The Amazing Bilan

C’est la fin de l’année, et on me dit dans la cullette qu’il est venu le temps du bilan anime de l’année. Sauf que, si vous avez bien suivi mon blog, vous aurez remarqué que je parle beaucoup moins d’animation nippone. Et que, déjà l’année précédente, j’avais contourné l’exercice. En même temps, aucune des séries que je suis en ce moment ne s’est achevée avec la fin de la saison automnale…
Qu’à cela ne tienne ! Il me suffit d’écrire un bilan combiné 2012 / 2013, et le tour est joué.

Comme de bien entendu, je commence par la liste exhaustive de tous les titres qu’il m’aura été donné de voir en intégralité sur cette période :

.hack//The Movie : Sekai no Mukou
.hack//Versus : The Thanatos Report
Ace wo Nerae 2
Ano Natsu de Matteru
Another
Arrietty, le Petit Monde des Chapardeurs
Babel II
Bakumatsu Gijinden Roman
Blue Exorcist
Blue Seed
Boku wa Tomodachi ga Sukunai
Chihayafuru
Chihayafuru 2
Chuunibyou demo Koi ga Shitai
Fullmetal Alchemist: Brotherhood
Girls und Panzer
Ghost in the Shell: Arise – Border:1 Ghost Pain
Ghost in the Shell: Arise – Border:2 Ghost Whispers
Ghost in the Shell: Stand Alone Complex – The Laughing Man
Gosick
Hellsing Ultimates
Hetalia World Series
High School of the Dead
Himitsu no Akko-chan – Umi da! Obake da!! Natsu Matsuri
House of Five Leaves
Hyouka
Irresponsible Captain Tylor
Kiniro Mosaic
Kuroko no Basket
Last Exile – Ginyoku no Fam
Little Witch Academia
Lupin III – Dead or Alive
Lupin III – Mine Fujiko to Iu Onna
Macross Frontier – Sayonara no Tsubasa
Martian Successor Nadesico
Mawaru Penguindrum
Mazinger Z vs. Devilman
Mazinkaiser SKL
Midori no Hibi
Mobile Suit Gundam: The 08th MS Team
Môretsu Pirates
New Dominion Tank Police
New Prince of Tennis
Le Prince du Soleil
Rebuild of Evangelion 3.0
Robotics;Notes
Sailor Moon R
Saki Achiga-hen – episode of side-A
Sakura Taisen – Ôka Kenran
Senki Zesshô Symphogear
Shion no Ô
Stella Women’s Academy, High School Division Class C³
The Skull Man
Tasogare Otome x Amnesia
Teekyuu
Tekken – Blood Vengeance
Tiger & Bunny

Ce qui, sur deux ans, ne représente pas grand chose.

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TOP 10 des Meilleurs Animes

n°10 : Girls und Panzer

Comme vous allez le constater ci-dessous, ce classement est rempli de surprises, dans le sens où je ne m’attendais pas à apprécier autant ces animes. Et quoi de mieux que Girls und Panzer pour commencer, concept improbable de lycéennes jouant à la guerre au volant de chars d’assaut bariolés ? Sur le papier, la série ne donne pas du tout envie, mais il faut savoir dépasser ses appréhensions pour découvrir un titre vitaminé qui assume jusqu’au bout son délire, entre accumulations de clichés et univers complètement surréaliste. Pour qui saura apprécier son postulat de départ, Girls und Panzer se transformera en une véritable bombe d’action et de bonne humeur. Le tout avec des tanks.

n°9 : .hack//The Movie : Sekai no Mukou ni

Alors que cela doit bien faire 10 ans que j’ai croisé pour la première fois le projet .hack//, il s’avère que celui-ci a encore de bonnes surprises à nous proposer, à l’image de ce nouveau film. Celui-ci raconte l’histoire de Sora, une adolescente de 2024 qui va investir l’univers de The World, se prendre au jeu, et découvrir qu’elle aura un rôle majeur à y jouer. Du très classique au premier abord, si ce n’est une recherche graphique poussée pour bien distinguer le virtuel du réel, l’importance des relations de Sora en dehors du jeu, et surtout une débauche d’action en guise de climax. Ce long-métrage mélange les genres, entre grande aventure et triangle amoureux, pour un résultat étonnamment réussi. Les amateurs de la licence pourront toutefois lui reprocher de reprendre des éléments des précédents opus sans les justifier, mais il faudra mettre au crédit des auteurs une véritable prouesse : avoir rendu cet avatar de .hack// à la fois plaisant pour les connaisseurs et abordable pour les néophytes.

