Le Coin des Editeurs 2014

Nouvelle édition du Coin des Éditeurs, avec cette année un changement qui aura son importance : mon déménagement dans une zone non francophone. Ne plus pouvoir passer en librairie aura forcément un effet sur mes lectures, puisqu’un titre que j’aurais pu prendre sur un coup de tête ne connaitra pas nécessairement le même destin maintenant que je dois commander chaque tome par correspondance.
Je ne parlerai que des éditeurs chez qui j’ai acheté au moins un tome depuis le précédent billet.

Black Box :
Par rapport à leur première publication, j’ai noté une nette amélioration de la qualité de leurs éditions, même si quelques défauts demeurent. Sans parler de leur distribution chaotique. J’ai adoré Du Haut de mon Monde, et suis tenté par Vas-y Julie (en espérant que je pourrais me le procurer). J’avoue que d’autres séries pourraient m’intéresser, mais entre le prix (qui n’est certainement pas en accord avec la qualité de l’édition) et la distribution hasardeuse, cela m’a plusieurs fois rebuté, notamment pour Flash! Kimengumi.

Delcourt :
– Divine Nanami
Princess Jellyfish
Ils existent encore ceux-là ? Je plaisante, c’est purement rhétorique : s’ils n’existaient plus, je ne vois pas comment ils pourraient continuer à publier régulièrement les deux séries que je suis encore chez eux. Mais pour le reste, c’est silence radio. Il ne leur reste pas une ou deux licences achetées par Akata à annoncer ? Je sais que ce n’était pas leur rôle, mais depuis leur séparation avec ces-derniers, Delcourt est devenu encore plus mutique que Pika à l’époque où l’actuel directeur de collection du premier travaillait pour le second. C’est dire le niveau. Dans ces conditions, je vois mal ce que je pourrais dire sur l’éditeur. Sinon que, oui, je continue mes séries actuelles comme si de rien n’était, et cela s’arrête là pour le moment.

Doki Doki :
L’année dernière, ici, je pouvais citer Broken Blade comme un titre que je suivais chez cet éditeur. Sauf que depuis, le nouveau propriétaire nippon de cette licence – dont la gestion d’un catalogue manga n’est certainement pas la spécialité – a décidé de ne plus vendre ses séries à l’international, ce qui provoque donc un arrêt intempestif autant qu’involontaire de Broken Blade chez Doki Doki. Et cela me fait bien chier.
A part ça, je n’ai rien lu de cet éditeur, hormis le début de Freezing, ayant obtenu le premier tome dans le cadre d’une opération promotionnelle ; il faudrait que je prenne la suite, mais ce n’est pas une priorité. Je pense que Doki Doki est une des maisons qui subira le plus mon déménagement, car autant je pouvais parfois me laisser tenter en librairie, sur un coup de tête, autant il m’apparait plus compliqué de recourir au coup de tête quand il s’agit d’achat par correspondance.

Glénat :
– Captain Tsubasa
– Knights of Sidonia
Un mieux chez cet éditeur, puisque j’ai commencé Knight of Sidonia (l’anime ayant joué son rôle publicitaire), que j’aurais bientôt rattrapé la publication de Claymore, que leur anthologie Moto Hagio était excellente – 600 exemplaires vendus, pays de merde – et qu’ils ont dores et déjà annoncé un titre que je prendrai sans faute : Moyasimon. Non, je ne me suis pas trompé dans l’orthographe, et oui, cela m’a surpris aussi.
J’envisage ainsi ma future relation avec cet éditeur : le gros de leur politique éditoriale ne m’intéressera pas, mais ils sortiront de temps à autre un titre plus personnel qui pourra effectivement m’attirer. L’anthologie l’année dernière, Moyasimon dans quelques mois. Après, je ne suis pas à l’abri de bonnes surprises, mais comme indiqué dans un précédent billet, Glénat fût un temps l’éditeur le plus présent sur mes étagères, et alors que je les apprécie, je ne suis pour ainsi dire plus rien chez eux, et cela me désole. Mais globalement, les choix qu’ils font depuis quelques temps déjà ne me parlent plus.

