Spiderman participera à la Civil War

Spiderman rejoint l’univers principal de Marvel Comics au cinéma. Et je m’en fous. Bon, pas tant que ça, sans doute, puisque j’en parle ici. Mais pour moi, cela ne change rien au fait que j’ai décidé de ne plus me rendre en salle voir les productions de Marvel Studios. Ci-dessous mes deux principaux griefs.

Connaissez-vous le Fusil de Tchekov ? Il s’agit d’un principe narratif qui veut que, dans une fiction, un détail n’en est jamais réellement un, qu’il a été placé là pour une raison. En d’autres termes, ce que nous explique Anton Tchevov, c’est que si un auteur nous indique qu’un fusil est accroché à un mur, c’est qu’il va servir ; sinon, pourquoi nous le dire ? Ainsi, lorsqu’un personnage évoque un détail, une anecdote, qu’il n’a apparemment aucune raison d’évoquer, cela implique que cela aura une conséquence à un moment ou à un autre. Par exemple : si quelqu’un nous informe au milieu d’une phrase être claustrophobe, il va se retrouver enfermé quelque part, c’est obligatoire ; car sinon, nous nous en foutons de savoir qu’il est claustrophobe.
Néanmoins, le Fusil de Tchekov marche aussi dans le sens inverse : pour qu’un élément fonctionne dans une fiction, il faut qu’il ait été introduit précédemment, sous peine de donner l’impression de ne pas avoir sa place dans le récit, et de n’apparaitre à cet instant que car cela arrange l’auteur. Il y aurait de nombreuses explications cohérentes pouvant justifier la non-mention d’un tel élément auparavant, mais une fiction obéit à ses propres règles. C’est un peu comme la causalité : si un auteur nous présente un effet, il va nécessairement nous en donner aussi la cause, car s’il ne fait pas, cela pourrait impliquer qu’il n’existe aucune cause logique, et que cela l’arrange juste de présenter tel effet sans se soucier de crédibilité.

Si j’ai commencé cet article par énoncer ce principe dont chaque spectateur a conscience sans forcément le savoir, c’est car les dernières productions de Marvel Studios n’en tiennent plus compte.
Dans ce qui est aujourd’hui appelé la Phase I de l’univers Marvel Comics au cinéma (et qui n’inclut rien de ce qui a pu être produit chez Sony Pictures ou 20th Century Fox), les choses étaient relativement simples : nous assistions aux origines de chaque héros, à leur combat contre des menaces très personnelles et très localisées, bref chacun restait dans son coin ; seuls le SHIELD et Nick Fury se permettaient de faire la navette de l’un à l’autre. The Avengers a changé tout cela, en permettant aux personnages de se rencontrer et de former une équipe. A partir de là, le schéma des premières productions ne peut fonctionner qu’à une seule condition : qu’un héros soit de nouveau confronté à une menace personnelle et localisée. Bref, une menace qui ne le concerne que lui, et de toute façon trop ténue pour être pour être remarquée par ses coéquipiers.

Dans le cas contraire, que se passe-t-il ? Nous nous retrouvons avec des Fusils de Tchekov nommés Iron Man, Thor, Captain America,… Mais que les auteurs n’utilisent pas.
C’est la conséquence malheureuse de The Avengers : même si les scénaristes ne les mentionnent pas, nous savons que tous vivent dans le même univers, qu’ils se connaissent, qu’ils se battent ensemble. Pourtant, alors que Captain America affronte une menace pouvant causer la perte de millions d’individus, jamais il ne pense à appeler ses coéquipiers. Comme je l’ai expliqué dans un précédent article, c’est logique d’un point de vue production, mais pas concernant le scénario ; cela revient à accrocher un énorme fusil chargé au mur, et de faire comme s’il n’existait pas alors que les personnages ont justement besoin d’une arme.
Dans les comics, cela fonctionne car toutes les séries se déroulent en parallèle ; si les X-Men ne viennent pas aider les Vengeurs à sauver la Terre, c’est parce qu’ils luttent contre leur propre ennemi à l’autre bout de l’univers. Et cela n’empêche pas les personnages d’apparaitre dans plusieurs titres simultanément. Le cinéma, par contre, fonctionne différemment ; c’est pour cela que nous parlons d’adaptation quand il s’agit de transposer les récits papier sur grand écran, car il convient d’adapter les spécificités d’un format à celles d’un autre. Ainsi, quand deux films sortent à 6 moins d’intervalle, cela implique que ce qu’ils racontent ne se déroulent pas simultanément, sauf indication contraire.

