DC Renaissance : compte-rendu d’un lecteur

En humble lecteur, ce ne sont pas moins de 18 titres de la Renaissance DC Comics – le fameux New 52 – que j’ai eu l’occasion de lire jusqu’à présent. Ci-dessous mon avis sur ces différentes séries.

¤ All Star Western : Une des bonnes surprises du New 52, voire une des très bonnes surprises tant la série semble se bonifier au fil des tomes.
Derrière ce nom se trouve plusieurs histoires prenant comme toile de fond l’Amérique de la fin du XIXème Siècle. Ou plus exactement, une histoire principale et de petites histoires bonus, mettant en scène de nouveaux héros le temps d’un ou deux chapitres. Notre trame principale part de la rencontre improbable de deux figures que tout oppose : Jonah Hex, le chasseur de prime de l’Ouest sauvage, et Amadeus Arkham, psychologue et futur fondateur de l’asile du même nom. Ce-dernier étant versé en criminologie, il est régulièrement sollicité par la police de Gotham City, et c’est dans ce cadre qu’il rencontre le célèbre anti-héros défiguré, engagé par des particuliers sur la même affaire. Leur étrange duo fera long-feu, Jonah Hex se prenant apparemment d’amitié pour ce personnage urbain mais curieux de tout, tandis que Amadeus Arkham est avide d’en apprendre plus sur l’âme humaine au contact de cet aventurier et des criminels qu’il poursuit.
Étrangement, ils passent la majeure partie du temps à Gotham City, où l’ancien Sudiste fait forcément tâche, alors qu’il est finalement le plus à même de survivre à ses ruelles sombres, ses tueurs psychopathes, et ses sociétés secrètes. Le médecin, quant à lui, suit le mouvement, aide tant bien que mal, et semble mêler un courage mal placé à une insatiable curiosité scientifique. Autant dire qu’ils sont très mal assortis, mais que cela fonctionne ; d’autant plus que leurs joutes ne sont pas dénuées d’humour, Arkham étant quelqu’un soucieux de son image tandis que Hex se moque copieusement des convenances.
Tout aussi étrange, le titre est lié à Batman, et nous y trouverons nombre de noms communs, des industries Wayne à la Cour des Hiboux.
Les auteurs font de leur mieux pour proposer des personnages – alliés comme ennemis – crédibles dans l’Amérique de l’époque (ou du moins une Amérique de comics), et il en découle un univers fourmillant de trouvailles. La Gotham City de la révolution industrielle et l’Ouest inhospitalier fournissent un cadre original parfaitement exploité, et il en résulte des récits rythmés, dans une veine plutôt sombre – proposant notamment du trafic d’enfants et des expériences scientifiques malsaines – avec son lot de bagarres et quelques pointes humoristiques du meilleur effet. Là où ce titre se démarque du tout-venant, c’est dans le dessin atypique de Moritat, ainsi que dans une colorisation du meilleur effet ; nous ne sommes clairement pas dans une série aseptisée pour le grand public, et ce surplus de personnalité joue beaucoup dans son attrait. Ça et le personnage bourru, grande gueule, cynique, et violent de Jonah Hex.
Pour moi, il s’agit d’un des immanquables DC Comics à l’heure actuelle.

¤ Animal Man : Dans les années 80, DC Comics décida de donner leur chance à de jeunes scénaristes britanniques, en leur confiant des héros obscurs qui n’intéressaient alors personne, mais qui leur permettaient de proposer des trames originales et innovantes.
Animal Man était un personnage de 3ème zone avant d’être repris par Grant Morrison, qui décida justement d’en faire un super-héros de 3ème zone, un anonyme dont la Justice League a à peine entendu parler, et qui doit jongler entre son « devoir », sa famille, et sa crise de la quarantaine. C’est clairement cette version-là qu’a décidé de reprendre Jeff Lemire.
Le coup de génie autour du titre, c’est de l’avoir lié à la série Swamp Thing, et de les opposer à une menace commune. C’est assez logique : de par leurs pouvoirs respectifs, l’un est clairement un représentant du règne animal – puisqu’il peut faire siennes les aptitudes de différents animaux – et l’autre un représentant de la nature. Seulement, les deux histoires ne se déroulent pas du tout de la même façon.
Concrètement, Jeff Lemire a tellement voulu pousser le côté passif de son personnage, qu’il lui a refusé toute implication réelle dans son propre récit. Ici, Animal Man est un spectateur, qui ne peut que regarder les événements s’enchainer devant lui sans qu’il puisse intervenir, ou du moins sans qu’il puisse avoir un impact réel. Il se trouve cantonné à un rôle de garde du corps pour sa fille, qui d’entrée révèle beaucoup plus de pouvoirs que lui.
La série n’est pas mauvaise en soi, et possède un aspect horreur / zombie réussi – à condition d’accrocher au dessin – mais la passivité du héros ne permet pas de le rendre attachant, même s’il parait plus humain que les figures emblématiques de la Justice League.
Ce fût donc une déception, abandonnée au bout du premier tome.

