Le Bilan Anime de la Mort qui Tue de 2011

Et voilà, c’est reparti pour le grand bilan de l’année ! Avec une petite modification toutefois, puisque je ne parlerai que des anime que j’aurais terminé de regarder en 2011 ; un détail qui par conséquent exclut les titres abandonnés en cours de route.

Vous connaissez le concept : c’est le moment, comme chaque année, de faire le bilan des anime. Mais attention : chez Le Chapelier Fou, point question de se limiter aux titres diffusés en 2011, puisqu’il sera question de tous ceux regardés en 2011. Une nuance qui autorise de gros bonds dans le temps.
Si je devais faire un bilan global à titre personnel, j’ai vu beaucoup moins d’anime que les années précédents, pour la simple et bonne raison que j’ai été bien occupé. Heureusement, maintenant, j’ai fini mes études, je suis enfin au chômage, j’ai tout mon temps pour en profiter ! Évidemment, qui dit moins d’anime implique moins d’anime mémorables ; j’aurais eu moins de chance qu’une année 2010 particulièrement faste, pendant laquelle je suis tombé sur de nombreuses séries géniales. Un peu décevant, mais d’un autre côté, j’ai trouvé de très bonnes choses parmi les séries effectivement diffusées cette année, ce qui fait toujours plaisir.
J’espère faire mieux en 2012, et cela s’annonce déjà sous de bons auspices avec les suites de Chihayafuru, Ginyoku no Fam, Fate / Zero, et même – plus étonnant – Eureka seveN ; j’en salive d’avance. En attendant, voilà la liste complète des titres en course pour ce bilan :

A Channel
Agatha Christie no Meitantei Poirot to Marple
Armor Hunter Mellowlink
Armored Trooper Votoms – Pailsen Files
Armored Trooper Votoms – Shining Heresy
Asobi ni Iku yo! – Asobi ni Oide
Ben-to
C
City Hunter
Clannad
Cybersix
Deimos no Hanayome
La Disparition de Haruhi Suzumiya
Dororon Enma-kun Meeramera
Eiga Precure All Stars DX3 – Mirai ni Todoke! Sekai wo Tsunagu Niji-iro no Hana
L’Épée de Vérité
Eureka seveN
Fate / Zero
Gakuen Utopia Manabi Straight!
Hades Project Zeorymer
Hanappe Bazooka
Heartcatch Precure!
Heartcatch Precure! Hana no Miyako de Fashion Show… Desu ka!?
Hôkago no Pleiades
Honoo no Tenkôsei
iDOLM@STER Xenoglossia
Iron Man
Itsudatte My Santa!
Jungle wa Itsumo Hare nochi Guu Deluxe
Kamisama no Memochô
Kikôshi Enma
Kizuna Ichigeki
Kuragehime
Loups=Garous
Lupin III – Bye Bye Liberty Crisis
Mahô Shôjo Madoka★Magica
Mashin Eiyuuden Wataru – Owarinaki Toki no Monogatari
Mobile Police Patlabor
Mobile Suit Gundam 0083 – Stardust Memory
N°6
Nezumi Monogatari – George to Gerald no Bôken
Nucléa 3000
Panty & Stocking with Garterbelt
Prefectural Earth Defense Force
Redline
Le Roi des Ronces
Rôjin Z
Sakigake!! Otokojuku
Shi Ki
Silent Mobius
Silent Mobius 2
Star Driver – Kagayaki no Takuto
Tekken
Tenshi Nanka ja Nai
TO-Y
Trava
Trigun – Badlands Rumble
Ultraviolet – Code 044
Uta no☆Prince-sama♪ Maji Love 1000%
Vampire Princess Miyu
Wolverine
X-Men

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TOP 10 des Meilleurs Anime

n°10 : Trigun – Badlands Rumble

Badlands Rumble, c’est le cadeau fait par Madhouse aux amateurs de Trigun. Ne cherchez pas à voir ce film sans connaître la série : vous n’y comprendriez pas grand chose. Non pas qu’il y ait grand chose à comprendre, mais il faut au moins pouvoir reconnaitre les protagonistes. Par contre, si vous appréciez Trigun, vous vous devez de regarder ce long-métrage qui reprend les éléments les plus jouissifs de l’original : un Far-West post-apocalyptique, des personnages qui puent le charisme, des explosions à gogo, et du plomb comme s’il en pleuvait ! Badlands Rumble est un film dynamique au possible, carrément drôle, avec une mise en scène aux petits oignons ; et cela fait un bien monstrueux de revoir Vash et ses potes casser du gros méchant.

n°9 : Heartcatch Precure!

