Captain Tsubasa – Olive et Tom – Tome 01

Période de Coupe du Monde oblige : le football est à l’honneur. Alors que les Japonais nous gratifient de la diffusion de l’excellent Giant Killing, les éditeurs français semblent bien décidés à sortir Captain Tsubasa du placard. Avant la réédition de l’anime chez IDP (à partir du mois de Juin), Glénat ouvre le bal avec le manga.

Tsubasa Ozora aime le football plus que tout. A peine arrivé dans sa nouvelle ville, le voilà qui affronte Genzo Wakabayashi, célèbre gardien de but du collège privé Shutetsu, sous le regard de l’international brésilien Roberto Hongo. C’est ainsi que commence une série de rencontres et de matchs qui feront de Tsubasa et de ses coéquipiers des champions.
J’indique le scénario pour la forme, mais je pense que beaucoup connaissent déjà ce monument du shônen sportif, dont la simplicité narrative n’a d’égale que sa proportion à offrir aux lecteurs des personnalités fortes et des affrontements palpitants.

Sans être un passionné de football, je suivais avec assiduité l’anime lors de sa diffusion française, et la série fait sans aucun doute parti de mes titres favoris aujourd’hui encore. Mon amour des séries sportives vient très certainement de celle-ci, et je ne me lasse pas de revoir le dessin-animé, de préférence en version française car – malgré ses noms anglicisés – son doublage symbolise ce que je peux apprécier dans les doublages AB de l’époque : des comédiens trop peu nombreux pour incarner tous les personnages, et obligés de prendre des tonalités ou accents atypiques pour bien démarquer chacune de leur prestation ; je trouve que cela apporte énormément de vie et une personnalité propre à l’anime.

La logique aurait voulu que je me jette sur le manga, malheureusement je n’en ai pas eu l’occasion à l’époque de sa sortie chez J’ai Lu. A l’époque, je n’avais pas les moyens de commencer la série, puis j’ai été déstabilisé par le nombre de volumes, et avant d’avoir eu le temps de m’en rendre compte, J’ai Lu arrêtait de rééditer ses manga, et ses publications de devenir introuvables. Mais comme pour Hokuto no Ken et City Hunter, jadis parus chez le même éditeur, je suis bien décidé à ne plus laisser passer ma chance de suivre ce manga, que j’ai déjà lu en grande partie (j’ai été un parasite des rayons FNAC à une époque lointaine) mais que je redécouvre avec un immense plaisir.
Et ce qui m’a beaucoup amusé dans ce premier volume, c’est qu’après avoir lu Ashita no Joe, j’arrive à saisir l’influence de ce-dernier sur le manga sportif de Yoichi Takahashi. L’histoire d’un jeune prodige entraîné par un ancien champion alcoolique sur la voie de la rédemption, voilà que nous retrouvons dans les deux séries ; à une différence près, puisque Tsubasa se passionne pour son sport de prédilection dès le début, là où Jo va rejeter la boxe de toutes ses forces dans un premier temps.

Avec Captain Tsubasa, les lecteurs doivent tout de même savoir dans quoi ils s’engagent. Certes, il s’agit probablement d’une des œuvres les plus passionnantes et stimulantes sorties du Japon, mais cela reste un manga débuté en 1981, donc dont le dessin pourra déranger certains lecteurs ; d’autant que le trait des premiers volumes demeure un cran en-dessous du niveau qu’atteindra le mangaka pendant l’écriture de sa série. Surtout, ce manga compte tout de même 37 volumes. Et rien que pour sa première série, puisque sa suite Wolrd Youth tient en 18 volumes, puis viennent Road to 2002, Road to 2006, et autres séries annexes… J’ignore jusqu’où Glénat va aller dans son édition, mais à un rythme d’un tome tout les deux mois (il me semble que le précédent éditeur en sortait un par mois), nous ne sommes pas au bout de nos peines. Et encore, si Glénat va jusqu’au bout, car après nous avoir juré leurs grands dieux de publier Cyborg 009 dans son intégralité, la société maintient le silence à propos du tome 5 de la série, sachant qu’il en reste encore une trentaine à sortir… Mais à la différence de Cyborg 009, je sais que Captain Tsubasa saura trouver son public et réaliser des ventes décentes. En tout cas, si les nouveaux lecteurs prennent moitié moins de plaisir que moi à la lecture de ce premier volume, nul doute qu’ils ne pourront attendre de lire la suite. Quant à moi, je n’oublierai pas de sauter sur les coffrets DVD dès leur commercialisation.

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3 commentaires pour Captain Tsubasa – Olive et Tom – Tome 01

  1. Tetho dit :

    >donc dont le dessin pourra déranger certains lecteurs
    Anatomiquement le trait de Takahashi est faux au possible. Ses personnages ne ressemblent à rien d’humain.

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  2. Gemini dit :

    En même temps, leurs prouesses non plus n’ont rien d’humaines 😮
    Cela ne m’a jamais dérangé ^^

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  3. neokenji dit :

    En attendant, Yoichi Takahashi et l’anatomie humaine, voilà quoi. Il suffit de jeter un oeil sur CT Road to 2002 pour constater qu’ils ressemblent presque plus à des rugbymen qu’à des footballeurs.

    Quoique, je me demande si Glénat parviendra à sortir CT Road to 2002 chez nous, histoire de compléter la collection.

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