DC vs Marvel – Partie 1 : une histoire commune

Un sujet qui me titillait depuis quelques temps déjà : une série d’articles sur Marvel Comics et DC Comics, les deux célèbres maisons d’édition, mis en parallèle de l’histoire du comics et de mes propres préférences en matière de super-héros. Vaste sujet, vous en conviendrez.

En 1935, l’homme d’affaire Malcolm Wheeler-Nicholson fonde National Allied Publications, un éditeur spécialisé dans la BD. La même année, il lance New Fun : The Big Comic Magazine, puis New Comics (futur Adventure Comics). Mais, endetté auprès du distributeur et éditeur Harry Donenfeld, l’entrepreneur est contraint de s’associer avec lui en 1937, juste avant la sortie du premier numéro de Detective Comics, pour fonder la société Detective Comics Inc. Wheeler-Nicholson ne reste qu’un an, avant de prendre la porte en raison de sa mauvaise gestion ; Detective Comics Inc en profite pour racheter National Allied Publications, au bord de la faillite.
En Juin 1938, l’éditeur lance le premier numéro de Action Comics. Dans celui-ci, les aventures d’un nouveau genre de héros : le super-héros, et ses pouvoirs fantastiques. Ce super-héros s’appelle Superman ; créé en 1932 par Joe Schuster et Jerry Siegel, il leur aura fallu plusieurs années pour trouver une maison d’édition intéressée par leur personnage. Succès immédiat, et Detective Comics Inc de s’empresser de lancer de nouvelles séries de super-héros, à commencer par Sandman – créé par Gardner Fox et Bert Christman en 1939 pour Adventure Comics – et Batman – créé par Bob Kane et Bill Finger en 1939 pour Detective Comics. Plusieurs autres personnages suivront : Wonder-Woman, The Flash, The Atom, Hawkman, Hourman, Green Lantern, Aquaman, ainsi que des équipes regroupant plusieurs héros comme 7 Soldiers of Victory – avec Green Arrow, Crimson Avenger, Speedy, The Vigilante, Stars, Shining Knight, et Stripe – ou Justice Society of America, censée rassembler toutes les grandes figures de l’éditeur, mais servant en réalité à promouvoir ses personnages moins connus.
En 1944, Detective Comics fusionne avec National Allied Publications et All-American Publications pour devenir National Comics ; mais le logo DC, initiales de Detective Comics, demeure sur les couvertures, et l’éditeur devient un peu malgré lui DC Comics en dépit de son nom officiel, avant de changer définitivement d’appellation en 1977.

Évidemment, ce succès fait des envieux, et de nombreux autres éditeurs se lancent sur le marché des super-héros, comme Fawcett Comics avec son Captain Marvel, Quality Comics avec Plastic Man, ou encore Fox Comics avec Blue Beetle ; par le jeu des rachats, tous ces éditeurs finiront par être absorbés par DC Comics, et leurs personnages intégrés à l’univers DC lors du maxi-crossover Crisis on Infinite Earths, en 1985.
Un de leurs concurrents va tout de même sortir son épingle du jeu. Martin Goodman fonde Timely Publications en 1939, avec pour ambition de concurrencer Detective Comics Inc sur son propre terrain ; ou du moins, de récupérer une part de l’énorme gâteau que représentent les super-héros. Sa première publication, Marvel Comics, introduit le personnage du premier Human Torch, ainsi que le premier anti-héros : The Submariner, plus connu sous le nom de Namor. Mais le plus grand coup de Timely Publications reste probablement Captain America : apparu dans un contexte de guerre, ce super-héros patriote n’hésite pas – comme nombre d’autres personnages de l’époque – à aller botter les fesses de Adolph Hitler et d’Hirohito. Captain America était l’œuvre du duo Joe Simon / Jack Kirby, qui deviendra célèbre pour son incroyable potentiel créatif, et le nombre impressionnant de héros à leur actif ; plus tard, Jack Kirby formera un autre duo magique avec Stan Lee.

Nous sommes alors dans une période faste pour les comics, qui sera plus tard connue sous le nom de Golden Age. Les super-héros sont partout, et s’exportent sous forme de dessin-animés ou de séries composées de mini-épisodes, diffusés au cinéma avant les films.
Mais rien ne dure jamais éternellement. Après la Seconde Guerre Mondiale, l’intérêt pour les super-héros commence à diminuer ; des publications régulières s’arrêtent, au profit de westerns ou d’histoires de SF. Dans les années 50, dans un contexte de chasse aux sorcières, de nombreuses associations, auteurs, et politiques, commencent à pointer du doigt la « mauvaise influence » des comics sur la jeunesse ; Fredric Wertham publie en 1954 Seduction of the Innocent, un livre expliquant que la délinquance juvénile est le fait non pas d’une mauvaise éducation, mais des comics. La même année est mise en place par les éditeurs la Comics Code Authority, chargée de réguler la violence dans ces BD.

