Blogs, Blogueurs, et Service Presse

Sujet au combien délicat que celui des relations entre les chroniqueurs et les éditeurs. Lorsque les auteurs reçoivent gratuitement les produits sur lesquels ils donnent leur avis, il y a toujours un risque de biais, de ne pas trop vouloir froisser le fournisseur et ainsi continuer à recevoir gratuitement ses produits. Cela concerne la presse traditionnelle, mais aussi – étonnamment – les blogueurs.

Je me souviens : à une époque (lointaine), j’achetais des magazines spécialisées sur l’animation japonaise et les manga. Étant néophyte, je m’intéressais particulièrement aux critiques, afin de trouver de nouveaux titres à découvrir. Un jour, je tombe sur un article dithyrambique sur Space Symphony Maetel ; en bon amateur du Leijiverse, j’aurais de toute façon acheter le coffret DVD, mais cet avis me confortait dans mon choix. Résultat : un des plus mauvais animes que j’ai pu voir.
Aucune raison, pour autant, de douter de la sincérité du rédacteur de Animeland (car c’était dans Animeland). Sauf que, à bien y regarder, ce magazine ne contenait que des critiques positives. Cela veut dire qu’ils aiment tout !? Nicolas Penedo m’expliquera plus tard que, pour chaque anime, ils choisissent quelqu’un qui a apprécié le titre en question. Malheureusement, je ne crois pas qu’un magazine – ou n’importe quel autre support – puisse être crédible une seconde en appréciant absolument tout ce qui sort. Surtout, cela empêche les lecteurs qui comptent sur ces avis de faire de véritables choix dans leurs achats.
Sachant que, et c’est connu, la presse dispose gratuitement de la majorité des produits sur lesquels elle émet un avis, difficile de ne pas voir dans cette politique du « tout positif » un moyen de garder les faveurs des éditeurs, que cela soit pour recevoir des nouvelles exclusives et des exemplaires, ou pour vendre des espaces de publicité.
Depuis, je n’achète plus le moindre magazine. Et je me demande encore quel genre d’être humain a pu aimer à ce point Space Symphony Maetel.

Dans un sens, les blogueurs aussi peuvent être perçus comme des journalistes chroniqueurs, puisqu’il leur arrive bien entendu de parler de titres sortis en France (ou autre pays francophone). Penser que certains puissent recevoir gratuitement des manga ou des animes, en soi, est tout-à-fait normal, même si moralement discutable.
Il y a quelques mois, locogitatio pondait un pavé dans ce sens, dénonçant ces blogueurs de mèche avec les éditeurs de manga et d’animes, qui trompaient ainsi leurs lecteurs en ne publiant que des critiques positives – donc qui poussaient à l’achat – afin de rester dans les bonnes grâces de leurs sponsors. Malheureusement, cet article donnait surtout un exemple magistrale de vacuité : ne s’appuyant que sur des on dit et une vaste théorie du complot, il énonçait de nombreuses affirmations sans jamais étayer son propos, ni même donner d’exemples précis. Et si nous n’étions pas de son avis, c’était forcément que nous profitions nous-mêmes de ce système scandaleux.
L’auteur présentant ces faits comme généralisés parmi les blogueurs spécialisés dans la manganimation, je n’ai pu m’empêcher de bondir. Pour une raison logique : je suis blogueur, je connais (irl) de nombreux autres blogueurs avec qui je discute beaucoup, et il n’a strictement jamais été question de telles pratiques. Pourtant, compte-tenu de notre nombre et des vérités distillées par locogitatio, certains d’entre nous devraient forcément être à la solde des éditeurs. D’où une légère contradiction…
Bref, je considère cet article comme le niveau zéro du blogging (ça et les billets longs comme des interventions sur twiiter), et les explications de son auteur – dans les commentaires – n’ont pas réussi autre chose qu’à l’enfoncer un peu plus à mes yeux.
Soyons clair : moi aussi, il y a quelques blogueurs sur lesquels j’ai des doutes quant à leurs liens avec des éditeurs, mais sans preuve concrète, je la boucle. Et puis, cela ne pose problème que si, au final, le lecteur se retrouve trompé sur la marchandise.

J’avais oublié cet incident, jusqu’à ce que je reçoive un commentaire d’un certain shinmanga, qui me proposait sur un ton à la limite de la condescendance de parler d’un de mes petits articles sur son blog… Me demandant pour quoi il se prenait, je suis allé sur son fameux blog, et je suis tombé sur ça. Sans même parler des bannières de publicité intempestives, j’ai failli faire une attaque. Pour résumer, dans ce billet, il se plaint que de moins en moins d’éditeurs ne lui envoient gratuitement leurs manga, alors qu’il leur fait de la pub (cela signifie probablement qu’il en dit uniquement du bien) et que bon, son blog lui coute déjà de l’argent, alors il ne va tout de même pas aller dépenser de l’argent en manga et en animes. Non mais !
Consternant. Mais cela signifie (presque) que le blogueur susnommé avait raison. Enfin, en tout cas, nous avons trouvé un exemple concret. Parce que là, nous avons quelqu’un qui exprime clairement le fait qu’il reçoive gratuitement des séries, et qu’il en dise du bien ; donc, que potentiellement, il trompe ses lecteurs.
Dégoutant. D’autant plus que, s’il en parle, c’est qu’il ne semble même pas voir le mal dans sa démarche ; là, il ne fait surtout que fustiger les éditeurs.

