Avis sur mes Derniers Animes (5) : 2008 et Typemooneries

Je suppose que tout est dans le titre.

Kara no Kyokai – Satsujin Kousatsu (1 film – 2007)
Histoire : En entrant au lycée, Kokuto rencontre la belle Shiki, qu’il avait déjà aperçu un jour de neige. A la même époque commence une vague de meurtres particulièrement sanglants.
Critique : J’ai peut-être bien fait de continuer à donner sa chance à cet anime, car ce second film est meilleur (pas bien dur). Techniquement toujours réussi – même si la scène de poursuite souffre de quelques défauts graphiques – avec cette fois avec une histoire plus prenante. Je n’aime pas trop ces séries où le premier épisode nous sert à découvrir une situation, alors que c’est à partir du second que nous entrons dans le vif du sujet ; normalement, le premier est censé attirer le spectateur, alors que là (comme pour Kamichu), il m’aurait plutôt rebuté… Mais c’est un autre problème.
Je me suis moins ennuyé que pendant le film précédent (ce serait mentir que de dire que je ne me suis pas du tout ennuyé), mais il subsiste un gros défaut : les deux personnages principaux. L’héroïne est cinglée, ce qui passe, mais le héros… Insignifiant, naïf, je ne comprends pas cette habitude qu’ont les filles dans les animes de toujours n’aimer que les loosers et les mollusques ; si c’est pour que le spectateur lambda se reconnaisse dans le premier rôle masculin, je me sens franchement insulté. Donc j’espère que notre duo de baltringues va se faire dessouder dans le prochain film, pour que nous ayons enfin des protagonistes corrects ; à la rigueur, la fille peut rester, car elle possède une certaine classe en kimono.
Comment ça, je rêve ?
Verdict : Un progrès, affaire à suivre.

Kara no Kyokai – Tsuukaku Zanryuu (1 film – 2008)
Histoire : Un ami de Kokuto lui demande de retrouver Keita, un de leurs anciens cadets du lycée ; celui-ci serait poursuivi par un tueur en série.
Critique : Ce troisième film commence par un viol et se continue avec des scènes de torture. Si je voulais voir ça, ce qui n’est pas le cas, je lirais du H. C’est glauque, c’est malsain, bref les bonnes améliorations du second film partent ici en fumée ; il aurait d’ailleurs été trop facile de mettre ici la seconde partie de l’histoire commencée dans l’anime précédent (ça aurait gâché le suspens).
A part ça, le héros est toujours un boulet complètement niais, et je me suis de nouveau ennuyé ferme devant ce volet de Kara no Kyokai, qui sombre encore plus dans le mélo-drame que ses prédécesseurs.
Verdict : Le second film m’avait donné de faux espoirs, Kara no Kyokai est une série désespérante.

Kara no Kyokai – Garan no Dou (1 film – 2008)
Histoire : Kokuto accompagne Shiki à l’hôpital en urgence. Après son opération, la jeune femme reste dans un coma duquel il lui faudra deux ans pour sortir ; à son réveil, sa perception du monde a changé.
Critique : Le point commun entre les second et quatrième films ? Ils parlent tout deux de Shiki, de son histoire, au lieu de nous plonger dans des situations autres, et c’est tout de suite beaucoup plus intéressant ; en plus, dans Garan no Dou, nous voyons moins Kokuto, et nous en apprenons plus sur Toko, ce qui ne me déplait pas. Restent quelques bémols, comme la scène de combat avec, en fond sonore, Kokuto (encore lui) chantant “I’m singing in the rain” ; beuh…
Décidément, la qualité de cet anime est plus que fluctuante, sans pour autant atteindre l’excellence ; à part techniquement, parce que là, c’est franchement réussi (il suffit de voir ces screenshots pour s’en convaincre).
Peut-être plus tard ? J’espère, car je commencerai presque à l’apprécier.
Bon, à priori, vu comme cela s’enchaîne, je ne devrais pas aimer le 5ème film. J’ai l’impression que l’équipe alterne les films entre les histoires de Toko et des membres de son agence, et le passé de Shiki ; or, comme il n’y en a qu’un des deux que j’apprécie un tant soit peu… Enfin, advienne que pourra.
Verdict : Je regarderai la suite.