Peu de super-héros réussissent à survivre à ces changements, et à conserver leurs propres séries. Du côté de DC Comics, seuls Superman, Wonder Woman, et Batman réalisent cet exploit, tandis que Captain America et The Submariner ont depuis longtemps laissé leur place à d’autres publications.
En 1956, DC Comics lance une version revisitée de The Flash. Le succès revient, et ouvre la voie vers ce qui sera plus tard connu sous le nom de Silver Age, qui durera jusqu’à la fin des années 60. L’éditeur décide alors de continuer son travail de remise au goût du jour de ses héros des années 40, sous l’égide de Julius Schwartz et grâce à des artistes comme Gardner Fox, Joe Kubert, ou le romancier de SF Edmond Hamilton ; les noms restent, mais les identités, les costumes, et même les pouvoirs évoluent. Ce sera le cas pour The Atom, Green Lantern, ou encore Hawkman. Les auteurs expliqueront plus tard que leurs versions des années 40 vivaient en réalité sur une terre parallèle à la notre : Earth-II, qui sera incorporée à notre univers lors de Crisis on Infinite Earths (même si seuls les premiers Superman et The Flash y survivront). Avec Julius Schwartz, les origines souvent magiques des personnages laissent place à des origines scientifiques, et des héros totalement inédits font leur apparition, en particulier Martian Manhunter. Finalement, la concrétisation de ce renouveau sera la réapparition de la Justice Society of America, rebaptisée Justice League of America, en 1960 ; et contrairement à son ancêtre, cette série ne servira pas à promouvoir les héros mal-aimés de DC Comics – limitant l’apparition des personnages plus connus – puisqu’elle sera réellement composée des grandes figures de l’éditeur.

A cette époque, Timely Publications s’était transformé en Atlas Comics ; il ne deviendra Marvel Comics – du nom de son premier périodique – qu’en 1961. L’éditeur se concentre alors sur d’autres genres que celui des super-héros. Mais le succès chez la concurrence de Justice League of America pousse son PDG, Martin Goodman, à se relancer sur ce marché de nouveau porteur. Il charge Stan Lee, aidé de Jack Kirby, de créer non pas un super-héros mais une équipe de super-héros, comme la JLA. En 1961, le duo donne naissance non pas à un groupe de super-héros, mais à un groupe de monstres : The Fantastic Four.
The Fantastic Four marque un tournant dans l’histoire du comics. Par opposition aux héros parfaits, au menton carré, du Golden Age, les personnages de Lee et Kirby doutent d’eux-mêmes, ont des personnalités difficiles, et parfois même subissent leurs pouvoirs plus qu’ils n’en profitent ; The Thing, avec son faciès, ressemble plus à un méchant qu’à un gentil. Ils ont voulu créer des héros plus humains, donc plus proches du lecteur, et cela a fonctionné. Dès lors, la machine à idées de Marvel Comics va se mettre en marche, et cela va se concrétiser par l’apparition d’une pléthore de nouvelles figures : Thor, Iron Man, The Hulk, Spiderman, The X-Men, The Wasp, Ant-Man, ou encore DareDevil ; Stan Lee va finalement jusqu’à faire revenir sur le devant de la scène Captain America, en 1964, pour le placer à la tête de l’équivalent maison de la JLA créé en 1963 : The Avengers.
Thor mis à part, les super-héros Marvel Comics ne sont pas seulement plus humains, ils ont aussi des problèmes plus réalistes, en plus de leurs problèmes de super-héros. Spiderman, premier héros adolescent qui ne soit pas un side-kick, symbolise le passage à l’âge adulte et toutes les difficultés que cela peut entrainer ; il s’adresse d’autant plus aux nerds – futurs geeks – puisque gentil et brillant, mais s’en prenant toujours plein la gueule de la part de son entourage malgré toute sa bonne volonté. Flash Thompson, prototype du quarterback lycéen qui apprécie se moquer des intellos, apparait dès le premier numéro de Spiderman. The X-Men, rejetés par une population qui ne les comprend pas, et se faisant en vient à les craindre puis à les haïr malgré leurs actes héroïques. The Hulk, monstre incontrôlable piégé dans le corps d’un calme scientifique, incarne toute la peur de l’Amérique des années 60 envers le nucléaire.
Ces héros-là ne ressemblent pas à ceux qui les ont précédé, et vont faire un carton. Non seulement auprès des enfants, mais aussi auprès des adolescents et des adultes, qui se reconnaissent dans ces super-héros d’un genre nouveau.