IMHO :
De temps en temps, cela fait du bien de lire un manga tout simplement différent, et pour me contenter, cet éditeur fait très bien l’affaire. J’avais adoré leur publication de Opus l’année dernière, et comme je suis aussi lecteur de Suehiro Maruo et de Miki Tori, je suis client ; ainsi que du Lézard Noir, que je n’aborderai pas ici car ce serait redondant. Mais justement, en parlant de Miki Tori, cela fait plusieurs années que j’attends son Charivari, annoncé depuis des lustres chez IMHO ; je comprends que ce manga soit difficile à adapter, mais cela devient long. Je comprends aussi que le manga correspond à une activité annexe pour l’éditeur, qui peut se permettre ces retards – là où ses concurrents auraient fini par faire faillite – mais j’aimerais bien qu’il sorte avant que j’oublie jusqu’à son existence.

Kana :
Black Butler
Hunter x Hunter
– Kamakura Diary
Master Keaton
– Mon Histoire
Naruto
– Nura, le Seigneur des Yokai
– Le Pavillon des Hommes
Champion de ce classement, devant Kaze Manga. Néanmoins, ce-dernier risque de lui prendre sa place sous peu. Tout simplement car je constate un faible renouvellement de séries que je suis chez cet éditeur : cela fait plus de 10 ans que j’ai commencé Hunter X Hunter et Naruto, Le Pavillon des Hommes souffre d’un rythme aléatoire, Nura et Master Keaton se rapprochent de la fin… La seule nouveauté notable, c’est le très bon Mon Histoire, qui vient remplacer Piece en tant que seul shôjo que je suis chez eux (dans un style toutefois différent). Excellente pioche, en l’occurrence, même si à l’instar de Kamakura Diary, je doute que cela se vende. Mais c’est aussi ce qui est bien avec Kana : ses têtes d’affiche ne m’intéressent pas toujours, mais elles l’aident à financer des titres que nous sentons comme étant des coups de cœurs, et cette politique me parle. Maintenant, j’attends qu’ils me surprennent avec d’autres titres inattendus pour remplacer ceux qui s’arrêteront bientôt ; et pour l’instant, parmi leurs annonces, je n’ai rien identifié d’attirant. J’avais bien envie de commencer Dusk Maiden of Amnesia, dont j’avais apprécié l’adaptation, mais après avoir lu l’extrait offert avec le dernier Black Butler, j’ai été fortement refroidi. C’est ce qui s’appelle une publicité contre-productrice.

Kaze Manga :
– Biorg Trinity
Blue Exorcist
– Fleurs Bleues
Haikyu
– Kids on the Slope
Kuroko no Basket
Ultimo
Vous pouvez ajouter à cette liste la sortie prochaine de Gokusen, titre que je n’attendais plus (à l’instar de Moyasimon) mais dont l’annonce m’a réellement fait plaisir. La version anime m’avait beaucoup plu.
C’est assez représentatif de l’éditeur dans son ensemble : régulièrement, ils publient des nouveautés attirantes. Et comme j’ai fini par nouer une relation de confiance avec eux, je n’hésite pas trop avant de donner sa chance à un titre de leur catalogue s’il m’inspire. Ce fût le cas pour Biorg Trinity : une bonne critique m’a suffi pour me donner envie, et cela s’est conclu par un achat que je ne regrette pas (il est tout fou le Oh! Great). Ils continuent aussi de sortir des shônen sportifs issus du Jump, genre qui ne marche pas spécialement bien en France mais dont je reste friand. Ajoutez à cela une qualité d’édition constante et irréprochable, et vous comprendrez pourquoi il s’agit d’un éditeur que j’apprécie. J’en connais qui pourraient en prendre de la graine.

