La Congolexicomatisation des médias professionnels

Il y a maintenant quelques années, j’avais publié un billet d’humeur sur le service presse, et les liens entre blogueurs et éditeurs. Mais dans le fond, je n’avais pas expliqué en quoi cette pratique pouvait m’énerver. Cette lacune, je vais la corriger de ce pas.

Quand j’étais enfant, enfin adolescent, je lisais des magazines de jeux-vidéo ; en particulier un, Gameplay, consacré exclusivement aux consoles de salon Nintendo. Sa présentation était relativement simple : la première moitié était consacrée aux informations, aux futures sorties, et la seconde aux tests à proprement parler. Seulement, j’ai rapidement compris quelque chose d’essentiel : en-dessous d’une note de 90%, non seulement le jeu en question ne méritait pas un achat, mais il y avait aussi de bonnes chances qu’il soit tout simplement mauvais. Alors pour ramener ça à nos années de classe, 90% correspond à une note de 18/20. Je ne sais pas vous, mais des 18/20, je n’en ai pas eu des masses dans ma vie (alors que j’étais du genre premier de la classe). Drôle d’échelle de valeur… Nous aurions pu penser qu’un jeu mériterait notre attention s’il obtenait, je ne sais pas, au moins 15/20 ; sauf qu’ici, en-dessous de 80% tu trouvais les titres moches et/ou injouables. Évidemment, dans ces cas-là, tu t’adaptes, et tu te limites aux quelques jeux qui dépassent le plafond fatidique.

Plus tard, j’ai commencé à toucher aux magazines sur les manga et l’animation japonaise. Les dossiers eux-mêmes étaient plus intéressants que ceux de Gameplay, mais alors niveau critique, c’était kif-kif. Coyote Mag ne donnait pas de notes à proprement parler (pour ce que cela vaut), mais avait inventé son propre système ; sauf qu’ils avaient poussé le vice jusqu’à ne pas créer d’appréciation inférieure à « parce qu’on est sympa ». Non seulement, il n’y avait aucun équivalent strict de « mauvais », mais en plus, ce « parce qu’on est sympa » n’était que très rarement attribué.
Il est assez facile de se cantonner à des avis positifs : comme les produits culturels font rarement l’unanimité, il suffit de confier une œuvre à plusieurs rédacteurs pour obtenir plusieurs avis différents ; à charge ensuite de choisir qui produira le texte final, choix qui suppose forcément un biais de la part du décisionnaire.
Le problème, c’est que lorsque tu es un consommateur lambda qui n’a pas nécessairement la possibilité de discuter avec d’autres passionnés, ou avec des vendeurs qui voient plus loin que de te refiler la dernière nouveauté, tu peux difficilement te fier à ces avis.

Avec le recul, je peux comprendre ces comportements chez la presse spécialisée, quel que soit son format, web ou papier. Plus qu’aucune autre, elle est dépendante des éditeurs à tous les points de vue : obtenir une œuvre suffisamment tôt (et gratuitement de préférence) pour publier une critique avant sa sortie officielle ou simultanément, mais aussi vendre des espaces publicitaires (dont ils sont les principaux clients) et obtenir des informations. C’est encore plus vrai avec internet et des sites toujours plus réactifs : le visiteur cherche la dernière nouveauté, la dernière vidéo, la chronique sur la prochaine sortie d’importance, et si ton concurrent dispose d’une de ces informations avant toi, il te volera ton visiteur ; ce qui aura un impact sur ta fréquentation, donc sur ta régie publicitaire et tes revenues.
Dans ces conditions, je comprends qu’il ne faille ne pas froisser l’éditeur. En ce qui concerne les critiques elles-mêmes, il y a souvent moyen de passer outre si l’œuvre ne sort pas en France en premier et que tu disposes de rédacteurs bilingues, mais pour le reste, tu es feinté ; à moins que tu représentes un poids tel qu’un éditeur ne puisse se passer de toi. Toujours est-il que quand tu trouves sur un site consacré aux jeux-vidéo une publicité pour le dernier FPS, tu ne t’attends pas à ce que ce même site descende le FPS en question.