n°8 : Last Exile – Ginyoku no Fam

Toujours dans les surprises, Ginyoku no Fam prend la 8ème position. Lorsqu’un Gonzo moribond annonça une suite à son succès Last Exile, je me demandais quel intérêt pouvait présenter un tel projet, sinon celui de capitaliser sur un nom connu. C’était oublié qu’il s’agit d’une œuvre inédite, donc toujours plus risquée qu’une simple adaptation.
La série se montre digne de son illustre ainée : l’histoire s’insère parfaitement dans cet univers plus élaboré, les scènes aériennes sont toujours aussi grisantes, et le scénario nous propose une véritable aventure. Si une composante moe plus marquée nous prouve que les temps ont changé depuis Last Exile premier du nom, la technique d’animation des CGI a elle-aussi eu le temps d’évoluer pour le meilleur, et de ce point de vue ridiculise son prédécesseur. Ginyoku no Fam sera donc un passage obligé pour tout amateur de la licence.

n°7 : Ghost in the Shell: Stand Alone Complex – The Laughing Man

Pour ceux qui ne les connaitraient pas, les deux séries Stand Alone Complex reposent sur deux catégories d’épisodes : les Stand Alone, qui peuvent se prendre indépendamment de toute intrigue, et les Complex, qui correspondent au fil rouge. En réunissant ces Complex, Production IG a créé deux long-métrages : The Laughing Man et Individual Eleven. Ce-dernier étant une catastrophe au rythme hachée, il ne m’avait pas donné envie de regarder l’autre. J’ai fini par passer outre mes appréhensions, pour découvrir un film d’animation qui, s’il souffre encore de quelques problèmes de rythme, propose une histoire suffisamment solide et passionnante pour mériter de figurer dans ce classement. Surtout, il permet de se replonger avec délice dans une des meilleures sagas d’animation des années 2000. Néanmoins, je recommande aux néophytes de commencer par la série TV, puis de laisser passer quelques temps avant de s’intéresser à ce condensé.

n°6 : Hellsing Ultimates

Cela aura été long, mais Hellsing Ultimates – adaptation plus proche de l’originale – est enfin arrivée à son terme, après 10 OAV. Ouf ! Et nous ne pouvons que remercier le ciel que les Japonais ne soient pas trop emprunts de morale judéo-chrétienne, car le résultat aurait été beaucoup moins défoulant sans ses hordes de vampires nazis affrontant des prêtres guerriers du Vatican. Le tout sur fond de chants traditionnels allemands de la Seconde Guerre Mondiale. Dans Hellsing Ultimates, ça tranche, ça gicle, ça découpe, ça déchiquette, ça pulvérise, ça explose, ça massacre, c’est rien que du bonheur. Âmes sensibles et/ou puritaines s’abstenir, mais pour tous les autres, cette accumulation de clichés et de violence ne pourra que faire des heureux. En tout cas, j’ai sacrément pris mon pied.

n°5 : Chihayafuru

Par commodité, j’ai considéré comme un ensemble les deux séries Chihayafuru. Après tout, rien ne justifie d’un point de vue purement narratif cette séparation : le studio a simplement joué la sécurité en produisant un premier anime reprenant le début du manga, pour ensuite envisager le potentiel commercial d’une suite.
Chihayafuru est un ravissement de tous les instants, un mélange réussi de compétitions sportives grisantes, de comédies scolaires avec quelques relents amoureux, mais aussi de culture, à travers la signification des cent poèmes qui ponctuent le titre. Les personnages sont attachants aussi bien pendant les affrontements que dans leur vie de tous les jours, et Madhouse réalise un travail exceptionnel concernant la partie technique, permettant aux poèmes de prendre vie sous nos yeux. Une merveille qui me fait espérer une éventuelle 3ème partie.