Ki-oon :
– Bride Stories
Récemment, Ki-oon se lance dans le shônen, par opposition à une politique éditoriale jusque-là plus axée vers les adolescents et les jeunes adultes. Le titre en question, Emblem of Roto, se présente comme un manga du début des années 90, dans un esprit typique de l’époque, et cela me parle (je précise que je n’ai lu Dai no Daiboken). Je me dis que, enfin, voilà un manga qui devrait me permettre de renouer pour de bon avec cet éditeur, au-delà de Tetsuya Tsutsui (dont ils ont dores et déjà annoncé la prochaine série) et de l’exception Bride Stories. Je commande donc les deux premiers tomes, confiant, et là, c’est le drame. Emblem of Roto est horriblement basique, les personnages manquent cruellement de charisme, et cela sent l’influence de Dragon Ball mais sans son univers unique et son humour. Bref, cela me laisse de marbre.
Entre Ki-oon et moi, je crois qu’il y a une sorte de malédiction.

Komikku :
– Sakamoto
Je ne saisis pas du tout la politique de Komikku, s’il y a quelque chose à saisir. Et je trouve leurs éditions médiocres. Je me contente donc de voir ce qu’ils proposent, au cas par cas, et comme ils n’annoncent pas souvent des nouveautés, cela n’a rien de trop compliqué. Je les remercie pour avoir enfin publié en France un nouveau manga de Hitoshi Iwaaki, même si j’ai été moyennement convaincu par le résultat. Là, j’ai commencé Sakamoto, en raison de sa présence parmi les finalistes du Prix Manga Taisho, grand pourvoyeur de séries de qualité (et d’échecs commerciaux). Pour l’instant, je ne saurais dire si je trouve ça génial ou débile ; mais comme il n’est sorti que deux tomes en 2 ans, je continue car cela ne représente pas un trop investissement.

Kurokawa :
Nobles Paysans
– Silver Spoon
Les Vacances de Jésus & Bouddha
– Vinland Saga
– Yotsuba
J’avoue avoir été moins séduit par Kurokawa dans le courant de l’année écoulée. Il faut dire qu’eux-aussi ont connu des ventes décevantes sur certains titres malgré leurs efforts de promotion, donc je suppose que cela s’est accompagné d’un recentrage et d’une politique moins à même de me séduire. A l’image de leur shôjo Wolf Girl & Black Prince, dont voici le résumé officiel. Cela se passe de commentaire.

Erika Shinohara, vaniteuse élève de seconde, fait croire à tout le monde qu’elle vit une histoire d’amour sulfureuse et passionnée. Pourtant, à l’âge de 16 ans, Erika n’a même jamais eu de copain. Sommée d’apporter une preuve de son idylle, elle prend en photo un beau jeune homme croisé dans la rue qu’elle présente comme son petit ami. Malheureusement, celui-ci s’avère être un élève de son lycée dont la sournoiserie n’a d’égale que sa grande beauté. Erika se retrouve alors piégée par Sata, ce dangereux manipulateur qui ne taira son mensonge que si elle devient son esclave…

Et le pire, c’est que je suis sûr que cela fonctionne. J’attends qu’ils annoncent de nouveaux des titres intéressants dans le futur, mais après avoir gouté au côté obscure de la Force, je vous dirais que j’ai un peu peur quant à l’avenir. J’espère me tromper.

Panini Manga :
– Ane no Kekkon
Princesse Kaguya
– Tokyo ESP
Alors que j’étais plutôt positif l’année dernière, et que le nombre de séries que je suis chez cet éditeur vient d’augmenter, je me montrerai plus dubitatif pour cette édition 2014. Déjà car le titre que j’ai commencé souffre déjà d’un rythme chaotique – j’espère que cela changera avec la diffusion de l’anime au Japon – mais surtout car, alors que Panini Manga continuait de maintenir une publication semestrielle pour Princesse Kaguya, aucun nouveau tome ne sortira en 2014. Ils avaient pourtant annoncé le contraire, mais la trésorerie a ses raisons. Donc rendez-vous en 2015 pour le 18ème volume, je réserve mon jugement jusque-là. Officiellement, la série continue.

