Avis sur mes Derniers Animes (20)

Nouvelle fournée, probablement la dernière du mois dans la mesure où j’ai des exams prochainement – cela va finir par se savoir – et que je n’ai pas commencé à réviser… Un article placé sous le signe du sport, bonne lecture.

Hungry Heart Wild Striker (52 épisodes – 2002)
Histoire : Souffrant d’être constamment comparé à son frère, un célèbre footballeur, Kanou Kyosuke fait tout pour se démarquer, et cela finit par le pousser à abandonner ce sport qu’il aime tant. Jusqu’à ce que deux élèves de son lycée, passionnés de foot, essayent de lui faire rejoindre l’équipe scolaire.
Critique : L’auteur de Captain Tsubasa n’a pas écrit que Captain Tsubasa (ainsi que ses nombreuses suites), même s’il s’agit de son œuvre la plus connue et la plus longue ; il a aussi travaillé sur d’autres séries footballistiques, voire abordé d’autres sports. Mais nous pouvons considérer que Hungry Heart Wild Striker est sa seconde série d’importance, puisqu’il s’agit de la seule autre adaptée en anime.
Impossible pour moi, fan de Captain Tsubasa, de ne pas comparer ces deux animes. La différence se justifie sur plusieurs points : pour commencer, les deux personnages principaux ne se ressemblent pas, Kanou étant un héros de shônen dans toute sa splendeur, crétin et butor jusqu’au bout des ongles, là où Tsubasa avait un minimum de cervelle malgré son obsession (maladive) pour le football ; surtout, Tsubasa apparaît déjà excellent dès le début, là où Kanou n’a pour lui qu’un tir puissant, et encore qu’il n’arrive pas à cadrer : il lui faudra s’améliorer tout au long de la série.
La seconde particularité, et pas la moindre, vient d’un traitement bien différent de l’histoire ; je dirai qu’elle se veut ici plus réaliste. Exit les terrains interminables, les matchs dont un épisode ne couvre que deux minutes, les ballons enflammés, les ennemis hyper-charismatiques, et les techniques fabuleuses : cet anime joue la carte des matchs courts, des adversaires sans grandes particularités, et surtout de la défaite ! Oui, de la défaite ! D’habitude, quand les héros disent qu’ils vont gagner, ils affrontent la plus grosse équipe en final, et puis ils gagnent ; mais pas dans Hungry Heart Wild Striker : ils peuvent croiser la meilleure équipe avant la finale, et même une volonté inébranlable et des impératifs du genre « c’est le dernier match de nos sempai » ne suffisent pas toujours à vaincre… C’est un parti-pris qui se respecte, même s’il faut bien avouer que cela amoindrit légèrement le côté épique et monstrueusement jouissif de nombre de séries sportives.
Une fois que le style de l’anime a bien été compris, j’avoue qu’il a eu plus de mal à me captiver. A vrai dire, il finit par se concentrer plus sur l’équipe de nos héros, avec ses quelques fortes personnalités et leurs histoires en dehors du terrain. Heureusement, dans un sens, car les matchs deviennent progressivement… chiants ! Voilà, c’est vraiment idiot pour un anime sur le foot, mais les matchs eux-mêmes manquent cruellement d’attrait, dans la mesure où il devient même difficile d’adhérer aux enjeux, et que qui sait lire correctement les signes connaitra déjà le vainqueur bien avant la fin du match. Il leur reste un aspect prenant, mais cela concerne plus certaines actions (accompagnées d’une musique qui va bien) que les affrontements dans leur ensemble.
Les atouts de Hungry Heart Wild Striker ne se trouvent finalement pas dans ses matchs, mais bien dans tout ce qui se trouve autour. Un peu dommage pour une série sportive, mais elle reste parfaitement regardable.
Verdict : Je préfère toujours Captain Tsubasa.