n°4 : Fullmetal Alchemist: Brotherhood

FMA et moi, c’est une drôle d’histoire. La première série fût diffusée à une époque où je ne pouvais pas regarder d’anime, et je me suis fait méchamment spoiler par des internautes partant du principe que « tout le monde l’avait vu ». Je ne l’ai donc pas appréhender dans de meilleures conditions – j’étais même plutôt énervé – et cela s’est ressenti sur mon appréciation finale. Bien des années plus tard, je me décide à tester la seconde adaptation, celle plus proche du manga et dépourvue d’incohérences. Et, enfin, tout le potentiel du titre m’a sauté au visage.
Cela fait plaisir de se voir transporté dans un monde aussi original, et de suivre de telles aventures. La mangaka possède un talent fou quand il s’agit de créer des personnages mémorables, et de passer en quelques cases de l’humour le plus efficace au drame le plus poignant. Je crois que tout a déjà été dit sur cette série, mais je tenais à mettre en avant le plaisir que j’ai pu éprouver avec cette adaptation, qui m’a permis d’enfin l’apprécier à sa juste valeur.

n°3 : House of Five Leaves

C’est vraiment un titre atypique que ce House of Five Leaves, du genre que le spectateur adorera ou détestera. Pour ma part, j’y suis allé en trainant des pieds, pour finalement adorer. Il faut dire que le dessin, à commencer par le visage des protagonistes, change du tout-venant et pourra donc forcément rebuter.
Alors que l’époque du récit – l’ère Edo – devrait nous faire penser à un récit de samouraïs, cet anime se focalise sur la société japonaise d’alors, et nous propose de suivre une bande de criminels aux grands cœurs, les Goyo. Tous portent un passé lourd et douloureux, et tandis qu’ils se livrent à leurs coupables activités, ce sont des êtres humains complexes que l’auteur nous invite à découvrir. Le rythme est plutôt lent, la série avant tout contemplative, et le studio Manglobe nous propose des couleurs automnales magnifiques pour enrober le tout. Pour autant, House of Five Leaves possède une véritable intrigue, qui évolue au fil des épisodes et se révèle comme un argument de poids dans l’attachement que nous pouvons éprouver pour la série. Adulte et superbement réalisée, elle mérite le détour.

n°2 : Ace wo Nerae 2

J’avais trouvé la première série Ace wo Nerae – Jeu, Set, et Match en Français – bonne sans être exceptionnelle ; elle recourait à des codes éculées, et malgré la présence à la réalisation de Osamu Dezaki, le faible budget se ressentait terriblement. Pourtant, elle m’a suffisamment intéressé pour que je jette un oeil à l’autre avatar de cette licence sortie en France, la série Ace wo Nerae 2.
Cette fois, il s’agit d’OAV, ce qui tout-de-suite suggère un budget largement supérieur. Et, effectivement, cet anime est magnifique, bénéficiant toujours des talents de Osamu Dezaki. Nous sentons clairement la différence.
Surtout, Ace wo Nerae 2 adapte le passage le plus poignant mais aussi le plus connu du manga d’origine, celui qui sera repris par le studio Gainax pour apporter une émotion incroyable à son Top wo Nerae. A ce titre, il s’agit d’un anime qui fait mal, tant la douleur des personnages nous parait insupportable. Plus que jamais, nous comprenons que le sport n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour eux d’apprendre la vie.
Si vous avez aimé Jeu, Set, et Match, vous vous devez de regarder cette série.

n°1 : Rebuild of Evangelion 3.0

Avouez que vous vous y attendiez. Depuis que j’effectue ces bilans annuels – donc depuis l’ouverture du blog, pour être précis – les deux précédents films ont chacun remporté cette première place, donc il était logique que celui-ci arrive en tête à son tour. Et il le mérite encore plus que ses ainés, tant sa première demi-heure m’a scotché comme jamais film d’animation ne m’aura scotché. Du très grand spectacle, très impressionnant, intense, avec en outre un hommage grandiose que je n’aurais jamais espéré à un autre de mes animes préférés.
La suite est hélas! moins digne d’éloges, dans le sens où il nous faudra attendre le prochain opus pour constater si, oui ou non, Hideaki Anno s’est foutu de notre gueule avec cette lenteur d’escargot et cette accumulation de termes abscons. Mais cette entame pulvérise à tel point tous les standards de qualité (pourtant immenses) mis-en-place pour cette version Rebuild, qu’à elle-seule elle suffit à propulser ce long-métrage au firmament de l’animation japonaise. Rien que ça.

