui suffira de se travestir.
Le thème du travestissement dans les manga – les shôjo à plus forte raison – n’a rien de bien novateur, mais il s’agit ici d’une fille grimée en homme dans un lycée masculin. Néanmoins, même si conserver son secret tout en se rapprochant de Sano reste évidemment un des principaux enjeux, ce manga joue avant tout sur les relations entre les personnages ; des personnages attachants et drôles dans l’immense majorité, et c’est bien de là que ce manga tire sa grande force et son arme principale : son humour. Plus que cela, il s’agit d’un titre très agréable à parcourir, distrayant, pas nécessairement exceptionnel comme peut l’être un grand manga d’aventure, mais carrément mignon.
Étonnamment long – 23 volumes – pour un shôjo avec une trame aussi simple, il a connu un véritable succès au Japon, et reste une des meilleures ventes en France de cette catégorie avec Nana et Fruits Basket.
Série terminée en 23 volumes.

9/ The Royal Doll Orchestra
Second manga de Kaori Yuki dans ce classement. Je pensais qu’elle avait fourni son meilleur travail avec Angel Sanctuary, mais les lectures consécutives de Ludwig Revolution (ou les contes des frères Grimm revisités) et surtout de The Royal Doll Orchestra m’ont prouvé qu’il s’agissait d’une mangaka décidément pleine de talent et de ressources.
Ici, elle s’attaque au mythe des zombies. Sauf que c’est du Kaori Yuki, donc cela ne pouvait être aussi simple. Dans un monde proche du médiéval fantastique, les habitants – retranchés dans des villes fortifiés – se trouvent en proie aux Guignols, des êtres amateurs de chaire humaine tirant leur nom de leur teint blafard et de leurs membres décharnés ; une simple morsure d’un de ces Guignols suffit à devenir l’un d’eux. Chose étrange : ils semblent sensibles à la musique ; ainsi, l’Orchestre Royal est chargé de parcourir le pays et de combattre leur engeance.
La structure de The Royal Doll Orchestra ressemble énormément à celle d’un voyage initiatique, et plus exactement à Galaxy Express 999 : chaque nouvel arrêt des membres de l’Orchestre sera l’occasion de découvrir de nouvelles situations, et de faire face à une nouvelle facette de l’être humain, souvent bien plus dangereux que les Guignols eux-mêmes. Cette variation sur le thème des zombies, bien loin de sombrer dans la facilité – qui a dit Highschool of the Dead ? – développe son histoire et son quatuor de héros avec subtilité et originalité, dans un monde aussi effroyable que magnifique. Kaori Yuki fait preuve de réels talents d’écriture avec une histoire qui progresse sans cesse malgré les apparences, pour arriver à un final aussi surprenant que réussi. Comme toujours, elle en appelle à des personnages intrigants, torturés, mais finalement attachants, qui forment le véritable coeur du récit de The Royal Doll Orchestra.
Série terminée en 6 volumes.