Pika :
– Attache-moi
– Chihayafuru
High School of the Dead
– Nodame Cantabile
– Seven Deadly Sins
Il y a un mieux. Nodame Cantabile maintenu à un rythme semestriel, The Origin (que j’ai commencé en import par dépit) revenu d’entre les morts pour un rythme lui-aussi semestriel, une meilleure communication : Pika fait preuve de bonne volonté. Et il en résulte que j’ai commencé deux nouveaux titres chez eux, en attendant l’arrivée en Octobre du prochain Ken Akamatsu. Deux titres qui me comblent parfaitement en me procurant une lecture des plus divertissantes. Au fil des années, Pika s’améliore, et compte-tenu du nombre de séries qu’ils récupèrent au nez à la barbe de leurs concurrents – être en excellents termes avec Kodansha, ça aide – et des efforts qu’ils font pour lancer des manga moins attendus comme Attache-moi, je préfère ça. Maintenant, j’aimerais bien que nous arrivions au bout de Nodame Cantabile.

Soleil Manga :
Cet éditeur se glisse pour la première fois dans le Coin des Éditeurs. Mais il aurait mieux valu qu’il n’y apparaisse pas. Effectivement, le seul manga que j’ai acheté chez eux fût un échec sur toute la ligne. Je ne parle pas de la qualité du titre lui-même – même si cela n’arrange rien – mais bien de celle de l’édition : je n’avais jamais au grand jamais vu une horreur pareille. Traduction aléatoire bourrée de contresens, fautes d’orthographes, inversion de bulles en pagaille, c’est bien simple, ils ne l’ont tout simplement pas relu. Ce qui ne m’a pas empêché de le payer le prix fort. Heureusement que leur politique éditoriale ne m’intéresse absolument pas. Et lorsque j’ai un doute, je préfère éviter de leur donner de nouveau mon argent.

Taifu :
– Love Stage !!
Rendez-vous sous la Pluie
Rien à redire par rapport à l’année dernière, d’ailleurs je suis exactement les mêmes séries. Ils font un bon travail d’édition, montrent énormément de volonté pour promouvoir leurs titres sur les salons – ce sont certainement ceux qui se déplacent le plus, y compris à la Yaoi Yuri Con 2014 – autant dire qu’ils font parti des éditeurs pour lesquels j’ai le plus de sympathie, et c’est pour cela que je teste de temps à autre des titres chez eux – lorsqu’ils bénéficient de bonnes critiques – alors que je ne suis pas le public visé. Les Yaoi, à part s’il y a un véritable scénario par derrière (*hum*) ou le nom de Mikiyo Tsuda sur la couverture, je ne peux pas dire que cela me parle. Et leurs annonces autour de leur label Ototo m’attirent peu, elles-aussi. Mais il n’en reste pas moins que j’ai confiance en eux, donc j’ai tendance à tester des manga de leur catalogue qui ne m’auraient pas attiré habituellement.

Tonkam :
– Drifters
– Jojo’s Bizarre Adventure – Phantom Blood
– Jojo’s Bizarre Adventure – Steel Ball Run
X
Un manga à parution annuelle, un titre « en pause » au Japon, et du Jojo’s Bizarre Adventure. Des annonces sans intérêt. Une communication hasardeuse. Pour son 20ème anniversaire, la moitié du catalogue qui part au pilon, y compris quelques-unes des séries les plus importantes de l’histoire du manga en France. Dire que je n’attends plus rien de cet éditeur, hormis la fin des séries que je suis, ne serait sans doute pas très éloigné de la réalité. Non, en fait, c’est exactement ça : si ce n’était pour Jojo’s Bizarre Adventure et Drifters, cela ne me gênerait pas de le voir disparaitre. C’est un éditeur que j’ai énormément aimé, mais au bout d’un moment, l’euthanasie peut aussi être considérée comme une délivrance.

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