Les autres nominés étaient : Arrietty, le Petit Monde des Chapardeurs, Hyouka, Irresponsible Captain Tylor, Little Witch Academia, Macross Frontier – Sayonara no Tsubasa, et Martian Successor Nadesico.

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TOP 5 des Coups de Cœur

Les animes pas forcément exceptionnels, au potentiel pas toujours exploité à leur maximum, mais que j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder.

n°5 : Gosick

Gosick, ou l’histoire d’une détective prodige autant qu’amoureuse du style gothic lolita, perdue dans une Europe fantasmée du début du XXème Siècle. Présentée comme une suite d’enquêtes, essentiellement basées sur des légendes locales que l’héroïne prendra un malin plaisir à décortiquer, la série se perd vers la fin en voulant introduire une trame nouvelle et inutilement larmoyante. Dommage, car les aventures du duo principal sont plaisantes à suivre, et Bones fait le travail pour un résultat largement plus agréable à l’œil que le manga d’origine. Reste un anime divertissant, distrayant, avec un final touchant malgré quelques lourdeurs. L’histoire aurait gagné à se contenter des enquêtes, dans la mesure où celles-ci se suffisent à elles-mêmes.

n°4 : High School of the Dead

Highschool of the Dead est l’adaptation du manga le plus basique et racoleur qui soit : une histoire de zombies avec des héroïnes bonasses surarmées et un military otaku. Sauf que c’est du basique bien fait, et c’est d’autant plus valable pour son adaptation animée. Il faut dire que ce sont les tarés de chez Madhouse qui s’y collent, et que lorsqu’ils le souhaitent, ceux-ci sont capables de proposer des scènes démentes d’une fluidité impressionnante. C’est justement le cas ici : Highschool of the Dead, c’est une quintessence d’action gore et décomplexée, de personnages classieux lorsqu’ils s’en donnent les moyens, et de séquences d’animation d’anthologie, à grands renforts de ralentis et de seins qui bougent dans tous les sens. C’est primaire, c’est crétin, mais quand c’est bien fait, pourquoi s’en priver ?

n°3 : Hyouka

De temps en temps, Kyoto Animation arrive à nous sortir un anime voyant plus loin que la tranche-de-vie joliment emballée. Chuunibyou demo Koi ga Shitai était bien sympa, mais j’ai eu un véritable coup de cœur pour Hyouka, sympathique série d’enquêtes en milieu scolaire, dont les tenants et aboutissants restent généralement de taille réduite, sans que cela ne dévalorise la qualité de la réflexion. Certes, toutes ne présenteront pas le même attrait, et celles en plusieurs épisodes sont globalement plus réussies que les autres, mais l’ensemble demeure largement appréciable. Ajoutez à cela la qualité technique habituelle des productions du studio, et vous aurez une de leurs plus franches réussites depuis plusieurs années. Je me suis régalé.

n°2 : Irresponsible Captain Tylor

Un capitaine inexpérimenté et calamiteux se retrouve à la tête du plus minable vaisseau de la flotte terrestre. Ça risque d’être explosif.
Captain Tylor est un anime que je connais depuis l’époque où j’achetais encore mes séries en VHS. C’est dire si ça date un peu. Mais je n’avais jamais pris le temps de le regarder jusqu’à maintenant. C’est fait, et je ne le regrette pas. Parce que niveau divertissement, ça se pose là : très années 90 dans l’esprit et les races extra-terrestres, il aligne une galerie de personnages déjantés comme rarement anime en aura aligné, et évidemment il ne peut en découler que des situations délirantes. Tylor est un drôle de capitaine, tantôt complètement déconnecté de la réalité, tantôt véritable foudre de guerre dont nous pouvons nous demander si la réussite vient du talent ou d’une chance insolente. En tout cas, ça fonctionne, au grand dam de ses ennemis comme de ses alliés. A noter un dernier épisode doté d’une réalisation d’une finesse et d’une précision dignes d’éloges.

