Requiem pour un vieux con

Cela fait maintenant plus de 10 ans que je lis des manga, et j’ai vu beaucoup de choses changer ; de nouveaux éditeurs sont apparus, d’autres ont disparu, des séries très répandues à une époque sont aujourd’hui introuvables. Avec la sortie dernièrement du Rapport ACBD 2012, j’ai eu envie de revenir sur ce qui, pour moi (ce sera donc totalement subjectif), avait changé depuis ces 10 dernières années.

Pour commencer, quelques chiffres, en m’appuyant sur ceux de l’ACBD. Prenons le rapport de 2002 :

En matière de BD étrangères, les séries traduites du japonais et de l’américain sont toujours très présentes sur le marché. Les mangas sont les plus appréciées puisque 377 BD japonaises ont été publiées (contre 269 l’an dernier, soit une augmentation non négligeable de 108 titres pour ce marché de plus en plus porteur). Concentrées chez peu d’éditeurs (Glénat, Kana, Tonkam, Pika, J’ai Lu, Génération Comics, Akuma, Dynamic Visions, Akata, Atomic Club, Végétal Manga…), leurs principaux succès sont Yu-Gi-Oh, Love Hina, G.T.O., Kenshin, I’s, Family Compo, Ken le survivant, Slam Dunk, Hunter X Hunter, Angel Sanctuary, Novices Rookies, Card Captor Sakura… (tirés entre 8000 et 30 000 ex.)

J’avoue que ce texte m’a amusé, puisqu’il évoque des éditeurs disparus ou qui ont arrêté de publier des manga, et des séries pour certaines complètement passées de mode. Notons tout-de-même la présence, déjà, de Hunter x Hunter. Les chiffres concernant les tirages sont aussi intéressants, puisque nous sommes passés d’un maximum de 30.000 exemplaires, à plus de 200.000 pour chaque nouveau tome de Naruto.
Maintenant, regardons ce qui s’est passé en 2012 :

– celui des séries « asiatiques » dont la production augmente à nouveau : 1 621 nouveaux mangas, manhwas, manhuas et assimilés étant parus en 2012 (39,45% des nouveautés), contre 1520 et 39,57%, en 2011, soit 101 titres en plus. Selon l’étude de la BPI et du DEPS, cela représenterait 23% du nombre total de BD lues.

En 10 ans, nous sommes passés de 377 nouveaux volumes par an à 1621, soit une offre multipliée par 4 !
Évidemment, cela a eu un impact sur mes habitudes de lecture, et je ne suis apparemment pas le seul. Auparavant, pour avoir notre « dose » de manga, il fallait tester, aller vers des titres inattendus, découvrir de nouveaux auteurs. Ensuite, grâce au bouche-à-oreille, les titres les plus intéressants dans cette offre limitée allaient forcément se faire connaitre, et ainsi attirer un nouveau lectorat. C’est ainsi que nous pouvions tomber sur de petites pépites. Des manga comme Hikaru no Go ou Hoshin, qu’il serait difficile de vendre actuellement, ont réussi à percer car ils avaient moins de concurrence et que l’offre plus faible leur laissait une meilleure visibilité.
Aujourd’hui, rien qu’en suivant les auteurs qui me plaisent, les lancements importants, et les séries dont j’ai apprécié la version animée, j’ai déjà largement de quoi lire. Je n’ai plus besoin d’aller spontanément vers les séries que je ne connais pas, et de toute façon, j’aurais du mal à savoir par où commencer ; mais cela veut aussi dire que je vais faire beaucoup plus attention aux critiques, aux titres que d’autres ont testé à ma place et qui pourraient effectivement me plaire. Le revers de la médaille, c’est qu’il y aura toujours des séries qui passeront sous le radar des lecteurs, et il se peut que je rate complètement des manga que, en temps normal, j’aurais adoré.