8/ Nodame Cantabile
Il ne faut jamais perdre de vue que « shôjo » ne désigne absolument pas un genre de manga, mais bien un lectorat : celui des jeunes filles. Mais « jeune fille » reste un terme vague, et dans les faits cela recouvre une fourchette d’âge assez large ; une largesse qui se retrouve dans les publications, avec des manga parfois destinés à un public plus mature, ce qui évidemment influe sur le contenu des histoires. C’est le cas pour Nodame Cantabile.
Dans Nodame Cantabile, les héros sont de jeunes adultes étudiant la musique. D’un côté nous avons Chiaki, meilleur élève de l’université, brillant à la fois au piano et au violon mais rêvant de devenir chef d’orchestre ; petit soucis : une phobie des transports qui l’empêche de quitter le Japon, beaucoup trop petit pour mener une carrière dans la musique classique. De l’autre côté, nous avons Nodame, surdouée de la musique mais dépourvue de technique, étudiante dilettante pas toujours passionnée, surtout connue pour sa nonchalance et ses étranges onomatopées. Entre les deux, la rencontre était destinée, et elle ne pouvait que faire des étincelles.
Le cadre du récit est une chose – même si cela fait toujours énormément de bien d’entendre parler de musique classique – mais ce sont ici surtout les personnages qui importent. Des personnages adultes, mais qui ont le bon ton de se comporter comme des gamins ; heureusement, car le couple vedette est un des meilleurs que je connaisse, tellement mal assortis qu’ils en deviennent parfaitement complémentaires, pour des joutes aussi jouissives que délirantes. Il y a de l’amour et de la tendresse entre ces deux-là, ce qui les rend incroyablement attachants. En parallèle, ils ont des rêves auxquels ils vont devoir s’accrocher, car réussir dans le milieu très fermé de la musique classique ne sera certainement pas une mince affaire. La délicate alchimie entre ces différents éléments donne naissance à un manga tout simplement beau, du genre à laisser sa marque sur le visage de ses lecteurs sous la forme d’un large sourire.
Série en cours en France (13 volumes). Terminée au Japon (25 volumes).

7/ Basara
Kana a annoncé mettre ce titre en arrêt de commercialisation à la fin de l’année. Donc si vous voulez vous procurer les volumes afin de découvrir un des plus grands shôjo d’aventure – et je ne saurai que trop vous le conseillez – vous savez ce qu’il vous reste à faire, et rapidement de surcroit.
Depuis sa naissance, Sarasa vit dans l’ombre de son frère Tatara, destiné à devenir celui qui libérerait le peuple du pouvoir tyrannique qui l’oppresse. Mais quand le Roi Rouge l’assassine pour étouffer la révolte dans l’œuf, elle décide d’endosser l’identité de son frère.
L’histoire du sauveur, cela n’a rien de tellement nouveau. Par contre, qu’il périsse dans le premier chapitre et que sa sœur doive le remplacer, voilà qui apporte du changement ; Sarasa va devoir renoncer à son statut de femme pour combattre l’oppresseur, et au passage ses propres sentiments. L’aspect shôjo se ressent principalement dans la relation qui se noue entre notre héroïne et le ténébreux Shuri, relation impossible dans la mesure où Sarasa se considère comme « morte » au profit de Tatara, et fait passer sa mission avant ses sentiments.
L’histoire se déroule dans un Japon post-apocalyptique, revenu à un âge féodal où la population n’a d’autres choix que de souffrir pour le bien des puissants. Un Japon dans lequel notre héroïne sera amenée à effectuer un voyage afin de combattre les différents Rois et de rassembler autour d’elle une armée d’individus aussi emprunts de liberté qu’elle peut l’être. Qui dit armée dit guerre, et en effet ce manga ne se montrera pas avare en affrontements parfois violents, de nombreux cadavres pavant le chemin de l’infortunée mais toujours vaillante Sarasa. Prenant de bout en bout grâce à un scénario intelligent et des personnages marquants, Basara est une œuvre épique et violente sans être dénuée de sentiments. Elle devrait pouvoir toucher les lecteurs qui aiment les manga captivants et sortant de l’ordinaire.
Série terminée en 27 volumes.

