Avis sur mes Derniers Animes (23)

Pour célébrer cette ouverture, quoi de mieux que de parler de quelques animes ?

Black★Rock Shooter (1 OAV – 2010)
Histoire : Le première jour du lycée, Mato fait la connaissance de Yomi. Très vite, une forte amitié nait entre les deux jeunes filles.
Critique : Depuis plusieurs mois, Black★Rock Shooter attisait l’envie des spectateurs, à force de trailers tous plus alléchants les uns que les autres ; ceux qui ne supportaient pas d’attendre la sortie de cette OAV pouvaient toujours se consoler avec les figurines stylées tirées de la licence. Les trailers en question nous montraient deux lycéennes apparemment proches, mais l’essentiel de leurs images provenaient d’un univers à l’esthétique léchée, apocalyptique, où des personnages au look élaboré combattaient lors de duels dantesques. De quoi donner furieusement envie. Après avoir vu cet anime, j’ai quand même l’impression que Black★Rock Shooter est une arnaque.
Déjà, alors que les bande-annonces ne consacraient que quelques secondes au quotidien des deux lycéennes (au profit des scènes d’action), la proportion n’est pas du tout la même dans le produit final. Le sentiment que cela m’a donné, c’est que les impressionnantes scènes de combat tombaient comme un cheveu sur la soupe, et qu’elles n’étaient là que pour attirer le spectateur ; sans parler des figurines dont il faut bien justifier l’existence. Pour le reste, c’est simplement l’histoire de deux copines très proches, mais alors vraiment très proches… Nous suivons leur quotidien, c’est du vu et revu, donc cela ne passionne pas des masses… Il va sans dire que les scènes d’action sont infiniment plus plaisantes à voir, mais elles se font rare, et se retrouvent toujours coupées par le retour au quotidien passionnant des deux héroïnes. Il aurait été impossible de créer un produit viable avec seulement des brutasses qui se foutent sur la gueule, cela aurait vite lassé le spectateur ; seulement, l’amitié à la limite du yuri de Mato et Yumi n’accroche pas vraiment plus.
En quoi les deux univers sont-ils liés ? Je pense qu’ils sont surtout liés par la volonté des scénaristes, si vous voyez ce que je veux dire. Il existe bien une vague tentative de lier l’ensemble vers la fin, mais cela veut aussi dire que nous passons 45 minutes à zapper d’un univers à l’autre sans raison apparente.
Toutes les scènes de Black★Rock Shooter se déroulant dans ce que nous appellerons arbitrairement l’univers alternatif méritent le coup d’œil, mais se retrouvent encastrées dans un anime bancal, finalement sans grand intérêt. Il semble n’exister que dans le but de vendre des produits dérivés, et à la différence d’autres titres un minimum élaboré, celui-ci ne s’en cache même pas et ne possède que peu de qualités en lui-même.
Verdict : Beaucoup de bruit pour pas grand chose.