Parfois, j’ai l’impression que malgré la multiplication de l’offre, le marché propose moins de diversité, les éditeurs se concentrant sur des genres porteurs ou des séries qui ressemblent à celles qui fonctionnent. Les titres « différents » sont toujours là, mais ils ont juste moins de visibilité au milieu de toute cette production ; cela inclut les titres anciens, mais ceux-ci sont faciles à identifier du moment que nous suivons les annonces des éditeurs. Je pourrais difficilement me plaindre, alors que 2012 aura vu la publication de séries comme 2001, Ashita no Joe, Le Cœur de Thomas, Kamui-den, ou Sabu & Ichi, soit des titres qui auraient été difficilement envisageables il y a 10 ans. Malheureusement, le succès commercial est rarement au rendez-vous, à la différence du succès critique.
Le soucis avec ces œuvres atypiques, c’est qu’elles sont risquées non seulement pour les éditeurs, mais aussi pour les lecteurs. J’ai l’impression que les éditeurs ont aujourd’hui moins de scrupules à arrêter un titre ; ces arrêts existaient déjà il y a 10 ans, mais l’augmentation des publications s’est accompagné d’une augmentation naturelle des séries abandonnées en cours de route, ou des rythmes de parution à ce point rallongés que nous pouvons douter d’en voir le bout un jour.
Je fais beaucoup plus attention aujourd’hui aux nombres de volumes déjà sortis au Japon, si la série est terminée ou non là-bas, voire à l’éditeur français. Je me méfie des titres qui en sont déjà à plus de 20 tomes, à plus forte raison s’ils sont publiés en France par Pika et Panini Comics, qui semblent ne plus faire grand cas des séries n’atteignant pas leurs objectifs.

Une évolution majeure que j’ai noté dernièrement, c’est la fin du rythme bimestriel, alors qu’il s’agissait d’une institution à l’époque. Plusieurs explications à cela :
– Il y a 10 ans, les éditeurs rattrapaient leur retard sur le Japon, en publiant des séries déjà finies là-bas ou bien avancées. Cela permettait de maintenir un rythme élevé. Aujourd’hui, ils fonctionnent beaucoup plus à flux tendu et dépendent des sorties japonaises.
– Comme les éditeurs ont plus de titres à gérer, il leur faut parfois plus de temps pour préparer le nouveau tome d’une série. Les séries à faible succès seront traitées lorsqu’ils auront un trou dans leur planning.
– Ils n’hésitent plus à ralentir le rythme d’un titre qui fonctionne mal, pour diminuer son impact sur leur trésorerie.
– Comme il y a trop de titres pour que les libraires puissent travailler sur leur fond, les éditeurs ne peuvent plus compter que sur les séries présentes parmi les nouveautés (les autres pouvant être considérées comme mortes). Diminuer le rythme leur permet donc de laisser une série visible plus longtemps.
D’après Xavier Guilbert, le nombre total de titres publiés de manière bimestrielle est resté stable ; il parait plus faible qu’auparavant car le nombre total de séries a lui augmenté. Néanmoins, je constate que je n’ai plus que 5 manga suivant ce modèle, alors que j’en suis simultanément plus d’une trentaine. Serait-ce à mettre sur le compte de mes goûts éclectiques, qui englobent à la fois des nouveautés à succès, des séries en place depuis plusieurs années, et des échecs commerciaux ?

