Diamond no Ace, ou pourquoi je ne regarde presque plus d’animes

Au collège, Eijun a réussi à convaincre ses camarades de classe de monter une équipe de baseball. Incapable de gagner le moindre match, il est tout-de-même repéré par une recruteuse du lycée Seidô de Tokyo, dont l’équipe est une des plus réputées du pays. Alors que lui souhaiterait continuer à pratiquer ce sport avec ses amis, ceux-ci lui conseillent de partir pour Tokyo.

Vous avez dû le remarquer si vous suivez ce blog régulièrement – ou mon autre blog – je parle de moins en moins d’animation japonaise. Ce pour une excellente raison : j’en regarde de moins en moins (sauf quand Arte décide de diffuser un Animerama). Non pas que cela ne m’intéresse plus, même si j’avoue consacrer une part importante de mon temps au cinéma, mais c’est surtout que j’ai de plus en plus de mal à me retrouver dans la production récente, et encore plus dans ce que mes pairs peuvent encenser à l’heure actuelle. Si je devais trouver une cause à cela, je penserai d’abord à l’animation de niche qui pullule au Japon depuis de nombreuses années, des titres ciblés pour des publics très précis, dans lesquels je ne me reconnais pas. Le phénomène n’a rien de nouveau ; donc je suppose que c’est moi qui souffre d’un problème de tolérance à leur égard.

Évidemment, il m’arrive encore d’en tester, parfois avec succès. Le synopsis de Girls und Panzer était suffisamment surréaliste pour présager de bons moments de délire et de rigolade, avec des références militaires appuyées, et je n’ai pas été déçu une seule seconde. La série m’a même poussé à regarder Le Pont de Remagen, car les personnages louent le DVD pour se documenter sur les chars d’assaut.
Mais dans l’ensemble, je serais plus attiré par un Kuroko no Basket : adaptation d’un shônen, portée sur l’action (ici sportive), et surtout destinée à un public plus large ; même si en l’occurrence, les fujoshis lui portent un intérêt particulier. Et dans le fond, j’ai envie de dire que c’est cohérent : j’appartiens à la génération Club Dorothée, ce sont des animes comme Saint Seiya et Fushigi no Umi no Nadia qui ont déclenché ma passion pour l’animation japonaise, cela n’a donc rien de surprenant que je recherche dans la production récente les ingrédients qui m’ont tant plu à l’époque.

Des ingrédients comme une grande histoire à suivre, un propos universel, de l’aventure, des personnages charismatiques… et de ce point de vue, toute histoire commençant dans un club scolaire – hormis s’il s’agit d’un club de sport – part forcément avec un handicap. Sauf quand, comme pour l’exemple ci-dessus, je ressens les prémices d’une série drôle et déjantée. Là, je peux me laisser tenter pour un épisode, mais je poursuis rarement l’expérience (comme récemment pour Outbreak Company).
Dominique Véret, fondateur d’Akata, vous dira qu’un adulte qui lit des shônen et des shôjo est un immature. Cela vaut probablement aussi pour leurs adaptations. Donc, il faudrait que je me tourne vers des animes à destination d’un public mature. Seulement, cela ne signifie pas que je me retrouve dans la majorité de la production consacrée aux adultes japonais ; la tranche-de-vie, le moe, les bishônen, le mécha au service d’une trame larmoyante, cela ne m’attire pas, ou alors j’en consomme en très petite quantité.

Quand je regarde les séries que j’ai apprécié depuis le début de l’année, cela apparait clairement : la suite de Chihayafuru, adaptée d’un josei mettant l’accent sur des personnages attachants et sur la compétition, Ace wo Nerae 2 (je ne me limite pas à l’actualité), adaptée d’un shôjo sportif et focalisée sur le passage le plus dramatique de celui-ci, Fullmetal Alchemist: Brotherhood, adaptée d’un shônen action / aventure, Hellsing Ultimates, adaptée d’un shônen et à ce point violent et sanglant qu’elle ne pouvait voir le jour que sous la forme d’OAV, et enfin Girls und Panzer, dont j’ai déjà parlé précédemment. Hormis le dernier, le message est assez clair. Le soucis, c’est que je suis plus porté sur le manga ; il m’arrive de commencer une adaptation, puis de l’abandonner pour me consacrer au format papier. Cette année, ce fût le cas notamment pour Arata ou L’Attaque des Titans. « Heureusement », toutes les séries ne sont pas disponibles dans leur version d’origine en France, ou à la rigueur dans un pays anglophone, et dans ce cas, je me limite bon gré mal gré à l’animation. Cela peut aussi fonctionner si je regarde l’adaptation alors que j’ai terminé le manga depuis suffisamment longtemps. Enfin, il arrive qu’un manga me plaise sans que je ressente le besoin de tester l’anime, comme pour Silver Spoon.
Le point positif, c’est que cela me coute moins cher qu’avant en DVD. Même si entre Sailor Moon, Kimengumi High School, et bientôt Fushigi no Umi no Nadia (kyaaaaaaaaaaaaaaa !!!), le second semestre 2013 se montre particulièrement sadique envers mon porte-monnaie.