Premier pas dans la franchise Precure pour ma part, et excellente surprise. J’aurais peut-être eu du mal à enchainer les épisodes, mais à suivre semaine après semaine, c’est un véritable régal.
Outre un design magnifique – une excellente raison pour essayer cet anime – Heartcatch Precure! concilie le ton bon enfant et positif des séries de Magical Girls de Toei Animation, avec d’authentiques scènes de bravoure épique bénéficiant d’une animation ébouriffante ; les autres séries d’action pourraient en prendre de la graine. Les personnages sont attachants, c’est drôle, c’est coloré, nous n’évitons pas les morales d’usage mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce genre d’anime. Je m’attendais à une série pour gamine, mais Heartcatch Precure! va beaucoup plus loin que ça.

n°8 : Eureka seveN

L’année dernière, j’avais abandonné Eureka seveN au bout de 7 épisodes qui m’auront fait très mauvaise impression. Suite aux nombreuses réflexions à ce sujet, j’ai redonné sa chance à cet anime, cette fois en sautant ces 7 épisodes. Résultat : cela passe tout de suite infiniment mieux ! Ce qui au passage me fait dire qu’il s’agit d’une des entames les plus mauvaises de l’histoire de l’animation japonaise… En dehors de ça, Eureka seveN n’a presque que des qualités : un monde original, un scénario riche, un style « cool attitude » qui donne du cachet, et des méchas surfeurs magnifiquement animés. Indubitablement un des grands anime de la décennie.

n°7 : Shi Ki

Si la case Noitamina a perdu de sa superbe, il reste quelques titres à sauver à l’image de ce Shi Ki, anime d’horreur revisitant le thème bien connu des vampires, mais en plaçant l’action dans un village reculé du Japon et avec un chara design issu des travaux de Ryu Fujisaki (Hoshin). Le scénario étant tiré d’une série de romans, il s’avère particulièrement bien construit, et riche en rebondissements inattendus ; mais c’est surtout son ambiance sombre et oppressante qui fait merveille, ainsi qu’une fin aussi malsaine qu’impressionnante. Un titre réussi de bout-en-bout.

n°6 : Armored Trooper Votoms – Shining Heresy

Suite directe de Armored Trooper Votoms, Shining Heresy incarne une version aboutie parfaitement représentative des qualités de la série, avec son héros qui n’aspire qu’à la tranquillité, son real robot, et ses sombres personnages qui souhaitent exploiter Chirico pour leur propre profit. Malheureusement incompréhensible sans avoir vu l’anime d’origine, Shining Heresy s’impose comme un passage obligatoire pour toute personne qui apprécie un tant soit peu cette saga mythique. Apportant un véritable plus à l’ensemble, cet anime possède ce qu’il faut d’action et d’émotion. La preuve : il s’agit d’un des meilleurs titres que j’ai pu regardé cette année.

n°5 : Panty & Stocking with Garterbelt

Quand les mecs de la Gainax décident de faire des conneries avec leurs potes réalisateurs, cela donne Panty & Stocking with Garterbelt, énorme terrain d’expérimentation délicieusement incorrect, irrévérencieux, et surtout hilarant. Chaque segment est un délire sous acide rempli d’idées aussi géniales que saugrenues, du pur n’importe quoi avec parfois quelques gouttes de parodies, et ce qu’il faut de blagues sous la ceinture. Un authentique travail d’animateurs et de réalisateurs passionnés, décomplexés, et déjantés, pour amateurs d’anime improbables. La Gainax se fait plaisir, et nous avec.

n°4 : Mobile Police Patlabor

La série d’OAV par laquelle tout a commencé. Première création du collectif HEADGEAR rassemblant quelques-uns des meilleurs artistes de l’animation de l’époque – Izubuchi, Takeda, et bien sûr Oshii – les OAV de Patlabor poussent le concept du real robot dans ses derniers retranchements. Mais ce qui compte, ce n’est pas tant les excellents méchas qu’une bande de personnages extravagants et attachants, beaucoup d’humour, et une véritable dose d’actions. Six épisodes d’une très grande qualité qui me font penser que l’animation, décidément, c’est quand même une belle chose.