Il faudrait être incroyablement naïf pour prendre pour argent comptant des critiques souvent enjolivées. Pour être crédible, j’estime qu’il faut aussi savoir prouver que nous n’apprécions pas tout ce qui peut sortir. Seulement, nous en revenons à notre problème de choix du rédacteur, en fonction de l’appréciation de chacun sur une œuvre donnée ; nous risquerions de nous retrouver dans un système, où tout ce qui provient d’un petit éditeur aurait plus de chance de subir une critique négative que le reste.
Ma philosophie, c’est qu’il faut se référer aux médias spécialisés professionnels quand il s’agit de glaner des informations, mais certainement pas pour obtenir des avis objectifs. Certes, un bon rédacteur doit être capable, dans un papier, de mettre en lumière les différentes spécificités du produit, de manière à ce qu’il soit possible pour le lecteur d’en déduire s’il pourra l’apprécier ou non ; mais ces rédacteurs-là ne sont pas si nombreux. A ce propos, un éditeur de manga a récemment prouvé que, lorsqu’un magazine ne répondait pas à ses attentes en matière de promotion à travers ses critiques, il pouvait très mal le prendre.
Heureusement, le temps où nous étions dépendants des professionnels pour obtenir des conseils est révolu, grâce à un outil génial appelé internet.

Lorsque j’ai pu avoir un accès illimité à internet, en 2003 – auparavant, je devais me contenter d’un 56k et d’un forfait à la minute – j’ai découvert le monde merveilleux des forums et des sites amateurs (les blogs viendront plus tard). Ou du moins, j’ai pu commencer à y consacrer du temps. Et là, j’ai rencontré des gens comme moi : des passionnés, qui achetaient ce qu’ils consommaient, et qui ensuite donnaient leur avis. Pour moi qui avais jusqu’à lors évolué dans un environnement dépourvu d’autres lecteurs (il est plus facile de trouver des joueurs de jeux-vidéo) avec qui discuter, ce contact a été salutaire ; bien sûr, tous n’avaient pas forcément les mêmes goûts que moi, mais ils m’ont permis d’essayer des titres que je ne connaissais pas. Les « goûts », voilà un point important : à moins d’avoir une identité forte, un média n’a pas de « goûts » au sens propre, il s’agit seulement de l’accumulation des sensibilités de tous les rédacteurs, auxquelles s’ajoute le biais évoqué tantôt. Et le nec plus ultra : en discutant, tu peux trouver des avis contradictoires, là où vous ne trouverez généralement qu’un avis par œuvre dans un magazine.
C’est pour cela que, dès 2003, j’ai rejoint le site Manga-Zone : pour accompagner les lecteurs dans leurs achats.

Pour résumer, si je cherche des informations, j’irai voir les professionnels. Et si je cherche des conseils, je vais privilégier les amateurs, car même si nos opinions diffèrent, j’ai confiance en eux. Alors que les forums sont un peu moins actifs chaque année, il faut de plus en plus chercher du côté des blogs et des sites amateurs pour trouver des critiques.
C’est là qu’interviennent les services presse, ou SP. Pour les professionnels, ils vont de soi ; mais cela ne me dérange pas, puisque je ne consulte pas leurs avis. Mais certains amateurs en profitent aussi ; peu, mais ils existent. A partir de là, deux possibilités : soit ils arrivent à conserver suffisamment de recul, et considèrent cela comme un moyen de découvrir des œuvres qu’ils n’auraient pas acheté de toute façon, soit ils le perçoivent comme un privilège et vont alors chercher à remercier l’éditeur et/ou à ne pas compromettre leurs futurs relations avec lui.
Mais même en voulant rester honnête, il y a un risque de biais. Je l’ai constaté moi-même : en ayant reçu quelques-uns à l’époque où j’écrivais pour Mangavoraces, et alors que je me considérais comme appartenant à la première catégorie ci-dessus, je me suis aperçu que le simple fait de ne pas les avoir acheté – donc de ne pas avoir investi mon propre argent dedans – rendait les déceptions plus tolérables, et que cela se ressentait dans les critiques qui s’en suivaient. Ce fût le cas pour Bus Gamer : gratuit, c’est passable ; mais je l’aurais payé, je me serais senti arnaqué. Je peux pourtant vous affirmer avoir abordé ma rédaction en toute bonne foi.