n°1 : Môretsu Pirates

Énorme paradoxe que ce Môretsu Pirates. En raison de son détournement d’une de mes séries favorites et de sa proportion à nous faire miroiter de l’action pour mieux nous en priver au dernier moment, il s’agirait plutôt d’un titre frustrant. Pourtant, force est de constater que c’est mon plus gros coup de cœur de ce bilan. Alors pourquoi ? Déjà, tout bêtement, car les personnages sont réussis, et que les auteurs ont su maintenir un rythme enlevé permettant de rendre chaque épisode passionnant, qu’il soit focalisé sur la piraterie ou la vie scolaire de notre héroïne (les deux restant souvent liés). En s’articulant sous forme d’arcs, et en ne se montrant pas avare en humour, retournements de situations, voire même délires – la prise de contrôle du vaisseau par des adolescentes est un modèle du genre – Môretsu Pirates fonctionne à la perfection et propose un divertissement des plus efficaces. Je reste toutefois persuadé qu’il n’a pas utilisé tout son potentiel.

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TOP 5 des Animes avec des Gros Robots

n°5 : Robotics;Notes

A priori, le concept de Robotics;Notes serait de nous parler de robots géants, mais de manière plus réaliste que dans la plupart des autres productions nippones. Sauf qu’en délocalisant l’action dans le futur et en justifiant leur conception par des théories fumeuses, ses auteurs trahissent le propos… Mais qu’à cela ne tienne : cette histoire de club scolaire désireux de concevoir sa propre machine, et qui se retrouve embringué dans un complot qui le dépasse, propose suffisamment de bonnes idées pour rester un divertissement des plus appréciables. La réflexion autour du genre est limitée, mais les membres du club suffisamment attachants pour justifier de regarder cet anime.

n°4 : Mobile Suit Gundam: The 08th MS Team

A l’instar de Gundam 0080, The 8th MS Team nous apporte la preuve qu’il serait encore possible de multiplier les histoires se déroulant durant la Guerre d’Un An, sans pour autant paraitre redondant ; les affrontements ont certainement été suffisamment nombreux et variés pour cela. Ici, nous suivons une unité terrestre munie de Gundam, dans un cadre d’opération qui rappellera aux choix l’enfer du Vietnam ou les guérilla sud-américaines.
L’histoire se veut plus crédible que dans la série principale, avec ses soldats déjà expérimentés avant de se voir confier leurs machines, à mille lieux de tout problème de Newtype. De plus, la jungle dense apporte ses propres spécificités aux combats, à commencer par une visibilité réduite qui impose de se focaliser sur le son. Enfin, The 8th MS Team donne une place étonnamment importante à la romance impossible entre deux soldats de camps opposés, et dans ce contexte, cela marche assez bien. Même s’il ne s’agit pas d’un indispensable de l’Universal Century, il serait donc dommage de passer à côté une fois les bases de cet univers assimilées.

n°3 : Macross Frontier – Sayonara no Tsubasa

De loin, sans regarder la série, j’ai eu l’impression que Macross Frontier souffrait de critiques mitigées, celles-ci mettant notamment en avant sa lenteur et son remplissage. Mais comme je tenais à tester cet anime somme toute populaire lors de sa diffusion, j’ai décidé de passer par ses films résumés, nécessairement condensés. Et force est de constater que j’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu, que ce soit dans les affrontements spatiaux superbement animés, le mecha design toujours très Macross dans l’esprit mais sans cesse modernisé, et le triangle amoureux typique de la franchise.
Ensemble, j’ai trouvé que les deux films se suffisaient à eux-mêmes et donnaient lieu à un spectacle réussi, qui s’il passait un peu rapidement certains détails restait parfaitement compréhensible.