6/ L’Infirmerie après les Cours
L’ambiguïté sexuelle appartient aux thèmes récurrents du shôjo, ainsi que les relations entre personnes du même sexe (sans pour autant passer à l’orgie type yaoi ou son pendant féminin). Peu de manga l’exprime aussi bien que L’Infirmerie après les Cours.
Mashiro Ichijo souffre d’une bien étrange particularité : le haut de son corps est celui d’un garçon, et le bas celui d’une fille. Lui ne s’est jamais considéré que comme un garçon, et ne supporte pas cette “anomalie” qui le répugne. Un soir, il est convoqué à l’infirmerie, pour participer à un cours où les élèves s’affrontent pour gagner le droit de quitter l’école. Plongé dans un monde onirique où l’apparence de chacun est le reflet de son cœur, il devra combattre ses opposants, mais surtout se battre contre lui-même.
Intriguant, vous ne trouvez pas ? Ce qu’il faut bien reconnaitre à ce manga – et c’est ce qui justifie sa place ici, outre le fait qu’il s’agisse d’un shôjo – c’est qu’il ne ressemble à strictement aucun autre. Ou alors, il faudra me le présenter, car je ne le connais pas. Après, avoir un bon concept n’assure pas forcément la qualité, mais en l’occurrence, l’auteur mène son manga de main de maitre de bout en bout.
L’Infirmerie après les Cours joue sur deux tableaux à la fois : les dilemmes de notre héros et sa relation avec deux de ses camarades de classe, et l’univers bien particulier de l’infirmerie, à la fois onirique, mystérieux, et violent, peuplé de personnages brisés.
Amateurs de manga originaux, bien écrits, et dotés d’une fin aussi mémorable qu’imprévisible, vous avez là un titre immanquable. Si vous aimez les histoires d’ambiguïté sexuelle, c’est bon aussi.
Série terminée en 10 volumes.

5/ Princess Princess
Comme vous avez pu le constater jusque-là, certains mangaka de shôjo ont des thèmes de prédilection bien arrêtés, et des thèmes parfois surprenants. Prenez Mikiyo Tsuda : non seulement elle écrit des yaoi en parallèle de sa carrière dans les shôjo sous un autre pseudonyme, mais elle s’emploie surtout à gérer des castings essentiellement masculins tout en jouant sur l’ambiguïté sexuelle. Autre point intéressant à noter : tous ses shôjo s’inscrivent dans une œuvre globale, avec des protagonistes qui se retrouvent d’un titre à l’autre.
L’histoire de Princess Princess se déroule dans un internat pour garçons. Pour donner un semblant de présence féminine, les élèves de première année les plus androgynes sont désignés volontaires pour devenir les Princesses, charge qui s’accompagne de nombreux privilèges mais qui les oblige à se grimer en filles à diverses occasions. Arrivé en cours d’année, Tooru est immédiatement choisi pour rejoindre les deux autres Princesses actuelles.
Malgré le scénario, point ici d’histoires d’amours entre garçons. Il y a de l’amour, oui, mais sous d’autres formes. Il s’agit avant tout d’un titre humoristique ; d’une part car évidemment chaque Princesse aura une vision bien particulière de ce travail qui l’oblige à se déguiser en fille – l’une d’elle le vivant assez mal, devenant de fait la cible des blagues des deux autres – et d’autre part car ce manga regorge de personnalités exubérantes forcément sympathiques. Pour autant, les personnages portent aussi leurs drames personnels, donnant une légère tension et rendant l’ensemble parfois poignant, même si j’aurais plus envie de dire qu’une véritable tendresse s’échappe de ce titre. Après lecture, je n’avais tout simplement aucune envie de faire des reproches après ce manga, tant je l’aurais trouvé agréable à parcourir et réjouissant.
Série terminée en 5 volumes.