C’est probablement mon sens mal placé d’une justice dont personne n’a rien à foutre qui me force à dire ça, mais j’estime que les journalistes amateurs qui reçoivent gratuitement les œuvres qu’ils critiquent – du moins s’ils n’annoncent pas clairement la couleur – trahissent les attentes que leurs lecteurs placent en eux. Ils sont à mettre sur le même plan que ces personnes incapables d’écrire un avis négatif, et dont tous les textes sont invalidés de facto puisqu’ils ne proposent aucun point de référence.
La question n’est pas de savoir qui reçoit des services presse, et s’ils sont nombreux. C’est vraiment une question de principe. Bien entendu, cela signifie qu’un amateur sera nécessairement tributaire de ce qu’il paye, et que rien ne l’obligera jamais à écrire sur un titre plutôt qu’un autre ; mais le simple fait qu’il ait envie de parler d’une œuvre en particulier présente déjà un intérêt en soi : bonne ou mauvaise, elle ne l’a pas laissé indifférent.

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8 commentaires pour La Congolexicomatisation des médias professionnels

  1. a-yin dit :

    C’est drôle car je me suis posé la même question il y a peu, sur les services presse et les avis lus sur les blogs. En fait, un truc qui biaise aussi, c’est le contact avec l’éditeur, car tous ne fournissent pas de SP pour les auteurs de blogs au final. C’est ainsi qu’on aura donc beaucoup de chroniques à la suite de manga d’un éditeur X, ce qui fait donc peu varié. Et même si l’auteur de l’article a suffisamment de recul, il faut avouer que ça manque, pour le coup, de variété. C’est un peu ce qui me dérange pour le coup.

    Je fais partie des personnes qui n’auront jamais de SP et je m’en contente très bien ainsi. En effet, il y a aussi comme un « devoir » de chroniquer ou de lire les SP reçus, ce que je trouve dommage, quand on part d’un loisir, d’une passion au final. Un peu comme si le professionnel (qui grignote déjà bien une part de la vie d’un être humain) venait en plus s’infiltrer dans la sphère privée quelque part. Obligations, tout ça.

    Enfin, je lis beaucoup de manga gratuitement. Soit je me les fais prêter, soit je les emprunte en bibliothèque. Et pourtant, même si je n’y mets pas d’argent moi-même, j’arrive à ne pas aimer du tout. Ou à ne pas réussir à lire jusqu’au bout. Donc non, l’argent n’a finalement pas grand chose à voir dedans. Je dirais que dans le SP, il y a aussi l’autocensure et puis (peut-être) le fait d’être valorisé parce qu’un éditeur donne un SP à l’auteur d’un blog finalement. Plus ça, je dirais, que l’aspect purement pécunier.

    Je suis absolument d’accord avec toi pour le côté consensuel de certains avis, qui est, il faut le dire, très fatiguant. Le SP y contribue aussi.

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    • Gemini dit :

      Je n’avais pas pensé aux prêts et aux bibliothèques, en effet. Mais il faut dire que ce sont des moyens auxquels j’ai très rarement recours : mes amis lisent peu de manga et généralement des titres qui ne m’intéressent pas, et la médiathèque près de chez moi se cantonne à du Osamu Tezuka dont j’ai eu vite fait le tour. Mais avec le recul, j’avoue que si je n’ai pas brûlé I »s et Space Chef Caisar après lecture, c’est qu’ils m’avaient été prêtés.
      Toujours est-il que, dans ces conditions, je ne lis pour ainsi dire que les manga que j’achète ; il y a donc un rapport à l’argent qui, forcément, influe sur ma perception de l’œuvre. Si je lis un truc médiocre, ce n’est pas grave si je ne l’ai pas payé, mais cela m’énerve si j’ai gaspillé 7€ dedans.