La question se pose : suis-je fondamentalement contre le service presse ? Non. Mais je pense que la déontologie ne s’achète pas, donc que quelque soit la façon dont chacun obtient ses manga et ses animes, il doit en parler de la même façon, sans essayer de ménager un éventuel éditeur. La solution serait probablement d’annoncer clairement si une critique porte sur un exemplaire reçu en service-presse, mais je doute que les intéressés le fassent… Techniquement, cela ne voudrait absolument pas dire qu’une critique positive sur un titre envoyé par un éditeur serait forcément biaisée, et que le blogueur se ment à lui-même. Mais une fois que le doute s’installe, il disparait difficilement.

Quant à moi, ai-je déjà reçu du service presse ? Je vais jouer carte sur table : oui. Mais, si cela peut vous rassurer, jamais en tant que blogueur.
Le Chapelier Fou n’est pas le seul recoin du net où il m’arrive de m’exprimer. Je travaille aussi avec Mata-Web et Mangavoraces, et c’est par eux que j’ai eu l’occasion d’en obtenir.
Je pourrai même en faire une liste exhaustive :
¤ It’s Your World T1 : Envoyé par l’éditeur afin de préparer l’interview de Junko Kawakami pendant la Japan Expo, pour Mata-Web.
¤ Royal Doll Orchestra T1 : Proposé pour une critique sur Mangavoraces.
¤ 100% Doubt T1 : Proposé pour une critique sur Mangavoraces.
¤ 100% Doubt T2 : Proposé pour une critique sur Mangavoraces.
¤ Playback : Proposé pour une critique sur Mangavoraces.
¤ Black Lagoon T1 : Proposé pour une critique sur Mangavoraces.
¤ Bus Gamers : Proposé pour une critique sur Mangavoraces.
¤ Petit Eva T1 : Proposé pour une critique sur Mangavoraces.
Je tiens à préciser que je n’aurais probablement pas acheté ces titres en magasin, de toute façon. A chaque fois, il s’agit d’opportunité, concernant des manga qui ne faisaient pas parti de mes priorités, mais qui m’intriguaient. Mine de rien, bien souvent, je me suis dit que j’avais bien fait de ne pas débourser mon argent pour ces séries…
Le risque avec le service presse, c’est aussi le biais inversé : se dire que nous ne sommes pas les toutous des éditeurs, et finalement faire une critique plus négative que ce que le titre en question mérite, cela ne vaut strictement pas mieux… Mais ce n’est pas toujours facile d’être spontané. De plus, recevoir un produit oblige à en parler, même si nous n’avons pas forcément matière pour.

Le service presse existe, alors autant vivre avec. Mais de manière responsable. Un chroniqueur devrait toujours se poser la question, avant d’écrire, s’il veut favoriser un éditeur afin de conserver ses avantages, ou conseiller ses lecteurs afin qu’ils ne dépensent pas leur argent en vain.
Mais, de toute façon, je pense que seul un nombre extrêmement faible de blogueurs manga/anime bénéficient de liens de genre avec les éditeurs. Ou du moins, je l’espère, dans la mesure où aucun ne le mentionne…

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37 commentaires pour Blogs, Blogueurs, et Service Presse

  1. Tabris dit :

    Et pourtant, les personnes qui reçoivent gratuitement des volumes pour en parler devraient l’indiquer clairement dans leurs titres de billets, comme précisé dans la loi, il me semble.

    “En France, l’obligation de signaler les articles sponsorisés est déjà inscrite dans la loi. Le Code de la consommation considère comme « une pratique commerciale trompeuse » le fait d’« utiliser un contenu rédactionnel dans les médias pour faire la promotion d’un produit ou d’un service alors que le professionnel a financé celle-ci lui-même, sans l’indiquer clairement dans le contenu ». Un article de la Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) précise que cette obligation d’identification s’applique à Internet : « Toute publicité, sous quelque forme que ce soit, accessible par un service de communication au public en ligne, doit pouvoir être clairement identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est réalisée. »

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  2. Rukawa dit :

    han, le début d’article était prometteur, je pensais qu’il yallait avoir des questions de réthorique philosophique toussa.
    et la fin çà part en queue de poisson 😦
    sinon la majorité des bloggeurs font des articles sur des produits piratés qu’ils n’acheteront jamais dans la majorité des cas même si les DVD sortent en France. Exception faite quand le box DVD descend sous la barre de 20 €, çà passe dans la catégorie ‘peut être’.

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    • locogitatio dit :

      Voilà, et c’était une de mes réfléxions en fin d’article, justement parce que beaucoup n’achètent pas d’articles dvd ou de manga qu’ils lisent en scan ou en fansub, cette publicité faite par les éditeurs serait acceptable et un manière d’essayer de compenser tout ça ? Maintenant j’en sais rien.

      J’avais aussi eu une autre réflexion perso, est – ce quand même acceptable pour un pro ?

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    • Gemini dit :

      Je me suis rendu compte que, ayant moi-même bénéficié de SP, j’avais presque du mal à prendre du recul ; si ce n’était pas le cas, je sais que je serais probablement contre ces pratiques, à cause des mauvaises expériences que j’ai pu avoir. En réalité, c’est avant tout un travail de déontologie que chacun doit appliquer à soi-même.