4/ Gals!
Attention, manga survolté ! Et héroïne survoltée, pendant qu’on y est ! Il faut dire que s’il existe bien un manga totalement dépendant de son personnage principal, c’est bien celui-là. L’héroïne en question se nomme Ran Kotobuki. Issue d’une famille de policier et destinée à suivre le même chemin, elle possède des aspirations très différentes puisqu’elle ambitionne de devenir la plus grande gals (fille à la mode) de Shibuya, donc du monde. D’un naturel enjoué, elle est montée sur ressort et dispose d’une énergie tout simplement hors du commun.
Dis comme cela, je suppose que ce manga ne donne pas forcément envie. Pourtant, suivre les aventures quotidiennes d’un personnage aussi sur-vitaminé s’avère bien vite extrêmement addictif, car Ran sait faire travailler les zygomatiques de ses lecteurs grâce à son attitude désinvolte et sa façon bien à elle de mordre la vie à pleine dent. Et aussi superficiel qu’il peut sembler au premier abord, il s’agit d’un manga qui n’hésite pas à aborder des sujets graves, comme la prostitution ou les pressions scolaires ; graves peut-être, mais que Ran se montrera toujours prête à affronter, aidée en cela par sa bande d’amies et un positivisme à toute épreuve. Ce titre recèle énormément d’humour, et peut compter sur le trait bien particulier de Mihona Fujii, qui tiendrait presque de la caricature avec ses yeux énormes et sa multiplication d’accessoires de mode et de trames fleuries.
Gals! est un manga qui amuse et donne la pêche, qui remonte le moral comme aucun autre. Un jour, Ran Kotobuki dominera le monde !
Série terminée en 10 volumes.

3/ La Rose de Versailles
Là, nous abordons un des plus grands classiques de l’histoire des shôjo, voire le plus grand classique. En France, les auteurs « anciens » intéressent peu le public donc les éditeurs – à moins que ce soit l’inverse – à part si une de leurs œuvres eut jadis droit à une adaptation animée elle-même diffusée à la télévision. Heureusement pour nous, La Rose de Versailles – aussi appelée Lady Oscar – entre dans cette catégorie, ce qui a permis aux lecteurs français de découvrir ce chef d’œuvre signé Riyoko Ikeda, une artiste majeure du monde du manga.
Marie-Antoinette, fille de l’archiduchesse Marie-Thérèse d’Autriche, est envoyée en France pour se marier avec le jeune dauphin, futur Louis XVI. Arrivée à Versailles, elle est placée sous la protection de Oscar François de Jarjayes, le Capitaine de la Garde. Mais Oscar est en réalité une fille, élevée comme un homme depuis son enfance. Ensemble, elles vont être témoins des fastes du palais et de la révolution qui se prépare.
La Rose de Versailles, c’est la petite histoire qui se trouve plongée dans la grande Histoire. Celle de Oscar François de Jarjayes, jeune fille élevée comme un homme par un père désespéré de n’avoir engendré de fils, devenue proche de Marie-Antoinette et de Louis XVI avant de prendre une part active dans la révolution qui frappe son pays. La Révolution Française offre un cadre de choix pour un manga à la fois dramatique, épique, et romantique comme rarement manga l’aura été. A ce titre, nous pardonnerons les quelques erreurs historiques commises par l’auteur, ou sa volonté de donner à certains événements – la prise de la Bastille, en particulier – une portée dont ils ne disposaient pas.
Le style graphique typique du début des années 70 peut sembler daté mais a su conserver une beauté saisissante et continue aujourd’hui encore de servir une fresque magnifique et passionnante. La Rose de Versailles est un chef d’œuvre indémodable qui par le passé aura prouvé pouvoir plaire à tous les publics.
Série terminée en 2 volumes.