Kannagi (13 épisodes – 2008)
Histoire : Après avoir sculpter une statue à partir d’un morceau d’arbre sacré, Jin voit sa création prendre vie sous les traits de Nagi, une déesse avec qui il va désormais devoir partager son quotidien.
Critique : Série pour otaku basique, à tendance harem. Pas très original, pas toujours drôle, mais avec pas mal de références, une ou deux personnalités sympa, et quelques passages amusants, comme celui au Maid Café. Rien de bien transcendant, mais cela se laisse regarder.
Par contre, sur la fin, la série commence à se prendre au sérieux, avec une histoire ouin-ouin, et cela colle mal au reste ; je perçois cela comme un défaut. Heureusement, cela se cantonne à 3 épisodes.
Maintenant que j’ai vu cet anime, je trouve la réaction des fans japonais, concernant la virginité de Nagi, encore plus disproportionnée qu’elle ne m’apparaissait déjà. C’est un peu comme s’ils s’extasiaient sur le médiocre Nogizaka Haruka no Himitsu : je ne vois pas en quoi cette série peut déchainer une telle passion. Non, vraiment, ça me dépasse.
Verdict : Un anime moyen de plus.

Lucky Star Original na Visual to Animation (1 OAV – 2008)
Histoire : Les nouvelles histoires de Konata et de ses amies.
Critique : Une OAV qui n’apporte pas grand chose à la série d’origine, puisqu’elle reste dans sa lignée. Nous y retrouvons l’humour otaku avec ses références, les personnages, et le style très versatile de Lucky Star.
L’ensemble regorge de quelques excellents passages, comme la rêve de Kagami, la partie de MMORPG avec la prof, la musique de Attack n°1 pendant le match de volley, et le retour de mon personnage fétiche : le vendeur plein de PASSION des années 70, toujours en quête de vendre quelque chose à Konata, et qui nous offre ici une prestation courte mais hilarante.
Le gros point fort de cette OAV reste le Live Action Lucky Channel, où le pauvre Minoru Shiraishi – en chair et en os – s’en prend plein la figure ; littéralement.
Verdict : Si vous aimez Lucky Star, vous n’avez aucune raison de passer à côté de cette OAV.

Mai-Otome 0~S.ifr~ (3 OAV – 2008)
Histoire : Alors qu’elle part à Windbloom pour rencontrer son oncle, Sifr se fait enlever par des agents de Schwarz. Secourue par des Otome, elle se retrouve entraînée dans un problème qui la dépasse.
Critique : J’aime beaucoup Mai Otome. Enfin oui et non : je vois dans ce titre un fort potentiel, que ses représentants n’ont pas jusque-là pas réussi à exploiter correctement ; le lien entre l’Otome et son maître, le monde et son histoire, etc… Dans la série TV, j’avais l’impression que les scénaristes écrivaient l’histoire au fur et à mesure sans savoir vers quoi ils allaient, et sans prendre en compte ce qu’ils avaient déjà dit dans les épisodes précédents ; d’où boulettes, incohérences, et tutti cuanti, heureusement que les deux derniers épisodes rattrapaient le coup. Objectivement, cet anime fût mauvais, mais j’ai gardé foi en ce potentiel que j’y ai entre-aperçu.
Je ne dois pas être le seul à avoir apprécié, puisque depuis la diffusion de Mai Otome, Sunrise en pond régulièrement de nouvelles séquelles. Mai Otome Zwei n’est qu’un concentré de fanservice sans âme qui ne vaut que pour sa magnifique première scène, et ce faisant, je suis allé vers Mai-Otome 0~S.ifr~ à reculons.
Cette série d’OAV sert de préquelle à l’anime principal ; sous le couvert de l’histoire de Sifr, nous en apprenons plus sur la précédente Saphir du Ciel Azuré, c’est-à-dire la mère de Arika. Par ailleurs, certains personnages apparaissent sous une version plus jeune, comme Reito et bien sûr Maria, que je regrette ne pas avoir vu se battre (car elle a trop la classe).
Mai-Otome 0~S.ifr~ contient ce que ce titre a de mieux à offrir : de beaux combats, superbement chorégraphiés, un peu d’humour, et ce qu’il faut de fan-service et de tendances yuri, sans tomber dans l’excès. Le truc en plus : un début d’explication sur la relation Mai Hime/Mai Otome ; qui appelle certes plus d’informations, mais vu comme ces OAV sont bâtis, Sunrise devrait nous sortir d’autres animes de cette franchise après Mao-Hime (je crains le pire mais je regarderai quand même).
Le seul détail qui dessert cet anime au demeurant si plaisant : une incohérence. Bon, dans l’univers de Mai Otome, rien de plus normal, mais ce n’est pas pour autant acceptable. La boulette du jour : alors que les GEM sont censées se transmettre de génération en génération parmi les 5 Colonnes et dans les grandes lignées, nous en trouvons de nouvelles là où il devrait y avoir des modèles connus…
Verdict : Pour les amateurs de Mai Otome, s’il y en a.