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  3. Tetho dit :

    Le biais dans le cas des SP ne se trouve pas vraiment dans une relation de dette envers l’éditeur. Si ce dernier fixe des règles comme menacer de couper les SP ou l’achat de pub si il y a des critiques négatives de ses titres, tout le monde est capable de voir que ça sent mauvais.
    Non, le biais s’exprime plutôt dans le rapport au cout de l’objet par rapport à ce qu’il procure (notez que je prend l’exemple des mangas pour rester dans la continuité de l’argumentaire de Gemini, mais que c’est transposable pour plus ou moins tout) :
    -Si le titre est apprécié de la personne qui l’a reçut en SP, pas de problème, le fait de l’avoir eut gratuit le poussera peut-être à être un peu plus gentil mais rien de grave.
    -Si le truc est trop mauvais, là ça peut pousser à être au contraire plus sec. Si je ne paye pas mes mangas, pourquoi devrais-je m’acharner sur un titre qui me tombe des mains ? Je pose la chose et passe à autre chose, ça ne m’a rien couté après tout alors que si je l’avais acheté 7€ ben je serais allé au bout des 200p du boursin histoire de pas avoir totalement gâché mon fric.
    -Si le titre a de quoi plaire, mais pas au point de dépenser 7€ dedans, on entre dans une zone ambivalente. En gros c’est le genre de titre qu’on lit lâchement en scans alors qu’il est dispo à la librairie du coin. Et là le fait de le recevoir gratuitement va pousser de manière plus ou moins inconsciente à être plus gentil avec le titre parce que on a pu l’apprécier justement parce que on l’a pas payé.

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    • Gemini dit :

      Je ne crois pas que les éditeurs annoncent clairement des règles du jeu, mais plutôt que les journalistes font trop de zèle par peur de perdre leurs privilèges.
      J’avoue ne pas avoir pris en compte le rapport vis-à-vis de l’argent, mais il est vrai que si j’avais dû payer certains des titres que j’ai reçu en SP, j’aurais pu être bien plus méchant. Je suis particulièrement avare, et je déteste dépenser mon argent pour un titre qui, au final, n’en vaut pas la peine. Franchement, j’aurais payé Bus Gamer, je l’aurais démoli ! Et je ne m’en étais même pas rendu compte, comme quoi…

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  4. Ialda dit :

    J’ai surtout reçu des SP du temps où je trainais du côté de chez Wart; pour des raisons de déontologie, les SP ont toujours été plus une source d’angoisse pour moi qu’un réel bénéfice. J’ai fini par demander à ce qu’on ne m’en envois plus.

    Je comprends tout à fait le sens des SP côté maisons d’édition, mais je comprends beaucoup moins qu’une classe (les « journalistes », au sens large) accepte de se prêter à ce jeu.

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    • Gemini dit :

      Les journalistes se prêtent au jeu, je pense, car cela couterait trop cher de tout acheter pour tout essayer. Évidemment, les médias pro ont probablement les moyens, mais pas les plus petites structures, qui dès lors se retrouvent ravis de pouvoir parler d’un titre sans débourser un centime.
      Après, il y a tout simplement ceux qui profitent du système…

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  5. shinmanga dit :

    J’ai supprimé l’article en question. Tout cela me fatigue (pour information, mais vraiment pour information car ça n’intéresse fondamentalement personne, je récupérai les service presse en tant que responsable de rubrique manga d’un magazine de presse; depuis et au titre du blog je ne reçois quasiment aucun service presse. Le but de l’article était au contraire de dire l’intérêt d’acheter pour découvrir des titres loin du mainstream que l’on peut recevoir mais bon, c’était une erreur de le publier )

    Concernant mon commentaire en question où je suis apparemment condescendant (je dialogue avec plusieurs blogs de la communauté sama animint, et ce depuis plusieurs années, bien avant sur le forum animint et d’ailleurs assez souvent avec Pazu, c’est vraiment la première fois que je me prends tout ça dans la tête). j’ai reproduit le commentaire ci-dessous, je ne vois mais alors vraiment pas en quoi il est condescendant, injustifié ou désagréable . En gros, je dis simplement qu’il est dommage que le ton soit parfois un peu neutre et que l’on ne retrouve pas les références précises…

    « je pense parler de ce petit travail sympathique sur mon blog. Pourrais tu juste poster la liste précise des 10 sélectionnés et leurs références (année, studio etc…)? Je pense que ce serait bien pour ceux qui veulent pouvoir zapper quelques passages vidéo (je salue le travail et le temps que cela doit prendre, mais on a parfois du mal à comprendre (ou entendre) et parfois tu ne sembles pas du tout emballé par un titre que tu trouves pourtant exceptionnel…) »

    surtout de dire que je saluais ton travail…. On ne doit pas parler la même langue

    Enfin bref, vraiment désolé d’avoir dit que je trouvais bien ton travail et d’avoir voté pour ton article sur sama, apparemment, c’était condescendant (il y en a vraiment, qui ne supporte pas la critique…)

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  6. Mackie dit :

    Je vais oser donner mon point de vue… J’ai vécu un dilemme similaire dans un domaine comparable : le théâtre.
    Pendant quelques années, j’ai fait partie d’une association qui mettait gratuitement à disposition du public des invitations dans des théâtres, avec pour contrepartie d’écrire un compte-rendu. Attention : pas une critique : un compte-rendu.

    La critique, qu’elle soit favorable ou non, émet un jugement, qui ne reflète pas obligatoirement le vécu du critique, mais plutôt une position qui peut être influencée, comme le dit Gemini, par des facteurs divers, ici le service de presse.

