Saint Seiya : La Légende du Sanctuaire

Par le passé, je me suis fendu d’articles sur tous les autres moyens et long-métrages tirés Saint Seiya. A l’exception de Tenkai-hen Jôso Overture, qui est un peu mon Alésia personnelle.
Pas le choix : La Légende du Sanctuaire va y passer aussi.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, quelques précisions absolument indispensables sur le contexte et sur ce qui va suivre.
Primo, je partirai du principe que je m’adresse ici à des spectateurs qui connaissent l’œuvre d’origine, ce qui m’autorise à révéler quelques éléments de la Saga du Sanctuaire. Vous voilà prévenus.

Secundo, j’adore Saint Seiya. Ma passion pour l’animation et la BD nippones vient de cette série en particulier, qui reste une de mes favorites. Je possède les deux éditions françaises du manga, et l’anime à la fois en VHS et en DVD, long-métrages compris (j’attends les versions BRD). Ce qui en dit long sur mon investissement. Pourtant, je suis aussi le premier à reconnaitre les limites de ce titre, dont j’aurais même tendance à penser qu’il s’agit d’un accident, bénéficiant aujourd’hui d’un statut culte malgré son auteur. Pour ce-dernier, le but consistait avant tout à montrer des affrontements entre des personnages haut-en-couleurs, comme il l’avait déjà fait dans Ring ni Kakero ; l’histoire, la mythologie, tout cela n’est qu’accessoire, un décorum. C’est pour cette raison, par exemple, qu’il n’a jamais insisté sur le fait que les Silver Saints et les Marinas s’apparentaient à des figures tragiques car persuadées de lutter pour une cause juste, mais en réalité manipulées par des jumeaux belliqueux et avides de pouvoir ; aspect qui, à contrario, sera mis en avant dans l’anime, à travers la Saga d’Asgard. Masami Kurumada, lui, s’en fichait.
Ainsi, Saint Seiya m’apparait comme la série la plus paradoxale jamais sortie du Japon : puissante, incroyable, mais bourrée jusqu’à la moelle de défauts, d’incohérences (dès le manga d’origine) toutes plus grossières les unes que les autres, d’armures moches (avant qu’un assistant ne prenne le relai) et qui ne protègent absolument rien, et j’en passe. Le 3ème long-métrage, sorti en France sous le titre Les Guerriers d’Abel, résume à lui seul ce paradoxe : il s’avère caricatural, prévisible, et son scénario accumule tous les éléments qui ne devraient pas être présents dans Saint Seiya, à commencer par la résurrection des Gold Saints morts lors de la Saga du Sanctuaire ; mais c’est aussi le plus beau, le plus poétique, le plus touchant, le plus épique, une merveille.

Tertio – et je vous promets que je m’arrête là – je n’avais, initialement, pas prévu de regarder La Légende du Sanctuaire. Plusieurs raisons à cela. La première, c’est que je n’apprécie pas cette tendance du cinéma d’animation nippon à passer à son tour aux CGI ; cela m’énerve de les voir imiter les studios américains alors qu’ils restaient un des derniers îlots de résistance, et je refuse de cautionner cette pratique. La seconde, c’est que je trouvais le design agressif. La troisième, c’est que j’adore Saint Seiya, et que la profusion de dérivés au mieux médiocres, depuis près d’une quinzaine d’année, a fini par me dégouter. En tant que passionné, vous pourriez penser que je sauterais sur les nombreux manga publiés chez Panini Comics ou Kurokawa, mais après en avoir testé quelques-uns, j’ai décidé de m’arrêter là ; idem pour les animes, qui n’ont cessé de régresser entre un Hades Sanctuary correct, et un Omega dont il est dit que marcher dedans porte chance. Il y a des limites au masochisme.
Ce qui m’a finalement convaincu, c’est une curiosité très, mais alors très mal placée. Ainsi qu’une scène très étrange montrant Cancer no Deathmask dans un numéro de comédie musicale.