Pour proposer des long-métrages toujours plus impressionnants, il faut des enjeux toujours plus importants. Seulement, pour rester parfaitement cohérent, le studio ne dispose que de deux possibilités : faire intervenir les autres héros – voire le SHIELD – ou expliquer leur absence. La première possibilité couterait trop cher et ne permettrait pas de justifier l’existence de franchises séparées – cela reviendrait à ne produire que des suites de The Avengers – tandis que la seconde ne présente pas de grosses difficultés. Nous pouvons aisément penser qu’ils combattent leurs propres antagonistes au même moment. Sauf que, comme indiqué tantôt, il vaut l’évoquer ouvertement, faute de quoi nous ne voyons que la conséquence (leur absence) mais par son origine.
Thor: The Dark World joue le jeu en indiquant qu’un des protagonistes essaie de joindre le SHIELD, sans succès. Même si nous ignorons les raisons, nous savons qu’ils en ont une pour ne pas intervenir. Par contre, dans Captain America: The Winter Soldier, ils ne prennent même pas la peine de justifier quoi que ce soit, probablement pour ne pas avoir à souligner la non-présence des autres héros ; avec un peu de chance, personne ne remarquera la supercherie.
C’est donc mon premier reproche : le studio n’assume pas les conséquences de The Avengers. Les producteurs font ce qu’ils veulent, comme ils veulent, au détriment de la logique, et en nous prenant pour des cons.

Mon second reproche, c’est que j’appellerai arbitrairement l’effet Robert, ou encore l’effet Loki.
Robert, c’est bien entendu Robert Downey Jr. Son style désinvolte et nonchalant fait que, dans les films Iron Man, il apporte une distanciation ironique particulièrement populaire, qui permet de faire passer n’importe quelle idée issue du comics à des spectateurs apparemment plus cartésiens que les lecteurs. D’où succès, et d’où contamination de tout son univers : face à lui, la majorité des adversaires passent pour des bouffons, et le traitement du Mandarin dans Iron Man 3 symbolise le summum de cette vision décomplexée et ironique, comme si le film se moquait de lui-même, ou du moins du matériel qu’il adopte.
Dans un sens, pourquoi pas : afin de diversifier les productions, pour qu’elles ne ressemblent pas à des copies carbones les unes des autres, apporter un ton spécifique à chaque franchise est une idée parfaitement valable. Seulement, pour que cela marche, il ne faut pas que le ton justement propre à une œuvre vienne contaminer les autres, or c’est exactement ce qui s’est passé.

Le propos de la franchise Iron Man, passé le premier opus, pourrait se résumer ainsi : « Ces histoires issues de comics, c’est n’importe quoi ; nous – les producteurs, réalisateurs, et scénaristes – savons que c’est n’importe quoi, vous savez que c’est n’importe quoi, alors autant en profiter pour se marrer un bon coup ! PS : lol » Par opposition, Captain America : First Avenger se voulait bien plus sérieux, mêlant son histoire de super-héros à la Seconde Guerre Mondiale, de même que Thor. Sauf que Marvel Studios s’est rendu compte d’une chose : parmi toutes ses têtes de gondole, c’est Iron Man qui fonctionne le mieux au cinéma, preuve que le public apprécie sa recette plus que celle de de ses autres licences.
C’est ainsi que, pour profiter du succès d’Iron Man, Avengers adopta le même ton. Et là, j’en reviens à mon effet Loki : le personnage, apparu dans Thor, nous y présenté comme un être sournois, ambitieux, et sombre ; tandis que dans Avengers, si son ambition n’a pas été revue à la baisse, il ne peut que jouer au bouffon face à un Iron Man et un Hulk qui n’en font qu’une bouchée. Exactement comme s’il était apparu dans un film Iron Man. Loki n’est absolument plus effrayant ou charismatique, ne reste qu’une mauvaise blague, impossible à prendre au sérieux.

Dans Thor: The Dark World, heureusement, il redevient un antagoniste crédible ; preuve que la franchise peut conserver le ton mis en place précédemment. Mais ce que l’expérience nous prouve, c’est que Marvel Studios fait peu de cas de ce qu’il adapte, et s’affirme même comme le premier à vouloir se moquer des comics. Et il s’adresse à un public disposant du même état d’esprit, d’où le carton incroyable de Iron Man 3 et Avengers. D’où, aussi, la réutilisation de la même recette dans Guardians of the Galaxy. Certes, ce long-métrage s’avère extrêmement divertissant – il n’a pas été pensé pour être autre chose – et cela fait plaisir de revoir un semblant de space opera à grand spectacle et gros budget. Malheureusement, nous retrouvons des héros désinvoltes, avec un intellect des plus limités, et dont nous savons à l’avance qu’ils se sortiront de toute situation, uniquement parce qu’ils ont la classe ; même quand l’un d’eux plonge dans le vide sidérale sans combinaison de protection, impossible de craindre pour sa sauvegarde dans la mesure où, hé !, c’est une blague, pas la peine de se prendre la tête, les gentils vont gagner à la fin (et lancer une petite blague au passage).