¤ Batgirl : Officiellement, la Renaissance de DC Comics devait permettre de remettre la continuité à zéro, mais dans les faits, c’est absolument faux. Si c’était le cas, il aurait fallu réintroduire chaque super-héros et chaque antagoniste. Mais grâce à une pirouette – la première aventure de la Justice League se déroule 5 ans dans le passé – l’éditeur a pu passer outre, et aucune série ne le montre mieux que Batgirl. Durant ce laps de 5 ans, Barbara Gordon aura eu le temps de devenir Batgirl, de se faire tirer dessus par le Joker – ce qui la cloue dans un fauteuil roulant – de se spécialiser dans l’informatique, de devenir la super-héroïne connue sous le nom d’Oracle, de subir plusieurs opérations, et de se soumettre à une longue rééducation pour pouvoir remarcher. Puis la série commence alors qu’elle remet son costume pour la première fois, et c’est une héroïne peu assurée, loin d’être dans une forme olympique, qui repart patrouiller dans les allées de Gotham City.
Cela peut donc ressembler à une arnaque, et je doute que ce titre soit accessible pour ceux qui n’ont connu Barbara Gordon que par le biais des adaptations, et ignorent donc tout ce qui a pu lui arriver dans le comics depuis les années 80. Après, force est de constater que ce passé original offre au personnage une identité unique. Car passés les têtes de gondole, il faut vraiment que chacune des 52 séries de la Renaissance arrive à se démarquer des autres, à sa manière. Là, la scénariste a offert à Batgirl une personnalité encore fragile, ainsi qu’un premier ennemi à sa mesure : un tueur de miraculé. Sachant que Barbara rentre parfaitement dans cette description.
Si l’histoire est rythmée et le dessin plus que correct, il s’agit néanmoins d’un titre relativement quelconque. Certes, l’héroïne change des standards du genre, mais cela ne suffit pas à justifier de se pencher sur lui plutôt qu’un autre.
Dans la masse de séries, celle-ci se laisse lire mais n’a que peu d’arguments à faire valoir face à la concurrence. Je l’ai donc laissé tomber après le premier tome.

¤ Batman : Avec Scott Snyder au scénario, la principale série Batman – dans la mesure où il en existe un nombre plus que conséquent – affiche clairement ses ambitions de blockbuster du comics, et grand public de surcroit. Ce titre se destine à ceux qui ont découvert le personnage par ses multiples apparitions hors des comics, que ce soit à la télévision, dans les jeux vidéo, et évidemment dans la saga cinématographique de Christopher Nolan. Néanmoins, j’estime que chacun devrait pouvoir y trouver son compte.
Là où ce comics étonne, c’est qu’il aurait pu se contenter, pour sa première histoire, de reprendre une des Némésis bien connues du personnage, à commencer par le Joker. Mais non : Scott Snyder nous prend par surprise, et propose aux lecteurs que nous sommes une menace inédite et de grande ampleur.
Néanmoins, j’ai effectivement des reproches à lui faire. Tout d’abord, en tant que titre principal, il a la fâcheuse tendance à contaminer toutes les séries parallèles, quand bien même celles-ci n’entretiendraient que des liens lointains avec lui et auraient développé leurs propres trames ; cela perturbe franchement leur rythme, et c’est dommage (il suffit de lire Suicide Squad pour s’en convaincre). Ensuite, le premier chapitre se ferme sur un des retournements de situation les plus putassiers et inutiles que j’ai eu l’occasion de lire dans un comics ; il n’aura d’ailleurs aucune conséquence. Sur le coup, j’ai été tellement estomaqué que j’ai arrêté d’acheter la série en kiosque, et dû attendre la publication en volume relié pour lui redonner sa chance. Surtout, cela reste une série suffisamment lisse pour être appréciée par un nouveau public, et il en résulte ce que je prends pour un manque d’ambition.
C’est beau, c’est bien écrit, mais c’est carré, rien ne dépasse. Dans la mesure où ce n’est pas vraiment ce que je recherche, et où j’ai été échaudé par le premier cliffhanger de la série, je ne suis pas allé plus loin que le premier tome.

