Avis sur mes Derniers Animes (16)

En ces périodes de grand froid, quoi de mieux que de se plonger sous ses draps avec un bon anime ? Petit tour d’horizon après une semaine de vacances.

Bakemonogatari (13 épisodes – 2009)
Histoire : Lorsque Koyomi Araragi sauve Hitagi Senjougahara d’une chute mortelle, il s’aperçoit que celle-ci ne pèse presque rien. La poussant à lui expliquer son problème, Hitagi révèle qu’elle ne fait plus que 5 kilos depuis sa rencontre avec un crabe géant.
Critique : Je vais peut-être devoir revoir mon jugement sur la médiocrité du cru 2009, car il reste apparemment des séries à sauver hormis celle que je connais déjà.
J’ai tendance à me méfier des séries du studio Shaft – ma dernière incursion chez eux remonte à Maria†Holic – d’autant plus que leur réalisateur vedette, Akiyuki Shinbo, a tendance à se répéter tant il enchaîne les projets. Mais les critiques de ce Bakemonogatari étant plutôt bonnes, j’ai décidé de lui donner une chance et je n’ai pas été déçu.
Bakemonogatari, c’est un anime entre l’horreur/fantastique et la comédie harem, avec une réalisation de Akiyuki Shinbo. Enfin une réalisation à la Akiyuki Shibo, car il paraît que ce serait plus son assistant Tatsuya Oishi qui aurait géré l’ensemble. Ce qui pose la question suivante : est-ce la volonté du studio de reproduire le style de Shinbo, ou bien s’agit-il de l’identité du studio avant d’être celle de Shinbo ? Vous avez deux heures, ensuite je ramasse les copies. Bon, cela manque de vitraux, mais pour le reste la réalisation est excellente, pleine de trouvailles qui vont à merveille avec la grande qualité graphique d’ensemble, faisant de Bakemonogatari un des animes les plus visuellement aboutis que j’ai pu voir. Un grand coup de chapeau à Shaft.
Le scénario n’est heureusement pas en reste – sinon, cela aurait été dommage – avec sa succession d’histoires orientées autour du paranormal et des malédictions. J’ai trouvé les personnages attachants dans leurs genres respectifs (en particulier Suruga Kanbaru et Mayoi Hachikuji), et apprécié la faculté des auteurs à alterner l’humour, le mystère, l’horreur, et même le drame sans que cela paraisse tiré par les cheveux.
La réalisation seule n’aurait peut-être pas été suffisante pour faire un anime de qualité, le scénario seul n’aurait peut-être pas été suffisant pour faire un anime de qualité, mais l’ensemble permet effectivement d’obtenir un anime de qualité. Peut-être la bonne surprise de 2009 (je suis loin d’avoir tout vu), car je n’attendais rien de cette série mais elle aura réussi à me plaire et pas qu’un peu.
Verdict : Une réussite.

Darker than BLACK – Ryuusei no Gemini (12 épisodes – 2009)
Histoire : Le frère de Suou est devenu un contractor lors de la Guerre du Paradis, deux ans plus tôt. Son quotidien n’a pas été bouleversé pour autant, jusqu’au jour où une agence gouvernementale attaque sa maison, et que son père se fait assassiner.
Critique : Suite de Darker than BLACK. Même si l’univers et les personnages ne changent pas, c’est le concept de la série qui évolue : finis les scénarios s’étalant sur deux ou trois épisodes et focalisés sur le destin des contractors, cette seconde saison ne comporte qu’une seule histoire de 12 épisodes. Et là où la première série était divertissante sans être marquante, Ryuusei no Gemini se montre infiniment plus captivante. Il y a de l’action à gogo, un rythme haletant, et ce qu’il faut de mystère pour accrocher le spectateur. Animation de qualité, excellente mise en scène et chorégraphie des combats, musique réussie : autant dire que je n’ai pas boudé mon plaisir une seule seconde, c’est un régal. Toutes les qualités de Darker than BLACK, mais en mieux. En plus palpitant, surtout.
Après, reste l’éternel problème : la résolution des mystères en question, à la fin de la série. Et là, c’est un peu expédié, voire carrément pas clair du tout, avec limite un délire à la Neon Genesis Evangelion. Dommage, mais cela ne change heureusement rien au fait que les 11 premiers épisodes sont de petites perles d’action et de plaisir, et ce n’est pas vraiment la résolution des problèmes qui permet de tenir en haleine le spectateur.
Verdict : Hautement recommandé à ceux qui ont apprécié Darker than BLACK.

