Nocturne Epitanime du 16 Avril

Profitant de vivre provisoirement sur la région parisienne, j’ai effectué hier ma première nocturne Epitanime hors-convention. C’est avec des yeux cernés et une voix explosée que je vais vous narrer cette soirée.

L’Epitanime n’est pas une convention à laquelle je viens depuis très longtemps ; jusqu’à présent, je n’en fait que deux, les deux dernières. Auparavant, ma situation géographique et ses dates – juste avant mes examens de fin d’année – m’empêchaient de m’y rendre malgré les échos positifs que j’en avais. Mais en dehors des conventions annuelles, l’association Epitanime organise aussi régulièrement des nocturnes ; logeant sur Saint-Ouen (pour mon stage de fin d’étude), j’ai appris récemment qu’une de ces nocturnes avait lieu hier soir.

Dans un premier temps enthousiaste – surtout que l’entrée est gratuite – je me suis ensuite demandé s’il y aurait des personnes que je connais (l’intérêt des conventions étant souvent de rencontrer en 3D ses amis du net) et si je ne risquais pas de m’y ennuyer. Finalement, j’ai convenu avec Ialda de faire un petit resto, puis d’y passer en coup de vent histoire de voir si cela valait le coup, quitte à partir rapidement si rien ne nous intéressait. Et puis, l’entrée était gratuite. Surprise avant d’y aller, puisque mon compère avait aussi convié Neokenji, que je revois toujours avec plaisir. Parmi mes connaissances, sur place, j’ai retrouvé aussi Pato-san, Naouak (sans son poireau), Kyonata, ainsi que quelques membres d’associations coutumiers de ce genre d’événements puisque organisateurs de jeu.

En arrivant, nous avons constaté qu’il n’y avait pas énormément de monde. Tant mieux, car il n’y avait pas non plus énormément de salles ouvertes, et pas énormément d’activités proposées. Nous avons vite fait le tour des salles, où certains animateurs semblaient tout de même se morfondre ; je n’ai pas encore compris l’utilité de la salle Battle Royale. L’amphi transformé comme à l’accoutumée en salle de karaoké, mais avec comme nouveauté la salle de projection de la convention elle-aussi transformée en salle de karaoké ; de fait, comme la majorité des visiteurs allaient à la plus grande salle, l’autre devenait la version alternative, et la population locale ne m’a pas trop changé de ce que j’y avais vu aux deux dernières conventions : des haruhistes devant, la bande de méchaphiles fous et leurs génériques vintage au fond – même moi, j’ai du mal à les suivre – et pour ajouter un peu de gaieté à tout cela, mes amis et moi-même, avec des demandes de chanson assez classiques allant de Zanbot 3 au film d’Utena.

Nous avons passé la première partie de la soirée dans cette salle, à nous égosiller sur Crest of Z et autres Silent Voice, avant que Ialda ne décide de prendre les derniers transports en commun et de rentrer chez lui. Moyennement emballé par la perceptive de prendre la ligne de métro 13 pour rentrer moi-aussi, et dans la mesure où Neokenji et Pato-san restent, je décide de me contenter du premier métro du matin et de passer la nuit sur place.
Nous continuons à hurler la chansonnette – non, sur Kanjite Knight, nul ne pousse mais tout le monde hurle – jusqu’à ce que, un peu lassés, nous décidâmes de tester les jeux organisés dans la salle des thalistes et des haruhistes. A commencer par une réplique du jeu de l’oie, par équipe ; une version revisitée avec des questions sur les jeux vidéos, les shônen, les shôjo, et les oldies, avec obligation de répondre correctement à une question du thème sur lequel nous tombons pour avancer. C’était bien sympa – surtout que nous avions une équipe un petit peu exagérée, il faut bien l’admettre – mais pas toujours passionnant : il suffisait qu’une équipe enchaine les bonnes réponses, donc continue de jouer, pour que leurs adversaires s’ennuient ferme… Quelques détails à revoir, mais nous nous sommes tout de même bien amusé. Et nous avons gagné, évidemment (faut pas déconner quand même). Ce jeu fût suivi par deux plus portés sur les jeux vidéos, dans un premier temps un blindtest sur des titres sortis entre 2000 et 2006 – je remercie Kirby sur DS pour le carambar qu’il m’a permis de récolter – avant de passer à un quizz en équipe sur les consoles 32/64 bits ; et avoir Neokenji dans son équipe, ça aide !