n°2 : Martian Successor Nadesico

Martian Successoir Nadesico se devait de figurer dans ce classement. Tout simplement car cette série de mécha nous parle notamment de passionnés de séries de méchas qui pilotent des méchas eux-mêmes. Je ne sais pas si vous me suivez mais c’est pas grave. Tout ça pour dire que cet anime est très réussi, et présente bien plus que Robotics;notes une réflexion passionnante autour des robots géants, même s’il n’est pas utile d’aimer les robots géants ou de s’y connaitre pour l’apprécier. Bref, c’est le bien, mangez-en.

n°1 : Rebuild of Evangelion 3.0

Celui-là, compte-tenu de son classement général, sa place ici était parfaitement logique. D’autant que c’est en grande partie grâce à ses robots géants que je l’ai apprécié, la prestation de l’un d’entre eux durant la première scène suffit à enfoncer la concurrence. Pour le reste, j’ai déjà dit tout ce que j’avais à dire précédemment.

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TOP 5 du WTF

n°5 : Mawaru Penguindrum

Je tiens à vous rassurer : si j’ai mis cette série dans ce classement, c’est primo car il me manquait un titre une fois que j’eus effectué les choix évidents, et secundo car cet anime va sembler WTF au premier abord. Et même au second, voire au troisième. Ce n’est que plus tard que tout cela prend du sens et que nous apercevons que ce n’est pas juste du délire pour du délire. Mais sur le coup, les chapeaux qui prennent le contrôle de leurs hôtes, les manchots qui volent des sous-vêtements, les fantasmes de Ringo, et tout ce qui va avec, cela déconcerte. Forcément.

n°4 : High School of the Dead

La présence de cet anime dans ce classement pourra surprendre, je le concède, mais je crois qu’il faut l’avoir vu pour comprendre. Je vais vous décrire une scène, vous allez saisir le problème : une kendoka aux seins gigantesques combat une horde de zombies, tandis qu’un sniper les tient en joue (les zombies pas les seins). Il tire, la kendoka se jette en arrière, sa poitrine vibre à toute vitesse, et la balle passent à travers ses seins (sans les toucher) pour aller exploser la tête d’un monstre bouffeur de chair humaine. Et des passages comme ça, dans Highschool of the Dead, il y en a beaucoup. Autant dire que sa place se justifie d’elle-même. Mais à vrai dire, rien que la taille des bonnets suffirait à la qualifier de WTF.

n°3 : New Prince of Tennis

Prince of Tennis, en anime encore plus qu’en manga, ce n’est même pas du jeu tant cela vire au délire de tous les instants dès que les personnages entrent sur un court de tennis. Les balles se mettent à faire des bruits d’avion de chasse, les joueurs lancent des Kamehameha et invoquent des techniques bouddhiques, le tout comme si cela était parfaitement naturel et crédible.
Par rapport à la série principale, cette suite propose aussi un joueur dont la raquette ne possède que deux cordes, un entrainement dans la montagne pour apprendre à frapper 10 balles simultanément (très pratique pendant un match), ou encore un combat contre des chauve-souris. Toujours comme si c’était parfaitement normal.

n°2 : Teekyuu

Je… Non, je ne saurais même pas expliquer cet anime. C’est vraiment trop perché. Tout ce que je peux dire, c’est que cette année, WTF rime avec tennis.

n°1 : Girls und Panzer

Des filles en uniforme scolaire pilotent des chars d’assaut.
Qu’est-ce que vous voulez que je dise de plus !?