      Dernièrement, il m’arrive de moins en moins de tomber sur des titres décevants, car après quinze années de lecture de manga, je me trompe rarement quand j’en commence un : je sais ce qui peut plaire, selon l’auteur, le synopsis, le trait, parfois même l’éditeur, etc… A part quelques séries qui se perdent en cours de route – comme Kuragehime – je suis donc parfaitement satisfait de mes achats.
      En d’autres termes, j’ai de moins en moins de critiques négatives à proférer. Je risque de finir par paraitre consensuel, moi-aussi…

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      • a-yin dit :

        Il y a un monde entre avoir vraiment aimé une oeuvre, et le consensuel pur et je crois qu’on avait abordé ce sujet une fois justement. Avoir aimé et en dire beaucoup de bien, lire de l’enthousiasme, ce n’est pas être consensuel. En revanche, arrondir les angles, là ça l’est beaucoup plus.

        A Paris, presque tout ce qui sort se retrouve en bibliothèque. J’utilise ce moyen car je n’aurais plus de place chez moi. Jadis aussi, il n’y avait que du Tezuka ou autres Sakka, Taniguchi & Cie. Ceci dit, je n’aurais jamais pu m’acheter certains trucs trop chers (genre L’homme sans talent de Tsuge) donc ça m’a permis de lire plein de belles choses. Lorsque j’étais beaucoup plus jeune, je lisais en Fnac. Peut-être que j’ai un avis biaisé alors, parce que j’ai souvent eu l’habitude de lire gratuit, et un truc médiocre, même gratuit, bah, c’est médiocre. On m’a déjà prêté des trucs que je n’ai pu finir, le gratuit n’a donc pas beaucoup d’importance chez moi: L’attache-cœur, Love Pistols, ou encore, presque pas pu finir Love So Life et sa vie rose bonbon ^^; .

        Je suis d’accord avec Herbv, je trouve que tu as beau chroniquer des choses dans l’actu, tu proposes quand même un espace de réflexion. Rien que ça, c’est déjà pas mal du tout :). J’ai aussi une préférence pour les forums, mais comme tu le dis, hein…

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  2. Herbv dit :

    Je vais plutôt dans ton sens, Gemini. Même si tu manques de connaissances sur les relations entre presse et éditeurs (notamment avec la nécessité de chroniquer largement en avance par rapport à la sortie en librairie qui est contournée par les PDF de travail, ce qui relativise beaucoup l’importance des SP dorénavant), je pense que ton raisonnement se tient bien, surtout pour les sites amateurs et les blogs. Par contre, je ne suis pas d’accord sur ta remarque concernant Akata. Le problème n’est pas lié aux SP ni à une mauvaise critique mais à un texte complètement à côté de la plaque de la part d’Animeland (comme trop souvent depuis pas mal de temps).

    Entre Mangaverse, Éditions H et MangaVoraces, à une époque, je récupérais pas mal de SP. C’était bien pratique pour lire tous les mangas que je ne voudrais pas acheter car trop moyens ou pour découvrir des titres passant inaperçus. C’est ainsi que j’ai pu apprécier quelques Doki-Doki ou Kazé Manga, me mettre à lire Soul Eater, continuer à chroniquer sporadiquement quelques titres comme InuYasha, etc. Ceci dit, un certain nombre (pour ne pas dire un nombre certain) de trucs finissait sur la pile « à se débarrasser ».

    Cela avait effectivement pour conséquence à se sentir forcé de parler d’une bonne partie des SP reçus. Au début, je n’hésitais pas à écrire ce que je pensais, y compris très négativement. Puis, un glissement s’est effectué devant la masse des chroniques à faire. Je me suis concentré sur les titres qui me plaisaient le plus, puis sur ceux qui m’enthousiasmaient le plus (sachant que j’étais de plus en plus blasé).