C’est par la suite que le côté finalement assez limité de cette nocturne s’est vraiment fait ressentir. Vers les 2h du matin, nous commencions à nous ennuyer un peu, tandis que vers les 3h, nous nous emmerdions carrément. Moins de personnes avec qui discuter qu’à la convention, moins d’activité, bref si nous n’avions pas forcément eu envie de prendre le dernier métro, le premier a vite commencé à nous paraître beaucoup trop lointain… C’est vraiment le gros défaut que j’ai trouvé à cette nocturne : un manque de contenu ; ce qui me fait d’ailleurs dire que je ne reviendrai probablement pas en dehors de l’Epitanime, même si je ne regrette pas nécessairement d’avoir tenté l’aventure. Heureusement, Pato-san nous a proposé l’asile le temps que les lignes de métro se mettent en marche, et nous avons terminé la nuit en nous passant des vidéos abrutissantes trouvées sur youtube, avec pèle-mêle une version effrayante des Tortues Ninjas, le générique cantonais de Mobile Suit Gundam, la dernière prestation du Joueur du Grenier, la bande-annonce du film non-officiel de Street Fighter vu par les Hongkongais, ou encore des épisodes abrégés des Chevaliers du Zodiaque. Et l’un de nous a ronflé, mais je ne trahirai pas Naouak.

Verdict de cette nocturne : ben c’est marqué plus haut. J’ai apprécié de revoir des connaissances du web déjà croisées lors de convention préalable, je ne regrette pas d’avoir testé – au moins pour me faire ma propre opinion – mais je ne reviendrai certainement pas à une autre de ces nocturnes ponctuelles, fussent-elles gratuites. Quelqu’un aurait des pastilles pour la gorge ?

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6 commentaires pour Nocturne Epitanime du 16 Avril

  1. neokenji dit :

    Pour moi, Nocturne Epitanime is dead, et ce depuis très longtemps… même si on pourra noter que pour une fois, la Toyunda marchait à peu près dans la salle de karaoké Epita.

    Et puis, c’est bien la première que je me tape un Crest of Z’s où personne ne chantait. Pfff 🙂

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  2. Ialda dit :

    D’où la présence obligatoire d’un Rukawa pour modérer la salle et stimuler le public !

    J’espère que Meera meera sera timecodé d’ici le mois prochain !

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  3. neokenji dit :

    Modérer il pourra, stimuler je ne sais pas 😀 Et je suis d’accord : il FAUT que l’op de Dororon soit présent fin mai !

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  4. Natth dit :

    Bah, on s’est encore ratés. Je vais finir par placarder des avis de recherche dans la convention moi. Je suis restée jusqu’à 8h30, avec des membres du forum Animeland, dans la grande salle de karaoke. J’ai croisé Tata cette fois-ci ^^
    J’ai même résisté à l’heure passée dehors vers les 3-4h du matin, lorsque le staff a vidé le grand amphi pour les résultats de la tombola. Lorsqu’on est revenus dans la salle, j’avais une de ses envies de dormir… Evidemment, je me suis vraiment réveillée vers les 7h du mat.

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  5. Gemini dit :

    Natth >> Fichtre :/ Une fois encore, c’est l’acte manqué… Je ne pensais pas que tu serais à cette nocturne ; de même que Tata…

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  6. Ping : Le Paradoxe de la Salle Alternative | Le Chapelier Fou

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