n°3 : Mobile Suit Gundam 0083 – Stardust Memory

Il n’y a pas à dire : Mobile Suit Gundam reste une des sagas les plus fabuleuses de l’animation. Les séries de l’UC sont mes favorites, et parmi elles, je considère Gundam 0083 comme une des meilleures. Déjà, ce sont des OAV, donc niveau animation, c’est beaucoup plus élaboré que les simples épisodes TV. Ensuite, j’ai retrouvé dans cet opus tout ce que j’aime dans Gundam : un univers riche et complexe, une guerre spatiale, et de formidables affrontements entre robots géants. Bref, toutes les qualités de l’UC rassemblées et sublimées dans un anime somptueux, et doté au passage d’une excellente bande-son.

n°2 : TO-Y

TO-Y est le symbole d’une époque. De l’année 1987 – de sa musique et de sa mode – et de la Bulle Économique, période pendant laquelle certains studios n’hésitaient pas à produire des anime pour l’amour de l’animation, des titres artistiques parfois un peu vains qu’il serait impensable de revoir aujourd’hui au Japon (en dehors de quelques œuvres indépendantes pour festival). Nous avons là un anime essentiellement porté sur la musique, très recherché graphiquement mais avec un scénario à peine ébauché. En résulte un titre magnifique proposant une plongée parfois démente dans les années 80, un peu oublié par les spectateurs mais qui possède encore une véritable population de fans.

n°1 : Redline

Redline anime de l’année. Que dire, franchement, qui n’ait déjà été dit sur ce film magistrale ? Le summum de l’animation débridée au service d’un long-métrage juste jouissif. Le réalisateur a tout compris à la vie : pour faire un bon anime, il faut des personnages charismatiques, des grosses voitures – enfin peut-on encore parler ici de voiture ? – et des séquences de vitesse complètement surréalistes à vous scotcher dans votre fauteuil. Redline c’est beau, c’est énergique, ça explose dans tous sens, et ça court à des centaines de kilomètres / heure. Ça a l’air simple, comme ça, mais difficile de trouver plus efficace.

Les autres nominés étaient : City Hunter, Clannad, Fate / Zero, Jungle wa Itsumo Hare nochi Guu Deluxe, Mashin Eiyuuden Wataru – Owarinaki Toki no Monogatari, Le Roi des Ronces, Sakigake!! Otokojuku, & Star Driver – Kagayaki no Takuto.

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TOP 5 des Coups de Cœur

Les anime pas forcément exceptionnels, au potentiel pas toujours exploité à leur maximum, mais que j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder.

n°5 : Kamisama no Memochô

Une gamine mène des enquêtes depuis sa chambre ; le terme de « gamine » peut donner l’impression que nous allons tomber dans une systématique « moe », mais finalement pas trop (à défaut de pas du tout). La série possède quelques défauts qui l’empêchent de figurer parmi les immanquables de l’année, à commencer par un ton souvent trop léger, et la présence de yakuzas plus proches de gentils Bisounours que de mafieux. Qu’à cela ne tienne, cet anime – pour son premier et son dernier arc – sait faire preuve d’un ton sombre résolument adulte, et c’est dans cette catégorie qu’il s’en sort le mieux, avec une ambiance captivante quoique dramatique ; dommage qu’il n’ait pas réussi à maintenir ce niveau d’exigence et soit tombé dans des pièges aussi grossiers que la partie de baseball.

n°4 : Kuragehime

Un dilemme que ce Kuragehime. Tout était présent pour obtenir un anime digne des meilleurs représentants de Noitamina : l’adaptation d’un josei très populaire au Japon, des personnages haut-en-couleurs et immédiatement sympathiques aux yeux des spectateurs, un humour très présent mais sur un fond dramatique,… Seulement, il souffrait de deux défauts majeurs : un format trop court pour adapter correctement le manga – avec obligation d’apporter une fin anticipée forcément décevante – et surtout un studio qui se contente d’un travail minimum, transposant souvent à la case près le produit d’origine. Reste un fort potentiel et des protagonistes excellents, mais un anime au final un peu frustrant même si très plaisant à suivre.