Début des années 70, le Silver Age laisse place au Bronze Age, une époque marquée par un retour à des thématiques moins ancrées dans la SF, plus proches des réalités sociales, voire plus crues.
Il ne semble pas y avoir eu d’événement spécifique pouvant marquer clairement le passage d’un âge à l’autre. Il en existe tout de même un qui a effectivement fait date : en 1971, l’United States Department of Health, Education, and Welfare demande à Stan Lee de dénoncer l’usage de la drogue dans le très populaire comics Spiderman. L’auteur accepte, mais ne reçoit pas l’aval du Comics Code Authority, qui juge inacceptable de parler de drogue dans une BD (même pour la dénoncer), alors que la demande vient d’un organisme gouvernemental ; Stan Lee décide de publier ce numéro de Spiderman sans l’accord du CCA, donc sans le logo correspondant, ce qui le pousse finalement à revoir certaines de ses positions concernant ce qui est acceptable ou non dans un comics. DC Comics emboite le pas à Marvel Comics avec « Snowbirds Don’t Fly », une histoire dans laquelle Green Lantern et Green Arrow découvrent que Speedy, l’assistant de ce-dernier, se drogue. La drogue ne sera pas le seule problème de cet acabit évoqué dans les comics ; à partir des années 70, Iron Man devient alcoolique.
Le début des années 70 est marqué par la fin du duo Lee/Kirby, puisque Jack Kirby quitte Marvel Comics pour DC Comics, où il va créer notamment le personnage de Mister Miracle. De nouvelles séries apparaissent d’un côté comme de l’autre, parfois en dehors du thème du super-héros, comme Conan the Barbarian, Solomon Kane, ou Beowulf.
Pour Arnold T. Blumberg, l’industrie du comics bascule définitivement dans le Bronze Age avec « The Night Gwen Stacy Died », en 1973, histoire dans laquelle The Green Goblin provoque la mort de Gwen Stacy, la petite-amie de Spiderman.

Dans le Bronze Age, les comics vont connaitre plusieurs évolutions, à commencer par un retour en force de The X-Men. Créée en 1963, l’équipe souffre d’un manque de popularité, et se voit confiée en 1975 aux talents combinés de Chris Claremont et John Byrne, deux auteurs qui vont redynamiser le titre en introduisant de nouveaux personnages, et mettre en place une version inédite de l’équipe, composée de Storm (une Kenyanne et ancienne voleuse), Wolverine (un Canadien avec une véritable proportion à la violence), Sunfire (un nationaliste japonais), Thunderbird (un Indien d’Amérique fier de ses racines), Banshee (un ancien criminel irlandais), Nightcrawler (un Allemand à l’apparence démoniaque), et Colossus (un fermier soviétique) ; de part sa mixité et le passé parfois peu reluisant de ses membres, ces X-Men de la génération Blue symbolisent tous les changements intervenus dans les comics.

Deux mouvements vont particulièrement marquer les USA, ce qui va évidemment avoir une répercussion chez Marvel et DC, désormais plus proches des réalités sociales de leur pays.
Le premier de ces mouvements, c’est celui des Afro-Américains. Dans « I Am Curious (Black) ! », en 1970, Lois Lane décide d’utiliser une machine pour devenir noire et découvrir les formes de racisme dont est victime cette communauté au jour le jour. Les super-héros issus des minorités font leur apparition, avec chez DC Comics un nouveau Green Lantern nommé John Stewart, Vixen, Cyborg, et Black Lightning, et chez Marvel Comics – outre Storm – le chasseur de vampire Blade, Luke Cage, Falcon, Misty Knight, et surtout Black Panther. Néanmoins, quelques détracteurs reprochent aux éditeurs de plus vouloir profiter du succès du cinéma de blaxploitation que de véritablement mettre les minorités à l’honneur.
L’autre mouvement d’importance, c’est la montée en flèche du féminisme, qui doit trouver un écho dans les comics. Chez Marvel Comics, il est décidé de créer des pendants féminins de quelques-unes de leurs grandes figures, ce qui donne naissance à She-Hulk, Ms Marvel (futur Warbird), et Spider-Woman. Du côté de DC Comics, une anecdote amusante évoque comment les auteurs travaillant alors sur Batman, au lieu d’essayer de concevoir de nouveaux antagonistes féminins pour le Dark Knight, ont cherché dans les personnages créés à l’origine par Bob Kane dans les années 30/40, pour finalement re-découvrir Poison Ivy et la propulser sur le devant de la scène.
Petite curiosité : en 1976, Marvel Comics décide de créer un héros destiné uniquement au marché britannique : Captain Britain. Il deviendra par la suite un personnage récurrent des publications de l’éditeur.

