Love so Life

Shiharu, 16 ans, rêve de devenir puéricultrice. C’est dans ce but qu’elle travaille dans une crèche en parallèle de ses études. Là, elle fait la connaissance de Seiji Matsunaga, présentateur-télé vedette en charge de turbulents jumeaux ; surpris par le pouvoir apaisant que Shiharu exerce sur les deux terreurs, Seiji lui propose de l’engager comme babysitteur.

Comme je l’ai indiqué tantôt, Akata est un éditeur auquel je fais confiance en matière de shôjo, ou plus exactement – dans leur cas – de sympathiques comédies romantiques. C’est une relation que je n’entretiens avec aucun de leurs concurrents, ou du moins pas dans un sens positif ; j’ai par exemple toute confiance en Ki-oon et Pika quand il s’agit de me décevoir.
Ma philosophie, c’est que je n’ai pas à faire ami-ami avec un éditeur ; ils font quelque chose qui me déplait, je n’hésite pas à le faire savoir, mais cela veut aussi dire que s’ils font du bon travail, je vais en parler. Et autant j’ai des reproches à faire à Akata – le choix de leurs titres français, la sur-adaptation des dialogues dans certains de leurs manga – autant j’apprécie leur politique en matière de comédies romantiques. Elles ne volent souvent pas bien haut, mais c’est distrayant.

Tout cela pour dire que je n’aurais probablement jamais testé Love so Life si ce manga était sorti chez n’importe lequel de leurs concurrents. Le synopsis m’apparait relativement basique, je ne suis pas spécialement amateur d’histoires avec de jeunes enfants – bon, j’avoue que l’héroïne de Aishiteruze Baby est craquante, mais ça n’ira pas plus loin – donc à priori, ce titre ne me concerne pas. Sauf qu’il est sorti chez Akata.
Entendons-nous bien : les comédies romantiques de cet éditeur sont globalement banales. Seulement, il y a banal et banal ; ce n’est pas nécessairement un reproche. Un manga comme J’♥ les Sushis est d’une banalité affligeante, mais son couple vedette dégage une bonne énergie ; j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre la série même si elle ne m’a que rarement surpris.
Love so Life est banal. C’était attendu. Malheureusement, il ne possède pas vraiment une valeur ajoutée pour compenser.

A la lecture du synopsis, je pensais que c’était la célébrité du personnage masculin principal, Seiji, qui apporterait « l’élément perturbateur » nécessaire pour pimenter une histoire somme-toute prévisible. La mangaka en joue une ou deux fois, mais sans s’appesantir dessus et sans vraiment exploiter cette particularité. Elle met surtout l’accent sur le drame familial de l’héroïne et des deux jumeaux – tous trois orphelins de mère, avec un père disparu dans la nature – ce qui est finalement attendu ; et plus mélodramatique qu’autre chose, même si elle nous montre une Shiharu qui va toujours de l’avant (rappelant au passage l’héroïne de Fruits Basket).
Pour le reste, tout est décidément très convenu. A la simple lecture du synopsis, j’ai eu l’impression de savoir comment l’histoire allait se terminer, et ce tome 1 en prend la direction sans la moindre finesse, ni la moindre surprise.

Le premier tome de Love so Life n’est certainement pas mauvais. Sauf que cela ne signifie pas pour autant qu’il soit bon, si vous voyez ce que je veux dire. Ce manga m’a laissé globalement indifférent ; je l’ai trouvé basique, sans relief, il n’apporte rien d’un tant soit peu original, et je n’ai donc pas vraiment réussi à y accrocher. Alors je savais qu’en la matière, Akata se spécialisait dans la banalité, mais il y avait généralement la petite étincelle, le petit plus qui rendait leurs manga attractifs ; ici, je ne l’ai tout simplement pas trouvé. La lecture elle-même ne fût pas désagréable, mais à aucun moment je me suis dit que j’avais envie de découvrir la suite ; je vais donc me séparer de ce tome et laisser la série de côté. Pour être franc, je ne suis même pas curieux de savoir comment l’histoire va progresser.
Après un Yamato médiocre et pas aidé par le travail de son éditeur, seconde déception de Septembre niveau nouveautés. J’espère que Octobre se montrera plus généreux avec le début de Idol A chez Tonkam.

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3 commentaires pour Love so Life

  1. Sirius dit :

    C’est dommage car j’avais accroché à l’extrait mis en ligne par l’éditeur. Maintenant ce n’est que le premier tome, j’attends donc des avis ultérieurs. Comme quoi c’est pas forcément une bonne idée de se baser sur l’éditeur pour acheter un titre :p
    Concernant Pika, t’as lu j’en suis sûr la news d’hier qui nous apprend qu’on aura la fin de Nodame pour dans cinq ans?
    Par contre, pour Idol A, le titre fait déjà suffisamment tache dans mon Short Program pour que je m’y frotte. Pareil pour Q&A d’ailleurs. C’est plutôt Barakamon que j’attends (tu vas me dire « beuark, Ki-oon…)

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    • Gemini dit :

      L’interview de Pika par Manga-Sanctuary nous apprend surtout que, à chaque fois qu’ils arrêtent ou ralentissent un titre, c’est une « exception ». Mais à la longue, cela fait énormément d’exceptions…

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  2. Ping : La revue de presse du 1er au 7 octobre | Club Shojo

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