Lille Comics Festival 2010 : Bienvenue chez les Ch’Geeks

Cela n’était pas initialement prévu, mais ma sœur et moi avons finalement décidé de nous rendre, par cet après-midi (pluvieux), au Lille Comics Festival. D’une part car il ne se trouvait pas loin de mon appartement, et de l’autre car nous nous ennuyions royalement.

Une façon simple de résumer notre après-midi au Lille Comics Festival serait de dire que nous n’y sommes resté qu’une heure et demie, et que ce temps aura été marqué par un aller-retour au magasin de comics le plus proche… Cela ne laisse, forcément, pas une bonne impression.

Surtout, cela justifie assez bien mon appréhension. Non pas que je me méfie nécessairement des conventions de province, mais je sais en tout cas que dans le domaine des manga, peu de rassemblements marquent l’essai ; peu de raisons qu’il en aille différemment avec les comics, même si leur côté presque plus underground a rassemblé pour cet événement une foule semblant constituée plus de passionnés que de kikoolol.

D’autant que là, les organisateurs avaient essayé de mettre les petits plats dans les grands, au moyen d’un nombre important d’auteurs venus en dédicace. Une excellente initiative, même si à la vue de la liste desdits auteurs, je n’ai pu m’empêcher de dire : « encore !? » Effectivement, les invités semblent appartenir aux habitués de ce genre d’événements, puisque je me souviens les avoir à peu près tous déjà aperçus lors de plusieurs Japan Expo / Comic’con…
Cette fois, c’est Frank Quitely qui se posait en vedette. Je n’aime pas particulièrement son trait, qui pour moi restera indéfiniment associé au run de Grant Morrison sur X-Men, qui a fini par pousser à bout ma patience déjà bien entamée par les histoires sans grand intérêt qui le précédaient. Je n’avais pas cherché à le rencontrer lors du dernier Comic’con, aucune raison d’en faire autrement aujourd’hui, d’autant qu’il attirait – fort logiquement – le plus de personnes attendant des dédicaces, parmi les auteurs présents. Personnes qui faisaient la queue entre les allées, devant des stands, ce qui n’avaient rien de pratique.

En parlant de dédicace, je n’ai pas très bien saisi comment cela fonctionnait. Mais je n’ai pas beaucoup cherché, il faut dire. Certains demandaient des commissions – normal – tandis que pour d’autres, des affiches annonçaient qu’il fallait acheter un ticket de dédicace pour 3€, celui-ci allant de paire avec une lithographie sur laquelle le dessinateur devait se contenter d’apposer sa signature. Japan Expo, sors de ce corps ! Sauf que, apparemment, les auteurs – dont Quitely – devant se limiter à une signature, effectuaient de magnifiques dessins. S’agissait-il aussi de commissions, accessibles en marge du système de tickets ? Aucune idée.

Que rajouter sur la convention elle-même ? Entrée : 4€ la journée. Correct. Pour ce prix-là, nous pouvions circuler dans une salle + une mezzanine, avec les auteurs et les boutiques. Clairement, les organisateurs avaient fait un choix en ne proposant que deux alternatives : les dédicaces, ou les achats. Pas d’activité, hormis un stand découverte pour les gamins (car certains lecteurs de comics semblent se reproduire), et un stand de jeux-vidéo limité à 4 jeux. Donc, si comme moi vous aviez décidé de ne pas vous intéresser plus que de raisons aux auteurs – je n’aime pas demander des dédicaces juste pour avoir des dédicaces, et me limite aux artistes que j’apprécie – vous pouviez très rapidement vous ennuyer profondément.
Et puis, les magasins proposaient tous globalement la même chose : des produits dérivés, des fascicules en import (qui tiennent plus de la curiosité), et des magazines plus ou moins anciens comme Titans, Special Strange, ou encore Marvel Heroes. En venant à cette convention, je m’étais dit que je devrais au moins pouvoir y trouver le dernier tome de The Boys. Que dalle ! Peu ou pas de titres récents, peu ou pas de volumes reliés : à trop vouloir cibler le collectionneur et le passionné, il devenait tout simplement impossible d’acquérir le moindre titre de base, ce qui tend tout de même au ridicule le plus absolu. Je suis sûr que j’aurais eu plus de chance de dégoter un Amazing Spiderman #1 que n’importe quel volume de Walking Dead en français, à croire que les boutiquiers s’étaient donné le mot.

Tant et si bien que, comme indiqué plus haut, nous avons quitté la convention 30 minutes, le temps d’aller dans une véritable boutique, acheter des titres qui venaient de sortir. A notre retour, nous avons refait le tour une dernière fois, peu inspiré, puis nous sommes reparti.
A part pour les chasseurs de dédicaces et les fans d’un auteur présent, ce Lille Comics Festival ne possède pas d’autre intérêt que celui de rassembler dans un même lieu presque tous les lecteurs de comics de Lille.

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