Comme pour son apparition, il n’y a pas de date précise indiquant la fin du Bronze Age et le passage dans le Modern Age, dans lequel nous nous trouvons actuellement (nous manquons probablement de recul pour déterminer si nous avons subi une évolution du marché justifiant un changement d’ère). Un point couramment pris, c’est le crossover Crisis on Infinite Earts, en 1985, qui marque le retour en grâce de DC Comics – dernièrement distancé par son grand rival – et surtout lui permet de combiner tous ses personnages et tous ses univers dans une seule et même continuité, pour ainsi gagner infiniment plus de clarté.
Cette période est aussi marquée par la publication de deux titres cultes, perçus par de nombreux lecteurs comme révolutionnaires : The Dark Knight Returns de Frank Miller, et surtout Watchmen de Alan Moore et Dave Gibbons. Deux comics sortis sous label DC Comics.
Le Modern Age est marqué d’un côté par l’inclusion importante d’Hollywood, mais aussi par l’arrivée d’une génération d’auteurs fortement influencés par les travaux de Frank Miller sur DareDevil, et ceux du duo Claremont/Byrne sur Uncanny X-Men.
Le personnage de Wolverine, excessivement populaire, va en particulier avoir de nombreuses répercussions sur l’industrie, en entrainant dans son sillage la naissance et/ou la mise en avant de nombreux anti-héros, comme The Punisher, Cable, ou Spawn (chez Image Comics).
De nombreux protagonistes, sous l’impulsion de Batman DKR et Watchmen, gagnent en profondeur psychologique et en complexité. Une situation qui se ressent notamment dans le dessin-animé Batman TAS, de 1992, qui revisite plusieurs ennemis du Dark Knight avec parfois un tel impact sur le spectateur que ces changements se ressentiront jusque dans les comics ; ainsi apparait Harley Quinn, et le public découvre un Mister Freeze humain et poignant.

Ces dernières années, outre le lien toujours plus étroit existant entre ces deux géants et l’industrie du film – DC Comics appartient désormais au même groupe que la Warner, et Marvel Comics ayant été racheté par The Walt Disney Company – chacun a montré des politiques différentes.
Du côté de DC Comics, il semble y avoir une volonté de casser l’image presque iconique de certains personnages, avec des montures comme les All-Star et autres Elseworlds, ou des crossovers montrant des aspects sombres de plusieurs héros bien connus, comme Identity Crisis.
Chez Marvel Comics, le lecteur aura pu assister à un travail de modernisation, qui passe d’un côté par ses licences Ultimate – ou les séries classiques de l’éditeur telles qu’elles auraient pu être si elles étaient apparues dans les années 2000 – et de l’autre la destruction en règle de certains éléments jusqu’ici jugé immuables ; cela a particulièrement touché l’univers de The X-Men, qui a subi des changements radicaux ces dix dernières années, mais cela s’est réalisé aussi à plus grande échelle via des crossovers comme Civil War ou Secret War.

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6 commentaires pour DC vs Marvel – Partie 1 : une histoire commune

  1. Mackie dit :

    intéressant article, qui me laisse mesurer mon ignorance en la matière. en fait, l’histoire des super-héros est un reflet de l’histoire des USA, comme on peu le mesurer rétrospectivement (et ironiquement) avec Watchmen. Mais justement, quid de la guerre froide? A-t-elle influencé la création ?

    sinon, j’ignorais (comme bcp d’autres choses) que Solomon Kane et Conan (dont j’ai lu les aventures en romans) avaient été des héros de comics. Finalement, avec ces deux héros créés dans les années 30 par Robert Howard, c’est la preuve que les comics seraient les descendants des pulps…

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    • Gemini dit :

      Les super-héros sont totalement les héritiers des pulps ! Je ne l’ai pas précisé, mais Martin Goodman éditait du pulp avant de se lancer dans le super-héros. Et nombre de héros de pulp – comme Zorro ou Tarzan – ont ensuite connu une adaptation en comics. Tu devrais lire Planetary de Warren Ellis, à ce sujet ^^