2/ Très Cher Frère
Pendant longtemps, j’ai pensé que La Rose de Versailles représentait le summum du talent de l’immense Riyoko Ikeda. Je pensais aussi que je ne pourrais jamais lire son manga Très Cher Frère en Français. Sur ces deux points, j’avoue m’être lamentablement trompé.
Pour son entrée au lycée, Nanako intègre le prestigieux lycée Seiran. Là, elle y découvre l’existence d’une sororité particulièrement sélecte, où seules les élèves les plus parfaites sont acceptées. Contre toute attente, Nanako se retrouve conviée à en faire partie ; dès lors, elle devient la cible des mesquineries de ses camarades, qui n’acceptent pas ce qu’elles prennent comme une injustice.
Je pense que Très Cher Frère, à sa sortie en 1975, a dû choquer les lecteurs japonais. D’une part car il met en scène des relations homosexuelles féminines, et d’autre part car celles-ci se déroulent au Japon et dans une école pour jeunes filles de bonne famille de surcroit. De bonne famille peut-être, mais certainement pas aussi parfaites qu’elles le prétendent ; dans ce manga, elles feront preuve d’une mesquinerie et d’une bassesse sans égale, en particulier envers le personnage de Nanako, considérée comme un élément étranger à éliminer.
Riyoko Ikeda nous propose ici des personnages flamboyants, mais qui a force de brûler finiront par se consumer. Tous possèdent des douleurs cachées, profondes, dont certaines les poussent au bord de la folie, apportant à l’ensemble une ambiance lourde et dramatique, mais qui tend au fabuleux lorsque ces mêmes personnages décident d’aller de l’avant et de montrer leur courage et leur volonté. Des amours, souvent impossibles, viennent se mêler à cette atmosphère douce-amère pour la rendre encore plus poignante et tragique.
Le mot est lâché : tragique. Très Cher Frère m’aura ému aux larmes comme aucun autre manga. Il s’agit d’un titre fort, bouleversant, et poignant. Tellement dramatique, mais en même temps tellement beau. Il se trouve d’autant plus magnifié par le trait sublime d’une Riyoko Ikeda touchée par la grâce. J’aime ce manga de tout mon cœur.
Série terminée en 1 volume.

1/ Mint na Bokura
J’assume totalement d’effectuer un classement subjectif. D’une part car je n’ai pas lu tout ce qui est disponible en matière de shôjo – disons que j’ai lu la plupart des titres qui m’attiraient – et d’autre part car je place en tête tout simplement le premier shôjo qu’il m’aura été donné de lire, celui à l’origine de ma passion pour cette catégorie bien particulière de manga : Mint na Bokura. Pour autant, si quelqu’un me demande quelle est ma mangaka de shôjo favorite, je répondrai probablement Wataru Yoshizumi, l’auteur de Mint na Bokura, pour l’ensemble de son œuvre. Tout son talent réside dans sa façon d’utiliser des trames parfaitement classiques, mais de les raconter de manière à créer des œuvres attendrissantes, romantiques, et amusantes. Lire ses meilleurs manga procure un plaisir à nul autre pareil, et il s’agit ici justement de son meilleur titre.
De retour de vacances, Noeru apprend que sa sœur jumelle Maria, dont il n’avait jusque-là jamais été séparé, a décidé de changer d’école et de rejoindre un internat. Pire : c’est pour se rapprocher d’un garçon qu’elle le trahit de la sorte. Noeru décide alors de s’inscrire dans le même établissement ; et tant pis s’il n’y a plus de place dans l’internat des garçons : c’est en tant que sœur jumelle de Maria qu’il intégrera son nouveau collège.
Nous retrouvons le thème du travestissement, sauf que Mint na Bokura se destine à un jeune public – il a été publié dans le magazine Ribon, ce qui explique au passage son dessin très caractéristique – et qu’il n’est donc pas question d’histoires d’ambiguïté sexuelle. Nous sommes dans de la comédie romantique en milieu scolaire dans ce qu’elle a de plus simple, avec de la comédie et de la romance. Et malgré cette simplicité, nous avons sous les yeux un manga drôle, rafraichissant, qui se parcourt avec un plaisir communicatif. Les personnages sont vivants, très vite attachants, et si les situations manquent d’originalité, elle n’en demeure pas moins efficaces.
Pour tous ceux et celles qui veulent découvrir cette mangaka, c’est par ce titre qu’il faut commencer.
Série terminée en 6 volumes.

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16 commentaires pour Les 15 Meilleurs Shôjo publiés en France

  1. Faust dit :

    Mouais…Nodame Cantabile, j’ai lu quelques tomes et je trouve l’adaptation animée bien meilleure. Faut dire, parler de musique classique sans en entendre une seule note, bah c’est très chiant.

