UQ Holder! : la nouvelle série de Ken Akamatsu est dans la place

Comme je l’ai sans doute déjà indiqué, je ne suis pas du tout porté sur les scans ; sans parler de la légalité du procédé, je n’aime pas spécialement bouquiner sur un ordinateur et je préfère le contact avec le papier. Quand cela m’arrive, il s’agit soit de titres que je serais prêt à acheter s’ils devaient sortir en France, soit de séries dont je suis la publication mais pour lesquelles je n’ai pas la patience d’attendre le prochain tome. En tout cas, cela ne m’arrive jamais plus de deux ou trois fois par an, et je pourrais même citer les manga concernés.
Dans le cas de UQ Holder!, il ne fait aucun doute qu’un éditeur l’annoncera à un moment ou à un autre, probablement Pika. Mais je n’ai pas pu résister à la tentation et ai donc jeté un œil à ses premiers chapitres.

Alors que j’étais encore au lycée, un ami de longue date me prête le premier volume de Love Hina. A l’époque, je lisais essentiellement des manga découverts par le biais de leur adaptation animée, à quelques rares exceptions près. Et si je vous dis que cette série m’a marqué, je suis encore très loin de la vérité. Je ne fus d’ailleurs pas le seul, même si elle est passée de mode depuis longtemps.
Fort de ce succès, il était logique que son éditeur s’attaque aux autres ouvres de Ken Akamatsu. Le 20 Avril 2004, Pika entame la pré-publication de sa nouvelle série, Negima, dans les pages de son Shônen Magazine (une des rares tentatives françaises du genre à avoir survécu plus de quelques mois). Je jette évidemment un coup d’œil à ce premier chapitre, mais suis terriblement déçu de me retrouver face à un mélange de Love Hina et de Harry Potter, avec encore plus de personnages féminins.
Le mois suivant, ils entament la publication de Ai non Stop, précédent manga de l’auteur, que je trouverai finalement des plus médiocres, interrompant ma lecture au bout de deux tomes.
Lorsque arrive enfin le premier volume de Negima, je l’acquiers tout-de-même mais sans grande conviction. Il faudra alors quelques tomes à Ken Akamatsu pour prendre ses marques, s’émanciper de Love Hina, et imposer un nouveau style. Le résultat : un manga que j’ai pris un plaisir énorme à lire, sans aucun doute le meilleur de son auteur à ce jour.
J’étais donc impatient de voir ce qu’il allait produire comme nouvelle série après un tel triomphe.

Cette nouvelle série, c’est UQ Holder!. Et il s’agit de la suite de Negima. Non, ce n’est pas du spoil, c’est indiqué dès la première page. Si je voulais spoiler, je vous révélerais le nom de famille du héros, présenté comme le petit-fils de Negi (même si je doute que ce nom réponde réellement à la question que tout le monde se pose).
Je vais vous proposer un petit résumé, en ne m’appuyant que sur le premier chapitre. Touta, le petit-fils de Negi, vit dans un village de la campagne japonaise sous la tutelle de Yukihime, qui est aussi enseignante. Chaque jour, ses amis et lui l’affrontent pour qu’elle honore une promesse : en effet, s’ils arrivent à la battre, elle les laissera partir pour la capitale, où se trouve l’ascenseur orbital ; leur leur rêve étant de partir dans l’espace. Malheureusement, chaque affrontement se solde par un échec, à tel point que Touta se demande si elle n’utiliserait pas la magie, phénomène de plus en plus répandu.
Le quotidien finalement tranquille de notre héros bascule lorsqu’un chasseur de primes s’en prend à Yukihime, qui n’est autre que la célèbre immortelle Evangeline McDowell, toujours recherchée par les autorités. En voulant aider sa tutrice, Touta va découvrir qu’il est lui-aussi immortel : victime d’un accident avec ses parents il y a plusieurs années, Evangeline avait accepté de le transformer en vampire à son tour pour le sauver.
Ne pouvant plus rester dans leur village, ils partent donc en direction de la capitale.

Dès l’entame, nous retrouvons plusieurs éléments de Negima, à commencer par l’importance du combat et de la magie. Comme elle l’avait déjà fait avec Negi, Evangeline a pris sous son aile un gamin qui doit certainement avoir quelques aptitudes magiques.
Il semblerait qu’un accent particulier soit mis sur l’immortalité des personnages. Le manga commence d’ailleurs de manière touchante par Evangeline nous expliquant qu’un immortel ne doit s’attacher ni aux individus ni aux objets, car il finit toujours pas leur survivre ou par s’en lasser.
Le monde futuriste tel que présenté par l’auteur ne diffère pas de celui que nous connaissons, dans le sens où aucune technologie nouvelle ne parait avoir révolutionner la vie quotidienne. Nous ne voyons pour l’instant que deux changements majeurs : l’ascenseur orbital probablement hérité des projets de Negi, et une reconnaissance progressive de la magie qui nous prouve que le plan de Tchao a bien fonctionné. Et si vous ne savez pas de quoi je parle, c’est que UQ Holder! n’est pas pour vous, ou du moins qu’il vous faudra lire Negima dans un premier temps.
Quant à la suite de l’histoire, l’auteur nous dévoile d’entrer que le héros va constituer autour de lui un groupe de proches, probablement des combattants. Pour faire quoi ? Mystère. En tout cas, j’ai retrouvé dans cette entame ce que j’avais apprécié dans le précédent titre de l’auteur, et je suis impatient de voir ce qu’il va me proposer maintenant. Si vous avez apprécié Negima, je pense qu’il ne faudra pas passer à côté.

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6 commentaires pour UQ Holder! : la nouvelle série de Ken Akamatsu est dans la place

  1. Tetho dit :

    Dommage de se retenir de révéler le nom de famille de Tôta mais de balancer cash l’identité de Yukihime et ce qui vient avec, alors que ces révélations arrivent plus tard et sont le plot twist du début du manga.
    Même si dans le fond au bout de 3 volumes ça n’aura plus la moindre importance vu que tout ça sera tombé dans le domaine public.

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  2. Gemini dit :

    Je ne me suis pas posé la question tant son identité était claire depuis le début. Après tout, le manga s’ouvre avec elle.

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  3. Charles dit :

    en fait, le lien entre negi et tota apparait au chapitre 20…

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    • Shake Me Down dit :

      Page 14 du premier chapitre, pour la relation Negi / Tôta ‘_’

      Et au final, avoir son nom de famille ne nous avance pas plus que ça vu qu’on est deux génération plus tard :3

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  4. Capitan dit :

    Negi est censé être immortel pourquoi on parle plus de lui alors ?

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