n°3 : Uta no☆Prince-sama♪ Maji Love 1000%

A première vue, nous avons affaire à un anime harem inversé, puisque Uta no Prince-sama est à l’origine un otome game. Ce n’est pas entièrement faux, mais c’est surtout un titre qui, sous une apparence de sérieux, recèle un délire prêt à exploser à tout moment. Délire dans l’école pour idoles et compositeurs pas crédible une seconde, et surtout délire dans des personnages quand même assez farfelus, que ce soit des principaux aux styles trop affirmés ou des secondaires limite surréalistes. Et puis, il se dégage de cet anime de la bonne humeur et une certaine folie, ce qui le rend étonnamment plaisant ; je ne suis pas très porté sur ce genre, mais il s’agit avant tout d’un titre humoristique, et dans cette catégorie, il se débrouille bien.

n°2 : Dororon Enma-kun Meeramera

A l’origine, Enma-kun est une série des années 70 signée Go Nagai ; comme d’autres titres de l’auteur, il vient d’avoir droit à une nouvelle monture, mais radicalement différente de l’originale puisque axée avant tout sur l’humour, le délire, et les petites culottes. Dororon Enma-kun Meeramera est tellement déjanté et tellement con – n’ayons pas peur des mots – qu’il ne pourra que plaire à tous les spectateurs qui sauront apprécier ses blagues lourdingues ; à ce titre, je me suis payé des barres de rire sur de nombreux épisodes. Seul défaut : aller trop loin, trop vite, donnant ensuite l’impression de stagner vers la moitié de la série… Pourtant, le dernier épisode à lui-seul mérite tous les éloges, avec un niveau de n’importe quoi rarement atteint.

n°1 : Agatha Christie no Meitantei Poirot to Marple

En première position, nous trouvons une adaptation des romans de Agatha Christie mettant en scène Hercule Poirot et Miss Marple. L’anime a été pensé pour la chaîne NHK, connue pour la qualité de ses programmes et leur côté familial. Pas d’histoires inédites, mais l’ajout d’un personnage nouveau qui doit permettre de passer sans arrêt d’un détective à l’autre et de contenter le jeune public. Le matériau d’origine se trouve transposé avec respect, au moyen d’un design harmonieux et d’un ton presque léger malgré le côté dramatique. Poirot to Marple est un anime à la fois passionnant et relaxant, un tour de force qui le rend infiniment plaisant à regarder ; c’est bien simple, il aurait pu adapter l’intégralité des enquêtes de Poirot et Marple que cela ne m’aurait pas dérangé, j’aurais pu le continuer encore et encore tant il est divertissant. Un régal.

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TOP 5 des Anime avec des Gros Robots

Pas d’énormes surprises de ce côté, puisque mon top 10 comportait déjà 4 anime de robots géants.

n°5 : Eureka seveN

Les créateurs de Eureka seveN sont des mecs trop cools – croyez-moi sur parole, j’en ai croisé quelques-uns – et à ce titre, ils aiment les trucs cools, comme le surf, les baskets, et mettre une majuscule à la fin d’un nom. Mais ce sont aussi des passionnés d’animation japonaise (et du manga Terra e…). Et lorsqu’ils combinent ces deux aspects de leurs personnes, cela donne des méchas surfeurs. Ça, c’est du concept. Et mine de rien, cela rend extrêmement bien à l’écran ; il faut dire qu’ils sont aussi superbement animés, lors de combats aériens sublimes.

n°4 : Star Driver – Kagayaki no Takuto

Nous ne pouvons pas dire que l’aspect mécha de Star Driver monopolise l’écran ; et je sais que cela en aura gêné. Les combats sont courts, mais d’un autre côté parfaitement intenses, avec des robots aux styles variés – dans leur design ou dans leurs capacités – avec des pilotes eux-mêmes originaux, et une mise en scène qui dépote sérieusement. Pour ne rien gâcher, Star Driver se termine en apothéose par un combat mémorable. Et puis, de toute façon, je suis plutôt client des scènes redondantes donc du décorum qui entoure ces affrontements. Bref, cela m’a parfaitement comblé.