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  2. Sirius dit :

    Jolie sélection, que tu défends très bien!
    Après c’est en lisant ce genre de billet que je me rends compte combien le petit univers du shôjo et moi faisons pas bon ménage. Tu cites tout de même deux titre que j’exècre : Angel Sanctuary, pour le mauvais goût auquel tu fais référence mais aussi parce que le récit m’a laissé totalement à la rue avec ses divagations sur la nature des anges… Mais aussi L’Infirmerie après les Cours.
    Sinon j’ai tenté la lecture de Parmis Eux et Basara récemment, mais j’ai vite interrompu la lecture, peut-être une question d’humeur. Restent les deux titres de Riyoko Ikeda que je respecte beaucoup et Nodame Cantabile même si je préfère l’anime comme Faust et je ne considère pas vraiment ça comme un shôjo.
    Je te conseille vivement la lecture de Cat Street et Koukou Debut. Mis à part Fruits Basket (pour lequel j’ai attachement que je ne m’explique moi-même pas), ce sont les deux shôjos que j’ai trouvés les mieux écrits et dignes d’intérêt dans nos librairies.

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    • Estelle dit :

      Clairement, je ne connais aucun de ces shojos x) mais il faut que les grahismes me plaisent pour que j’apprécie un manga. Koukou Debut est très bon, Fruits Basket également, mais je ne comprends pas que vous puissiez omettre Vampire Knight…[attention GROS spoils à suivre, je vous conseille de lire le mangas avant] N’est-ce pas un shojo? C’est bien le meilleur de mon point de vue, tant au niveau du scénario, qui peut paraître laissé au hasard mais qui est excellemment mené (le mystère est très bien travaillé, le style général du mangas, les émotions très complexes des personnages, et enfin les dessins magnifiques…Les yeux particulièrement, le regard magnifiques au travers desquels transparaissent les sentiments des personnages…Vampire knight, c’est aussi un effort du lecteur qui, à force de relectures, de réflexion, d’interprétation, réunit les éléments qui lui permettent d’élaborer une hypothèse sur la suite de l’histoire.En même temps le lecteur doit se mettre à la place des personnages pour comprendre leurs plans, les intrigues qu’ils trament et pourquoi, et en même temps je pense que c’est un petit aperçu de la mentalité japonaise qu’on découvre…A chaque grande révélation j’ai le souffle coupé. VampireKnight, c’est un drame, comme une pièce de théâtre soigneusement mise en scène, dont la logique nous apparaît au fur et à mesure… Il y a une métaphore filée intéressante mais ténue au travers des illustrations hors histoire avec une partie d’échec. Le style de toute la série (jusqu’à présent) est très prenant, sombre mais pas pesant, beau…si j’y pense, j’entends toujours la musique du générique de l’anime de kanon wakeshima, qui évoque si bien cette atmosphère..C’est une atmosphère de tragédie,et VK pour moi est une tragédie, au-delà du ton et des graphismes, parce qu’il y a ce personnage, ce héros sublime, Kaname Kuran, déchiré et torturé par ses passions: il a commis une faute, un crime il y a plus de 10 000, le crime originel, qui, d’après l’impression que j’en ai, évoque le péché originel, celui d’Adam et Eve. And h refuses redemption, he turns away from salvation again and again, he adverts his eyes from light…It’s like he’s letting a fire inside him burn him to punish him from something, says Ichijou…Il se punit lui-même, comme les tragédies du XVIIe, je pense à Phèdre, de Racine surtout…Enfin, un manga qui est vraiment un des meilleurs shojos à mon avis, c’est bien Dengeki Daisy. On retrouve aussi ce motif du héros qui a commis une faute impardonnable, un péché, et c’est intéressant parce qu’on reste aussi un peu dans la tragédie, le héros se punit lui-même en se refusant le bonheur…Même si Dengeki Daisy est souvent très drôle, (même s’il m’a aussi fait verser pas mal de larmes) et beaucoup plus léger puisque « l’héroïne » est une lycéenne apparemment tout ce q’il y a de plus banal. Je vous le conseile vivement, il n’est pas fini par contre.