____________________

En bonus, mes impressions sur les premiers épisodes de deux séries de 2009 que je viens de tester. Je ne crois pas que je suivrai régulièrement leur diffusion.

Maria†Holic :
Histoire : Comma sa mère avant elle, Kanako intègre la prestigieuse école pour jeunes filles de Ame no Kisaki, dans l’espoir d’échapper aux garçons – dont elle est allergique – et surtout de trouver l’âme sœur. Dès son arrivée, elle croise Maria, une ravissante élève d’un an sa cadette, dont elle tombe immédiatement sous le charme.
Seulement, elle ne va pas tarder à découvrir que sous une apparence idyllique, Maria est en réalité un garçon sadique et bien décidé à ce que son secret le reste.
Critique : Je ne résiste pas à un TG anime ^^’
Bon, le principe est simple : d’un côté, une lesbienne en puissance au courant d’un secret qu’elle ne devrait pas connaître, et de l’autre un garçon étudiant dans une école pour filles (pour l’instant pour des raisons inconnues), décidé à tenir Kanako à l’oeil, et accompagné d’une maid au regard de tueuse psychopathe.
A la réalisation, nous retrouvons Akiyuki Shinbou et son style bien à lui, et c’est un plaisir. Pour l’instant, Maria † Holic semble s’orienter vers une grosse parodie de Maria-sama ga Miteru et autres Onisama e… et je sens que cela peut me plaire.

Sora wo Kakeru Shoujo
Histoire : Alors qu’elle fuit sa famille qui veut lui imposer un mariage arrangé, Akiha Shishidou, jeune habitante des colonies de 17 ans, se retrouve dans une colonie abandonnée et contrôlée par une étrange IA : Leopard.
Critique : WTF ? La dernière sunriserie en date. Je suis très… euh… déconcerté par ce que je viens de voir. Le coup de l’IA qui tente un suicide en réalisant un “colony drop” a de quoi surprendre.
Je suis incapable d’expliquer cet anime : c’est du délire mais uniquement à cause de Leopard, et pour le reste, je ne sais pas trop quoi penser ; cela sera peut-être plus clair au prochain épisode. Pour l’instant, j’ai voir pèle-mêle des colonies (nous sommes en plein Orbital Calendar), des méchas, des filles pseudo-moe dont une “neko” et une “cheveux roses”, des vestiges de l’Ere Terrienne, de la parodie des propres séries Sunrise ; et l’IA est doublée par Lelouch di Britannia. Bref, je reprends mon qualificatif du début : WTF ?

Dans l’immédiat, je vais surtout attendre la nouvelle adaptation du Genji Monogatari par le fameux duo Dezaki/Sugino.

Cet article, publié dans Animes, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.