Eve no Jikan (6 ONA – 2008)
Histoire : Dans un futur proche, probablement au Japon. L’usage des robots s’est généralisé, celui des androïdes – les robots à apparence humaine – tend à faire de même, provoquant l’apparition de comportements nouveaux, comme une affection accrue de certains envers leurs machines.
Inquiet après avoir consulté les logs de son robot domestique, Rikuo décide de rechercher le Time of Eve mentionné dans le relevé de ses déplacements.
Critique : Je ne sais pas ce que j’ai, mais j’ai l’impression d’enchaîner les animes de qualité depuis le début de l’année.
Je n’avais pas particulièrement apprécié Pale Cocoon, le précédent anime de Yasuhiro Yoshiura, le créateur de Eve no Jikan. Par contre, Eve no Jikan, j’ai adoré. Et le mot est faible.
Cet anime reprend un thème classique de SF : l’intrusion de robots dans notre quotidien, et surtout de robots à apparence humaine. Sa différence vient du traitement de ce concept : si nous retrouvons les fameuses Trois Lois de la Robotique et leurs limites, la série s’articule avant tout sous la forme d’un « tranche de vie » qui aide à découvrir les sentiments des différents personnages, humains comme robots. L’essentiel de l’histoire se déroule dans un café où une seule règle s’applique : les robots et les humains sont égaux. Étonnamment, cela provoque des situations vraiment intéressantes et originales. Plus que de SF, il devient question du regard des autres, de tolérance, et lorsque les sentiments rentrent en considération – un angle d’attaque rare pour ce genre de récit – cela peut vite devenir poignant. Ces 6 ONA vont nous faire vivre plusieurs conséquences de la cohabitation entre androïdes et humains, à travers les différentes personnalités que Rikuo va croiser au Time of Eve.
Si son histoire et sa construction font tout le charme de cet anime, la qualité technique n’est pas en reste avec des graphismes et des couleurs réalistes et agréables à l’œil, c’est un régal à regarder. Mais cela importe peu face au véritable atout de Eve no Jikan : un exercice de SF original et touchant.
Verdict : Un anime sublime que je recommande chaudement.