    Le compte-rendu, en revanche, n’est ni favorable ni défavorable. C’est juste le ressenti de celui qui a vu la pièce (=lu le manga). Cela passe par deux étapes : 1-raconter l’histoire 2-raconter son vécu. Cela signifie de s’abstenir du moindre jugement de valeur, qui se fonde sur des éléments soit-disant objectifs, que l’on désigne sous le nom de « mise en scène » ou « jeu d’acteurs », ou, dans le cas du manga, de « chara-design », ou de « style de dessin », etc. Raconter son vécu c’est dire en quoi on a été ému (ou pas), pas tellement pourquoi, mais surtout comment. C’est raconter de son propre point de vue, de manière à ce que le lecteur du compte-rendu puisse découvrir l’oeuvre par un angle personnel. Donc unique. Donc non généralisant. Quand on fait cela, il n’y a pas de problème à recevoir des invitations.

    C’est EXTREMEMENT casse-gueule, car la frontière est ténue entre compte-rendu et critique. La tentation est grande de verser dans la critique, donc dans le jugement de valeur, et même d’attribuer des notes (non mais hé, franchement, je suis QUI par rapport à un metteur en scène, ou à un mangaka, pour prétendre le NOTER???). C’est une facilité : plutôt que de raconter quelque chose de personnel, on va se réfugier derrière le « mmmouais, c’est pas mal, mais franchement le mécha-design est à chier », genre. Est-ce que ça nous apprend quelque chose sur l’oeuvre? non. Et sur celui qui critique? non plus, à part qu’il adopte une posture.

    Je dis ça, mais c’est bien plus facile à dire qu’à faire. J’en sais quelque chose. Je verse parfois, moi-même, par paresse, dans la critique, et non dans ce que je souhaiterais faire : des billets personnels. Mais au moins je ne mets pas de notes 😉

    Faire cela ne serait pas un problème en soi, si il n’y avait pas cette question du service de presse derrière. Obligatoirement, la critique devient sujette à caution. Pour le moment, j’ai de la CHANCE, je suis bien trop newbie pour recevoir ne serait-ce qu’un flyer de pub. Je ne suis même pas spammé ! C’est injuste 🙂
    Le jour où ça change, je serai bien embêté : que vais-je faire? Je serai obligé d’arrêter la critique, laudative ou dénigrante, et la déontologie me forcera à me remettre dans la peau de l’éternel newbie (ce que j’espère ne jamais cesser d’être) : ne plus parler autrement que comme spectateur.

    (bon, ceci étant dit, qu’est ce qu’ils attendent, les éditeurs, pour m’envoyer des mangas gratuits? et plein !)

    (mais non je déconne.
    quoique…
    rhââ… juste un ou deux…
    ok j’arrête)

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    • Gemini dit :

      Je vais de dire, franchement : je n’ai jamais reçu la moindre proposition de la part des éditeurs, et à priori, il en va de même pour la plupart des blogueurs que je connais. J’en déduis qu’il s’agit d’une demande auprès des éditeurs, et non l’inverse.

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  7. Axel Terizaki dit :

    Je rejoins Rukawa sur le fait que un certain nombre de bloggeurs n’achetent même pas ce qu’ils lisent ou regardent, j’estime cependant que lorsque l’on va lire un article sur un blog, on s’attend à un avis de celui-ci de la part d’un mec neutre, ou tout du moins qui n’a pas été acheté.

    Inutile de tourner autour du pot, le SP c’est acheter l’avis du bloggueur, ni plus ni moins. Et personellement ça me dégoute. Je me sentirais insulté déjà, si on m’en proposait, parce que ça voudrait dire qu’on pense qu’on peut me forcer à donner un avis favorable à un truc que j’aurais aimé que moyennement voire pas du tout (et qu’on ne vienne pas me dire qu’on est quand même libre de dire du mal de ce qu’on reçoit via SP, c’est faux. Ca influe forcément sur la façon d’aborder le manga / anime / autre produit)

    Autre chose, je me sentirais mal vis à vis de mes lecteurs que je serais en train de tromper ouvertement en publiant un avis sensé les guider, ou tout du moins les informer. Et c’est ainsi que l’on perd toute crédibilité, puis tout lectorat.

    Meido-Rando restera libre aussi longtemps que je serai debout. Je m’élève contre ces pratiques !

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  8. Ion_Negatif dit :

    Moi perso je suis pour du moment que c’est mentionné dans l’article. Y’a pas de petits profits.

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  9. locogitatio dit :

    « cet article donnait surtout un exemple magistrale de vacuité : ne s’appuyant que sur des on dit et une vaste théorie du complot, il énonçait de nombreuses affirmations sans jamais étayer son propos, ni même donner d’exemples précis.  »

    Évidement puisque ça n’a jamais été un article pour dénoncer, de plus tu te trompes dans cet article je fais bien référence à une personne qui justement se procurait des mangas par le biais des éditeurs et avec qui j’ai discuté en privé. Le but de cet article était de montrer que finalement le blogueur qui acceptais ça ne rendais ni service ni à lui ni à ses lecteurs, quelque soit la vonlonté de bien faire.

