No Blade of Grass

Alors qu’un virus ravage les cultures autour du globe, provoquant famine et anarchie, un groupe de londoniens fuit la capitale en direction de l’Écosse, pour rejoindre la ferme du frère de l’un d’eux.

Je suis tombé sur No Blade of Grass totalement par hasard, et après l’avoir vu, je crois pourvoir dire qu’il s’agit d’un des meilleurs films catastrophe qu’il m’ait été donné de voir. Adapté d’un roman, il fait parti des (trop) rares exemples (à mon goût) d’œuvres narrant le passage de la civilisation telle que nous la connaissons à un monde apocalyptique ; et sans recourir aux zombies, s’il vous plait. Ce long-métrage raconte les pérégrinations à travers la campagne anglaise de compagnons d’infortune, bien décidés à survivre, et ce quel qu’en soit le prix. Ils vont avoir affaire, durant leur voyage, à d’autres humains avec des intentions similaires ; or dans ce genre de situations, l’homme est un loup pour l’homme, et nos héros ne vont certainement se montrer les moins violents et cruels. C’est sans doute en cela que No Blade of Grass se démarque grandement de la plupart des films catastrophe que j’avais pu voir jusque-là : non seulement l’homme affronte l’homme, mais en plus, fini les personnages principaux incorruptibles et parfaits qui refusent de s’abaisser aux mêmes extrémités que leurs congénères, mais qui arrivent malgré tout à s’en sortir. Là, nous avons enfin droit à une situation crédible, à une évolution logique non seulement des protagonistes mais aussi de leur environnement.

Cette approche réaliste donne lieu à des scènes violentes, cruelles, émouvantes, parfois tout simplement horribles mais profondément marquantes. La confrontation entre le groupe et les motards, notamment, possède un côté western qui nous fait vraiment comprendre que le monde civilisé a cessé d’exister, et s’achève par des victimes dans les deux camps ; encore un aspect crédible, et c’est probablement cette crédibilité qui rend ce film effrayant, car il montre les aspects les plus vils et effroyables de l’être humain.
No Blade of Grass est un film à petit budget, cela se sent, mais nul besoin d’une débauche d’effets spéciaux pour magnifier un récit à la base de grande qualité. Je ne m’explique néanmoins pas le délire écologiste du réalisateur, qui s’appesantit sur des images de décharges à ciel ouvert et d’animaux morts ; cela n’apporte rien à l’ensemble, mais heureusement cela ne l’handicape pas pour autant.
Reste un long-métrage frappant, politiquement incorrect, et un des meilleurs représentants du genre que je connaisse.

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