    Heureusement, les SP se sont raréfiés (la plupart des éditeurs font des économies sur ce poste qui se révèle vite assez important, pas tant pour le livre en lui-même qui coute souvent moins d’un euro, que par les frais et la logistique liés à l’envoi multipliés par le nombre de destinataires), MangaVoraces s’est arrêté, Mangaverse aussi (enfin, c’est assez flou dans ce dernier cas). Le « filon » s’était en grande partie tari, ce qui ne m’a jamais manqué, ayant marre de la masse des sorties et de chroniquer à l’arrache toujours la même chose : aucune qualité dans mes lectures, une grande médiocrité dans mes écrits.

    Heureusement, j’ai retrouvé dernièrement une fraîcheur dans mes lectures (ce n’est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière). La découverte passe maintenant par les avis sur le forum de Mangaverse (pas ceux des magazines, des sites ou des blogs, les chroniques ne m’intéressent pas pour diverses raisons) et quelques prêts. Quelques rares SP glanés à l’occasion viennent compléter le tout et ça me va très bien. Je ne parle plus que de ce qui me motive suffisamment pour dépasser ma fainéantise et mon manque de temps.

    Comme l’indique Yin, lire toujours les mêmes choses, consensuelles, ne présentent aucun intérêt, sinon voir s’étaler le plaisir narcissique de ses auteurs et celui du petit monde de la blogosphère. C’est aussi pour ça que j’apprécie ton blog et celui de Morgan. On y lit des choses différentes 🙂

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    • Gemini dit :

      Je connais le principe des pdf de travail, pour en avoir reçu moi-même ; en l’occurrence, il s’agissait de préparer les interviews de deux mangaka, dont la venue à la Japan Expo coïncidait avec la publication de leur premier titre en France. Leur éditeur respectif nous avait donc envoyé ces pdf pour nous permettre de nous familiariser avec leur travail, et écrire nos questions en conséquence.
      De plus, pour l’affaire Animeland, il me semble bien que Bruno Pham avait précisé que ce sont aussi des pdf que le magazine avait eu ; ce dont je suis sûr, ce qu’il indiquait avoir envoyé les 4 premiers tomes. Après, la question qui se pose, c’est si nous pouvons considérer cela comme du SP ou non. Pour ma part, je dirai oui.

      Pour en revenir sur l’affaire Akata, tu sais ce que j’en pense : l’éditeur a attaqué le magazine sur la piètre qualité de son argumentation, mais c’est bien l’aspect négatif de la critique qui était visé. Animeland multiplie ces avis minimalistes, mais quand ils disent du bien d’un titre, Akata ne bronche pas. Je ne les ai pas entendu se plaindre de leurs textes sur Kuragehime, qui sont pourtant dénués de toute argumentation.

      Concernant la diversité des blogs, je ne suis pas forcément d’accord avec toi. Si tu prends Aftermangaverse, Mang’impressions, et moi, nous parlons souvent des mêmes œuvres dernièrement : Ane no Kekkon, Chihayafuru, Kids on the Slope, Kamakura Diary,… Tout simplement car ce sont des titres qui nous touchent, mais dont le succès n’est pas au rendez-vous et que nous voulons soutenir. Mais vu de l’extérieur, cela doit paraitre redondant.
      Sinon, comme toi, je me fis beaucoup aux avis sur le forum de Mangaverse, mais aussi sur celui de Club-Shôjo.

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  3. Herbv dit :

    « Après, la question qui se pose, c’est si nous pouvons considérer cela comme du SP ou non. Pour ma part, je dirai oui. »
    Et pour moi, la réponse est non puisque la chronique est faite. N’oublie pas que les éditeurs s’envoient mutuellement leurs titres, que les envois de bouquins sont une chose habituelle. Peut-on parler là aussi de SP ?