    « Et si nous n’étions pas de son avis, c’était forcément que nous profitions nous-mêmes de ce système scandaleux. »

    Complètement faux, merci de corriger 🙂

    Fin bon y’a pas de méchanceté dans ton article et tu as ton propres avis donc je vais pas m’éterniser plus longtemps. Après j’ajouterais juste que effectivement mon article était peut être un peu foireux parce que je m’exprimais mal dedans ^^

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  10. Food-chain dit :

    Je suis pas contre ce genre de pratique, j’ai envie de dire mettez vous du coter des editeurs.
    Il est espere un critique (positive de preference) qui leur face de la pub. Niveau modification d’avis, a moins de recevoir 50 manga par mois je trouve ca con d’etre influencer par ca (genre recuvoir 3 manga par mois etre inflencer par ca faut vraiment etre faible).
    La capaciter a garder un avis correcte et ce malgrer le SP est pas dure apres si on se sent meme pas capable de ca, cela veut dire que les articles qu’on ecrit on de base tres peu de valeur car ils sont influencable par d’autre chose (si c’est pas les editeurs ca peut etre un autre facteur qui peuvent nous influencer).
    Message ecrit avec un clavier sans accent d’ou les -ER tout le temps.

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  11. Corti dit :

    >>(et qu’on ne vienne pas me dire qu’on est quand même libre de dire du mal de ce qu’on reçoit via SP, c’est faux. Ca influe forcément sur la façon d’aborder le manga / anime / autre produit)

    Bof. J’ai pas le souvenir que les rares SPs que j’ai eu via Mangavoraces ont pu influencer ma critique derrière. Je m’en foutais un peu en fait, l’intérêt premier des SPs à mes yeux, c’est que ça permet de découvrir et parler des titres qu’on pourrait hésiter à acheter. Sans compter que dans Mangavoraces, on est plus dans un trafic de mangas qu’autre chose, du genre : « Tiens, j’ai ça, ça m’intéresse pas de le chroniquer, quelqu’un veut ? ». Et encore, ça reste minoritaire, la majorité des mangas chroniqués sont achetés par les chroniqueurs.

    Et pis bon, s’il y avait une tendance à ne pas descendre des titres que l’on n’aime pas sous le prétexte qu’ils sont des SPs, ça se serait vu depuis le temps ^^

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  12. Tetho dit :

    C’est bien de balancer sec sur les SP les mecs, mais pour le moment vous parlez d’un truc fantasmé. Quel blogeur reçoit des SP en échange de critiques régulières _sur_son_blog_ ? Si vous avez pas de nom, ce que vous faites c’est juste de la démagogie.
    Perso c’est plus la pub et les liens sponsorisés, à la Shinmanga ou Sbebiwan (ou cas extrème, Sankaku) qui me fait réagir, parce que une fois les bannières posées le blogeur peut être tenté par les articles multiples et courts (plus de pages vues), ainsi que les sujets racoleurs. Sbebiwan et ses multiples billets par jour sur les figurines, cosplay et autres « regardez ce que j’ai acheté », en est pas loin.

    Food-chain > tu est influé par le fait que tu ne payes pas le manga, c’est un fait, et bien souvent tu ne t’en rends pas totalement compte parce que tu n’y penses pas. Gemini l’a reconnu lui même plus haut.
    Pour prendre un exemple à mon niveau, je paye mes livres avec 30% de réduc, ben avec ça je peux me permettre des titres « sympa mais pas top » comme Freezing que j’aurais certainement lâché au vol.2 si je payais plein pot.

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    • Gemini dit :

      Nous savons pour Shinmanga. Après, cela reste de la supposition ; nous attendons les coming-out des intéressés.
      Dans l’immédiat, j’ai l’impression qu’il s’agit plus d’une question de principe.

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  13. shinmanga dit :

    Quand même pour répondre sur le fond de l’article et concernant mon expérience personnelle:

    sur le service presse, bon je n’en reçois quasiment plus du tout comme je l’expliquais plus haut donc aujourd’hui plus de sujet. Mais quand j’en recevais pas mal… vous pensez vraiment qu’on va être acheté par un manga à 6/7 euros? le sujet de nos blogs seraient des des voitures, des ordinateurs, les derniers rapports de la guerre en Afghanistan, des téléphones portables à la limite, mais des mangas…..

    J’accorde un point sur la publicité et là ce peut être plus ennuyeux si vous vivez de ça comme certains journaux gratuits ou gros sites internet qui ne tiennent qu’avec ça . De même pour les blogs ultra connus à plusieurs dizaines de milliers de visiteurs quotidien (http://www.presse-citron.net/presse-citron-et-les-billets-sponsorises) Mais pour les petits blogs (comme le mien par exemple.. bon peut être le votre est il à des dizaine de milliers de visiteurs quotidien), c’est vraiment un non sujet. Qui tient son blog pour de l’argent franchement? Même en multipliant les publicités vous allez obtenir quoi, le remboursement des frais de serveurs (qqes centaines d’euros quand même mais bon, si c’est payé par google ou une agence de voyage japonaise, je ne vois vraiment pas en quoi ça peut altérer le jugement) et de quoi aller au mac do une fois par mois? (si qqun peut me citer le nom d’un seul blog sur lequel un éditeur de manga à payer 1 centimes…. je viens à ce propos de lire un échange de mail entre un journal gratuit d’un autre pays francophone de plus de 50 000 exemplaires ayant notamment pour thématique le manga disant à un éditeur qu’en presque 10 ans, l’éditeur à payer… 0 euros alors… )