Ookiku Furikabutte (25 épisodes – 2007)
Histoire : Alors que Ren Mihashi appartenait à l’équipe de baseball du collège Mihoshi, son équipe n’a pas arrêté de perdre ; ses camarades en ont gardé une rancune tenace envers lui, titulaire au poste de pitcher uniquement car petit-fils du directeur, et ont fait de ses années de collège un enfer. Meurtri, il décide d’aller au lycée public Nishuira ; mais sa passion pour le baseball reprend le dessus, et il s’intéresse de trop prêt au club nouvellement créer au sein de l’établissement : trop tard, le voilà encore une fois pitcher.
Critique : De manière généralement, j’apprécie les séries sportives. Par contre, le baseball a beau être un sport particulièrement populaire au Japon, donc présent dans l’animation, il ne s’agit que du second anime que je vois consacré à ce sport, après One Outs ; un jour, je regarderai/lirai du Adachi Mitsuru… A ce propos, je suis heureux d’avoir vu One Outs avant : comme les règles du baseball n’ont probablement que peu de secret pour les Japonais, Ookiku Furikabutte va directement à l’essentiel, là où One Outs donnait quelques précisions bienvenues, comme sur les différents types de balle qu’un pitcher peut lancer.
En parlant de ces deux animes, je me dis qu’il existe de nombreux types de séries sportives, et si je ne devais considérer que la longueur, j’aurais tendance à penser qu’il y a d’un côté les séries courtes avec des affrontements somme toute rapides, et les séries longues (à la Captain Tsubasa) qui peuvent se permettre de consacrer un temps non négligeable à un seul match. Seulement, ce n’est pas vrai et il suffit de voir Ookiku Furikabutte pour s’en convaincre : sur 25 épisodes, un seul match en dure 10 ! Ce qui implique que l’histoire ne peut pas énormément progresser, et qu’il faudrait lire le manga d’origine pour connaître la suite… Ce pourrait être frustrant, heureusement l’annonce d’une suite à partir du Printemps me rassure.
Voilà, je tenais à commencer par là, car pour moi, il s’agit du seul gros point faible de cet anime : une durée qui n’est pas en accord avec la façon dont les matchs sont gérés.
A part ça, j’ai pris un véritable plaisir à regarder. D’un côté car cet anime possède tout le côté prenant des shônen sportifs, de l’autre car les personnages font la différence et que la technique suit. Pourtant, concernant les personnages, ce n’était pas forcément gagné. Il faut dire que le premier rôle a un bon gros côté tête-à-claque, à cause de ses complexes monstrueux et du traumatisme qu’il a gardé de ses années de collège. Mihashi n’a AUCUNE confiance en lui, il est persuadé que tout le monde lui en veut quoi qu’il fasse, se montre la plupart du temps incapable d’aligner 3 mots, et se retrouve affublé d’expression faciale totalement délirantes ; ce qui, finalement, en fait un personnage comique… Il faut toute la patience de ses coéquipiers, et une certaine dose de psychologie, pour lui faire comprendre que non il n’est pas nul, non ses coéquipiers ne le considèrent pas comme un moins que rien, et que non le catcher ne s’approche pas de lui pour l’engueuler. Mais ce n’est pas un cas isolé, puisqu’apparemment tous les pitchers de la série sont à la limite de l’autisme… Avec tout ça, il forme un duo assez efficace avec le catcher susnommé, qui lui ne mâche pas ses mots mais essaye un minimum de se retenir pour ne pas le satelliser à chaque fois que son attitude pleurnicharde l’exaspère ; pourtant, il a lui-aussi un véritablement manque de confiance en soi. Bien souvent, avec tout ça, c’est un duo comique.
Le plus étonnant avec les personnages, essentiellement masculins, ce sont leurs relations. Il semblerait que le simple contact physique entre deux d’entre eux provoque des rougissements impressionnants – c’est le jeu de mimiques qui veut ça – à tel point que j’ai fini par me demander quel genre de relations ils entretenaient… Ookiku Furikabutte : une série avec un yaoi sous-jacent capable d’exploser à chaque instant !
Après une première série drôle et prenante, et ce malgré un affrontement beaucoup trop long, je suis assez impatient de voir la suite, car j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder.
Je finis sur un agréable petit détail : lors du « fameux » match, la musique est composée en partie de thèmes interprétés par les supporters dans les tribunes. Là où cela devient intéressant, c’est qu’il s’agit en grande partie de génériques d’autres animes, tels que Uchû Senkan Yamato, Lupin III, ou Himitsu no Akko-chan ; la preuve qu’il faut connaître ses classiques.
Verdict : Un titre distrayant et souvent passionnant.

Hanamaru Youchien (12 épisodes – 2010)
Histoire : Après s’être longuement demandé ce qu’il allait faire de sa vie, Naozumi Tsuchida a décidé de devenir instituteur dans un jardin d’enfant. Après ses études, il trouve une place à l’école Hanamaru.
Critique : Je n’ai pas grand chose à dire sur cet anime, mais j’avais tout de même envie de l’aborder.
Hanamaru Youchien : un anime que j’aurai trouvé divertissant, largement assez pour le suivre semaine après semaine. Le héros est un classique de ce genre de comédie – le manga d’origine a été pré-publié dans un mangashi de seinen – mais le fait de placer l’action dans un jardin d’enfant change des ambiances habituelles, et permet d’introduire des fillettes mignonnes comme tout, même si anormalement matures ; en particulier Anzu, véritable boule de bonne humeur mais avec quelques considérations vraiment adultes. Les personnages adultes se démarquent peu, mais il n’en va pas de même pour les enfants – en particulier l’excellente Hiiragi – qui apportent les quelques touches d’originalité de la série. Pour le reste, rien que du très classique, mais comme je l’ai dit, il s’agit d’un titre agréable à regarder, sans doute pas mémorable mais remplissant parfaitement son rôle sur l’instant, et il ne faut pas chercher plus loin.
Si j’ai un grief concernant Hanamaru Youchien, cela concerne moins la série elle-même que l’équipe qui se trouve derrière. Nous avons tout de même un studio mythique nommé Gainax – dont je suis un grand amateur depuis l’époque de la diffusion de Fushigi no Umi no Nadia, ça date – un des meilleurs réalisateurs du format en la personne de Seiji Mizushima (FMA, Oh! Edo Rocket), et pas moins de 12 génériques de fin différents, chacun sous la direction d’un seul animateur. Évidemment, nous savions dès le départ de quoi parlait Hanamaru Youchien, de même que nous ne nous attendions pas à ce que cet anime marque l’histoire de ce studio. Malgré tout, je ne peux m’empêcher de trouver, après coup, qu’il s’agit d’une débauche de compétences pour pas grand chose. Bon, cela reste un anime plaisant, et c’est déjà très bien. Mais Gainax + Mizushima… Voilà quoi !
Verdict : Un anime mignon et divertissant.

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