Et donc, Diamond no Ace ? Pour cette saison, dans tout ce que j’ai pu avoir la curiosité de tester, j’ai retenu Kill la Kill, délire d’animateurs de chez Trigger qui caricaturent leur propre style pour un résultat divertissant à petite dose (mais avec un effort d’originalité), Gundam Build Fighters, un Angelic Layer avec des Gunpla, et enfin Diamond no Ace.
Diamond no Ace est l’adaptation d’un manga sportif publié dans le Shônen Magazine. Et à partir de là, je crois que la messe est dite. Comme l’indique le synopsis au tout début de ce billet, nous suivrons la progression au sein d’une grande équipe d’un butor motivé, puis la lutte de l’équipe en question pour remporter le championnat japonais. Du classique, mais c’est ce que je recherche, à commencer par les éléments propres aux shônen sportifs : un constant dépassement de soi, de franches amitiés, des rivaux charismatiques, un côté épique, et probablement quelques touches d’humour. Une recette éprouvée mais qui fonctionne, et un puissant vecteur d’émotions brutes. Traité correctement, le résultat ne peut pas ne pas être palpitant.

Néanmoins, il s’agit d’un anime sur le baseball, sport méconnu en France mais suffisamment populaire au Japon pour qu’il ne soit pas utile d’en rappeler les règles ; donc à moins d’avoir déjà vu des séries sur le sujet – comme One Outs ou Major – il sera peut-être difficile d’accès pour les néophytes. Après, tant qu’un shônen est bien fait, il peut parler de n’importe quoi et rester passionnant.
Reste à savoir si la série durera suffisamment longtemps pour exploiter son potentiel de départ, car c’est typiquement le genre de titre qui ne peut pas se contenter de 13 épisodes, ni même de 26. Le manga compte quand même déjà 39 tomes. En attendant, j’ai beaucoup aimé ce que j’ai pu voir dans ses deux premiers épisodes, qui ont parfaitement répondu à mes attentes.

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7 commentaires pour Diamond no Ace, ou pourquoi je ne regarde presque plus d’animes

  1. Afloplouf dit :

    Côté séries sportives tu es servi cet automne. Outre la deuxième saison de Kuroko no Basket et l’adaptation de Diamond no Ace, n’oublie pas la troisième saison de Hajime no Ippo et Yowamushi Pedal. Malheureusement ces deux dernières ne sont pas simulcastées en France.

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  2. Gemini dit :

    Kuroko no Basket, le « soucis », c’est que j’ai découvert la série par l’anime, qu’elle m’a poussé vers le manga, et que je pense donc pas regarder la suite dès maintenant. Disons que j’aimerais découvrir l’histoire par le papier, donc j’attends déjà de voir jusqu’où ira cette seconde saison pour la commencer.
    Yowamushi Pedal, le héros est un otaku… ça me refroidit un peu.
    Quant à Hajime no Ippo, j’accuse un sérieux retard dessus, je n’ai pas encore terminé la première série.

    Après, ce qui m’intéresse dans Kuroko no Basket et Diamond no Ace, ce n’est pas tant qu’il s’agisse de séries sportives que d’adaptations de shônens portés sur l’action. Hunter x Hunter ne parle pas de sport, cela ne m’empêche pas de la suivre avec assiduité depuis le début de la diffusion, et c’est sans aucun doute mon anime favori à l’heure actuelle.

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  3. Afloplouf dit :

    Le coup du héros de Yowamushi Pedal otaku, c’est vraiment de l’anecdote. On aurait put se contenter de dire que c’est un non-sportif/timide comme Ippo car au final son hobby n’est presque pas évoqué à part qu’il chantonne un générique débile pendant que son rival est en danseuse et au bout de l’effort. XD En fait, la série a l’air de pas mal ressembler à Eyeshield 21 avec un héros type Sena. Ce serait dommage de passer à côté, à part Ippo (tu es impardonnable) c’est la série sportive qui me semble la plus prometteuse.

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  4. Gemini dit :

    J’ai regardé le premier épisode par curiosité, et effectivement, son statut d’otaku est juste un prétexte pour qu’il fasse du vélo en allant à Akiba. Et j’ai moi-aussi trouvé une ressemblance avec Eyeshield 21, avec le héros qui développe une capacité pour des raisons autre que sportive. Je regarderai la suite.

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  5. inico dit :

    @ Alfoplouf : je t’aime ^^
    Je pensais être le seul après juste un épisode vu et quelques scans en vo balayés porter de beaux espoirs en cette série. Je mettais ceux-là sur le compte de mes liens avec le sport traité.
    Quand à la série elle-même, j’ai l’impression qu’il va plus s’agir d’une caricature de Shonen, avec un humour assez libre et pas prise de tête, quelque chose de très enfantin. Je doute qu’il faille s’attendre à une grande portée mais plutôt à une série extrêmement sympathique et divertissante, rafraichissante même au milieu de séries qui se veulent prétentieuses et ne s’avèrent être que des pétards mouillés.

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  6. Afloplouf dit :

    C’est terrible à tire mais l’intérêt du sport pour le spectateur ne joue quasiment jamais dans le cas d’un manga/série d’animation sportive. Je suis sûr que je pourrais être à fond sur un titre autour du curling. Là, je suis très loin d’être un dingue de vélo et pourtant je suis à fond derrière mon écran pour Yowamushi Pedal.

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  7. ikki dit :

    Diamond no Ace ça se regarde mais c’est assez moyen. Si tu veux un vrai bon anime de baseball, regarde Major, Ookiku Furikabutte, ou encore One Outs.

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