Cette absence de sérieux dans la démarche d’adaptation, ce ton moqueur empreint de distanciation ironique, empêchent de créer la moindre tension. Guardians of the Galaxy est bon sur l’instant, mais frustre car il refuse d’assumer son matériel d’origine, aboutissant uniquement à une grosse farce. Et le public abonde dans ce sens, arguant notamment qu’il serait de toute façon impossible de prendre sérieusement un raton laveur de l’espace. Pourquoi !? En quoi un raton laveur de l’espace serait-il si improbable ? Avec un tel raisonnement, autant condamner de suite toute la science-fiction. Ce que ces réactions nous apprennent, c’est que ces long-métrages ciblent un public sans imagination et incapable de rêver ? En tout cas, j’aurais adoré voir ce budget mis au service d’une intrigue qui accepte son univers et ses personnages, sans se sentir obligée d’introduire de l’ironie pour faire passer la pilule.
C’est pour cela, et parce que l’existence même d’Avengers condamne les aventures solitaires de ses héros, que je n’attends plus les productions Marvel Studios avec la même impatience qu’à ses débuts. D’autant que jusqu’à présent, aucune nouveauté n’arriva à la hauteur d’un Captain America : First Avenger brillant et qui, lui, avait réellement quelque chose à raconter.

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10 commentaires pour Spiderman participera à la Civil War

  1. Twhip dit :

    J’comprends ton point de vue, mais dans les comix chacun se la joue perso aussi. Chacun vis sa vie et quand le crossover pointe le bout de son nez….là, y a du monde au rdv !
    Après, Marvel vise le grand public et très peu les passionnés. L’humour et le décalé fera toujours recette 😉
    J’ai préférés Winter soldier au fait ;))

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  2. Gemini dit :

    Tous les héros ne se la jouent pas perso, justement. Ceux qui font partie d’un groupe tout en disposant de leur propre série possèdent le don d’ubiquité. Wolverine, par exemple, a beau être présenté comme un solitaire, il apparait partout en même temps.

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    • Twhip dit :

      Et a part lui ? Spiderman aussi !? Marvel n’a pas encore récupéré les droits du premier et pour le deuxième « le »caméo est à venir. Je pense que les caméos vont se faire de plus en plus sans pour autant tirer la couverture du héros cité en haut de l’affiche.

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  3. Gemini dit :

    Je pense qu’il y a plusieurs principes à en prendre en considération :

    – Comics et cinéma répondent à deux logiques différentes, et le propre d’une adaptation est justement de transformer la logique comics en logique cinéma. Ce qui nous intéresse ici, c’est que les comics situés dans un même univers se déroulent en parallèle les uns à des autres ; c’est une convention tacite. Le cinéma fonctionne différemment : les films ne se déroulent pas en parallèle à moins que cela soit clairement indiqué, d’ailleurs toute absence ou présence d’un élément doit aussi être évoquée. Or, dans Winter Soldier par exemple, les personnages font comme si Hawkeye ou Thor n’existaient pas ; jamais ils ne pensent à les solliciter, sans pour autant justifier leur non-présence malgré une situation qui exigerait une aide extérieure.

    – Il ne faut pas croire que, dans le comics, les Avengers soit un rassemblement « all star ». La première équipe de super-héros, la Justice Society of America, servait surtout à promouvoir les aventures solo des figures mineures de DC Comics qui en faisait parti ; Batman et Superman n’y faisaient que des apparitions sporadiques. Il faut attendre la Justie League of America pour voir des héros de premier plan au sein d’un même groupe. Avengers, c’est un peu le même principe : hormis dans Ultimates, l’équipe est constituée d’une ou deux têtes de gondole, et pour le reste, ce sont des personnages moins importants, ne disposant pas ou plus de leur propre série. Certains membres ne sont même associés qu’aux Avengers : quand ils ne sont pas dans le groupe, ils ne sont nulle part.
    Prenons une saga mythique : Under Siege ; à ce moment, les Avengers comptent certes Captain America et Thor, mais le groupe est dirigé par Captain Marvel (Photon), et est composé de Black Knight, Ant-Man, Doctor Druid, Wasp, et Hercules. Ils vivent tous au même endroit, seuls les deux premiers mènent aussi des aventures en solo en plus des Avengers ; donc en cas de menace, ils peuvent y répliquer ensemble, et tant pis si Captain America et Thor font deux choses en même temps.

