Un seul être vous manque…

… et tout est dépeuplé. La formule est pompeuse. Et peut-être un peu forte. Après tout, l’animation japonaise, ce n’est jamais qu’un loisir, pas vrai ? Pourtant, ce matin, elle m’a semblé appropriée aux sentiments qui m’ont submergé en apprenant la nouvelle : Osamu Dezaki nous a quitté.

Ce n’est que la seconde fois que j’essaye, bien maladroitement, de rendre hommage sur ce blog à une personnalité que j’admire et dont la disparition me peine au point que je veuille en faire part. La première fût pour le génial Albert Barille. La seconde, pour le non moins génial Osamu Dezaki.
Sa carrière parle d’elle-même, et résume à elle-seule pourquoi j’apprécie son travail. Il intègre le studio Mushi Productions de Osamu Tezuka en 1963, fait ses premières armes sur les adaptations du maître, jusqu’à ce que – en 1970, et alors qu’il n’a que 27 ans – il se voit confier son premier travail en tant que réalisateur : Ashita no Joe. Là, c’est l’explosion, et sa légende peut commencer. C’est aussi la première fois qu’il collabore avec le chara designer Akio Sugino, créant un duo mythique que le spectateur retrouvera sur de nombreux titres mémorables.

Il enchaîne dès lors les animes comme autant de chef d’oeuvre, imposant une image de réalisateur classique dont le sens du drame et la gestion des plans fixes font merveille. Ace wo Nerae (Jeu, Set, et Match), Ashita no Joe, Black Jack, Cobra, Golgo 13, Ie Naki Ko (Rémi sans Famille), Lupin III, Onisama e… (Très Cher Frère), Takarajima (L’Ile au Trésor), Versailles no Bara (Lady Oscar) : des titres et des personnages sur lesquels il va laisser son indélébile empreinte, avant qu’un cancer ne mette fin à sa carrière à seulement 67 ans.

Pour moi, il compte parmi les plus grands artistes de son média, dépassant le cadre du simple divertissement pour nous offrir des animes forts et émouvants, dont certains resteront pour toujours dans ma mémoire.
Osamu Dezaki nous quitte, mais son oeuvre, elle, est immortelle.

D’autres blogueurs lui rendent hommage :
Shokushu no Daifukkatsu

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2 commentaires pour Un seul être vous manque…

  1. Akinori dit :

    …choc. Il n’y a pas grand chose à dire, mis à part peut-être, paix à son âme.

    J'aime

  2. Ping : Ashita no Joe : Test Super Famicom | La Mémoire du Pad

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