Du côté des éditeurs, j’ai aussi vu des changements. Déjà, comme indiqué tantôt, certains ont disparu du paysage ; c’est le cas de Dynamic Visions, Vegetal Manga (absorbé par Soleil), et J’ai Lu (et ses éditions en papier recyclé). Generation Comics est (re)devenu Panini Comics, SeeBD a fait faillite puis changé d’identité, Fleuve Noir a lancé son label Kurokawa et Casterman (qui publiait déjà quelques manga) Sakka. Ki-oon et Asuka (futur Kaze Manga) sont apparus en 2004 ; le premier est désormais le principal éditeur indépendant de manga, tandis que le second a été rattaché à Soleil Manga puis racheté par Kaze, lui-même acquis par un groupe Japonais.
Mais pour moi, le plus important, c’est l’acquisition par Guy Delcourt de Soleil Manga (en 2011) et Tonkam (en 2005). Pour Soleil Manga, cela n’a rien changé, mais pour Tonkam, ça a tout changé. Je m’explique : pendant longtemps, Tonkam a été la preuve que le manga était un marché presque confidentiel ; malgré la qualité incroyable de son catalogue, cet éditeur – très mal distribué – n’était accessible que dans des boutiques spécialisées ou par correspondance. En 2002, je n’avais jamais trouvé un manga Tonkam en magasin ; il faut attendre 2003 et mon premier passage dans une boutique spécialisée pour que puisse enfin m’attaquer à Hikaru no Go, X, Family Compo, Imadoki, L’Histoire des 3 Adolf, Angel Sanctuary, et tant d’autres. Lorsque Guy Delcourt est devenu actionnaire majoritaire, Tonkam a été distribué par Delsol et a gagné en visibilité. C’est beaucoup plus pratique, même si à titre personnel, je pense avoir fait le tour des séries qui pouvaient m’intéresser dans leur catalogue.
Outre Tonkam, l’éditeur qui m’a le plus favorablement surpris depuis 10 ans, c’est Kana, qui s’est lancé dans une politique éditoriale plus diversifiée, utilisant les profits générés par ses succès pour lancer des titres plus « patrimoines » ou plus atypiques, avec quelques très belles réussites dans le lot.

Du moment que je continue à trouver des titres pour me plaire, je n’ai pas à me plaindre du marché français du manga dans sa globalité ; seulement au cas par cas (Pika va brûler en enfer !!!).
Mais justement, j’ai un soucis concernant les titres en question. Pendant des années, quand mes finances n’étaient pas celles d’aujourd’hui, je suis passé à côté de nombreux manga faute de moyens ; même maintenant, j’attends que certaines séries s’achèvent pour m’y intéresser. Or, si – comme le prétendent certains – nous nous dirigeons vers une disparition du fond, nous courons le risque de ne plus avoir accès à des titres pourtant emblématiques ou qui manquent encore à ma bibliothèque. Là encore, rien de nouveau sous le soleil, mais le phénomène prend de l’ampleur. En 2011, Kana a annoncé la fin de commercialisation de Basara ; j’ai beau comprendre les impératifs financiers derrière une telle décision, nous parlons là d’un des meilleurs shôjo disponibles en langue française, alors forcément, cela me fait un pincement au cœur. Que je ne puisse plus trouver un titre dont l’éditeur français a disparu, je le conçois, mais quand il s’agit d’un éditeur existant, même si je sais qu’une réimpression ou que le stockage a un coût (qui ne sera pas forcément amorti), c’est plus dur à avaler. Désormais, quand je me penche sur une série finie, j’essaye d’en prendre l’intégralité d’un seul coup, afin de m’assurer de ne jamais avoir de trou dans ma collection ; mais cette technique a ses limites.
Malgré l’intitulé, je trouve avoir été conciliant avec le marché français. Mais je terminerai par cette citation de Ahmed Agne, co-fondateur de Ki-oon : « Les lecteurs lisent de plus en plus la même chose, là où avant, il y avait moins de lecteurs mais qui lisaient tout […] Je pense que le public est un peu moins entreprenant aujourd’hui ». Cela rejoint bien ce que je disais sur la visibilité des titres il y a 10 ans. A méditer.

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14 commentaires pour Requiem pour un vieux con

  1. a-yin dit :

    Je suis d’accord avec toi pour ce qui est de la diversité. Il y a de plus en plus d’offres, certes, mais beaucoup de séries se concurrencent sur un terrain, et se ressemblent. Quant à ce que dit Ahmed, je me suis fait la réflexion également, il y a quelques années, en tant que (désormais) vieille lectrice de manga. Je me souviens qu’il y avait peu de choix, mais les titres étaient assez variés, et je lisais donc forcément de tout, même Ikkyû qui était très difficile pour moi. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir des personnes lisant exclusivement des comédies romantiques, d’autres du shônen d’aventure, des boys love et j’en passe, sans forcément ouvrir quelque chose d’un autre genre… C’est donc assez dommage. Mais on est submergé, c’est ainsi.