      Watchmen, de mon point de vue, revient plus sur l’histoire du comics que sur l’histoire américaine au sens large. Non seulement car ses héros sont des copies de personnages existants, mais aussi et surtout, il suffit de comparer les deux générations de super-héros présentées.
      Les premiers – le Hibou, le Juge, etc… – avaient « pris le masque » pour lutter à armes égales avec des criminels qui avaient choisi l’anonymat comme arme. Tu prends la photo des Minutemen, les hommes ont un menton carré, typique des personnages des années 30/40.
      Par opposition, la seconde génération est composée d’un garçon introverti idolâtrant le Hibou (et doté du potentiel financier pour le singer), d’une fille obligée par sa mère à incarner sa copie, d’un homme qui a reçu des pouvoirs – scientifiques – par accident mais peu intéressé par les responsabilités qui en découlent, et de quelques psychopathes.
      Bref, tout ce qui oppose le Golden/Silver Age au Bronze Age ; d’ailleurs, Alan Moore a écrit en 1986 une histoire de Superman montrant une forte nostalgie du Silver Age chez l’auteur.

      Quant aux problèmes liés à la Guerre Froide dans les comics, pour l’impression que j’en ai, ils sont incarnés avant tout par la peur de la bombe atomique. Nombre de super-héros/méchants ont reçu leurs pouvoirs à cause du nucléaire : Firestorm, The Hulk, Spiderman,… The X-Men sont même parfois appelés « Les Enfants de l’Atome », un peu comme si c’étaient les radiations qui les avaient transformés.
      Ce qui est intéressant à noter, c’est que dans les versions modernes des origines de ces personnages – dans les films, en particulier – le nucléaire a été remplacé par les manipulations génétiques, qui semblent incarner la nouvelle grande peur du monde.

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  2. Jonas dit :

    Juste une petite précision, après l’age de bronze est arrivé l’age de sombre (ou age d’acier). Généralement on considère que Watchmen et l’œuvre de Franck Miller en sont responsables. Ça se traduit par des personnages sombres comme Punisher, wolverine, cable et plus généralement l’œuvre de Rob Liefield.

    De nos jours c’est l’age post-modern ou age d’aluminium. Mais Tvtropes explique ceci bien mieux que moi.

    http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/TheAgesOfSuperHeroComics

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  3. Calimsha dit :

    Non, non, non et NON.

    Y

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  4. Calimsha dit :

    * Herm. Euh donc …

    Y a une séparation vraiment TRES nette entre la tendance des 90’s engagée par TDKR et Watchmen, qui a donné naissance à Image Comics et créé une tétrachiée d’anti-héros gritty avec des pouchs partout et des gros flingues (Cable Anyone ?) et le comic book actuel.

    Je veux dire, comment peut-on considérer comme faisant partie d’un même zeitgeist des titres aussi differents que le X-Force de début 90’s et Runaways ? C’est juste deux mondes totalement opposés.
    Comme l’a précisé Jonas un peu plus haut, il y a quand même une énaurme erreur factuelle dans ton historique: celui de considérer que depuis Crisis on Infinite Earth/Watchmen/TDKR, il n’y ait pas eu de changement paradigmatique dans le petit monde des comics de super héros.
    Pourtant, ce ne sont pas les points de rupture potentiels qui manquent: Que ce soit la publication de Astro City et son hommage au Silver Age, celle de Kingdom Come qui critique ouvertement les anti-héros à la Spawn/Witchblade/Cable ou encore un peu plus récement le pseudo-relaunch de la gamme Marvel avec l’univers Ultimate, on peut facilement trouver des oeuvres qui cherchent ouvertement à casser et s’extirper du carcan des anti-héros badass et tourmentés du Dark/Iron age.

    Bref, je m’emporte un peu.

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    • Gemini dit :

      Tu as raison de t’emporter. Les avis et les précisions sont toujours les bienvenus.
      C’est aussi les impressions que j’ai – avec d’un côté les lignées types Ultimate, et de l’autre les tentatives de chaque éditeur de faire appel à Morrison dès qu’il s’agit de détruire un univers – mais je parlais vraiment d’un manque de recul pour délimiter précisément les âges et les points de cassure. C’est pour cela que j’en parle à la fin de l’article.

      Par contre, je supplie les éditeurs : arrêtez de mettre Morrison sur les séries principales ! Cela devient n’importe quoi ! Confiez-lui des mini-séries, proposez-lui de faire de l’inédit, mais dès que vous lui prêtez une série régulière, il fout un bordel monstre, et j’en ai ras-le-bol des bordels monstres ! Je l’adore, mais il a réussi à me dégouter des X-Men. Et Final Crisis…

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