Kamichu, un manga trop chou ?

Rappelez-vous : je vous avais parlé, aux débuts de ce blog, de Kamichu, lui affublant le sobriquet de « anime trop chou ». Avec la sortie du manga (en deux volumes) en français, je me suis posé la question : est-il aussi chou que l’anime ?

Pour cette critique, je comparerai le manga à l’anime, ce que je trouve bien normal dans la mesure où, même en me forçant, je ne vois pas comment je pourrais oublier avoir vu ce-dernier.
Mais cela ne me dispense pas du minimum syndical, à commencer par le résumé.
Yurie, une collégienne banale et un peu maladroite, devient du jour au lendemain une déesse, situation qui elle n’a rien de commun. Avec ses amies Mitsue et Matsuri, elle va apprendre à gérer son quotidien à la fois de divinité et d’adolescente.

Kamichu en version papier fait partie d’une des catégories de manga les plus haïes des lecteurs : les adaptations d’anime. Ce sentiment s’explique car les œuvres d’origine sont traditionnellement considérées comme meilleures que leurs adaptations ; dans ce contexte, sachant que l’adaptation se fait généralement du manga vers l’anime, le format papier possède quelque chose de rassurant. Certains voient donc dans les manga tirés d’animes une forme de trahison. Mais surtout, cette situation s’explique car la large majorité de ces titres sont tout simplement mauvais : Gundam Wing, Cowboy Bebop, Vision d’Escaflowne, Mai Otome, autant de portages totalement ratés et affligeants.
Et c’est là que le manga de Kamichu se démarque : finalement, il s’en sort plutôt bien.

En deux volumes, cette version ne reprend évidemment pas l’intégralité de l’anime, et c’est justement là que se situe sa force : là où il aurait été aisé de céder à la facilité, le mangaka Hanaharu Naruko part des mêmes bases, avec les mêmes personnages, mais met un point d’honneur à proposer des petites histoires inédites, dans la lignée du scénario d’origine, afin de créer un complément à ce-dernier. Seule une histoire du second volume reprend brièvement un épisode de l’anime, mais avec un traitement différent. Cela ne peut qu’attirer les amateurs de la version télévisée.

Seulement, si l’anime était « trop chou », mignon comme tout, avec une héroïne attachante et une ambiance bon enfant, il n’en va pas de même pour le manga ! Hanaharu Naruko, le responsable de cette adaptation, est avant tout un mangaka de hentai. Hélas! même s’il se modère pour rester dans l’esprit de la série, certaines mauvaises habitudes reviennent au galop : petites culottes, vues de dessous, nudité, etc… Rien de nouveau pour les manga et l’animation japonaise, cela reste même extrêmement naïf, mais Kamichu tirait une partie de sa force justement du fait qu’il n’était absolument pas racoleur. Il fallait vraiment avoir l’esprit de travers pour trouver quelque chose de pervers à cet anime.

Comme la majorité des adaptations, le manga de Kamichu ne vaut pas son original, même si plus élaboré et intéressant que les autres manga similaires. Mais c’est surtout son côté ecchi qui m’a dérangé, car cela revient à trahir l’essence cette série. Ou du moins une partie, puisque cela reste une histoire tranche de vie sur une collégienne à la fois ordinaire et extraordinaire, qui mélange humour et amour dans un quotidien doucement perturbée par la présence des divinités.
Mais un bon conseil : avant d’acquérir ces deux volumes, essayez l’anime.

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