¤ Batman : The Dark Knight : Une des très nombreuses séries avec le mot « bat » dans son titre. Là, nous nous éloignons considérablement de la version de Scott Snyder, puisqu’elle nous propose – du moins dans son premier tome – un héros beaucoup plus violent, bagarreur, fonceur, voire carrément badass. Ses histoires sont décomplexées, le scénariste ne se refuse aucun excès, et aussi primitif que cela puisse paraître, cela fonctionne. De plus, l’auteur agit comme si la Renaissance n’avait jamais eu lieu, s’autorise les références à d’anciennes sagas, et multiplie les antagonistes et les apparitions d’autres héros. C’est bourrin, mais ça fonctionne, pourvu que nous soyons sensibles au genre.
Le second tome voit un changement de scénariste – nous noterons au passage qu’il manque plusieurs chapitres dans la version en volumes reliés – qui nous propose de nous focaliser sur un ennemi classique du personnage, sans doute un des plus névrosés et dangereux. Le dessin se veut réaliste, avec un côté sordide et crade qui, mine de rien, sied bien au propos.
Il est toutefois difficile de cerner une trame commune entre les deux histoires publiées jusqu’à présent, sinon la présence du Chevalier Noir et leur absence de la série principale. Je pense qu’il faut y voir un moyen supplémentaire de faire des bénéfices au détriment du héros, mais avec des récits qui laissent un peu plus de marge de manœuvre à leurs auteurs et qui se veulent moins lisses. Pour l’instant, cela fonctionne, même si j’ai préféré le premier tome au second. J’attends la publication française d’un éventuel troisième recueil pour décider si je continuerai ou non à suivre cette série.

¤ Batwoman : Encore une série autour de Batman ? Oui et non. Cette héroïne avoue d’ailleurs que si elle a choisi cette identité, c’est parce que travaillant comme justicière à Gotham City, il était logique d’en assumer une proche de la Chauve-Souris ; cela augmente son impact sur les criminels. Néanmoins, même s’il lui arrive de lui parler, elle n’entretient pas de liens particuliers avec son alter-ego masculin.
Ce comics est particulier dans la mesure où il avait à peine commencé avant la saga Flashpoint – celle qui devait remettre la continuité à zéro – et n’en a donc pas subi les effets. Au pire, la mini-série qui précède l’inévitable numéro #1 est désormais qualifié d’épisode 0.
Comme pour Batgirl, ce qui fait la particularité du titre, c’est moins son univers – bien connu – que son héroïne. Kate est une ancienne militaire, réformée en raison de la loi du « don’t tell, don’t ask » (elle a révélé son homosexualité). Désireuse de mettre à profit ses connaissances et son sens du combat, et plus ou moins poussée par son père, elle décide de revêtir un masque et de parcourir Gotham City, en compagnie de sa cousine, ancienne membre des Teen Titans. A l’instar de Batman, il s’agit d’un personnage complexe, mais aussi profondément perturbée par des événements survenus durant son enfance, et qui auront couté la vie à sa mère et sa sœur. Elle possède donc son lot de traumatisme, ainsi qu’un côté sombre qui aura forcément un impact sur ses aventures. Concernant ses antagonistes, elle dispose de son propre bestiaire, en marge de celui de la Chauve-Souris ; bestiaire parfois intimement lié à son passé.
C’est vraiment cette héroïne qui fait le charme de la série, en raison de sa personnalité mais aussi de ses démons intérieurs. Ça et le superbe dessin de J. H. Williams III, qui apporte une identité réelle à l’ensemble tant il se démarque du gros de la production actuelle. Et puis, il s’agit d’un titre tout simplement bien écrit, avec des adversaires mémorables, ce qui rend chaque volume plaisant à lire.
Les auteurs de Batwoman voient plus loin que les aventures d’une Batman au féminin, et c’est ce qui leur permet de produire un comics de qualité. Je continue à la suivre avec un plaisir intact, alors que j’avais un peu peur de ce que j’allais y trouver avant d’entamer ma lecture.

¤ Birds of Prey : Historiquement, Birds of Prey est une série appartenant à l’univers Batman, consacrée à une équipe constituée uniquement de femmes. C’est encore le cas aujourd’hui, avec en plus une dose d’illégalité puisqu’elles sont presque toutes recherchées par la police, ou animées par des pulsions étranges dans le cas de Katana. Cela ne fait que rajouter à leur côté « femme fatale ». Outre l’indispensable Black Canary, un de mes personnages féminins favoris (même si elle n’a pas sa superbe des dernières séries TV en date), c’est un plaisir de voir Batgirl et Poison Ivy travailler de concert, comme si cette-dernière essayait de se racheter une conduite.
N’y allons pas par quatre chemins : c’est surtout son groupe d’héroïnes charismatiques qui fait l’attrait de la série. Elles ne sont pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, et elles le feront comprendre à leurs adversaires par la force si nécessaire. Pour le reste, ce n’est pas mal écrit, c’est même bien distrayant comme il faut, mais ça ne va pas tellement plus loin. J’ai même constaté une baisse de régime entre le premier et le second tome, ce qui n’est jamais bon signe. Et je n’ai pas grand chose à ajouter, preuve que la série ne m’inspire pas outre mesure.
Pour l’instant, je m’interroge encore quant à l’intérêt de poursuivre ou non ma lecture. Je lui donne encore un tome pour me convaincre.