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  4. a-yin dit :

    Les films Marvel, je n’en regarde plus. Je crois que le si estimé Avengers m’a juste donné envie d’arrêter. J’aime beaucoup Iron Man premier opus, je trouvais le film très réussi et le personnage incarné par Downey Jr également. Pareil pour Captain America, j’ai eu une bonne surprise quand je l’ai vu à la télé. D’ailleurs, je n’aime ni ce personnage ni Iron Man dans le comics alors je n’avais pas envie de voir ces films au début. Puis Avengers. Un film inutilement long, avec toute une moitié de présentation des personnages. Sauf que, comme tu le dis, Iron Man parasite, je trouve, beaucoup trop ce film. L’équipe n’a pas l’air présente quand il est là tant il est obligé de sortir une réplique « drôle », une vanne, tant il est obligé de paraître charismatique, d’avoir LA bonne réplique à chaque fois. Le personnage était tout simplement lourd, mais ça plaît aujourd’hui, comme tu le dis.

    Sinon, les passages avec Loki m’ont laissée assez indifférente ^^; .

    A ce propos, les personnages cyniques, sortant des répliques « qui tuent » fonctionnent particulièrement dans le ciné d’aujourd’hui. La plus grande gueule. Il faut toujours avoir une répartie de ouf pour être un personnage aimé, le charisme a pris pas mal d’importance. Plus que des qualités humaines dans un personnage. C’est un peu à l’image un peu bling-bling du monde dans lequel nous vivons.

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    • Gemini dit :

      Cela fait plaisir de voir quelqu’un partager mon avis ; même si tu le partages souvent, sur une grande variété de sujets. Que ce soit sur le premier Captain America ou Avengers, je trouve rarement d’autres spectateurs pour abonder dans ce sens.

      Je n’avais prévu de voir Age of Ultron, mais tout mon club y va Samedi, donc bon, pour une fois, je vais prendre sur moi.

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      • a-yin dit :

        Comment, dans quel sens? Parce que vraiment, Captain America et Iron Man, premiers du nom, sont clairement les meilleurs films de ces nouvelles prod Marvel. Après, je n’ai pas vu certains autres films (et ça ne m’attire pas plus, je dois l’avouer, et le ciné blockbuster a tendance à moins me plaire, je deviens peut-être une vieille conne). Je n’ai vraiment rien compris quand beaucoup de gens adulaient Iron Man 2 alors que je m’étais ennuyée à mourir lors de la diffusion… Il y a eu mon frère (pas comics, ni manga, pas « geek » si ce mot veut encore dire quelque chose) aussi qui n’a rien compris, et qui a aussi préféré le premier opus… J’ai trouvé trop d’emphase, trop de fan service dans ce deuxième opus, et tu te doutes donc que je n’ai pas vu le troisième ^^; (fan service qu’on retrouve donc à fond la caisse dans … Avengers!).

        Sinon, +1 pour ton raton-laveur de l’espace sur un ton sérieux 🙂 . Les spectateurs peuvent trouver ça drôle et décalé, certes, mais le scénario sérieux aurait pu le faire. Je te rejoins sur ta réflexion sur l’imagination pour le coup.

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      • Gemini dit :

        Quand je regarde un peu les notes de Captain America sur internet, c’est clairement un des films Marvel Studios les moins appréciés de la nouvelle génération. Alors que ma sœur et moi l’adorons, parce que Joe Johnson, et parce qu’il s’agit de leur dernière production avec une vraie patte de réalisateur, loin du formatage et de l’omniprésence des producteurs qui suivront. Le mélange avec le cinéma de guerre fonctionne à plein, et Johnson est un maitre pour reconstituer l’ambiance des années 30/40, comme il l’avait déjà fait sur Rocketeer, mais aussi sur les Indiana Jones, sur lesquels il a travaillé aux côtés de Lucas et Spielberg ; d’ailleurs, il y fait référence de fort belle manière, de même qu’au Retour du Jedi, sur lequel il a aussi bossé. J’étais allé le voir le jour de mon anniversaire avec l’ami Ialda, j’avais vraiment adoré ; je l’ai revu plusieurs fois depuis.

        Iron Man 3 est plutôt bon, étonnamment.

