Retour d’Exil – 2ème Partie : Ginyoku no Fam

En temps normal, il n’est pas dans mes habitudes de parler d’une série en cours de diffusion. Mais dans la mesure où j’ai abordé Last Exile hier, il me parait logique de parler aujourd’hui de la suite : Ginyoku no Fam. A l’heure où j’écris ces lignes, 9 épisodes ont été diffusés sur les 21 que comptera la série.

Fam et Giselle appartiennent à un groupe de pirates du ciel, spécialisés dans la capture et la revente de vaisseaux.
Lors d’une mission, elles assistent à la lutte entre la flotte d’Ades et des navires de Turan, clairement désavantagés. Fam décide alors de proposer son aide à la princesse de Turan, en échange de son plus beau vaisseau.

Comme je l’ai indiqué tantôt, je n’avais pas spécialement accroché à Last Exile. Ou du moins l’avais-je trouvé sympathique, mais sans tellement plus. Malgré tout, j’ai décidé en début de saison de tester Ginyoku no Fam, d’une part parce que cet anime marque plus ou moins le retour de Gonzo après de graves problèmes financiers, et d’autre part car je suis curieux. Alors vous me direz peut-être que la curiosité est un vilain défaut, sauf que je reste un scientifique, et qu’un scientifique sans curiosité est un scientifique mort. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi une filière S au lycée ; et aussi parce que mes parents ne m’ont pas laissé le choix…

Une suite à Last Exile, franchement, je n’en voyais pas spécialement l’intérêt, dans la mesure où l’anime se suffisait à lui-même. Lorsque Gonzo a annoncé cette série, j’ai surtout pensé que le studio, pour son retour, essayait de capitaliser sur un de ses anciens succès, sans grande prise de risque ; c’était oublier qu’il s’agissait d’une création originale, tout comme le premier volet, ce qui représente toujours un risque supérieur à une simple adaptation.
Après avoir regardé les premiers épisodes – par curiosité, je l’ai déjà expliqué – je me suis dit que cette suite n’était pas nécessaire pour l’histoire de Last Exile, mais qu’il aurait été dommage de s’en priver. En fait, je trouve cet anime très bien fait dans la mesure où il ne s’agit pas d’une véritable suite : Ginyoku no Fam peut se prendre indépendamment tout en restant parfaitement compréhensible. Certains éléments – notamment quelques personnages communs, ainsi que la technologie – attestent que l’histoire se déroule après celle de Last Exile, mais comme les scénaristes utilisent de nouveaux héros, dans de nouveaux lieux, et avec de nouveaux enjeux, nous repartons totalement à zéro. Le spectateur qui connait la première série repérera certains éléments particuliers – une chanson, des similitudes de nom,… – reconnaitra des protagonistes, mais tout se trouve suffisamment bien agencé pour que le néophyte puisse apprécier tout autant. La construction du scénario et de l’environnement est à la fois intelligente et harmonieuse, et les différents aspects – anciens et nouveaux – s’intègrent parfaitement les uns dans les autres, sans que les auteurs se sentent obligé de recourir à la référence et au clin d’œil à outrance. Rien que pour cela, cet anime est déjà digne d’éloges.
Il demeure tout de même un élément qui oblige le spectateur qui souhaite voir ces deux animes à attaquer par le premier : en commençant par Ginyoku no Fam, il aura déjà des informations sur qui est sorti vivant de Last Exile. Et je précise au passage que si l’avoir vu n’a rien d’obligatoire pour saisir la suite, il serait tout de même dommage de passer à côté de cet anime de grande qualité.

Mais revenons à Ginyoku no Fam. L’histoire se déroule dans un contexte de guerre ; en effet, la nation d’Ades s’est lancé dans une conquête systématique des différents pays à sa portée, pour des raisons – somme toute assez valables, et qui renvoient à des thèmes d’actualité – qui seront rapidement détaillées dans la série.
Fam et Giselle, elles, vivent en marge de tous ces conflits géopolitiques, même s’il leur arrive de temps à autre de capturer un navire d’Ades ou de ses ennemis, ce qui évidemment les énerve énormément. Le problème de Fam, c’est qu’elle ne supporte pas de voir des forts s’en prendre aux plus faibles ; donc lorsque les princesses de Turan se trouvent en danger sous ses yeux, elle décide de les aider, avec le soutien bon gré mal gré de Giselle. Dès cet instant, elles deviennent des adversaires d’Ades.
Pour protéger Millia de Turan et reconquérir son pays après sa chute, Fam propose de constituer une nouvelle flotte de guerre capable de rivaliser avec celle de leurs ennemis. Et pour se faire, rien de plus simple : il leur suffit de capturer des vaisseaux. Un projet ambitieux mais qui, vous vous en doutez, ne sera pas facile à mener ; d’autant plus que leur première cible, un navire légendaire sympathiquement surnommé le « Shinigami » (Dieu de la Mort), va leur poser quelques difficultés.

Ginyoku no Fam mélange les genres, en proposant à la fois un contexte guerrier et politique compliqué – il y a d’ailleurs un léger côté La Légende des Héros de la Galaxie dans les affrontements aériens, toute proportion gardé – une bonne dose d’action, de l’humour qui fait toujours du bien, et surtout – surtout – des scènes de vol de toute beauté. Déjà dans Last Exile, le réalisateur – le même que pour cette suite – avait beaucoup travaillé l’aspect visuel lors des séquences en vanship, mais il semble s’être encore amélioré, avec quelques scènes au rendu magistral. Ce qui, au passage, l’aide bien, c’est que l’animation des méchas repose une nouvelle fois sur les CGI, mais que la technologie a bien évolué en 8 ans ; donc même si Gonzo montre quelques lacunes dans le domaine – et encore, je suis du genre à trouver que cela donne du cachet, comme sur Bokurano – cela devient franchement magnifique, avec des navires recherchés et détaillés.

Sans même parler de son prédécesseur ou de critères techniques, je trouve qu’au fil des épisodes Ginyoku no Fam se révèle comme un anime absolument magique. Nous avons sous les yeux un monde original et élaboré – cela devient rare dans l’animation moderne – de la bonne humeur malgré des moments parfois durs, de bons personnages – parmi les anciens comme les nouveaux – un scénario jusque-là efficace pour lier le tout, et toutes ces vues somptueuses de la mer de nuages, de ces navires volants qui s’affrontent dans des joutes magistrales, et de ces vanships qui effectuent les pirouettes les plus impressionnantes. Ginyoku no Fam est un titre qui respire l’évasion, qui enflamme l’imagination des spectateurs, et qui nous prouve qu’en 2011, il reste possible de concevoir des animes culottés. J’espère que les ventes suivront au Japon et qu’un éditeur français le proposera au plus vite, car il le mérite amplement comme aucun autre titre diffusé cette année. Au bout de 9 épisodes, nous tenons l’anime de 2011.

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2 commentaires pour Retour d’Exil – 2ème Partie : Ginyoku no Fam

  1. Ping : Last Exile – Fam Fan Fan service | Les chroniques d'un newbie

  2. Crio-S dit :

    Je ne peux pas laisser ce billet sans commentaire tant je trouve également cet anime génial. C’est beau, les personnages sont charismatique, l’OST génial (la chanson ive got a friend je ne m’en lasse pas), le scénario est bon, bref sans être d’une grande complexité LE S2 est fun et aventureux , j’adore.

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