¤ Captain Atom : Une série dores et déjà interrompue par l’éditeur, juste le temps de couvrir un arc complet. Donc au moins, pour celui-ci, je n’ai pas à me demander si je souhaite poursuivre l’aventure ou non.
Captain Atom, pour rappel, est le personnage qui a servi de base au Dr Manhattan des Watchmen, ce qui tout-de-suite en impose niveau puissance. Dans sa version d’origine, il s’agit du « capitaine américain de service », psycho-rigide, et qui obéit aux ordres. C’est tout du moins comme cela que je l’ai toujours considéré. Ici, il vient de recevoir ses pouvoirs suite à un projet militaire raté, et compte-tenu de son inadéquation avec les mathématiques et la physique, ses propres aptitudes le dépassent complètement. Disons même qu’il se cherche : quel est son rôle dans la vie, à quel point ses pouvoirs peuvent-ils être dangereux, doit-il obéir à des officiers qui ne le voient comme une arme, etc… ? Le pire étant que, étant lié à l’atome donc à la radioactivité, la plupart des gens ont peur de lui, y la Justice League.
Comme ça, nous pourrions penser que c’est original. Sauf que le personnage « radioactif » considéré comme un paria même par les autres héros, c’est du déjà-vu : ça s’appelle X-Men. Et ce n’est pas ce que j’attends de DC Comics. Toutefois, Captain Atom apparait suffisamment intéressant pour que ce qui lui arrive – et qui se résume finalement à une quête autour de son humanité et de son rôle dans la société – permette d’accrocher le lecteur. En résulte un titre sympathique, mais dont les thématiques ont déjà été exploitées maintes fois chez Marvel Comics.
J’ai eu l’impression de lire les aventures d’un X-Man avec les pouvoirs de Dr Manhattan, et en ce sens, c’était une déception.

¤ Catwoman : Ce titre-là, je ne l’aurais sans doute pas lu s’il n’était pas sorti en France. Cas rare, voire exceptionnel, son second tome s’avère un cran plus réussi que le précédent, ce qui en fait une des agréables surprises de cette Renaissance.
La série commence de manière pour le moins racoleuse, puisque nous observons un jeu du chat et de la souris entre Batman et la célèbre voleuse, qui se conclue par des ébats torrides. Cela résume bien la relation qu’ils entretiennent, même si nous pourrions avoir du mal à considérer la Chauve-Souris comme une créature sexuée, en dehors de l’image qu’il se donne en tant que Bruce Wayne. Aussi racoleur que puisse paraitre cette entame, elle résume pourtant bien la différence fondamentale qui existe entre les deux amants : elle, par contre, assume sa sexualité, et cela lui permet notamment de travailler sur des terrains qui n’intéressent que peu Batman, comme celui de la prostitution à Gotham City.
La Renaissance DC Comics fait la part belle aux anti-héros et aux malfrats, comme Red Hood, Poison Ivy, et même Vandal Savage. Catwoman est de ceux-ci. Le personnage souffre d’un sens perverti du bien et du mal, ce qui la poussera non seulement au vol, mais aussi à venir en aide à son prochain, à plus forte raison si elle se reconnait dans le prochain en question.
La série est étonnamment riche en drames humains, et possède un côté sombre appuyé. Ce sont eux qui, outre la personnalité de notre héroïne, la distinguent du tout-venant et en fond un titre à part. De plus, elle bénéficie d’un rythme soutenu et d’une bonne dose d’action, et il en résulte une lecture des plus accrocheuses. Il ne s’agit pas d’un simple divertissement en raison de sa noirceur, mais cela reste toujours divertissant. Le scénariste a donc tout compris aux comics, et pour ne rien gâcher, il nous offre quelques antagonistes qui ne dépareilleraient pas à l’asile d’Arkham.
Il est amusant de constater que ce qui devait attirer le lecteur au début de la série, risque au contraire de décourager celui-ci. Ce qui serait dommage, car Catwoman vaut clairement le coup d’œil. J’attends la suite avec impatience.

¤ Demon Knights : Alors que DC Comics reste connu pour ses histoires de super-héros, certains titres de cette Renaissance cassent tous les préjugés que nous pourrions avoir à son sujet. J’ai déjà évoqué All Star Western, mais Demon Knights va dans le même sens.
L’idée, ici, consiste à prendre comme toile de fond un monde médiéval fantastique, et à y inclure les personnages qui auraient pu exister à cette époque, ainsi que des inédits. Nous retrouvons donc des immortels comme Etrigan et son alter-ego humain, Madame Xanadu, et – beaucoup plus inattendu – Vandal Savage, mais aussi le chevalier arthurien Shining Knight, une Amazone, une cavalière, et un scientifique sarrasin. L’ensemble semble notamment inspiré par les travaux de Grant Morrison sur 7 Soldiers of Victory, et son concept de boucle temporelle impliquant notamment Merlin et Camelot.
Le principe même de ce comics est donc très original, et mine de rien, cela fonctionne. Nous oublions rapidement que nous avons quitté l’habituel environnement urbain et moderne de DC Comics, pour nous focaliser sur l’histoire. Celle-ci doit énormément à ses personnages, qui forment une équipe bien étrange ; en effet, elle possède son lot de secrets et de criminels dangereux, donc il faut vraiment s’attendre à tout la concernant : traitrise, manipulation, la plupart ne font pas dans la dentelle, et tous ont des objectifs personnels qui priment sur ceux du groupe.
Demon Knights propose au lecteur une expérience fondamentalement différente des autres comics de super-héros, ce qui est déjà un atout en soi. Surtout, il est fort agréable à lire, malgré un premier tome qui fait uniquement office d’introduction, et un second plus chaotique. Il faudra donc tester le troisième avant d’émettre un jugement définitif sur ce titre, qui pour l’instant a de toute façon l’avantage d’offrir un bon divertissement.