Maintenant, nous pouvons (enfin) entrer dans le vif du sujet. Lors d’une expédition, Mitsumasa Kido découvre un Gold Saint agonisant, lequel lui remet la jeune réincarnation d’Athéna, pourchassée par les usurpateurs du Sanctuaire, et lui révèle l’existence des Saints et du Cosmos. Pour protéger Athéna, il recherche de jeunes orphelins avec un fort potentiel, qui devront suivre une formation de guerrier. Le jour de ses 16 ans, Saori Kido se retrouve attaquée par un envoyé du Pope, qui la considère comme une traitresse ayant usurpé le nom d’une déesse ; elle est sauvée par ses Saints, mais il lui faudra se rendre au Sanctuaire pour prouver son identité.
Là où je reconnais bien Saint Seiya, c’est dans un scénario en lui-même paradoxal : réussi et raté à la fois. Déjà, il corrige pas mal de défauts de l’original ; nous pourrions prendre cela comme autant de trahisons, mais mieux vaut oublier nos préjugés avant d’aborder une nouvelle œuvre issue de cet univers. Les corrections, donc, sont de plusieurs ordres : les apprentis Saints sont beaucoup moins nombreux (nous sommes passés de 100 à 5), ils ne sont plus les enfants abandonnés de Mitsumasa Kido, le Pope a pensé à créer une fausse Athéna pour asseoir son autorité, et surtout, les personnages font enfin leur âge ! Vous voyez Saori et sa plantureuse poitrine, dans la série d’origine ? Elle avait 13 ans. Idem pour Seiya, Shun, et Jabu. Les Bronze Saints les plus âgés restaient Ikki, Geki, et Ban, 15 ans. Pour une raison simple : l’auteur voulait que les Bronze Saints soient des collégiens japonais (13-15 ans), les Silver Saints des lycéens (16-18 ans), et les Gold Saints des étudiants (19 ans et plus). Ici, les héros ont 16 ans, et font effectivement 16 ans.

Là où le bât blesse, c’est que ce film ambitionne d’adapter les 13 tomes de la Saga du Sanctuaire en un métrage de 1h30. Même en enlevant les Galaxian Wars, les Black Saints, les Silver Saints, et les analepses, cela fait quand même un paquet de Gold Saints à caser. Donc le scénario va à l’essentiel, avec des fortunes diverses.
Ainsi, Saori apprend qu’elle est Athéna dans sa voiture, de la façon suivante : « Bon anniversaire, Mlle Saori. Ah, au fait, vous êtes la réincarnation d’Athéna, la Déesse de la Guerre, et il y a des gens qui vont vouloir vous tuer ; mais, ne vous inquiétez pas, vous avez aussi des gardes du corps appelés Saints ». Brutal.
De même, la caractérisation des personnages principaux est absente. Seiya est le héros de shônen type, butor, enjoué, probablement amoureux de Saori, et cela s’arrête là. Shun se résume à son incapacité à combattre, et n’aura même pas droit à son moment de gloire. Ikki est encore plus poseur et emo, alors qu’il est à peu près aussi utile que son frère. Shiryu essaye de s’imposer comme le sage du groupe (celui que personne n’écoute), et Hyoga ne sert à rien. Ce qui désamorce nombre d’enjeux dramatiques : quand ce-dernier affronte son maître, cela ne dégage aucune émotion puisque nous ignorons tout d’eux. Quant à Saori, elle montre moins de prestance que l’originale, elle ressemble plus à une fille normale jetée dans un combat qui la dépasse ; c’est un choix qui se défend, mais je n’ai pas spécialement accroché à cette nouvelle version.

Par contre, le scénariste a plutôt bien géré les combats contre les Gold Saints, de manière à ce que nous puissions tous les voir ; cela diffère du manga, mais les quelques modifications s’avèrent judicieuses, même si la fin parait plus précipitée. A ce propos, un des antagonistes disparait de manière tellement abrupte qu’il s’en dégage un aspect comique ; je m’attendais presque à ce que le réalisateur rajoute un petit bruitage rigolo, genre « plop » ou « prout ».
Mais là encore, la caractérisation des personnages reste sommaire. A tel point que je me suis demandé à qui se destinait cette production ; à priori, elle se veut accessible pour un nouveau public, mais évacue par des répliques évasives nombre d’éléments importants, comme le fait qu’il soit possible de sauter les combats contre Gemini et Libra. Le spectateur connaissant la licence saura pourquoi, mais sans doute pas le néophyte.
Voici un exemple de dialogue concis censé résumer des pans entiers de l’histoire :
– Mais, tu es Mû !
– Shiryu, tu connais Aries ?
– C’est un ami de mon maître Libra.
– Libra est ton maître ?
– Oui.

