Anime – DVD – Dématérialisé

Nouvelle article. Décidément, rien ne peut m’arrêter. En l’occurrence, c’est pour réagir au dernier Mangacast, dans lequel l’ami Saga est venu nous présenter les résultats de l’étude qu’il a mené sur la consommation d’anime en France.
En tant que participant, j’ai décidé de revenir sur mes propres réponses, et sur les raisons derrière celles-ci.

Pour débuter, parlons consommation. Je dirai que je dois tourner autour de 5 ou 6 épisodes pour une semaine standard, mais que ce nombre peut grimper en flèche pendant le week-end pour peu que je me lance dans un titre qui m’accroche. Situation qui, de vous à moi, se produit de moins en moins fréquemment, déjà car l’animation japonaise n’est pas ma seule préoccupation – je n’ai jamais été autant porté sur le cinéma – et surtout car j’ai quand même regardé énormément de séries par le passé, ce qui limite le réservoir susceptible de m’intéresser. Par contre, je n’exclue par de revoir un anime que je connais déjà, ce qui m’arrive régulièrement. Là, par exemple, j’ai très envie de replonger pour au moins la dixième fois dans la saga Asgard.

Ce qui nous amène à la seconde problématique : mon mode de consommation. Et là, clairement, je refuse de payer pour du contenu dématérialisé. Quant à expliquer pourquoi, je commencerai par préciser que si je paye un film ou un anime, c’est notamment pour le conserver ; or, j’ai le conviction que le support dématérialisé est incompatible avec l’idée de conserver un fichier aussi longtemps que je le souhaite. Ayant subi plusieurs pertes de données par le passé, je considère que le dématérialisé ne m’offre pas les garanties nécessaires pour justifier un achat. Mes DVD et BRD me paraissent – peut-être à tort – infiniment plus fiables ; jusqu’ici, je n’en ai jamais perdu un seul, je n’ai jamais eu un problème avec une édition – même sur le Sailor Moon de Kaze ou les Rebuild of Evangelion de Dybex – et je n’en ai jamais abimé un seul au point de ne plus pouvoir en profiter. Et je m’en fous de passer pour un vieux con.

Donc, j’achète des DVD et des BRD, plus ou moins selon les désidératas des éditeurs. En effet, il n’y a rien qui m’énerve plus que de voir un éditeur français n’acheter que les droits VOD d’un titre alors qu’il produit aussi des DVD/BRD en parallèle. Concrètement, lorsque Kaze a annoncé La Mélodie du Ciel, j’étais hyper content, puis en constatant qu’ils se limitaient à du dématérialisé, je l’avais mauvaise. Heureusement, il existe un merveilleux pays de l’autre côté de la Manche où, là, j’ai trouvé mon bonheur.
Ma situation actuelle, la voilà : les derniers titres que j’ai acheté en France ne concernaient plus que de vieilles licences – hormis quelques long-métrages – et pour des séries plus récentes, ou même des anciennes qui n’intéressent pas le marché français, il m’arrive régulièrement de regarder du côté de l’Angleterre, des USA, voire même de l’Italie et du Japon. Ce qui vaut aussi pour le cinéma.