¤ Dial H : Dial H appartient à la seconde vague de titres, ceux prévus pour remplacer les séries en mal de popularité donc de lecteurs.
Bon nombre de comics de cette Renaissance sont des reprises de concepts plus ou moins obscurs. Dial H, quant à lui, a déjà connu plusieurs incarnations. L’histoire de base reste à peu près toujours la même : en composant le mot HERO avec un cadran téléphonique bien spécial, des individus lambda gagnent des pouvoirs de super-héros. Seulement, il y a une astuce : ils ne savent jamais sur quoi ils vont tomber, et chaque nouvelle identité diffère de la précédente en matière de costume et de capacités surhumaines. Après, tout dépend du scénariste : certains privilégieront des aptitudes utiles et plutôt basiques, tandis que d’autres en profiteront pour multiplier les idées toujours plus folles, et inventer des héros qu’il serait impossible de voir en tant normal. Puisque ces personnages sont à usage unique, pourquoi se priver ?
L’auteur de cette version a clairement privilégié la seconde option, ce qui lui permet de mettre en scène des super-héros aussi improbables que Rancid Ninja, Chief Mighty Arrow, ou encore Electrocutie. Nous pourrions donc penser qu’il s’agit d’un titre plutôt comique, et il est effectivement marrant comme tout grâce à ses personnages aux noms générés aléatoirement. Paradoxalement, nous avons là un titre plutôt sombre, dans tous les sens du terme. Le principal protagoniste est un trentenaire à l’hygiène douteuse, pas héroïque pour un sou sauf quand il est question d’aider ses proches, qui finit par voir son cadran plus comme une source d’amusement. Il affronte des mafias loin de se comporter en gentils Bisounours, et la source de ses pouvoirs est entourée de nombreux mystères. Enfin, le dessin est lugubre, et donne à certaines scènes des aspects glauques, voire carrément malsains.
Avec tout ça, vous aurez compris que Dial H est un des titres les plus déroutants de chez DC Comics à l’heure actuelle. Certains adoreront, d’autres détesteront. Pour ma part, je suis curieux de savoir si la série survit à son effet de surprise. A confirmer dans le second tome.

¤ Justice League : Vous vous souvenez de ce que j’ai dit sur la principale série Batman, comme quoi nous avons affaire à une sorte de super-production des comics, résolument grand public et à la limite du consensuel. Justice League s’inscrit exactement dans le même état d’esprit : même si le titre a été confié à deux des plus grandes stars maison – Geoff Johns et Jim Lee – la consigne de l’éditeur semble être de ne pas trop abimer les jouets qui leur sont confiés, de se conformer aux films, et de proposer une histoire qui ne rebute surtout pas les néophytes. Cela se sent.
La série commence 5 ans avant toutes les autres publications, ce qui permettra ensuite de justifier l’existence de tout ce qui aurait pu se passer dans cet intervalle. Paye ta remise à zéro. Nous découvrons des héros qui ne se connaissent pas encore, mais qui vont s’apercevoir qu’ils luttent – chacun de leur côté – contre une menace commune. Et que font des héros qui se rencontrent pour la première fois ? Ils se foutent sur la gueule. Et méchamment.
Justice League, dans son premier tome – inutile de préciser que c’est le seul que j’ai lu – c’est de la baston à tout-va, toujours, tout le temps. La trame est d’une simplicité confondante, et pour donner un peu plus de tension, le scénariste a imposé à ses héros des personnalités conflictuelles – Superman et Green Lantern sont même carrément des connards – et pour les obliger à coopérer, il les met face à la pire des menaces : Darkseid. Comme ça, d’entrée de jeu.
Pour une tête de gondole, Justice League est donc affreusement basique et prévisible, et nous montre que ce n’est pas forcément du côté des célébrités qu’il nous faudra regarder pour trouver notre bonheur. Dommage, nous parlons quand même de quelques-uns des meilleurs héros de cet univers.