En contrepartie, les Gold Saints deviennent encore plus poseurs. Mû porte des lunettes façon majordome pervers pour fujoshi, Aldébaran possède une façon bien à lui de débarrasser la table, Deathmask chante, et Milo… Surprise !

Vous l’aurez compris, mieux vaut connaître l’œuvre d’origine pour aborder ce long-métrage, mais il faut aussi savoir ouvrir son esprit pour accepter toutes les modifications apportées entretemps, qui ne pourront autrement que choquer.
Néanmoins, à l’instar du manga, La Légende du Sanctuaire donne plus d’importance aux combats qu’à ce qu’il raconte. Et là, par contre, c’est orgiaque, c’est du grand art. Ce que j’avais reproché au dernier film d’animation Tekken, c’est que bien qu’adaptant un jeu de baston, il ne proposait pour ainsi dire aucune confrontation. Ici, c’est l’inverse : s’il n’y avait qu’une seule chose à retenir de cette production, ce seraient justement la tatane.
Dans l’anime, les personnages se toisaient, puis sortaient leurs attaques en hurlant leurs noms ; c’était classe, mais pas très dynamique. Les Guerriers d’Abel apporta quelque chose de différent, avec le combat Camus/Shura contre Joao/Bérénice : les Saints luttaient de concert, bougeaient, virevoltaient, c’était bien plus rythmé. Dans La Légende du Sanctuaire, c’est toujours aussi classe, mais c’est infiniment plus dynamique.

Vous vous rappelez, dans la série, les Gold Saints n’arrêtaient pas de se vanter en nous expliquant pouvoir bouger à la vitesse de la lumière. Sauf que cela ne se voyait pas. Désormais, ça se voit : ils se déplacent au moyen de mouvements d’une fluidité incroyable, avec des ralentis de tarés durant lesquels le temps s’arrête complètement autour d’eux, ça explose avec des lumières de partout. N’y allons pas par quatre chemins : les combats sont magnifiques, ils sont bien chorégraphiés, et ils possèdent tous au moins une idée originale, pour un résultat qui se voit à l’écran. C’est moins poétique, mais c’est plus impressionnant. A ce titre, le studio peut s’enorgueillir d’avoir parfaitement choisi son réalisateur : il fait le travail, multiplie les plans ridiculement épiques, et il faut bien cela pour faire passer un scénario qui, sans même le comparer avec celui du manga, n’est de toute façon pas un bon scénario de long-métrage, car trop confus, trop lacunaire, et trop perfectible.

Les nouveaux designs surprennent, mais finalement, je les ai globalement appréciés. J’aimais bien les temples en ruine de la série, mais le nouveau Sanctuaire ne manque pas d’attrait. Les nouvelles Clothes, très travaillées, apportent une originalité bienvenue, même si je regrette qu’il soit impossible de reconnaitre celles des Silver Saints ; l’ajout du casque intégral n’est pas illogique dans un contexte guerrier, même si je suppute qu’il sert surtout à ne pas avoir à animer les visages des personnages durant les confrontations. Juste un reproche concernant l’Aquarius Cloth : la jarre sur l’épaule la fait ressembler à un personnage de Samurai Pizza Cats, qui lui avait un mini canon au même endroit.
L’animation, c’est un point perfectible ; nous passons régulièrement de décors travaillés et de mouvements fluides – même si à des années-lumière du premier DreamWorks venu – à des scènes limite honteuses. C’est inégal. Etrangement, les mimiques des Bronze Saints sont très appuyées, en particulier chez Seiya, ce qui augmente leur potentiel comique ; car il arrive que ce film propose quelques moments de comédie volontaire.

En prenant en compte tous ces éléments, je me vois bien incapable de donner un avis clair sur La Légende du Sanctuaire. Le passionné de Saint Seiya au fond de moi hurle à la fois de douleur et de rire, même s’il n’attend plus rien de cette franchise depuis bien longtemps, et qu’il s’était psychologiquement préparé à quelque chose de fondamentalement différent de ce qu’il connaissait. Le passionné de cinéma reprochera une technique largement perfectible, et un scénario précipité dont certains tenants et aboutissants ne peuvent être intégrés qu’à condition de connaitre l’œuvre, alors que cette production semble pourtant pensée pour toucher les néophytes en priorité. Et malgré tout, j’ai passé un bon moment, car les combats sont dynamiques, les Gold Saints classieux, les changements apportés à l’intrigue plutôt pertinents – c’est même souvent du bon sens – et il regorge de petites trouvailles.
Vous n’allez pas le croire, mais… je crois que j’ai apprécié.