Mouryou no Hako (13 épisodes – 2008)
Histoire : Dans un train, un voyageur croise un homme transportant la tête d’une jeune fille dans une boîte, et se surprend à l’envier. Dans un petit village, Yoriko se lie d’amitié avec Kanoko, une adolescente qui parait parfaite en tout point. Dans un lac, quelqu’un découvre un bras humain.
Critique : Cet anime me laisse terriblement perplexe. J’en suis arrivé au bout, pourtant j’ai a plusieurs reprises été tenté de l’arrêter, tant j’éprouvais des difficultés à accrocher à son ambiance et à son rythme.
Mouryou no Hako commence comme un anime-puzzle. Les événements des premiers épisodes nous sont proposés dans le désordre, jusqu’à ce qu’un semblant d’ordre apparaisse, que les différentes histoires – qui pendant longtemps ne semblent pas plus avoir de sens que de lien entre elles – se rejoignent, et que ceux que nous pourrons appeler les « enquêteurs » se regroupent. Franchement, je ne m’y attendais pas. Le phénomène n’est pas nouveau, mais à force, je finis par le trouver un peu lourd… C’est en tout cas ce que j’ai ressenti pour Mouryou no Hako, ayant parfois bien du mal à adhérer à ensemble. Heureusement, les nombreuses questions soulevées tout au long de la série permettent de maintenir l’attention du spectateur, et adaptation de roman oblige, tout finit par trouver une réponse.
La particularité de cet anime, c’est sa façon de brouiller les pistes : en nous plongeant dans le folklore japonais, la littérature fantastique, et les innombrables fausses pistes, l’auteur nous tient pour le bout du nez pour mieux nous détourner des faits réels. C’est étonnant. L’histoire se déroule dans un Japon d’après guerre encore fermement attaché à ses anciennes valeurs, mais aussi entaché par la guerre et confronté à la modernité ; une époque charnière, rarement évoquée dans les manga et les animes (hormis ceux datant de cette même période), remarquablement mise en image par le studio Madhouse, qui surprend une fois de plus par ses choix artistiques audacieux et la qualité de son travail.
Mouryou no Hako est un anime dur, gore, et malsain. Il est question de thèmes tels que la folie, l’inceste, le meurtre en série, j’en passe et des meilleurs mais vous saisissez le concept. Ceci mis en parallèle de son rythme chaotique, du chara design de CLAMP, et des choix de couleurs du directeur artistique et du réalisateur de Madhouse, donne naissance à une série vraiment unique, mais cela ne signifie pas pour autant exceptionnelle. Pour ma part, comme je l’ai déjà mentionné, elle m’a laissé perplexe : elle possède des qualités qui ont maintenu mon intérêt pour arriver jusqu’au bout, mais l’histoire n’en demeure pas moins vraiment étrange et macabre – la faisant appartenir à un genre que j’apprécie rarement – et le graphisme vient encore accentué cet aspect.
Verdict : Un anime réussi, mais pas vraiment à mon goût.

Mon année 2010 commence bien, puisque j’ai eu la chance de tomber sur plusieurs animes de grande qualité en seulement 10 jours : Princesse Tutu, Eve no Jikan, Mitsuteru Yokoyama no Sangokushi, Bakemonogatari, et Darker than BLACK – Ryuusei no Gemini. S’agissant des produits de saison, j’ai finalement jeté un œil à So.ra.no.wo.to et Dance in the Vampire Bund, deux animes dont le premier épisode m’a convaincu (ce n’était pas forcément gagné) et que je suivrais régulièrement. J’attends encore le nouveau Gainax, et je redonnerai peut-être une chance à Chu-Bra, mais je pense que cela sera tout pour l’instant. En fin de saison, je regarderai les critiques des autres animes en cours de diffusion, et je m’y intéresserai en fonction.

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4 commentaires pour Avis sur mes Derniers Animes (16)

  1. Windspirit dit :

    Euh, dis-moi.

    Juste pour info, hein ?

    T’as bouffé Princesse Tutu, Eve no Jikan, Bakemonogatari, Darker than Black II et Mouryou no Hako… en… 10 jours ?

    Juste pour info, hein ?

    J'aime

  2. gemini dit :

    Non non : en 10 jours, j’ai bouffé Sangokushi, Princesse Tutu, Bakemonogatari, Darker than BLACK 2, Eve no Jikan, Mouryou no Hako, et quelques épisodes éparts. Tu en avais oublié ^^
    J’suis en forme moi 🙂

    J'aime

  3. Ialda dit :

    ‘taing dire qu’en un mois j’ai réussi qu’à me faire une petite série de 6 OAV… et l’article et toujours pas terminé XD

    C’était bien la vie d’étudiant ;p

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  4. Acanthe dit :

    Ah ! Ah ! Aaaaaaah ! C’est intéressant Time of Eve (Eve no Jikan).
    Des robots, style réaliste, et plutot « tranche de vie » (terme que j’entends souvent en ce moment)
    Et je viens de voir que cet anime était légalement disponible en ligne (et qu’on peut même le télécharger).
    Il est court.

    J’ai été déçu par les quelques séries que j’ai regardé auparavant.
    Est-ce que cet anime saurait réveiller l’amateur de films d’animation qui est en moi ?

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