Break Blade (1 film – 2010)
Histoire : Le continent de Cruson s’est bâti sur la capacité de ses habitants à contrôler le quartz par la simple force de leur esprit. Il existe néanmoins des personnes dépourvues de ce pouvoir, dont les légendes disent qu’il n’en nait qu’un tous les millions d’années ; c’est le cas de Lygatt. Cette anomalie de naissance l’empêche notamment de piloter un golem, utilisés pour le combat.
Critique : Assistons-nous à un retour en grâce du robotto dans l’animation japonaise ? En tout cas, ce Break Blade – adapté du manga éponyme publié en France sous le titre corrigé de Broken Blade – fait beaucoup de bien.
L’univers de la série s’appuie sur quelques bases originales qui ne sont pas pour me déplaire, avec une organisation proche de celle de la fantasy, et des robots au fonctionnement pour le moins surprenant, puisque reposant sur la capacité des habitants à manipuler le quartz ; les pilotes sont évidemment choisi selon l’ampleur de leur fameuse capacité, ici nommée « magie ». Seulement, le passé semble renfermer quelques mystères, et c’est ce qui va permettre à notre héros de trouver un mecha qu’il va pouvoir piloter malgré son absence de pouvoir. Dans un sens, cela ressemble un peu au schéma « j’ai trouvé un robot géant dans la cave », sauf que là, Lygatt va montrer de véritables difficultés à manœuvrer son appareil lors de sa première sortie, ce qui tout de suite rend le principe bien plus crédible.
Au-delà de ses robots, Broken Blade nous parle de guerre et d’un groupe d’amis divisés entre les deux principales factions belligérantes. Pour l’instant, nous ne savons pas grand chose sur les tenants et aboutissants géopolitiques, toujours est-il que ce premier film constitue une excellente entrée en matière, assez simple d’accès. J’ai trouvé les 4 personnages principaux attachants, avec en particulier un héros qui risque de se montrer même charismatique par la suite ; dans l’immédiat, il joue les désinvoltes mais ne manque certainement pas de courage et de volonté.
Point important : les combats de mechas rendent bien à l’écran – en particulier le premier – tout en ne monopolisant pas l’anime. J’ai trouvé l’ensemble bien équilibré, et j’ai suivi ce premier film avec plaisir sans ressentir de véritables temps morts. Il s’agit donc d’un titre avec des robots et un scénario qui parait pour l’instant plutôt sérieux, ce qui fait toujours plaisir lorsque c’est bien mené, ce qui pour l’instant s’avère le cas. Un petit reproche néanmoins : je n’ai pas vraiment ressenti l’ambition que nous trouvons généralement dans le format film ; cela ressemble plus à un long épisode, et cela manque peut-être un peu de dynamisme dans la réalisation. En l’occurrence, c’est peut-être ce qui fera la différence entre une excellente série de mecha et une série de mecha géniale. Mais cela reste parfaitement efficace malgré tout.
Verdict : Il va falloir attendre pour les prochains films, cela va être dur.

Super Street Fighter IV (1 OAV – 2010)
Histoire : Guile, Chun-Li, et Cammy sont envoyés dans un parc d’attraction attaqué par des terroristes. Là, ils découvrent que les dégâts ont été provoqués par une seule femme : Juri.
Critique : Les adaptations de jeux-vidéos ne sont pas des produits comme les autres, et cela vaut d’autant plus que les jeux de combat, lesquels comptent moins sur un scénario que sur une galerie de personnages.
Donc, premier choc face au générique : très peu de protagonistes de la célèbre franchise – et seulement 3 parmi les combattants emblématiques – semblent de la partie, ce que confirme le contenu de cette OAV. Là, j’ai ressenti comme un paradoxe : je me suis surpris à regretter l’absence de leurs comparses habituels, mais en spectateur régulier de ce genre d’adaptation, j’ai pu constater que leurs auteurs avaient tendance à faire apparaître un maximum de personnages (parfois seulement quelques secondes) au détriment de la cohérence ou de la narration. Après coup, je trouve judicieux de ne garder que quelques combattants, pour le bien du scénario (et des scènes d’action) ; plus de protagonistes malgré la durée de cette OAV (30 minutes), cela aurait été du fanservice. D’autant que les intervenants ont été parfaitement choisis, puisque selon la « mythologie » de Street Fighter, le trio vedette est composé des trois agents gouvernementaux de la licence.
Le scénario est des plus simples, et oppose nos héros à une nouvelle intervenante aux capacités améliorées ; cela ne va pas plus loin, et garanti avant tout de l’action musclée, ce qui parait logique pour un titre tiré d’un jeu de combat. L’action en question est réussie, avec une animation fluide et quelques effets impressionnants. En parlant d’animation, cela fait plaisir de revoir le studio Gonzo après ses déboires financiers, même si le spectateur non averti aura probablement plus l’impression de regarder une production de Madhouse, tant le chara design et la direction artistique rappellent certains de leurs animes les plus emblématiques. OAV oblige, le budget permet de financer un travail propre et parfois magnifique ; notamment les déferlements de ki, qui rendent particulièrement bien à l’écran. Néanmoins, le graphisme assez stylisé risque de ne pas plaire à tout le monde… Pour ma part, habitué des titres Madhouse, cela ne m’a pas dérangé et j’ai même apprécié ce parti-pris graphique.
Gonzo nous offre une OAV bien réalisée, mais à réserver spécifiquement aux amateurs de Street Fighter. Son contenu ne révolutionnera pas l’animation japonaise de par son scénario ou sa technique, mais cela reste un divertissement largement plus qu’acceptable, sans toutefois atteindre la qualité de l’excellent film d’animation Street Fighter II.
Verdict : Une sympathique OAV pour qui apprécie la saga Street Fighter.

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