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13 commentaires pour Saint Seiya : La Légende du Sanctuaire

  1. Tama dit :

    Haha, ça fait du bien de lire un avis comme le tiens. Vraiment.
    Autour de moi ça hurle au navet et crache sur le film sans jamais l’avoir vu, en grande partir car ils portent aux nus l’oeuvre originale qui -comme tu le dis si bien- est loin d’être exempte de défauts. -J’ai toujours trouvé dommage que Shun soit relégué à la « tapette qui sait pas se battre » et qui joue les jeunes filles en détresse en attendant son frère, alors qu’il vaut tellement mieux…(oui j’ai un faible pour les opprimés du système)-
    Beaucoup n’aiment pas le nouveau design, trop androgyne/boys band, comme si ils l’étaient pas déjà à la base…
    J’ai conscience qu’adapter 13 tomes en un seul film, c’est un gros risque et des raccourcis, c’est le jeu. Je suis pas non plus fan de CGI, j’aime un peu mais pas trop (je trouve que l’animation tradi est chaleureuse et intemporelle). J’ai conscience de ce qu’on me vend et de ce que je risque d’avoir mais je prends (rien que pour les bastons et death mask chantant). Par contre, je sais pas si j’aurais l’occaz de le voir au ciné (pas le temps ç_ç). On verra.
    Enfin bref, en tout les cas merci.

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    • Sharnalk dit :

      Oui dommage pour Shun, notamment sur ce que dit de lui le Scorpion, je spoilerai pas sur le Poisson mais je crains que les premiers films aient vraiment remportés le pari de flinguer définitivement ce personnage, jusqu’à Next Dimension.

      Pour le reste, je suis assez d’accord.

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  2. Gemini dit :

    C’est moi qui te remercie pour ton commentaire.

    En UK, ils ne connaissent même pas Saint Seiya, cela n’a jamais été diffusé à la télévision. Lors d’un karaoké avec des amis, j’ai voulu chanter Pegasus Fantasy, personne n’avait entendu parler de cette série… Donc pas de sortie cinéma ; pour regarder le film, j’avoue avoir dû employer des moyens détournés.

    Comme je l’indique, au début, je n’avais vraiment pas envie de le voir, j’avais même effectué quelques sorties dans ce sens ; moins par attachement pour l’oeuvre d’origine que par lassitude, suite à un déferlement de dérivés plus ou moins honteux depuis quelques années. Mais la curiosité aura été plus forte. Ce que je ne regrette pas, car ce film est plutôt unique en son genre. Objectivement, en tant que film, en tant qu’anime, et en tant que dérivé de l’univers Saint Seiya, il s’agit d’un échec. Mais la chorégraphie des combats et énormément de petites idées plus ou moins heureuses l’emportent sur tous les reproches que je pourrais lui faire.

    Je te rejoins parfaitement concernant Shun, c’est une image qui lui colle à la peau alors que, étrangement, cela ne se retrouve que dans les animes inédits, à savoir les long-métrages et la Saga d’Asgard. Là, oui, il se fait sauver par son frère. Sinon, il se débrouille tout seul. Dans Poséidon, il est même le seul à abattre deux Généraux. Il l’aide effectivement pendant les combats contre Shaka et Kassa, mais dans un cas comme dans l’autre, Shun n’est pas le seul en difficulté : il y a toujours deux autres Bronze Saints au moins autant en danger que lui.
    Le problème dans ce long-métrage, c’est que plusieurs affrontements passent à la trappe faute de temps, et il se trouve que cela concerne tous ceux pendant lesquels Shun se met en valeur…

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    • Tama dit :

      Chez nous c’est très lié à l’époque club do’ et je ne suis pas sûr qu’ils aient quelque chose de similaire. Surtout que tout ce qui est anime/manga y moins démocratisé.