    Sinon, tu as certainement raison pour les blogs, vu mon niveau d’ignorance dans le domaine et l’inintérêt que la plupart représente à mes yeux. Tiens, il faudrait que j’essaye Mang’impression (je ne le connais que vaguement de nom). Ceci dit, ce ne sont pas les chroniques qui m’intéressent sur les quelques blogs que je suis, ce sont les « autres » articles 🙂

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  4. Amo dit :

    Je pense que ton article est là pour essayer de te donner le bon rôle et de te convaincre que tu vaut mieux que tous les autres parce que toi au moins tu paies pour ce que tu critiques. C’est pas bon.

    Je pense que le souci que tu veux attaquer est plus le fait que les critiques te semblent de ton point de vue trop généreuses. Ce n’est pas une critique dénuée de légitimité. Mais tu pars dans la mauvaise direction.

    Mais n’attaque pas les SP en particulier parce que c’est juste une feuille dans un grand arbre. La pratique n’est pas choquante. Si toi même en tant que critique pro tu as oublié le fait même que ce que tu critiques coûte 8€ soit de quoi manger pendant un jour, félicitations, tu es juste un mauvais critique pro. Et tu n’as pas de quoi être très fier.

    Non, critiquer quelque chose que tu as eu gratuitement ne te rend pas aussitôt simple et docile et non ce n’est pas censé te faire perdre tes repères. Si tu perds tes repères, c’est uniquement ta faute. C’est comme se plaindre que Panzani fait des pâtes de merde alors que c’est toi qui est incapable de te rendre compte que les laisser tremper deux minutes dans l’eau c’est pas suffisant.

    Les SP sont, que ça soit dans la presse JV ou manga, nécessaire quoi qu’il arrive. Il y’a nécessité pour la presse pro d’avoir le produit à l’avance et dans des bonnes conditions afin de pouvoir avoir la critique au moment X. Et c’est dans l’interêt des éditeurs que les médias puissent parler du jeu ou du manga une semaine avant sa sortie. C’est du gagnant gagnant puisque ça fait un budget com à moindre frais, que la critique soit positive ou négative. Il n’y a pas de plus mauvaise publicité que d’absence de publicité.

    Non, par contre si on peut chercher d’autres explications à la générosité et à la médiocrité des critiques on peut les trouver dans un culte du moins de mot possible qui empêche de pouvoir argumenter dans des bonnes conditions, dans l’aspect super serré et un peu consanguin des relations RP/journalistes qui osent pas se déplaire mutuellement et dans l’indépendance financière de plus en plus compliquée des organes de presse qui ont de moins en moins les reins suffisants pour se priver de ça.

    Bref Gemini, si tu veux devenir journaliste ou critique pro, essaie de devenir journaliste ou critique pro. Mais reste pas sur les bas cotés à rager sur ceux dont tu as l’air de penser qu’ils occupent une place qui te revient de droit parce que tu te penses bien meilleur qu’eux. Beaucoup de jalousie suinte de ton texte, et c’est dommage, parce qu’il en perd en crédibilité et par trop de moments tu as l’air de t’enfiler des oeillères afin de te complaire dans un bon rôle assez arrogant mais, hélàs, surtout faux.

    (Et je peux même pas dire que je défends ce milieu puisque je m’en suis barré au bout de trois mois. Mais au moins j’ai essayé et j’ai compris comment il fonctionne.)

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    • Gemini dit :

      Tu n’as une nouvelle fois rien compris ^^ Je ne veux surtout pas devenir critique pro (je crois que c’est toi qui en aurait envie vu ton message) ; j’ai déjà un métier, et le statut d’amateur laisse de nombreuses libertés : j’écris ce que je veux, quand je veux, et avec le nombre de mots que je veux, justement.
      Quand je lis une critique pro, je sais à quoi je dois m’attendre. A l’inverse, avec un amateur, je sais à quoi je peux m’attendre. Par conséquent, j’ai beaucoup de mal avec les amateurs qui entretiennent des relations avec les éditeurs, au risque de se montrer complaisant dans leurs chroniques.
      Comme tu le dis toi-même, un manga a un prix. A partir de là, les critiques trop consensuelles sont à bannir.

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