« Désolé », ou quand un éditeur de manga plaide en faveur du piratage

Vous le savez, je n’ai pas un attachement particulier pour Soleil Manga. Essentiellement car leur catalogue ne me parle pas. Mais, il y a peu, je décide de commencer le manga de Gosick, dont j’ai pu apprécier l’adaptation animée. Il est publié en France chez Soleil Manga, très bien, ce sera l’occasion d’acheter un de leurs titres pour la première fois depuis plusieurs années.

Le manga vaut ce qu’il vaut et ce n’est pas le propos. C’est avant tout le travail de l’éditeur qui s’avère catastrophique : répliques associées aux mauvais personnages – et je ne parle pas d’échanges de bulles, mais bien de personnages qui prononcent des répliques attribuées à quelqu’un d’autre – fautes d’orthographes niveau primaire, phrases mal tournées, j’ai rarement vu un tel carnage. Non seulement il a été mal traduit, mais il n’a surtout pas été relu.
Je fais part de mes griefs, et voilà ce que me répond un des responsables de Soleil Manga :

Pour beaucoup de raisons, les titres du second semestre 2010 ont un peu souffert. Plusieurs remontées de lecteurs nous ont amené à modifier nos méthodes pour empêcher que cela se reproduise, mais comme Gosick n’a jamais été réimprimé…

Désolé Gemini…

Passons le fait qu’il s’agisse d’un excellent argument en faveur du piratage (que je ne cautionne pas au demeurant). En lisant cela, je me dis qu’il reconnait ses erreurs, et fait amende honorable. Il n’empêche que mon manga bâclé, je l’ai payé le prix fort ! Je lui réponds donc que s’il est désolé, il peut m’envoyer le tome suivant à titre gratuit. Depuis, plus aucune nouvelle ; j’en déduis qu’il n’était pas désolé à ce point.
Nous avons donc un éditeur qui sait que plusieurs de ses titres sont bourrés de fautes, pour lesquels ils ont fait un travail déplorable, mais que cela ne semble pas déranger plus que cela. Et pourquoi cela le dérangerait ? Il a l’exclusivité de la licence en France, et un stock à écouler. Vous imaginez si ces mecs étaient restaurateurs ? « Ouais, je sais, mon plat était dégueulasse, mais c’est parce que j’ai utilisé de la viande avariée. Désolé. Ça fait 15€. »

Maintenant, la question, c’est : comment lire la suite ? Étant bien entendu que je ne compte plus donner le moindre centime à cet éditeur. D’habitude, j’irais chez les Anglais ou les Américains, mais Tokyopop détenait la licence avant de disparaitre, et n’a de toute façon pas pu aller au bout.

Ne reste que l’occasion.

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2 commentaires pour « Désolé », ou quand un éditeur de manga plaide en faveur du piratage

  1. Katzina dit :

    La seule série que j’aie jamais eue chez Soleil, c’est C’était nous. Dès les premiers volumes j’ai constaté les mêmes défauts que tu dénonces (des fois on se demandais si la personne qui a traduit comprenait les dialogues !), et si j’ai continué c’est uniquement parce que la série me tenait beaucoup à coeur. Je m’étais bien jurée de ne jamais acheter autre chose chez eux. C’est un manque de respect aussi bien envers le lecteur qu’envers le genre.

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  2. Gemini dit :

    Le plus consternant, c’est que Soleil Manga n’est pas un débutant ; j’ai dû acheter mon premier tome de Battle Royale chez eux en 2003 ou 2004, et leurs méthodes de travail étaient encore à revoir en 2010 lorsque Gosick est sorti… Déplorable…

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