    Bref, vous allez gagner ça en 1 semaine de boulot pas trop mal payé pour des mois de boulot pour tenir un blog. Personne ne se vendrait pour une somme aussi ridicule (enfin sauf si vous êtes blogueurs au fin fond de madagascar). Je ne sais pas si certains sont dans la vie active (c’est à dire, voient par exemple combien est payé un jour de consultant , c’est à dire entre 500 et 1500 euros), mais bon… (je sais on va encore me dire que je suis « condescendant » mais on a quand même l’impression d’être sur une autre planète quand on lit qu’on peut être acheté par des mangas, pourquoi pas par des bonbons haribos pendant qu’on y est)

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  14. locogitatio dit :

    « Mais quand j’en recevais pas mal… vous pensez vraiment qu’on va être acheté par un manga à 6/7 euros? »

    C’est toi qui ne comprends pas, la valeur de ce que tu gagnes importe peu.

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  15. shinmanga dit :

    donc si je comprends bien , on annule demain toute les conférences de presse pour visionnage de film (bah oui, ils n’ont pas payé leur ticket d’entrée)

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  16. FFenril dit :

    C’est pour cette raison que je n’ai jamais critiqué l’intégrale des mangas Haruhi et le roman qui m’ont été remis par les Services Presse de Pika et Hachette.
    … Ah mince, c’était des lots de la brigade SOS 😀

    (Je vois pas de raison d’être insulté si on te propose des SP Axel, libre à toi de les refuser, c’est jamais qu’estimer que ton site a assez de succès pour mériter qu’on t’en propose ~)

    Enfin clairement, qui bénéficie des service presse en bloggueur… A la limite niveau bloggueur/presse tu peux parler de ceux qui se font entrer à des events (JE) gratos comme ça, m’enfin bon ~

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  17. Tetho dit :

    shinmanga > Non, c’est toi qui est complètement stupide en balançant la phrase citée plus haut. Imaginons un titre de très bonne qualité que tu ne reçoit pas en SP, tu vas le snober parce que son éditeur ne te l’envoie pas ? Dans ce cas là tu n’est qu’un âne qui ne bouffe que l’avoine qu’on lui met sous le nez !
    Pour la pub, pourquoi flinguer l’esthétique sobre de ton blog si c’est juste pour te payer un McDo chaque mois. Si les gains sont si faibles, pourquoi est elle là ?

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  18. shinmanga dit :

    Thetho> sur le premier point, je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas parler de ce qu’on ne recevait pas en SP (c’était d’ailleurs ma critique du sp, je n’ai pas reçu drifting life objet de ma dernière critique, l’enfer de mon avant dernière dernière critique, Mic mac aux enfers etc.. d’ailleurs qui parle de l’éditeur Cornelius?pas grand monde je crois), je dis juste que pour ceux qui reçoivent du sp, pourquoi devraient ils le refuser?tant mieux pour eux, et ce n’est pas pour ça qu’ils vont dire, c’est super si c’est nul, tout ça parce qu’on leur a envoyé un manga (de toute façon tous les blogeurs présents ont l’air de dire qu’ils ne reçoivent rien donc , c’est un faux débat)

    sur le second point, j’ai dit noir sur blanc que ce que je gagnais remboursai les frais de serveur de l’ordre de quelques centaines d’euros sur plusieurs sites (car j’ai d’autres blogs quasiment sans visiteurs mais que je tiens à garder, donc si ça peut rembourser tous ces frais). C’est peut être de la pingrerie et désolé pour les visiteurs, mais personne ne dit rien sur les gigantesques bannières de manganews, mangasanctuary . D’ailleurs, sinon comment survivraient ils? Encore une fois, tant mieux pour eux… surtout s’ils arrivent à vivre du manga. C’est tellement dur…

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  19. Mackie dit :

    la question n’est pas de savoir si on a le droit d’accepter des invitations ou des services de presse… mais de savoir comment on se comporte ensuite vis-à-vis de l’oeuvre en question.

    tout dépend du rôle que l’on occupe.

    si on a pour métier (= contre salaire) d’écrire dans une publication, a priori indépendante (mais la presse web ou écrite est généralement sous contrôle de groupes de presse ou de propriétaires), on agit en tant que critique et on est habilité à critiquer (en bien ou en mal) et donc de juger l’oeuvre. sur des critères techniques autant que personnels. après c’est affaire de talent et de déontologie professionnelle. mais sur le principe il n’y a pas de cas de conscience sur le fait d’accepter les SP ou les invitations. ça fait partie du métier.

    à l’opposé, si on écrit à titre personnel, en tant que pur amateur, sur un blog sans rien en attendre autre chose que de l’amusement, ou du défoulement, ou du débat avec d’autres amateurs, pas de problème non plus. on ne reçoit rien (en principe) de personne, on a la liberté d’une prise de position perso, et on n’engage personne d’autre que soi-même. seuls le ton, la personnalité et le relationnel comptent. on peut critiquer (who cares) ou rester dans ce que j’appelle, par opposition avec la critique (=jugement), le compte-rendu. ce que j’essaie de faire, vu que je ne m’estime pas suffisamment compétent pour jouer au critique. pas toujours évident. car critiquer est toujours plus facile que de s’exprimer de façon originale.