    Je râle assez souvent, d’années en années, mais j’achète toujours autant de manga (je n’ai jamais excédé 6 sorties par mois après, sauf si j’achète une série ancienne en entier) au final. Et 2012 n’aura pas été une exception. Après, ma vision est sans doute biaisée du fait que j’ai toujours un tas de lectures, du fait des éditions étrangères (américaines et taiwanaises dans mon cas). Cependant, j’ai l’impression que des surprises vont se profiler en 2013, notamment un certain Kamakuri Diary que je n’attendais plus du tout (je le réclamais d’années en années et j’ai fini par l’acheter, malheureusement, en chinois). De mon côté, 2012 a été une année de redécouverte du mainstream, notamment avec Magi, Simple comme l’amour, A fleur de peau en tête.

    Et comme on est toujours en janvier, je te souhaite une bonne année 2013.

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  2. Axel Terizaki dit :

    10 ans d’une passion et ça se dit vieux con.

    ‘ain qu’est-ce qu’il faut pas entendre ! Pense un peu à ceux qui sont fans depuis les années 80, bordel.

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  3. Natth dit :

    Même si le premier manga relié date de 1979, ce type de BD est surtout arrivé en France dans les années 90. Les années 80, c’était plutôt les animes. Vu le succès des émissions pour enfants de l’époque, y compris auprès des adultes, il s’agissait plus d’un élément constitutif de la réalité que d’une passion entretenue et assumée. Pour parler plus simplement, on passait directement de l’âge du biberon à celui de l’anime.

    Il est logique que la diversité des goûts diminue à mesure que le public augmente. Pour commencer le manga dans les années 90, il fallait être plus motivé qu’aujourd’hui. Le nombre de titres était plus réduit et moins accessible (moins de présence en magasin, moins d’articles ou de critiques disponibles…). Par conséquent, je pense que le pourcentage de lecteurs réguliers était plus important qu’aujourd’hui. Aujourd’hui, je crois qu’il y a beaucoup de lecteurs occasionnels, intéressés par un ou deux titres. a mon avis, le succès du manga a rendu possible l’existence de ce type de lecteur. De plus, l’âge de la majorité du public oscille entre 7 et 17 ans, ce qui ne facilite pas l’accès à des séries variées (peu d’argent, trop jeunes pour certains types de lecture…). Pour résumer, je pense que les lecteurs qui lisent de tout sont plus nombreux qu’avant, mais ils sont noyés parmi les « casual readers » dont le nombre a explosé.

    Pour ma part, j’espère que la dématérialisation pourra un jour compenser la disparition du fond. Mais, sans parler d’un possible désaccord des Japonais sur ce point, conserver la licence d’une série peu rentable risque de rester toujours trop cher même sans problème de stockage. En ce qui concerne les délais, il arrive que certains éditeurs sortent les deux premiers volumes en même temps ou que des séries courtes soient publiées très vite (moins de risque d’érosion ?). En dehors de ces cas particuliers, je ne dois guère avoir que Kenshin Perfect en bimestriel, et peut-être Trouble in my business si les dates se confirment.

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    • Gemini dit :

      Je ne suis pas partisan de la dématérialisation, j’aime trop le contact avec le papier. Bon, si un éditeur publie Kaze to Ki no Uta en démat’ et refuse de le sortir en papier, je râlerai mais je me ferai violence. Mais sinon…

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  4. inico dit :