      J’avoue que quand j’ai vu la BA ça ne donnait pas envie et je me sentais pas comme la cible visée mais une BA c’est pas forcément représentatif (alors que c’est le but mais bref). Que se soit un »échec » ça ne m’étonne pas, ceci dit même si j’apprécie beaucoup la licence sans être fanatique, je vais pas crier au scandale sans avoir vu. Pour l’instant j’essaie de défendre le film (enfin d’essayer de convaincre certains de le voir de manière objective et de pas le descendre sans l’avoir vu). L’argument c’est de dire que tout le côté tragédie ait été enlevé dont justement ce passage entre Camus/Hyoga, et que les armures sont moches et clinquantes (elles me rappellent celles des figures scintillantes de mon enfance).

      J’ai cité Shun mais il est pas seul dans ce cas à être un running gag permanent entre Shiryu qui perd la vue, Ikki qui fait son entrée en fanfare…enfin ceci dit, j’ai toujours trouvé Shun comme le plus balèze du lot.
      Je dirais que les films et séries qui reprennent ça, reprennent le concept de base, on s’éloigne de l’originale mais pas trop quand même (manque d’idées ?). Pourtant j’adore Asgard et les films (les vieux) qui chacun ont un truc de bien ça ne les empêchent pas d’avoir des défauts.

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      • Gemini dit :

        Je comprends absolument tous les à priori, pour les avoir ressenti moi-même : impression que les producteurs veulent juste se faire du fric – en même temps, c’est leur but, non ? – quitte à trahir la série d’origine et ici son identité graphique, au détriment des passionnés qui l’ont défendu pendant des années.

        A l’instar de Indy 4, ce genre de projet est perçu comme une madeleine ultime qui sera forcément décevante vue les attentes, car elle ne pourra pas se montrer à la hauteur d’un souvenir idéalisé et fantasmé. En plus, là, rien qu’à la gueule du film, tu sais que le public de la série d’origine va faire un anévrisme rien qu’en regardant les visuels.

        Pour remarquer que la tragédie est moins appuyée, il faudrait déjà voir le résultat.

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      • Tama dit :

        Ah c’est sur que l’animation ce n’est pas que de la passion (enfin disons que la passion ne remplie pas une assiette, ni un compte en banque).
        Le changement d’air ça peut avoir du bon surtout pour une série comme celle ci, bon après il y a des limites aux n’importe quoi.
        Je me suis peut-être exprimé maladroitement pour le clinquant et le manque de tragédie (je ne parlais pas pour moi mais des arguments que l’on m’a sorti). C’est ce que je disais dans un sens le film est un « échec » dès le départ puisqu’il ne sera jamais à la hauteur tellement les attentes sont nombreuses. En plus c’est toujours le genre de projet casse gueule plaire aux fans mais toucher le néophyte.

        J’ai l’impression que tu vas devenir le seul bastion des gens qui ont appréciés le film, ce que je lis n’est pas en faveur du film au mieux c’est mitigé.

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      • Gemini dit :

        Je me doute bien que ce n’est pas toi qui fais ce reproche au film, ne t’inquiètes pas.

        Et je ne suis pas le seul bastion, je sais que les gars de Mangacast ont aimé.

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  3. Pfedac dit :

    En toute franchise, j’ai adoré le film. Objectivement c’est un navet, mais je l’ai trouvé drôle, aussi bien les scènes de comédies que les scènes de comédie involontaire. Même si la fin… ben… disons qu’à partir de la mort d’un certain chevalier (oui, celle-là), on dirait que le scénariste a jeté l’éponge et a décidé de faire n’importe quoi, il suffit de voir ce que font les chevaliers d’or alors que le combat final a lieu, ou le « boss de fin » digne de Final Fantasy.
    Puis je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de fujoshi qui apprécient les designs des chevaliers d’or, par contre les temples, j’emménage direct, surtout dans celui du Lion.
    Mais je soupçonne un attachement vraiment profond à la série télé (fan de mythologie et d’astronomie au dernier degré qui vient sans doute du visionnage de la série à un âge pas très avancé en paralèle d’Ulysse 31) mais je n’aime pas le manga d’origine que je trouve moche et baclé.

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  4. Gemini dit :

    Exactement la même impression devant cette mort, même si le personnage réussit à détruire le sol d’une façon trop classe en retombant. Avec les petits morceaux qui restent en suspension lorsqu’il disparait, c’est magique et totalement gratuit ; c’est pour cela que je m’attendais au bruitage rigolo XD

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    • Pfedac dit :

      J’ai vu ce film une première fois seule, à Shanghai (donc pas de manière très légale mais il n’est pas passé en Chine), puis la seconde fois avec mes amis en France. Je crois que mes tympans sont encore vrillés des hurlements de rire de mes copines, le petit bruitage rigolo aurait été approprié.