n°3 : Mobile Police Patlabor

J’ai un faible pour les Ingram et leurs pilotes. Et voir l’un d’eux arracher le bras de son robot, le lancer sur un ennemi en criant « Rocket Punch », pour ensuite se faire enguirlander par son responsable, lequel lui rappelle qu’elle ne pilote pas Mazinger (ni autre chose du même style)… C’est tellement bien trouvé (surtout pour du real robot) que je ne pouvais qu’adorer.

n°2 : Mobile Suit Gundam 0083 – Stardust Memory

Les robots de Gundam avaient rarement été aussi bien mis en scène que dans Mobile Suit Gundam 0083 – Stardust Memory, à part peut-être dans une autre série d’OAV de l’Universal Century : Mobile Suit Gundam Unicorn. C’est un compliment. Les robots eux-mêmes semblent classiques – même si l’un d’eux est équipé d’une ogive nucléaire – mais les créateurs ont largement profité des possibilités offertes par le format particulier propre aux OAV pour s’appesantir sur la qualité des affrontements, que ce soit dans leur animation et leur chorégraphie. Le résultat ne déçoit pas.

n°1 : Armored Trooper Votoms – Pailsen Files

Cet anime nous rejoue le Débarquement de Normandie avec des robots géants. Alors certes, c’est The Answer Studios aux manettes – en lieu et place de Sunrise – et de la CGI vieillissante, mais rien que pour le côté culotté, parce que l’anime s’ouvre sur cette scène, et parce que ce sont des Scapedogs à l’écran, je me dis que Armored Trooper Votoms – Pailsen Files mérite cette place. Ce malgré tout le respect que j’ai pour les autres anime de robots de ce bilan. Face à un concept aussi puissant, tu peux pas test.

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TOP 5 du WTF

n°5 : Ben-to

C’est la crise ! Au Japon comme ailleurs. Et pour faire des économies, tous les moyens sont bons, y compris affronter des hordes de combattants pour récupérer des repas à moitié prix dans des supermarchés. Ce synopsis vous parait improbable ? C’est pourtant bien celui de Ben-to, et vous comprenez maintenant ce qu’il vient faire dans ce classement. Ben-to, c’est du combat, de la bouffe, des poitrines, des culottes, et de l’humour, le tout réalisé par ce grand malade de Shin Itagaki. C’est n’importe quoi, mais c’est jubilatoire.

n°4 : Sakigake!! Otokojuku

Dans Sakigake!! Otokojuku, les lycéens les plus virils de tout le Japon ont été rassemblés dans une seule et même école afin d’apprendre à vivre comme des vrais hommes. Même si cela doit les tuer. Car il faut bien avouer qu’entre les méthodes étranges des professeurs et les bizutages musclés, étudier là-bas se transforme vite en lutte de tous les instants. Un concept à mi-chemin entre Hokuto no Ken et Kimengumi High School pour un anime aussi viril que surréaliste, drôle, et explosif. Et n’oubliez jamais : les Japonais, c’est pas des tapettes.

n°3 : Panty & Stocking with Garterbelt

Quand les créatifs de Gainax se lâchent pour de bon, sans aucune retenue ni aucune morale, cela ne pouvait que faire des étincelles. Avec Panty & Stocking with Garterbelt, ils nous livrent des délires d’un goût douteux – très douteux dans le cas de Kobayashi – et des couleurs improbables issues d’une consommation intense de produits stupéfiants. Imaishi, le responsable du projet, est connu dans le monde de l’animation pour ses beuveries ; franchement, quand on voit Panty & Stocking with Garterbelt, on se dit que la plupart des idées saugrenues qui ponctuent cet anime viennent de là.

n°2 : Dororon Enma-kun Meeramera

Surtout connu pour les anime de robot tirés de ses œuvres, ceux qui ont lu un authentique manga de Go Nagai savent que cet auteur adore (entre autre) la comédie débile et les petites culottes ; un aspect que le public apprend aujourd’hui à (re)découvrir. Pour concevoir Dororon Enma-kun, ses auteurs ont puisé dans le style le plus irrévérencieux de l’auteur – celui d’un Maboroshi Panty ou d’un Kekko Kamen – ont mélangé la série d’origine avec sa parodie coquine officielle, et ont rajouté des tas de références issues des années 60/70. Le résultat : un titre frappadingue au possible qui ne se refuse aucun excès, et aucun gag aussi foireux soit-il.