¤ Justice League Dark : Un des objectifs derrière la Renaissance, c’était de réintégrer à la continuité générale des personnages aujourd’hui plus volontiers associés au label Vertigo de l’éditeur. Soit des personnages à l’origine souvent obscurs, repris par des auteurs dans les années 80/90 pour des histoires plus matures et/ou décalées que les comics classiques. Cela concerne notamment Swamp Thing, mais aucune série ne le montre mieux que Justice League Dark, dans laquelle nous retrouvons notamment John Constantine, Black Orchid, et Shade. C’est justement Peter Milligan, scénariste issu du label Vertigo et à qui nous devons la mini-série Shade the Changing Man, qui fût chargé de lancer le titre.
La première fois que j’ai appris que cette équipe devait voir cohabiter Zatanna et John Constantine – soit deux des spécialistes DC Comics de la magie, et accessoirement deux de mes héros fétiches – j’ai su que je devrai impérativement lire leurs aventures.
Concrètement, la Justice League Dark est une équipe non officielle chargée de lutter contre les forces obscures et tout ce qui concerne la magie. La plupart de ses membres sont des individualistes forcenés, réunis par un destin qui fait étrangement bien les choses.
Le concept fonctionne, en grande partie grâce à John Constantine : à la manière de Robert Downey Jr dans Iron Man, son caractère a tendance à contaminer tout ce qui l’entoure. Or, lui est un personnage asocial, cynique, intelligent, et qui a toujours une surprise dans sa manche. C’est souvent du Hellblazer plus que du Justice League Dark, mais dans le fond, pourquoi pas ?
L’environnement magique apporte du changement, et les personnages sont réussis, même si nous regretterons quelques changements de casting de temps à autre, de manière parfois impromptue et pas toujours pour le meilleur. Il faut croire que Shade était une personnalité ingérable, mais c’est dommage.
Justice League Dark compte parmi les séries que je qualifierai de sympathiques. Il lui reste encore à confirmer, mais pour l’instant, je la lis avec plaisir.

¤ Suicide Squad : Dans la catégorie inattendue, je demande Suicide Squad, équipe connue pour accueillir des criminels notoires. En l’occurrence, c’est Amanda Waller qui a utilisé des moyens de pression très personnels pour forcer des prisonniers de Belle Reve à s’allier, afin d’accomplir différentes missions qu’il serait impossible de demander à la Justice League (car réclamant des principes moraux pas trop envahissants).
Parmi ses membres, outre des petits nouveaux, nous noterons Sportsmaster, Captain Boomerang, Deadshot, et surtout Harley Quinn. Ah, délicieuse Harley, ce comics mérite d’être lu rien que pour elle. Nous pourrions penser que ne pas avoir de pouvoirs serait un handicap, mais elle compense par une folie et un coup de maillet sans égal. Le personnage est allumé, dangereux, imprévisible, et trop content de pouvoir taper sur tout ce qui bouge en toute légalité.
La série passe par plusieurs phases. La première consiste à nous montrer la mission type de l’équipe. C’est barbare, sanglant, parfaitement immoral, un régal. Mais il faut bien en profiter, car cela ne se reproduira plus jamais. Ensuite, nous entrons dans le vif du sujet, et certains membres apparaissent dores et déjà comme de la chair à canon corvéable à volonté par Amanda Waller. Ensuite, un véritable scénario se met en place, et ce qui ressemblait jusque-là à du délire prend une signification nouvelle, imprévue, et d’autant plus délicieuse. C’est très bien pensé.
Néanmoins, cela se gâte un peu après la fin du second tome, et l’ambiance commence à retomber lorsque l’auteur utilise une technique devant annihiler toute la portée dramatique et scénaristique des disparitions de protagonistes, alors qu’il s’en sert régulièrement pour maintenir l’intérêt du lecteur. Cherchez l’erreur.
Suicide Squad offre quelques très bons moments de lecture, des passages à la violence jouissive et des répliques cinglantes, avec en prime une héroïne démente dont la seule présence est déjà un sacré argument de vente. Dommage que le troisième tome ne soit pas aussi réussi que les précédents, et que le lien avec l’univers Batman – symbolisé par l’excellente Harley Quinn – oblige à supporter certaines trames de la série principale alors qu’elles n’ont rien à y faire. J’espère que le volume suivant reviendra vers ce que la série sait faire de meilleur.