      Mais j’ai vraiment une relation bizarre avec Saint Seiya, j’adore la série télé, les films, les séries dérivées (moyen Episode G mais j’ai un problème avec l’auteur qui ne sait pas gérer son scénar, même chose quand il faisait Niraikanai)… mais je ne supporte pas le manga originel par Kurumada qui reste pour moi une des plus pénibles lectures de manga que j’ai pû expérimenter (bon, comme je hais les romances lycéennes et le fan-service à outrance, j’ai évité pas mal de bouses au cours de ma « carrière »).

      Je crois qu’en fait, la clé pour qu’un fan apprécie ce film, c’est déjà qu’il fasse le deuil de son chevalier d’or préféré et ne cherche pas à ce qu’il soit identique (*tousse* Milo*tousse*). Une fois que ça c’est fait, on peut se prendre à apprécier le film qui reste rigolo et assez frais. Sans compter que pas mal de gros problèmes de base de la série (un sanctuaire dédié à Athéna à deux pas d’Athènes et qui englode le Cap Sounion de manière tellement discrète que les touristes ne voient rien) sont réglés d’une manière pas débile. Et on peut ne pas apprécier les nouveaux designs des armures, mais elles ressemblent enfin à des armures, parce que la jupette métal et le protège pectoral ça laisse bien l’abdomen à l’air quand même, ce qui est con pour une partie du corps qui abrite une grosse partie des organes vitaux.

      Bref, quitte à pinailler sur le non-respect de l’univers de base, on peut aussi s’interroger sur la cohérence du dit-univers de base.

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  5. Yomigues dit :

    Saint Seiya, je découvre complètement l’anime en ce moment. J’ai lu le manga il y a des années et je m’y retrouve dans ce que tu dis: les combats sont classes, mais quelle manque de dynamisme ! Je me tournerai très certainement après avoir fini la série vers les différents films, dont Legend of The Sanctuary donc… et de l’avis de beaucoup, le film passe très bien. Tu dis l’avoir apprécié toi-même malgré ses analepses et autres incohérences. C’était inévitable en adaptant un arc aussi long, il faut vraiment le prendre comme une adaptation moderne et libre de cette partie.

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  6. Gemini dit :

    Nous sommes d’accord. Reprocher à ce film d’être précipité, c’est comme reprocher à Harrison Ford d’être trop vieux dans Indy IV : avec un minimum de sens commun, c’est évident sans même qu’il soit nécessaire de vérifier ; en l’occurrence, car tu n’adaptes pas un matériau aussi dense en 1h30. Donc ceux qui décident de les regarder malgré tout le font nécessairement en connaissance de cause, à moins d’être extrêmement naïfs ; ensuite, il faut vraiment être de mauvaise foi pour venir s’en plaindre. A moins qu’ils aient décidé d’entrée qu’ils n’allaient pas aimer.

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  7. Sharnalk dit :

    Bel article, je ne suis pas d’accord sur le tout, mais les arguments sont là. Ce film s’étant en effet fait bashé par ses affiches et son design. Sincèrement, je suis pas un gros fan des visuels, je suis moi aussi un mordu de la série d’origine (j’ai acheté dernièrement les deux Box Blu Ray de la série en Japonais).

    Je ne saurai dire si le film est a été précipité, ce film fut mis en chantier depuis trèèèès longtemps et semble avoir été laissé en pause quelques années. Je me demande d’ailleurs de qui vient l’idée du coup d’adapter le Scorpion en Femme. De Omega ou de ce film ?

    Curieusement, je m’attendais à me faire chier sur le début du film, et c’est finalement ce que j’ai le plus aimé. L’humour du film fonctionne (chez moi) à merveille. Seiya passe vraiment pour un drôle de Saint. Quelques situations sont inversés, comme le fait que Shiryu ait toujours sa cloth (‘j’ai envie de briller en société’), amusant.

    Dès la maison du Scorpion l’adaptation s’accélère, c’est pas mal. Et pourtant je ne suis guère très conquit par le combat final un peu « too much ».

    Bref, loin d’être un mauvais film pour moi, mais je ne sais pas si je le reverrai une seconde fois.

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