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FLOP 5 des Déceptions

Les animes qui m’étaient conseillé, qui commençaient bien, ou que j’attendais, mais qui n’ont pas tenu leurs promesses. Pas de grosses déceptions non plus, donc je serai court.

n°5 : Mazinkaiser SKL

Avoir pour nom un dérivé de Mazinger, cela se mérite. Malheureusement, cet anime ne remplit pas les prérequis, d’autant plus avec comme personnages principaux un emo et un psychopathe.

n°4 : Stella Women’s Academy, High School Division Class C³

Cela commençait bien, dans un style similaire à celui de Girls und Panzer. Cela fonctionne tant que nous restons dans l’humour, mais une fois que l’héroïne commence à prendre l’airsoft au sérieux – donc au milieu de la série – tout l’intérêt s’évanouit.

n°3 : Lupin III – Mine Fujiko to Iu Onna

En voyant le premier épisode, je me suis dit que nous tenions enfin le grand anime Lupin III qui faisait défaut depuis quelques années. La suite, trop axée sur la mythologie de la série, ne permet pas de maintenir l’illusion.

n°2 : Ano Natsu de Matteru

J’avais apprécié Onegai Teacher, bien plus que je l’aurais cru. Ano Natsu de Matteru, du même auteur, n’est pas honteux et propose son lot de bons moments, mais la moitié de ses épisodes sont bons à jeter tant ils empêchent l’histoire de progresser. Ce alors que la série ne dure qu’une saison.

n°1 : Saki Achiga-hen – episode of side-A

Saki avait été une vraie bonne surprise, avec son délire autour des parties de mahjong. Malheureusement, il était resté inachevé. L’adaptation de ce spin-off ne permet pas de combler ce vide : malgré la présence du même réalisateur, le changement de studio a un impact terrible sur le niveau de délire que celui-ci peut proposer, faisant disparaitre le charme du premier anime.

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FLOP 5 des Daubes

n°5 : Boku wa Tomodachi ga Sukunai

Il y a deux sortes de comédies sur les clubs scolaires : les bonnes, et les mauvaises. Malheureusement, Boku wa Tomodachi ga Sukunai tombe plutôt dans la seconde. Alors le bestiaire est réussi, puisque proposant des personnalités déjantés et attachantes. Et le sujet du club parait original, même si nous voyons la résolution – ils cherchent à se faire des amis mais ne voient pas ceux qu’ils ont déjà – venir de loin dès le départ. Mais pour le reste, bordel, c’est cliché après cliché. Nous pourrions penser qu’il s’agit de détourner les codes du genre, mais non, c’est totalement premier degré, et juste un signe de paresse et/ou de manque absolu d’imagination, à tel point que cela peut devenir carrément énervant. Passée la rencontre avec les personnages, Boku wa Tomodachi ga Sukunai apparait donc comme une comédie scolaire calibrée et prévisible, d’un intérêt plus que limité pour quiconque en a déjà vu au moins une ou deux.

n°4 : Another

En tant que comédie, Another est une belle réussite. Sa façon de supprimer ses protagonistes est souvent tellement grossière et ridicule qu’elle en devient hilarante. Malheureusement, ce n’est pas une comédie.
Au début, pourtant, elle arrive à mettre en place une ambiance d’épouvante assez pesante. Cela ne dure pas, et à partir du moment ou nous entrons dans le Destination Finale du pauvre, cela vire au n’importe quoi. En soi, Another pourrait donc se savourer comme un sympathique nanar, s’il ne décidait pas de prendre son spectateur pour une buse : en nous faisant croire que nous suivons l’aventure aux côtés du héros, pour finalement nous révéler une information essentielle dont lui avait conscience depuis le premier épisode, il y a clairement une trahison envers le public. C’est dommage : entre son humour involontaire et son atmosphère glauque d’assez bon effet, il y avait du potentiel ; mais ça reste du foutage de gueule.

n°3 : Blue Seed

Tout comme Irresponsible Captain Tylor, voilà un anime que je connais depuis l’époque de la VHS, mais que je n’avais jamais pris le temps de regarder jusque-là. Sauf que pour le coup, je regrette de lui avoir donné sa chance.
Blue Seed, c’est juste une succession de défauts en tout genre. La série aurait pu se contenter de suivre les aventures d’un groupe de chasseurs de monstres (qui oublient d’un épisode à l’autre comment les combattre), sauf que non, il y a un scénario bien ridicule par derrière, bordélique et bourré d’incohérences plus grosses les unes que les autres, même s’il convoque des thèmes intéressants comme l’écologie. Surtout, la réalisation est d’une platitude consternante, faisant que nous nous ennuyons très souvent en le regardant. Malgré des enjeux cruciaux, cet anime n’est jamais captivant, ni même prenant. Pour enfoncer le clou, il a mal vieilli ; donc à oublier.