¤ Supergirl : Une autre série dont j’ai abandonné la lecture à la fin du premier tome, donc mon avis ne concernera que celui-ci.
A l’instar de Batgirl, Supergirl est une de ces séries qui, ne pouvant compter uniquement sur sa propre renommée, se doit de proposer une trame et une base plus originales qu’auparavant pour attirer le lecteur en mal de diversité. L’idée qui sous-tend cette série, c’est celle selon laquelle Supergirl serait arrivée sur la Terre bien après son cousin Kal-el, et n’aurait aucun souvenir de la destruction de Krypton. Elle débarque un beau jour, amnésique, et ne comprend ni d’où lui viennent ses aptitudes hors du commun, ni qui sont ces personnes qui s’en prennent à elle, ni ce qu’ils disent. Le plus étrange survient lorsqu’elle rencontre une personne arborant le symbole de sa famille, et parlant couramment kryptonien.
Supergirl, c’est donc l’histoire d’une fuite en avant désespérée, d’une fille qui ne sait pas ce qui lui arrive mais qui semble attirer l’adversité. C’est original, et le récit lui-même suffisamment rythmé pour être accrocheur. Malheureusement, il n’est pas exempt en fausses notes.
Avoir voulu opposer Supergirl à Superman d’entrée est une erreur grossière, car les auteurs ne l’assument pas. Il est impossible que, croisant une Kryptonienne, cet écorché vif de Clark Kent la laisse partir. Et en même temps, s’ils étaient restés ensemble, ce premier arc se serait transformé en un longue dialogue entre les deux personnages, et l’héroïne aurait perdu tout ce qui aurait dû la distinguer du reste de la production super-héroïqu. Le plus simple aurait été de ne surtout pas faire intervenir Superman, mais le scénariste s’y est refusé.
L’autre problème qui se révèle après coup, c’est que tout va trop finalement trop vite. Une menace en chasse une autre, et Supergirl n’a jamais au grand jamais le temps de souffler. Pour la même raison que précédemment : si elle avait le temps de se reposer, et donc d’apprendre, elle perdrait ses particularités, et ne serait plus qu’une héroïne de plus.
En voulant à tout prix maintenir l’originalité du personnage, les auteurs se livrent à un travail contreproductif et perdent de vue l’essentiel. Dommage.

¤ Swamp Thing : Swamp Thing était un héros mineur avant d’être confié à un certain Alan Moore. A l’origine, il s’agissait d’un scientifique – Alec Holland – tombé dans un marais suite à l’explosion de son laboratoire ; son corps se serait alors mélangé aux éléments du marais et aux produits chimiques qu’il développait, pour donner Swamp Thing, créature monstrueuse et héros du monde végétal. L’auteur va changer la donne en partant du principe que Swamp Thing n’a jamais été Alec Holland, resté au fond du marais ; la créature n’avait que ses souvenirs, mais était persuadée d’être le scientifique. Il faut le savoir avant d’entamer cette série, car Renaissance ou pas, ces événements ont été conservés ; ainsi, nous découvrons Alec Holland quelques mois après la mort du premier Swamp Thing et sa propre réapparition.
La série s’inscrivant dans un plan ambitieux avec Animal Man, elle fût confiée à deux des meilleurs artistes maison : Scott Snyder et Yanick Paquette. Et il n’y a pas à dire, le trait de ce-dernier est décidément magnifique, et bénéficie en outre une mise en scène éclatée, atypique, mais qui visuellement permet au titre de ne ressembler à aucun autre. Toutefois, il met un peu de temps à démarrer, le début de Swamp Thing se concentrant sur Alec Holland et sa crise identitaire. Mais ceux passés par Animal Man sauront à quoi le personnage se retrouvera confronté, et qu’il leur faudra patienter un peu ; le plus simple reste de donner sa chance à la série au moins le temps du premier tome.
Son adversaire, c’est bien The Rot, qui s’en prend cette fois au règne végétal. La différence avec Animal Man, c’est le héros. Alec Holland est beaucoup plus intelligent, et surtout beaucoup moins passif ; il fera tout pour lutter contre son destin au lieu de l’accepter bêtement, tout en ayant conscience de la menace qu’il lui faut affronter. Dans Swamp Thing, il y a de l’action, une bonne dose de gore, et même une puissante histoire d’amour.
Après le médiocre Animal Man, comme les deux titres sont liés, je m’attendais au pire pour Swamp Thing, qui s’avère finalement être un excellent titre, grâce à un héros plus intéressant, et surtout un ennemi réellement incarné, là où The Rot se limitait presque à un concept dans Animal Man. Heureusement, inutile d’en lire un pour pouvoir apprécier l’autre ; à ce stade, les deux restent suffisamment indépendants.
Swamp Thing propose une bonne somme de qualité : son héros, son antagoniste, mais aussi l’excellent dessin de Yanick Paquette. Une des agréables surprises du New 52.