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  3. Gemini dit :

    Faust >> Je ne crois pas que le son soit indispensable, de même que pour Beck. Néanmoins, je considère Nodame Cantabile comme un chef d’oeuvre à la fois en manga, en anime, et en drama.

    Sirius >> Il n’y a pas à considérer un manga comme un shôjo ou non : tout dépend du magazine de pré-publication. Le Kiss – qui publie aussi Kuragehime – vise un public plus âgé mais reste officiellement shôjo.

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  4. Rukawa dit :

    j’ai thumb down sur sama, parce que t’as oublié un manga que t’as dis « il est mauvais car ils sont adolescents et ils couchent ensemble ».

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  5. Gemini dit :

    Alors là je ne vois pas du tout de quel manga tu veux parler *sifflote*
    Et puis heu il faut bien comprendre qu’il n’y avait que 15 places !

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  6. zazou dit :

    Wahooo !! Tellement d’accord avec ton classement… On a les même goûts et les vieux classiques méritent d’être mis plus en avant (Please Save my Earth est trop peu connu selon moi XD)

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  7. Choi Dal Dal dit :

    Le classement est bizarre, par exemple Nodame n’est pas un Shojo mais un Josei…

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  8. Hermione dit :

    J’ai adore « La rose de versaille », qui est un shojo magnifique… L’anime aussi est génial!!!!
    J’aime bien VK, mais ça ma saoule rapidement. Je pense que 16 tomes, c’est un peu abuser…
    Sinon, en shojo, y a aussi Skip Beat… Beaucoup de gens n’aime pas les dessins, mais ils ne sont pas horribles… Il faut dire qu’au debut, j’ai commence par l’anime, car j’avais vu une assez bonne critique, et que l’histoire n’etait pas mal dut tout. Là, au 2eme episode, je me suis dis c’est quoi ce truc…. Et j’ai abandonne…. Et comme je n’avais plus rien a regarder, j’ai repris a l’episode 5, et je suis devenu comletement accro!!!!! Apres, j’ai lu les scan, et je suis toujours a fond dedant!!! C’est un manga drole, ou l’heroine n’est pas completement cruche(Je pense que c’est a peut pres le seul manga comme ça…..). Les personnages evoluent au cours des tomes et, bien que la « love story » n’avance pas vite, je ne me suis jamais ennuiee! En gros, c’est l’histoire d’une jeune fille nommée Kyouto, qui est folle amoureuse de son ami d’enfance, et qui ferai tout pour lui…. Même abandonner ses etudes pour monter avec lui a Tokyo ou ce ce dernier nommé Sho, va devenir un chanteur à la mode. Jusque là, tu te dis, une cruche de plus, comme si il n’y en avait pas asser comme ça… Mais ça ne s’arrete pas là…. Kyouto va entendre la convesation de Sho qui dit a sa manager qu’il c’est servi de son amie d’enfance comme une bonne, et qu’elle fera n’importe quoi pour lui. Kyouko va pete un cable, libérer ses demons qui etait enferme dans son coeur et hurler qu’elle lui fera regretter de c’etre servi d’elle…… En entrant dans le monde du show-buisness… Elle va donc passer un concours pour entre a la LME, agence dont le rival de Sho, le beau Tsuruga Ren, appartient. Là, elle se foire COMPLÈTEMENT….(C’est un passage assez comique) Bon, apres quelques péripéties, elle fini par entrer a l’agence en tant que membre de la « love me section », qui a etait créé spécialement pour que les gens retrouve ce sentiment si précieux qu’est l’amour (Ce qui est mal barre, car elle a decide de ne plus tombe amoureuse….) Donc, la voila entree dans le monde du show-bizz, avec la magnifique tenue rose flashi de la « love me section », dans le but de se venger de son ex ami d’enfance…. Ce qui n’est pas au gout de Tsuruga Ren, qui la deteste pour ses motivations, car il estime beaucoup le métier d’acteur, mais qui va finalement l’apprecier…. et pourquoi pas plus?? 😀 Enfin, Kyouto passera a cote de ses tentatives destinées à lui montrer ses sentiments…. *bououou* *snif*
    Et c’est sans compte sur le president de la LME, Lory, qui est du genre completement timbré, qui va joue les cupidon pour Ren et Kyouto…. Sho ne va pas être super happy, mais bon, t’avais pas qu’a la laisser tombe :p Voili-Voilou, dsl si j’ai fait long, mais c’est que j’aime beaucoup ce manga *rougi* XD