n°2 : Babel II

Les mauvais animes peuvent se diviser en deux catégories : les perfectibles et les échecs complets. Babel II appartient à la seconde catégorie, tant il parait accumuler les défauts. La base du scénario – puisqu’il s’agit de l’adaptation d’un manga de Mitsuteru Yokoyama – n’est pas mauvaise, le chara design du duo mythique Araki/Himeno donne l’impression que nous allons avoir droit à un produit de bonne qualité, mais tout le reste se plante dans les grandes largeurs. Tout le budget semble être passé dans la licence et le chara design, ce qui constitue un premier handicap. Mais surtout, c’est tout simplement raté : réalisation d’une mollesse insupportable, musique d’une banalité affligeante, absence totale de rythme et de tension, en un mot comme en cent c’est chiant comme la mort. Et pour ne rien arranger, le doublage français est un des pires qu’il m’ait été donné d’entendre.

n°1 : Tekken – Blood Vengeance

Je ne veux pas faire mon Karim Debbache, mais l’adaptation de jeu-vidéo est un exercice casse-gueule, y compris en animation. Cela vaut d’autant plus pour les jeux de combat, qui reposent avant tout sur leurs personnages et dont 99% des joueurs n’ont rien à foutre du scénario. L’idée, pour une adaptation de jeu de combat, serait donc de se limiter dans l’intrigue pour donner la part belle aux affrontements. Sauf que non, il se faut toujours un producteur, un réalisateur, ou un scénariste zélé pour focaliser le travail sur l’histoire au détriment de l’essence du produit d’origine. Si encore l’histoire en question était réussie, ça irait ; mais celle de ce Tekken est une purge sans nom. Sur les 3 seules scènes de baston de ce long-métrage, les deux premières sont plutôt bien chorégraphiées, mais cela ne suffit pas à sauver du désastre un scénario laborieux et une scène finale interminable.

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Pour finir, les prix spéciaux !

Le « prix du meilleur court-métrage d’animation » est décerné à Little Witch Academia.

Le « prix de la meilleure suite » est attribué à Ace wo Nerae 2.

Le « prix du meilleur générique » revient à Sakura Taisen – Ôka Kenran pour Geki! Teikoku Kagekidan.

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Ce que j’ai perdu en quantité, je l’ai gagné en qualité en faisant plus attention à ce que je regarde ; surtout, j’ai de moins en moins de scrupules à interrompre avant la fin des animes décevants, lesquels n’apparaissent donc pas dans ce bilan.
En ce moment, je suis très satisfait de toutes les séries que je suis, et j’en ai encore quelques-unes en stock qui devraient m’intéresser. Reste à savoir si je reviendrai à un rythme plus soutenu. Mais il faut dire que le cinéma, ça prend du temps.

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Un commentaire pour The Amazing Bilan

  1. Xanatos dit :

    + 1000 sur ta critique de Ace Wo Nerae 2/Jeu Set et Match 2, cette série d’OAVs est un authentique chef d’oeuvre du tandem Osamu Dezaki/Akio Sugino.

    Il est vrai aussi que cet animé est absolument bouleversant, sûrement l’une des oeuvres les plus émouvantes que je n’ai jamais vu au cours de ma vie.

    Bien que je l’ai adoré (euphémisme), je n’ai pas encore osé la revoir, tant cette série d’ OAVs est triste et déchirante… Même si comme tu le soulignes, elle véhicule un magnifique message d’espoir.

    Quel dommage qu’aucun éditeur français n’a daigné acquérir les droits de la dernière série d’OAVs de Ace Wo Nerae « The Final Stage » (IDP voulait les acquérir mais a coulé avant hélas).
    Le marché français des animés me déçoit de toute manière de plus en plus, tant l’offre est devenue limitée.
    Heureusement que le marché américain est bien plus dynamique et intéressant (même s’il n’est pas aussi prolifique qu’il y a une dizaine d’années).

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