    les questions se posent dès que l’on écrit à titre personnel sur un blog, ou sur un site communautaire, ou d’association, bref, avec des revenus marginaux ou nuls, mais qu’on occupe une position suffisamment établie pour commencer à bénéficier du système d’invitations ou de services de presses. ça a été mon cas, comme je le dis plus haut, en tant que membre d’une assoc. on est face à un cas de conscience. comment va-t-on écrire dès lors qu’on reçoit ce qui est (même pour une valeur marchande très faible) une faveur? que l’on ne reçoit pas à titre professionnel? mais quand même ès-qualité? la question n’est pas de savoir ce que représente financièrement l’objet reçu (ou l’invitation), mais de savoir si on peut critiquer. je pense que non. je pense que dans ce cas de figure, on se doit d’observer une extrême rigueur dans l’expression, pour ne pas basculer dans le système professionnel et rémunéré du critique professionnel, que l’on n’est pas à la base. la critique, dans ce cas précis, devient pour moi impossible. il ne s’agit pas d’être neutre, ni de s’empêcher d’exprimer de l’enthousiasme ou de la déception vis-à-vis de l’oeuvre. mais on ne peut plus critiquer, c’est-à-dire juger. il faut alors rester dans le compte-rendu du ressenti perso, ne pas donner de notes, et ainsi on échappe à l’écueil déontologique. on peut même continuer à recevoir des invites ou des sp, car on ne peut être soupçonné de quoi que ce soit.

    BREF:
    pour faire court (pardon pour les paragraphes), recevoir des sp n’est ni mal ni bien, seulement il faut ajuster son discours, et l’exprimer en bannissant ce qui peut être perçu comme un jugement de valeur.

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  20. Naouak dit :

    Tiens, je vais m’exprimer sur mon cas.
    Je travaille actuellement pour un éditeur et j’écris (enfin pour l’instant on va mettre ça au passé, ça reviendra quand j’aurais le temps) « régulièrement » sur le milieu dans lequel je bosse actuellement.
    J’ai de ce fait accès facilement à des livres et dvd.

    J’avoue avoir subit quelques déformations professionnelles dû à ça : parler plus du milieu français et de celui dans lequel je bosse vu que je le connais finalement mieux que la plupart des gens de la blogosphère maintenant. J’ai la chance de pouvoir parler d’un truc relativement mal informé, j’en profite.

    Mais bon, je pense l’avoir souvent montré, je mélange pas boulot et plaisir et donc je n’associe en rien mon travail à ce que je poste. D’ailleurs sur tout ce qui se rapporte au SP de près ou de loin, j’ai jamais écrit une seule ligne, non pas parce que c’est du « SP » mais parce que j’ai considéré que ça valait pas le coup (et que j’avais rien à dire dessus).

    En gros mon avis sur le SP : Si t’es pas capable de te faire un avis au delà du fait que tu as reçu le bouquin gratuitement, tu mérites pas de recevoir de SP ni même de donner ton avis.
    D’ailleurs, la plupart des journalistes recoivent un bon paquet de SP donc je pense que lire un truc gratuitement doivent leur faire ni chaud ni froid.

    Le SP est utile quand on lance un produit pour qu’il puisse se faire connaitre dès sa sortie. J’imagine mal sortir un bouquin et attendre que 2 clampins l’achètent, donne peut être leur avis pour avoir un minimum de vente.
    Le SP c’est un peu comme le mailing, on en envoie des masses en espérant avoir un petit pourcentage de retour avec quelques critiques qui font juste parler du produit afin qu’il se fasse connaitre. On fait rentrer ça dans les coûts fixes de productions. Je pense pas que l’idée soit d’acheter le récepteur du SP mais juste de faire connaitre le produit. Si des gens envoient des SP en mettant des ultimatums, ce sont des gens qui selon moi n’ont pas compris le but du SP.

    Si je résume les avis et en tire les conséquences que je vois de certains avis : On ne devrait pas faire de SP, c’est acheter les personnes. Donc si on ne fait pas de SP, certains produits ne viendront jamais jusqu’au journalistes et n’auront donc jamais de couverture dans la presse. Les gens s’orientant vers les critiques de la presse pour faire leurs achats littéraires n’achèteront donc pas ce bouquin. ça fait un grosse perte de vente pour l’éditeur (qui rappelons le à besoin de ça pour subsister car le monde il est pas tout beau et on ne chie pas encore du papier tout prêt et imprimé).
    Le SP est selon moi un bon compromis pour faire connaitre un produit à un coût relativement faible (en comparaison de la publicité) et déonthologiquement(flemme de chercher l’orthographe correct du mot) correct si les deux partis ont un minimum de conscience professionnelle. Après bien sur, je n’exclu pas le fait que c’est pas toujours des fans/enthousiastes qui font des critiques ou s’occupent des services presses des éditeurs.

    BREF : avoir un avis tout blanc/tout noir sur la chose me parait stupide vu que ça apporte un minimum de bon au milieu. Après c’est comme tout ce qui se base sur la « confiance », ça se détourne facilement et ça on y peut pas grand chose.