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  9. Hana dit :

    J’ai lu plusieurs des titres qui sont cités ici, et mon favori reste sans aucun doute « L’infirmerie après les cours », que je me suis empressée d’acheter au moment ou Kaze a annoncé son arrêt de commercialisation. Après, si je devais en citer un autre que j’apprécie particulièrement, il s’agirait de « Puzzle » de Ikuemi Ryo, qui est vraiment très bien mené et qui est trop peu connu à mon goût. Il s’agit de romances, certes parfois dans le cadre d’un lycée, mais j’y retrouve une originalité dans la narration et les thèmes abordés qui me plaisent énormément.
    Sinon je tâcherai de lire certains des titres cités dans cet article prochainement, histoire de voir ce que j’ai loupé =)

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  10. shisuka-chan dit :

    Moi personnellement j’aime beaucoup de shojo mais il faut dire que si je devais en mettre un en première place je mettrais sans hésiter GAKUEN ALICE, je l’ais commencé en mars je crois, je les finis en 3 jours malgré ces 180 chapitre, et je n’arrive toujours pas à l’enlever de ma tête. Il m’a marqué !
    Ce manga raconte l’histoire de Sakura Mikan qui pour sauver sa meilleure amie Imai Hotaru entra dans l’academie Alice, étant persuadé que l’académie est une prison. Enfait l’académie est une école crée pour protéger les enfants dotés d’ « Alice », un don special tous differents les uns des autres : Alice du feu, Alice de la téléportation etc…
    Elle y fera la rencontre de Hyûga Natsume, qui a l’Alice du feu, qu’elle déteste en premier temps car il est mesquin, rebelle et pervert et finie par l’apprecier se qui est bien sur réciproque, et fit la rencontre de bien d’autre personnages dont Nogi Luca le meilleur ami de Natsume qui lui portera un intérêt au fil du temps, mais aussi Ando Tsubasa son sempai ou même Tobita Yû, dit Inchô le représentant de sa classe.
    L’histoire est principalement concentré sur les expériences de Mikan à l’académie se qui rend le rendu interessant et divert, les avantures ne sont jamais les mêmes malgrés ses 180 chapitres et les histoires d’amours entre personnages sont plus qu’intéressante en partie celle de Mikan et Natsume qui même étant prévisible peux sembler presque impossible, mais m’est très longtemps à se develloper qui en fait un Point négatif, contenu des circonstance de leur première rencontre, Natsume lui vola sa culotte et lui donne comme surnom : « culotte à pois ».
    Quoiqu’il en soit le graphisme est plutôt pas mal et l’histoire est vite accrochante, même si elle est un peu enfantine cela donne un charme fou au manga et a l’anime !
    Je suis plutôt du genre a aimer les shojo dont l’histoire tourne essenciellement sur l’amour de deux personne comme Suki desu Suzuki-kun, qui soit disant Passant est un très bon manga, mais pourtant ce manga ma laissé sans voix ! Et je le Conseil vivement !!!! Pour moi ses un Chef d’oeuvre !

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  11. Lau dit :

    Je pense que tu as oublié Clannad, qui je pense, que l’on aime ou pas, reste un classique incontournable

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