Avis sur mes Derniers Animes (6)

Un article hétérogène, avec de l’ancien et du récent dedans.

Iblard Jikan (1 OAV – 2007)
Histoire : Il n’y en a pas (enfin peut-être dans le manga de Naohise Inoue mais je ne l’ai pas lu).
Critique : Généralement, dire qu’un anime n’a pas de scénario, c’est comme dire que l’anime de Shingetsutan Tsukihime n’existe pas : objectivement, c’est absolument faux, mais compte-tenu du résultat, c’est tout comme. Par contre, Iblard Jikan n’a objectivement pas de scénario.
Alors s’il n’y a pas de scénario, que trouve-t-on dans cet anime ? Des paysages animés, parfois avec des personnages par dessus, et une musique en fond ; en cela, il répond de la manière la plus simple possible à la définition du mot “audiovisuel”. Tout l’intérêt réside ici dans la qualité des paysages susnommés, conçus comme des toiles de peintres dont nous pouvons observer les coups de pinceau et l’épaisseur de la peinture. Chaque paysage témoigne d’un monde imaginaire, qui pourrait être sorti d’une œuvre de Miyazaki ; l’animation se résume le plus souvent à des mouvements d’eau, au vent qui caresse les herbes, et parfois à des êtres humains qui interagissent avec l’environnement. Pendant 30 minutes, nous ne voyons que ça : une succession de vues ultra-détaillées et stylisées sur un monde fantasmagorique, où il ne se passe rien sinon quelques rares scènes du quotidien. Iblard Jikan est un concept visuel d’une qualité époustouflante, avec une musique enchanteresse pour l’accompagner.
Un principe très agréable, mais pas indéfiniment. L’absence d’histoire dans cet exercice de style ne permet pas de tenir longueur, et ce malgré la majesté des images qui nous sont proposés, et la poésie qui s’en dégage.
Verdict : A découvrir si vous êtes un curieux et un amateur d’animes alternatifs. Mais ses 30 minutes paraissent une éternité, donc mieux vaut fragmenter le visionnage.

Kung-Fu Love (1 OAV – 2006)
Histoire : Du jour au lendemain, le monde déclare la guerre à Hanako, une collégienne experte en kung-fu ; et elle ne compte pas se laisser faire.
Critique : Encore un anime à part, conseillé par Valmy. Il s’agit d’un court-métrage du Studio 4°C, donc très «expérimental» ; sans queue ni tête, mais avec des choix graphiques et de colorisation fort intéressants, et des démonstrations de kung-fu sympathiques. Cela ne dure que 10 minutes, et même si nous ne ressortons pas plus intelligent ou quoi que ce soit d’autre après l’avoir regardé, j’ai trouvé cet anime amusant.
Verdict : C’est marrant et cela ne dure que 10 minutes, alors pourquoi s’en priver ?

Horus, Prince du Soleil (1 film – 1968)
Histoire : A la mort de son père, Horus apprend de la bouche de ce-dernier qu’ils sont originaires d’un village du nord, qu’ils ont fui suite à l’apparition d’un démon. Durant son voyage vers sa terre natale, Horus croise la route de ce fameux démon.
Critique : Un film d’animation signé Isao Takahata, avec le support d’un certain Hayao Miyazaki. Il se dégage de Horus Prince du Soleil un style très tezukéen, que ce soit dans les graphismes, l’ambiance (avec les animaux qui parlent), ou encore la technique d’animation ; cela suppose aussi quelques similitudes avec Disney, comme en témoigne le grand nombre de chansons. Il s’agit d’un conte fantastique parfois un peu cruel, lent dans sa mise en place avec un final trop rapide, qui est agréable à regarder mais qui ne m’aura pas marquer plus que ça ; je dirais simplement qu’il se laisse voir, mais cela s’arrête là. Aujourd’hui, c’est plus son aspect Grand Classique que ses qualités intrinsèques qui m’a interpellé ; de toute façon, je n’ai jamais été très client des œuvres dirigées par Takahata (et je ne me suis toujours pas remis du Tombeau des Lucioles).
Verdict : Un film d’animation pas indispensable.

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Passons aux séries en cours ^^

Koukaku no Regios
Histoire : Dans le futur, les humains ont été obligés de se réfugier dans des villes fortifiées pour échapper aux monstres pollués. Fei-Long intègre une école en tant qu’étudiant de base, mais est forcé de rejoindre la section des arts militaires par le président des élèves ; celui-ci semble en savoir long sur le mystérieux passé de Fei-Long.
Critique : Au bout de deux épisodes, j’apprécie grandement. Bon, le coup des étudiants-soldats, qui font la guerre et des maths en même temps, cela fait un peu redite par rapport à Gunparade March, mais il ne sera pas bien dur d’obtenir un meilleur résultat. Pour l’instant, Koukaku no Regios se démarque par la qualité de ses affrontements, ses effets visuels, et sa musique techno ; en espérant que les histoires au lycée ne prendront pas le pas sur l’action. Affaire à suivre.

Genji Monogatari
Histoire : Hikaru no Kimi, appelé aussi Hikaru Genji, était le fils préféré de l’empereur, et le plus grand séducteur de son époque. Son amour pour les femmes ne connaissait aucune limite.
Critique : Punaise, je l’attendais avec impatience celui-là ; ce qui explique que je sois allé vers son premier épisode presque à contre-cœur, craignant d’être terriblement déçu. Les raisons de mon attente sont au nombre de 3 : il s’agit d’une adaptation du Dit du Genji (première raison), une œuvre japonaise célèbre que je souhaitais découvrir depuis longtemps, et cela tombe bien puisque le chara design est signé Akio Sugino (seconde raison), et la réalisation Osamu Dezaki (troisième raison et non la moindre). Le duo Dezaki/Sugino traine derrière lui quarante ans de collaboration – Ashita no Joe était déjà de leur fait – et je lui dois quelques animes que j’adore ; par contre, je craignais que l’âge ne finisse par les rattraper. Vu le premier épisode de Genji Monogatari, c’est encore loin d’être le cas. Parce que franchement, c’est beau. Le chara design typé old school – le style de Sugino n’a pas changé depuis Onisama e, sa plus grande réussite artistique – est magnifique et parfaitement à ma convenance, le rythme lent et contemplatif sans être ennuyeux de Dezaki fait encore une fois merveille, nous retrouvons ses scènes très travaillées – aidé en cela de techniques d’animation de pointe, et de couleurs offrant un bon rendu – au service d’une histoire poétique et dramatique, et l’ensemble forme un anime sublime dont je suivrais la suite avec attention. Le premier épisode s’achève par un superbe plan fixe, une sorte de signature de Osamu Dezaki dont l’absence m’aurait peiné. Reste que je ne saisis pas l’intérêt d’avoir voulu intégrer des génériques et un eyecatch décalés par rapport au reste de la série, mais cela ne m’empêchera pas de regarder Genji Monogatari.

Nous disons donc, cette saison je suivrais 4 séries :
Genji Monogatari
Koukaku no Regios
Maria + Holic
(mais je risque fort d’arrêter après l’épisode 4)
Sora wo Kakeru Shojo

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