n°1 : Hanappe Bazooka

Encore un Go Nagai. Il n’y a pas de secret : niveau délire pur et dur, ce mangaka de génie peut aller extrêmement loin. Outre Cutie Honey dans les années 70, il aura fallu attendre les OAV – anime au contenu plus libre – pour que les amateurs d’animation prennent conscience de cet aspect de la personnalité du maître. Des OAV comme Hanappe Bazooka, folie libidineuse dans laquelle un lycéen invoque par erreur deux démons en se masturbant ; démons qui ne tarderont pas à l’affubler de pouvoirs étranges et à faire des cochonneries avec sa famille de dingues. C’est cru au possible mais pris avec une telle absence de sérieux que cela en devient irrésistible.

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FLOP 5 des Daubes

n°5 : A Channel

Des filles stéréotypées font des trucs mignons et de temps en temps des trucs plus tendancieux, mais trop rarement pour vraiment attirer les pervers. Ce qui est terrible avec A Channel, c’est qu’il n’y a vraiment rien d’autre à dire ; le spectateur suit le quotidien de 4 filles dont le seul problème consiste à choisir ce qu’elles vont manger à midi. Un anime vide, de la tranche-de-vie dans ce qu’elle a de plus insipide et basique, un intérêt qui frise le zéro absolu. Et le pire, c’est justement que j’ai vu pire que ça cette année.

n°4 : N°6

Avec N°6, nous avons un magnifique exemple de naufrage. Cet anime commence très bien, fait de nombreuses promesses au spectateur amateur de SF, puis sombre progressivement dans la catastrophe. Il y a pourtant des signes qui ne trompent pas, comme un chara design qui semble destiné à attirer la fujoshi en chaleur, ou un nombre d’épisodes ridicule par rapport à l’ampleur des thèmes à traiter. Et ce qui devait arriver finit par arriver : l’histoire arrête d’avancer au bout d’un moment tandis que les auteurs s’intéressent uniquement à la relation homosexuelle platonique du couple vedette, pour finalement boucler cette arnaque par un Deus ex Machina. Si le yaoi ce n’est pas votre truc ou que vous aimez la bonne SF, un conseil : éviter N°6.

n°3 : Ultraviolet – Code 044

Je suis navré de ternir la mémoire du génial Osamu Dezaki, mais son Ultraviolet – Code 044 – un de ses derniers anime – c’est une merde abyssale. Madhouse accepte les partenariats les plus farfelus – voir ci-dessous – pour des résultats parfois dégueulasses, à l’image de cette série adaptée d’un film avec Milla Jovovitch, qui est parait-il en lui-même une horreur. Le réalisateur caricature son propre style autour d’une intrigue d’une platitude absolue, et le résultat est un titre à peine regardable. Je préfère me souvenir de Osamu Dezaki pour Lady Oscar ou Très Cher Frère, parce que Ultraviolet – Code 044, c’est vraiment mauvais.

n°2 : Iron Man

Quand Marvel décide de s’associer avec les Japonais de Madhouse, cela donne le rythmé et défoulant X-Men, mais aussi hélas! les deux plus gros étrons de ce bilan. Ce qui sauve cet Iron Man par rapport à Wolverine, c’est que son meilleur moment met en scène le célèbre mutant dans une séquence qui, à elle seule, surpasse de très loin tout ce qui sera proposé dans son propre anime. Paradoxe quand tu nous tiens. Pour le reste, Iron Man ne présente presque aucun intérêt avec son système de méchant de la semaine, et ses personnages qui ne dégagent aucune sympathie tandis qu’ils combattent des ennemis dont nous n’avons rien à faire. Un anime qui ne décolle jamais, un héros sans une once de charisme, à ce niveau j’en viens à regretter Robert Downey Jr. Parce que oui, même le film Iron Man 2 est d’un plus haut niveau.

n°1 : Wolverine

Vous pensiez qu’il n’y avait pas pire que Iron Man ? C’est que vous ne connaissez pas Wolverine ! A la base, je n’ai jamais eu de grosses attentes concernant Iron Man, vu que ce n’est pas non plus mon personnage fétiche. Mais voir le mutant le plus féroce de l’univers Marvel – qui plus est avec par derrière le studio responsable de boucheries comme Kurozuka – camper ici un poseur ténébreux incapable de rayer la carrosserie d’une voiture avec ses griffes, cela fait très mal. Pour le reste, mêmes problèmes que précédemment : un scénario sans enjeu, des protagonistes sans charisme, et un studio japonais qui n’en a clairement rien à foutre. A se demander comment, en comparaison, X-Men peut être aussi génial.