Ce que j’attends des éditions DVD/BRD, c’est le minimum :
– Bon anime ;
– Bonne qualité d’image ;
– Présence d’une VOST, avec des sous-titres dans une langue que je peux comprendre ;
– Présence d’une VF pour les séries nostalgiques vendues par des éditeurs français ;
Je précise « par des éditeurs français » car j’ai acheté récemment l’intégrale de Cherry Miel en Z1, et que je ne pouvais décemment pas exiger la VF d’origine. Autant dire que je ne me considère pas comme un client trop chiant, d’autant qu’il m’arrive même de déroger à mes propres règles, par exemple pour l’édition AB du Collège Fou Fou Fou, dont une VOST aurait de toute façon été utopique.
Les bonus ? Les collectors ? Je m’en branle complètement. Déjà car je ne regarde jamais les bonus, et ensuite parce que ce qui m’intéresse, c’est l’anime et pas ce qu’il y a autour. Néanmoins, il peut arriver que l’édition « de base », ce soit la collector ; avec en parallèle une super édition collector de la mort qui tue. Ce fût le cas pour Nadia et le Secret de l’Eau Bleue : sans doute un de mes animes favoris, mais la version la plus simple me convient ; ce sont les mêmes galettes, et pouvoir redécouvrir cette œuvre mythique en BRD suffit à mon bonheur. Saint Seiya, j’ai les collectors mais uniquement car, dans l’esprit de AB, ce terme signifie VO+VF.

Là où j’ai quand même des regrets, c’est pour quelques séries dont une édition BRD existe au Japon – pays dont je ne maitrise toujours pas la langue – mais pas en région B, alors qu’elles l’auraient amplement mérité. Shi Ki, j’ai longtemps attendu cette version, mais comme elle n’est jamais venu, j’ai fini par me rabattre sur les DVD chez Kaze, mais avec une pointe d’amertume.
Par contre, je viens de me prendre Girls und Panzer en import, et j’hésite à acquérir la version australienne de Môretsu Pirates en BRD, qui apparemment serait bel et bien en région B. Il faut que j’étudie la question.

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2 commentaires pour Anime – DVD – Dématérialisé

  1. Je réagis à ce passage :
    « si je paye un film ou un anime, c’est notamment pour le conserver ; or, j’ai le conviction que le support dématérialisé est incompatible avec l’idée de conserver un fichier aussi longtemps que je le souhaite. Ayant subi plusieurs pertes de données par le passé, je considère que le dématérialisé ne m’offre pas les garanties nécessaires pour justifier un achat. »

    Le dématérialisé offre les garanties que tu recherches… mais pas dès qu’il s’agit d’animation japonaise.

    Le modèle existe et marche bien pour les jeux vidéos, j’en veux pour preuve Humble Bundle, GOG, Steam et leurs succédanés. Personnellement, et pour les mêmes raisons que toi, (conserver) je me retrouve paradoxalement à racheter sur ces services des jeux que je possède déjà sur galettes. Avec souvent l’avantage de voir le produit s’améliorer dans le temps. (là où les erreurs de traductions, fautes d’orthographes et bogues d’encodage resteront ad vitam æternam sur mes DVD d’anime)

    À côté, l’offre en animation japonaise est famélique. La « meilleure » (et presque seule à ma connaissance) offre disponible est celle de Wakanim, avec ses liens (payants, je le rappelle) de téléchargement direct qui expirent au bout de 14 jours. (et dont les preuves d’achat même disparaissent de l’historique des commandes en moins de deux ans)

    Bien évidemment, je suis cohérent avec mon ressenti exposé ci-haut et consomme les deux mondes en dématérialisé quasiment pur… ce qui induit que si je paie rubis sur l’ongle la quasi-totalité de mes jeux, je me retrouve à consommer mes anime sur des sites qui mélangent dans leur nom baka, Mononoke ou nyaa avec des références à la technologie torrent. (et, par effet de bord non souhaité, sans faire remonter un centime aux auteurs de l’œuvre)

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  2. Gemini dit :

    Effectivement, j’avoue avoir moi-même succombé à Steam. Déjà parce que le lecteur DVD de mon PC est mort – donc pour les galettes, c’est mort aussi – mais aussi car je peux choisir d’installer / désinstaller un jeu tout en sachant que je peux le récupérer quand je veux.
    Le seul soucis, c’est si le service vient à disparaitre. Je ne crois que cela puisse arriver dans l’immédiat avec Steam, mais le marché de l’animation étant ce qu’il est, j’imagine mal un service similaire proposé par un éditeur risquant de faire faillite à tout moment.

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