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    • Gemini dit :

      D’un autre côté, pour reprendre un exemple que j’utilise en début d’articles, il m’est arrivé de tomber sur des magazines où tous les avis étaient positifs. Impossible de faire un choix là-dedans, à part en ne se focalisant que sur les résumés, et voir ce qui pourrait potentiellement nous intéresser. L’avis lui-même, dans un tel cas, n’a strictement aucune valeur.
      Bien sûr qu’un « bon » journaliste doit pouvoir faire la part des choses. Mais dans les faits, cela n’a rien de simple…

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  21. Faust dit :

    « Mais, je pense que seul un nombre extrêmement faible de blogueurs manga/anime bénéficient de liens de genre avec les éditeurs. »
    -> je ne savais même qu’il y en avait o_0.
    J’espère qu’ils précisent au moins avant chaque billet « je reçoit tel produit de tel éditeur »…parce que sinon, on est pas loin de l’arnaque…

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    • Tabris dit :

      Bah, comme je l’ai dit en premier commentaire, conformément à la loi, t’es obligé de l’indiquer normalement

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      • Faust dit :

        Oui mais bon, si tu suis la loi tu télécharges pas d’anime, tu écris pas sur un blog et tous les aggrégateurs n’existeraient pas 😉

        Je parlais plus d’une sorte d’honnêteté intellectuelle vis-à-vis des lecteurs…

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  22. Alex dit :

    C’est un faux débat.
    Quand je lis Gemini qui dit : « Évidemment, les médias pro ont probablement les moyens, mais pas les plus petites structures, qui dès lors se retrouvent ravis de pouvoir parler d’un titre sans débourser un centime. » je crois que vous êtes complétement à côté du sujet. Déjà que celui qui en parle et possède une certain influence/notoriété fait de la pub (et vous en faites tous à partir du moment ou vous parlez de quelque chose qui se vend, que ce soit en bien ou en mal d’ailleurs) en plus il faudrait qu’il achète le produit ? Vous n’avez jamais entendu parler de marketing ?

    En fait je ne vois pas où est votre problème. Si le rédacteur écrit ses critiques de manière honnête en donnant les bons et mauvais aspects de l’œuvre, en quoi cela vous dérange qu’il ne l’ai pas payé ? (surtout que si on va par là on ne peut pas parler de ce qu’on nous prête ou qu’on emprunte en bibliothèque, sans parler évidemment du piratage…).

    Pour ce qui est de vendre son âme au diable ok, je comprends votre soucis, mais franchement, ce n’est pas bien difficile de voir quand un blog/magazine vous dit tout le temps que tout est beau et bon. Après c’est à vous de choisir vos influenceurs. Mais si la personne fait bien son boulot, reçoit ses SP et en dit vraiment ce qu’elle pense, que ce soit un amateur ou un professionnel, la question ne se pose pas : vous cherchez un avis, vous en trouvez un qui vous conduira (ou non) à l’acte d’achat et si vous avez bien choisi votre source vous serez content d’avoir fait une bonne découverte. A l’inverse si la personne vous donne les mauvais aspects d’un titre et que vous ne l’achetez pas suite à son avis, vous aurez peut-être gagné quelques euros et le critique aura rempli son boulot. Dans certains domaines les vendeurs en magasins reçoivent de gros cadeaux pour vendre plus de telle ou telle marque mais ça personne n’en parle (et cela marche aussi en librairie pour les têtes de gondoles…eh oui…).

    Maintenant penser que les éditeurs « obligent » à n’écrire que du positif, je pense que c’est un réel fantasme. Il suffit de voir le nombre de sites connus qui forcément reçoivent des SP et font de la pub et ne se gênent pas pour donner des avis parfois très négatifs. De toute façon en pub on dit toujours que tant qu’on parle d’un produit, en bien ou en mal, l’important c’est qu’on en parle…

    Voilà désolé pour le pavé, je ne poste jamais de commentaires, mais là je trouve cela un peu facile de vouloir « lyncher » en place public (Gémini qui dit « nous attendons les coming-out des intéressés…. ») des personnes qui après-tout ont que le mérite de proposer des supports suffisamment intéressants pour pouvoir travailler avec les éditeurs (et cela ne doit pas être si facile…).

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  23. ‘tain … ça trolle par ici …

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  24. Amo dit :

    Tiens, perso les deux seules propositions que j’ai eue par un SP étaient d’un genre « alternatif. » En gros c’était un site de vente de jeu vidéo qui voulait me refiler un jeu parmi une liste séduisante en échange d’un article sur le jeu choisi avec pour seule demande une phrase du genre « je l’ai acheté sur le site XXX » avec lien et tout. J’avais refusé parce qu’au final j’avais déjà les jeux proposés…

    C’est alternatif dans le sens où là on devait « sucer » un distributeur plutôt qu’un produit, ce qui est encore plus pervers !

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  25. Axel Terizaki dit :

    A partir du moment où on t’offre un truc, tu le traiteras forcément différement, ou tu feras peut-être attention à ce que tu dis dessus, après c’est aussi dans le cas où l’éditeur joue le jeu. S’il ne le joue pas et se vexe à la première critique, ben tu ne reçois plus de SP et tu te retrouves désavantagé si tu es en compétition avec d’autres médias pour savoir qui fera la critique de tel manga ou anime en premier… bref, tout cela est bien malsain et n’en vaut pas la chandelle.

    Après je suis bien forcé d’admettre que Naouak a raison sur un truc, c’est que le SP est nécessaire pour les premiers volumes de manga ou animes afin de faire connaître le produit et qu’on en parle. Ca me semble tout à fait logique comme argumentaire, mais je ne trouve pas cela normal que ça soit systématique pour certains (recevoir les tomes suivants, tout ça.)

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  26. Tetho dit :

    Service Presse : la réponse des pros (enfin de deux d’entre eux)
    http://total-manga.tumblr.com/post/2568538849/service-presse

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