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  5. Tama dit :

    Bon déjà, j’avoue, je ne lis pas ou peu de comics (je connais les bases de/des univers mais le morceau est un peu gros pour moi pour le moment), je préfère laisser mon entourage qui en lis m’expliquer le foisonnement de tout ça, donc mon avis et mes appréciations sont surtout basés sur les films.
    Je n’avais pas aimé le 1er Iron man lorsque je l’ai vu la première fois, je l’avais trouvé looooong et creux, alors que d’autres avaient adoré notamment à cause de Tony stark (et Robert). Le film me semblait tenir que grâce à la gueule du perso et son bagout. Beaucoup d’esbroufe et de blabla mais rien derrière. Ca allait mieux au second visionnage. J’ai apprécié le fond du second film (que j’ai vu récemment et après le 3) dans son discours mais c’est vraiment le 3 qui m’a le plus plu et m’a en quelque sorte réconcilié avec la saga.
    Thor premier du nom ne m’avait pas marqué plus que ça, j’ai préféré l’univers du 2 (les elfes me rappelaient un peu…hellboy 2 *pas taper*). Pour cet opus la sauce prend parce que ça se passe dans son monde par contre moins pour sa relation avec Jane (elle pourrait ne pas être là ça serait pareille). D’ailleurs le fait que Thor débarque dans avengers comme une fleur alors que juste avant il était dit qu’il ne pouvait plus revenir et qu’en plus il n’en profite même pas pour dire bonjour à ses « amis », ça m’a fait tiqué.
    Mon préféré reste vraiment captain america first avenger, pour l’ambiance, pour le fond, comme tu le dis, il avait vraiment quelque chose à raconter. D’une certaine façon ça m’a rappelé « mémoires de nos pères » avec l’utilisation de héros de guerre pour faire du marketing. Si j’ai bien aimé winter soldier pour certaines choses qu’il met en place (la complicité & travail d’équipe entre captain et black widow qu’on retrouve dans ultron), je te rejoints sur les problèmes cités. Autant la non présence de Thor ou Iron man ne me dérange pas, autant j’ai plus tiqué sur Hawkeye puisque dans Avengers, lui et black widow formaient un duo solide et soudé, donc pourquoi n’est il pas présent ? (encore que si il y avait une explication) mais plus frappant sa « partenaire » ne pense même pas à lui, alors qu’il a fait des apparitions dans d’autres films de la saga. De manière générale, je n’ai pas retrouvé le ton du 1er dans le deux, sauf dans certains passages qui jouent sur la nostalgie d’une époque révolue et sur la solitude du personnage. En quelque sorte, je trouve que captain america joue plus sur la sensiblerie (si je puis dire). Pourtant, je ne suis pas pro US ni rien et j’ai horreur de la propagande et des persos trop gentil, mais ce Steve Roger il est parfait. Steve Rogers perfect human. Je l’apprécie alors que normalement je devrais pas. S’il pouvait aider les personnages âgées à traverser la rue et dire aux enfants de se brosser les dents, il le ferait. J’imagine que je suis dans une période où j’ai envie d’aider mon prochain.
    Concernant Avengers, que j’avais beaucoup apprécié au cinéma et que j’apprécie toujours dans son ensemble, effectivement avec le recul, c’est du Tony Stark show, mais s’il contamine les autres et donne une dynamique, chacun avait son temps d’écran, sa blague, son heure de gloire et captain america jouait un peu le chef d’équipe qui chapeautait l’ensemble. Je trouve que c’est plus flagrant dans Ultron (bien que la dynamique du groupe ait changé -hélas-), ça vanne moins mais tout le bordel vient de Stark puisque c’est lui qui fout la merde. Ultron a quand même parfois un certain recul sur lui même. Je pense à un moment en particulier avec Hawkeye qui nous décrit ce qui se passe, mais en le disant à voix haute tu réalises que ça n’a aucun sens, de la même façon que n’importe quelles histoires de super héros devient ridicule si l’on est pas plongé dedans (et si on y consent pas). Avengers a eu des répercussions sur iron man 3, thor 2, captain america 2 sauf que ce qui se passe dans ce dernier n’a pas vraiment d’influence sur avengers 2. On repart pas de zéro mais quand même… et c’est dommage.
    Concernant Loki, la différence entre Thor et Avengers, ne m’a ni choqué, ni dérangé. Je les ai trouvé assez compatible, j’ai été plus sensible au personnage dans avengers parce qu’il se fait justement malmené. Je comprends certains de mes amis, enfin surtout amiEs, qui adorent vraiment le personnage et la prestation de Hiddleston. Le fait de le voir souffrir (dans tout les sens du terme) le rend plus « humain », plus proche, par son aspect whoobie.
    Breeeeeef, j’apporte pas vraiment de l’eau au moulin. Mais c’était ma modeste -et longue- contribution o/

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  6. Gemini dit :

    Excellente contribution, d’autant plus que tu vas dans mon sens 😀

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