Exteriorisation & Divagation

Vous aurez remarqué que ce blog connait un relatif ralentissement ces derniers temps, pour une raison simple et précise : j’ai retrouvé du travail. Mais certainement pas celui de mes rêves.

J’ai de la chance : bien qu’étant toujours étudiant, j’ai depuis la validation de ma seconde année une équivalence pour un autre diplôme, alors que je n’ai toujours pas obtenu le mien. Cette équivalence me permet de travailler à des postes précis, pour lesquels il y a de l’offre et une rémunération supérieure au SMIC. Sachant que je ne vais pas énormément en cours (avec la bénédiction de l’administration) et que mes PASSIONS me ruinent – la dernière en date : le retro-gaming – j’en profite au maximum.

Jusqu’à présent, j’avais travaillé essentiellement à l’hôpital public. Être fonctionnaire, cela reste une bonne planque. Vous savez à quoi nous différencions un jeune fonctionnaire de quelqu’un qui l’est depuis plusieurs années ? Le jeune mettra deux fois moins de temps pour faire son travail que l’ancien. Non pas que l’ancien soit si vieux qu’il ne puisse travailler correctement : il a acquis l’expérience et la sagesse, qui lui dictent de prendre son temps, car s’il achève sa tâche trop rapidement, soit il n’aura plus rien à faire, soit – et c’est pire – il faudra qu’il accomplisse une autre tâche imprévue ; ce qui l’ennuierait énormément, mais justifierait bien son propos récurrent : « il faudrait quand même que l’hôpital pense à engager du personnel, nous sommes débordés ». Sur-effectif et déficit sont les maîtres-mots des hôpitaux, mais les employés finissent par oublier la chance qu’ils ont… Alors que certains de leurs collègues bossent en clinique !

La clinique, c’est justement là où je travaille en ce moment. Après être resté plusieurs semaines en vacances – mes premières depuis deux ans – j’avais besoin de reprendre une activité rémunératrice ; au final, j’ai eu le choix entre un poste en pharmacie de ville (où j’aurais dû supporter les clients) et un dans une clinique (où mes collègues travaillent justement pour ne pas voir les clients), autant dire que le choix fût vite fait. Sauf que l’ambiance clinique, c’est autre chose que la fonction publique !
Il faut dire que l’entreprise – car c’en est une – est la propriété d’un consortium suédois, et eux ne font pas dans le bénévolat. Déficit ne fait pas parti de leur vocabulaire, ils veulent du chiffre, du résultat, et des bénéfices. Fini le sur-effectif, bienvenue dans le monde merveilleux du sous-effectif ; et encore, l’équipe de mon service est restée pendant plusieurs semaines avec un tiers de son personnel (soit deux personnes) en moins (qu’un collègue geek et moi-même remplaçons), et j’ose à peine imaginer la charge de travail que chacun a dû abattre pendant cette période.
Résultat : tout le monde râle. Mais vraiment. Alors c’était déjà le cas à l’hôpital public, mais cela faisait parti du jeu ; là, ils râlent car ils ont des raisons de le faire, et parlent tout bonnement de démissionner si une goutte fait déborder le vase, tout le monde s’étant déjà trouvé une porte de sortie au cas où.
Franchement, ce n’est pas du tout agréable de se réveiller le matin pour venir voir des personnes excédées, prêtes à craquer à chaque instant – une a littéralement pété les plombs tout à l’heure – et remontées contre l’administration de la clinique.
Pour ma part, j’y suis depuis 3 semaines, mais je suis déjà énervé. Non pas par la quantité de travail, ni même par le comportement de mes pourtant si sympathiques collègues, mais moi-aussi par l’administration. Comme j’avais le choix entre plusieurs postes, la responsable de ma clinique m’avait promis un contrat jusqu’à fin Février, soit quelques semaines avant que je reprenne les cours pour de bon (en ce moment je n’ai que 4 heures de présence obligatoire par semaine). Et il est toujours question que je reste jusqu’à cette date. Sauf que le contrat le stipulant, je l’attends toujours. En 3 semaines, j’en suis déjà à 2 CDD, et j’en signe un nouveau dans quelques jours ; légalement, ils n’auraient même plus le droit de m’embaucher après mon prochain CDD. J’ai commencé avec un d’une semaine, ensuite je vais en signer de deux semaines à chaque fois jusqu’à ce qu’ils me disent – peut-être la veille de la fin d’un contrat, c’est ce qui est arrivé à une remplaçante de mon service – que je peux partir… Cela n’a rien de bien motivant. Et je le répète : c’est totalement illégal. Après, je préfère qu’ils me prolongent plutôt qu’ils prennent quelqu’un d’autre, mais je pourrais les attaquer aux prud’hommes pour qu’ils transforment mon CDD en CDI ; ce que je ne ferais pas puisque je serais obligé de démissionner pour retourner en cours, mais vous saisissez le concept.
Mon travail n’est pas passionnant, mais il me rémunère bien. Maintenant, reste à savoir si je joue le jeu des contrats à répétition, ou si j’essaye de trouver un autre poste ailleurs afin de les planter en beauté lorsque JE l’aurais décidé. Je n’ai pas une confiance absolue en la personne qui me dit vouloir me garder encore 3 mois…

A part ça, quoi de neuf ? J’ai moins de temps pour moi, et comme il n’est pas question d’arrêter de lire des BD/bouquins, de regarder des films/animes, et de jouer à ma SNES/Mega Drive/Wii/PS2, c’est évidemment la partie blog qui en souffre le plus. C’est bloguer ou trouver du contenu sur lequel bloguer, donc le choix s’impose de lui-même.
Ce qui ne m’empêche pas de suivre les développements de l’affaire Nanami, je continue à lire mes collègues, et il serait grand temps que je commence à rédiger mon bilan de l’année niveau anime et autres. Pour les animes, cela n’a pas été aussi puissant que l’année dernière, pendant laquelle j’ai découvert énormément de titres qui m’ont marqué ; mais en parallèle, j’ai réussi à faire pas mal de trucs bien sympa, ce qui compense.
Ah, et je cherche des sujets sur lesquels bloguer lorsque j’aurais 5 minutes, donc toute suggestion sera la bienvenue.

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Et pendant ce temps, Clannad After Story détrône Gineiden au Top Myanimelist, et je viens de perdre foi en l’humanité. Ce qui me rassure, c’est qu’à la prochaine bouse du même genre, il sautera à son tour. Mais ça me fait mal à la GARitude pour pour Gineiden !

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