¤ Wonder Woman : J’ai commencé ce comics car ce fût un des premiers du New 52 à sortir en France, à un moment où j’étais curieux de voir ce que ce coup éditorial de DC Comics pouvait nous offrir. En temps normal, pas sûr que je serais allé vers un titre estampillé Wonder Woman. Pourtant, bien m’en a pris, car il s’agit sans aucun doute du meilleur à ce jour. Ce qui au passage casse ma première opinion, selon laquelle les têtes de gondole de l’éditeur donnaient lieu à des séries trop édulcorées pour être réellement marquantes.
Wonder Woman n’est pas le personnage de DC Comics que je connais le mieux, passées ses origines et ses aventures majeures au sein de la Justice League. Concrètement, cela signifie que j’ignore tout de ses histoires en solitaire ou de ses ennemis habituels. J’ai donc été étonné de la voir plonger aussi profondément dans la mythologie grecque, dans son panthéon, et dans des enjeux finalement bien loin du commun des mortels qu’elle a pourtant juré de protéger. Ce mélange de mythologie et de modernité est probablement le premier gros point fort de la série, car cela lui donne une véritable originalité, une identité propre qu’elle ne partage pas avec les autres grandes figures de cet univers. Wonder Woman est une super-héroïne, elle s’habille comme une super-héroïne, mais elle doit sauver une femme pourchassée par Héra car portant l’enfant de Zeus.
Ce titre ne possède pour ainsi dire que des qualités. Son trait change des canons du genre, se reconnait immédiatement, et lui offre un surplus d’identité toujours salutaire. Son héroïne est forte, brillante, un personnage charismatique comme nous ne pouvons que les aimer, et en même temps, elle est aussi en proie au doute concernant ses origines. Surtout, le scénariste connait la mythologie grecque, et l’utilise de manière à la fois brillante et pertinente compte-tenu du monde dans lequel évolue Wonder Woman ; ce mélange entre légendes et modernité est harmonieux, et fonctionne à la perfection.
Non seulement cette série est passionnante, bien écrite et rythmée, mais elle réserve un nombre incroyable de surprises et de bonnes idées, surtout aux moments où nous les attendons le moins. Il s’agit donc d’un régal de tous les instants, largement recommandé même aux personnes qui, d’habitude, ne lisent pas de comics.

¤ World’s Finest : Vous le savez sans doute, l’histoire du comics est constituée de plusieurs époques. Entre l’âge d’or et l’âge d’argent, la quasi totalité des séries de super-héros se sont interrompu, si bien que lorsque DC Comics rencontre le succès avec une version modernisée de Flash – nouvelle identité, nouveau costume, nouvelles origines – l’éditeur décide de faire subir le même traitement à ses autres personnages. Mais que faire des anciens ? Gardner Fox introduit alors le concept de deux Terres parallèles, une accueillant l’âge d’argent, l’autre dédiée à l’âge d’or ; et les héros de commencer à effectuer des allers-retours entre les deux, jusqu’au jour où DC Comics décide d’en finir avec les univers parallèles, et rapatrie les personnages dont il a l’utilité sur une seule et même Terre.
Celle de l’âge d’or – appelée Earth-2 – étant plus avancée de 20 ans, ses héros ont eu le temps de vieillir et de former leurs remplaçants ; Supergirl y est plus mature – dans tous les sens du terme – et Robin est désormais la fille de Batman et de Catwoman. Après la destruction du multiverse, elles deviendront respectivement Power Girl et Huntress
Alors que la Renaissance devait simplifier l’univers DC Comics, quelle ne fût pas ma surprise de retrouver Earth-2 et ses habitants ! Wolrd’s Finest appartient à la seconde vague, et remplace la série Mister Terrific, à laquelle elle fait suite (ce qu’il faut avoir en tête en entamant cette lecture). Suite à leur combat contre Darkseid, Supergirl et Robin se retrouvent transportées dans notre monde, lequel ressemble étrangement au leur mais avec de nombreuses petites différences. Si la première décide de mettre au point un moyen pour rentrer chez elles – en finançant une armée de scientifiques – la seconde reste fidèle aux enseignements de ses parents, et continue à combattre le crime dès que l’envie s’en fait sentir. Mais elles doivent aussi éviter tout contact avec leurs « proches » et cacher au mieux leur identité.
Power Girl et Huntress forment un duo à part, à la fois car elles refusent de se révéler au monde et de lutter de concert avec les autres héros, et car la moitié de leurs actions – qui doivent leur permettre de retourner sur Earth-2 – peuvent être considérées comme illégales. Elles agissent comme si le monde autour d’elle ne les concernait pas, et il est étonnant de noter que cela semble réciproque ; alors qu’elle possède la puissance de Superman et l’utilise régulièrement, personne ne semble avoir remarqué Power Girl, pas même la Justice League.
Malgré tout, elles auront tout-de-même leurs propres menaces à affronter. Déjà, leurs actions leur vaudront quelques inimitiés, de la part d’individus qui voudront se venger. Ensuite, certains sont bien décidés à tout faire pour qu’elles ne puissent pas développer la technologie qui leur permettrait de rejoindre leur dimension.
World’s Finest s’impose donc comme un titre à part, pour l’instant réussi dans la mesure où je poursuis ma lecture avec plaisir. Pourvu que cela dure, et je suis même plutôt impatient de savoir comment tout cela va évoluer, et si elles vont enfin rencontrer Superman et Batman.

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