    Ce que dit Natth me rassure, car étant issu de le génération 80’s, je n’ai pas souvenir de mangas de cette époque.
    J’ai bien souvenir avoir eu entre les mains de l’Albator et du Goldorak papier, mais sous un format qui ne s’apparentait en rien à un manga, et sous forme de one-shot. A l’époque, l’orientation était je pense plus vers les comics de super-héros via les marchands de journaux (Strange, Special Strange and co).
    C’est donc sur le tard que je me suis intéressé aux mangas, et je n’ai pas de fait le même recul pour juger de l’évolution du marché.
    Il y a cependant un point qui semble me marquer (fourvoiement ?) : la réédition dite deluxe.
    C’est à dire des titres encore disponibles, mais le plus souvent juste dans un format un peu plus grand (pour les vieux lecteurs qui n’y voient plus ?).
    Sans critiquer la démarche, je pense que ça doit encore manger une partie de développement des séries en cours et de leur visibilité, tout autant que de la « vraie » réédition (titres jamais parus ou depuis des siècles indisponibles).
    Quand à la diversité, ça me fait penser la réflexion que je me faisais en lisant Bakuman quand aux enquêtes de satisfaction du Jump : on demande aux lecteurs ce qu’ils veulent et on leur donne.
    Mais si on ne leur donne que de la m….: que réclament-ils ? Plus de m…., je suppose.

    Bonne année et bonnes lectures 🙂

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    • Gemini dit :

      Je crois qu’il y a deux façons de voir les deluxe. La première, c’est une façon d’exploiter le fond de catalogue avec de nouvelles références, mais des titres déjà sortis en format simple et encore disponible. La seconde, c’est un choix éditorial : une belle édition ou une édition simple, le problème étant que les lecteurs n’ont plus le choix. Je possède quelques éditions deluxe, mais ce fût rarement un choix : je voulais juste acheter un titre qui n’était pas/plus disponible autrement dans le commerce, comme City Hunter, Dr Slump, ou Cats Eye. Là, je vais commencer Master Keaton pour la même raison. Néanmoins, j’avoue reprendre Saint Seiya et Dragon Ball, car mes éditions simples sont en mauvais état, à cause de leur âge et à force de les lire ; alors autant prendre ce qui se fait de mieux.

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  5. a-yin dit :

    J’aime beaucoup les éditions simples et je pense que beaucoup de lecteurs de manga sont jeunes aussi, donc du poche va très bien. C’est pratique aussi. Je crois que les populations de lecteurs de BD/comics et celle des lecteurs de manga diffèrent pas mal dans cette pratique du matériau. Je ne dis pas qu’on demande de la merde, lecteurs de manga, mais le côté pratique est vraiment ce que j’aime. Et le prix. Quand je vois une BD d’Andreas à 14€ 48 pages, j’avoue que ça me fait toujours un peu mal aux c… quand je l’achète. C’est vrai qu’un format un peu plus grand pourrait être bien, mais quand on pense au coeur de cible. Déjà que les manga commencent vraiment à devenir onéreux (7€ le poche de base quand même).

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    • Gemini dit :

      En même temps, il faut voir pour quelles séries utilisent ces formats « luxe » : des titres déjà rentabilisés, et des séries anciennes ; lesquelles touchent un lectorat plus adulte, souvent issu de la BD traditionnelle, et non le jeune public qui se désintéresse du patrimoine. Si l’éditeur reconnait ce lectorat adulte comme cible, de telles éditions se comprennent parfaitement.

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      • a-yin dit :

        Oui mais ce sont des ouvrages ne visant pas le coeur de cible. J’ai quand même le sentiment que les deux publics ont des attentes très différentes 😉

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      • Gemini dit :

        Le cœur de cible du vintage n’est pas le lecteur de manga habituel, pas en France. Ce n’est pas pour rien qu’un éditeur comme Cornélius publie des auteurs comme Osamu Tezuka, ou que Glénat a choisi de faire la première édition « collector » pour un manga avec un titre des années 80.
        Si le lectorat était le même, les éditeurs ne feraient pas des éditions qui se rapprochent de plus en plus de la BD franco-belge.

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      • a-yin dit :

        Oui, enfin je n’ai pas contredit ^^; c’est ce que je dis bien depuis le début.

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      • Gemini dit :

        Je crois qu’on a eu un peu de mal à se comprendre pour le coup.

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  6. a-yin dit :

    J’oubliais aussi qu’un manga, je le prête tout le temps ;). Alors qu’une édition deluxe, j’aurais peut-être moins envie de la laisser sortir de chez moi.

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