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Pour finir, les prix spéciaux !

Le « prix du meilleur téléfilm » est décerné à Nezumi Monogatari, pour sa jolie histoire et sa recherche graphique.

Le « prix du film que quand tu le vois tu te dis que décidément la sérite TV c’est de la merde » est attribué à Silent Möbius 2. De toute façon, par rapport à la série TV…

Le « prix du meilleur générique » revient à Mobile Suit Gundam 0083 – Stardust Memory pour Men of Destiny.

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C’est tout pour cette année. Rendez-vous dans un an pour le bilan de 2012, en espérant qu’il sera rempli d’anime de qualité ! Et que la Terre existera toujours…

PS : Madhouse responsable du meilleur anime de ce classement et des trois pires. Belle performance.

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8 commentaires pour Le Bilan Anime de la Mort qui Tue de 2011

  1. inico dit :

    Je n’ai pas (encore – vu le prix d’un coffret DVD près duquel je suis passé récemment, ça ne saurait tardé) vu Trigun, mais malgré tout, j’ai grandement apprécié ce Badlands Rumble. J’imagine bien être passé à côté de pas mal de choses, mais point de plaisir à bouder ^^.
    Heartcatch precure fut aussi une première, grâce à Exeleen, dans cette franchise et presque aussi dans le monde des magical girls, mais j’ai étonnamment apprécié. Je recommande les 3 films All stars DX, excellents aussi que je suis en train de regarder.
    Par contre, Kamisama no Memochô, je n’ai pas tenu plus de trois épisodes. A retenter peut-être …. mais j’avoue que la probabilité est faible :p

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  2. Zettai dit :

    Tu n’oublierais pas de compter l’OVA destiné à promouvoir le film, pour Patlabor ? Ca fait donc 7 ! (ou au moins précise-le)

    Et puis c’est tout de même le(s) film(s) qui poussent le concept du Real Robot le plus loin possible, que ce soit avec le rôle qu’ils jouent (simple engin de construction, allant même jusqu’à être un « joujou » de la vie de tous les jours, défenseur des citoyens ou arme de guerre) et la manière dont ils sont utilisés, les scènes comme Noa descendant de son AV-98 Ingram pour recharger le barillet son revolver à la main sont tout simplement géniales et très immersives.

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  3. neokenji dit :

    Oh tu ne mets même pas le film d’Heartcatch Precure ? C’était quand même un grand moment de lulz la VF ww

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  4. jonas dit :

    Je me demande qui a pu être gêné par la place des mecha dans Stardriver. Si ces derniers étaient plus proéminent la série en serait dénaturée…

    Sinon n°6 était une bonne série, dans le haut du panier de ce que j’ai pu voir en boys love. Je ne suis pas vraiment un amateur du genre mais pour une fois qu’on aborde un peu de SF c’est plutôt cool.

    Enfin pour le wtf, je suis étonné que LeveL E ne soit pas au rendez-vous.

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  5. Hero7 dit :

    lol tu as retourné ta veste pour dire des eloge d’eureka j’en culpailise presque peut-etre devrai moi aussi redonner une seconde chance ….

    voir les labor et trigun dans des position d’honneur m’encourage a faire confiance à tes preferences.

    Pour le reste comme chaque année je viens meressourcé en anime à envisager

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  6. Gemini dit :

    @neokenji : Si j’avais créé un prix spécial VF, je suis navré, mais ce serait tout de même City Hunter qui l’aurait emporté. Maurice Sarfati aurait doublé Hana ou Flora, je ne dis pas, mais face aux restaurants végétariens, impossible de lutter !

    @jonas : Pas vu Level E. C’est prévu, mais ce sera en 2012 (probablement).

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  7. Ping : L’Antre de la Fangirl » ANIME : BILAN 2011

  8. Emma dit :

    Bonjour! Très interessant ton site! Je voulais savoir de quel anime provient l’image de l’introduction de l’article : la fille en serveuse. Merci beaucoup!

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