Kuroshitsuji : le majordome était en noir

Surprise chez mon vendeur de manga la semaine dernière : alors que le premier tome de Black Butler (Kuroshitsuji) vient de sortir chez Kana, je prends le tout dernier exemplaire disponible en magasin. Un succès bien inattendu, mais est-il mérité ?

Comment choisir un manga ? Voilà une question d’autant plus importante qu’une série commencée se traine souvent sur la longueur, et monopolise une partie de notre budget.
A mes débuts dans le grand univers des manga, j’avançais en autodidacte : j’ai découvert ces publications un peu par hasard, et personne autour de moi ne pouvait me conseiller en la matière ; je n’ai eu accès à internet que plus tard. Dans ces moments-là, nous tâtonnons, nous nous raccrochons à des noms connus. Pendant longtemps, j’ai commencé des séries au petit bonheur la chance, pour le meilleur (Mint na Bokura) et pour le pire (Gundam Wing). Le temps passant et la communauté du net aidant, j’ai affiné mes critères de choix : auteurs que je connais, synopsis intéressants, avis favorables de personnes dont je reconnais les goûts,… Ce qui ne m’a pas empêché de continuer à entamer certains titres sur un coup de tête.
Mais le nombre de publications que je suivais régulièrement a fini par fortement augmenter, mettant à mal mes finances et m’obligeant à faire des choix plus rigoureux, à vérifier la longueur d’un titre ainsi que son état d’avancement au Japon avant de m’y lancer, et autres déplaisantes simagrées. Alors pourquoi, nom de dieu, ai-je acheter le tome 1 de Black Butler sans rien savoir (ou presque) à son sujet !?

Je ne le cache pas : je suis trapophile. Et un des meilleurs exemples de trap de ces dernières années est Ciel Phantomhive, de l’anime Kuroshitsuji. Pourtant, ce n’est qu’un trap très provisoire.
Et j’ai acheté ce manga juste pour ça. C’est tout ? Absolument. Et malgré le côté totalement aléatoire de cet achat, j’en suis tout à fait satisfait.

Le premier tome de Black Butler (expliquez-moi pourquoi Kana a traduit le titre en anglais au lieu de le laisser en japonais ou de le mettre en français) est si remarquablement bien construit que je ne sais pas du tout comment aborder ma critique proprement dite sans dévoiler des éléments clés de son contenu. A la différence de la majorité des manga, ce volume m’a donné l’impression de former un tout, une histoire unique qui évolue petit à petit pour atteindre un final étonnant. Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé cela très réussi malgré une certaine déconvenue au début de ma lecture.
Tout commence par une histoire aux relents de Kaori Yuki sous LSD : que ce soit dans le trait ou dans l’univers graphique, cela m’a beaucoup rappelé God Child. A cela près que nous retrouvons ici de l’humour, du SD, des personnages dérangés (mais pas dans le sens pervers du terme), et un style victorien encore plus caricatural et froufrouteux que dans le titre de Kaori Yuki. Évidemment, tout cela surprend. Cela donne une drôle impression, comme si Black Butler était une parodie du genre « manga soft pour aspirantes yaoistes » (ça existe ?), avec un majordome bien sombre et bien viril, et plein de petites allusions sur ce qui pourrait se passer entre lui et son maître Ciel Phantomhive, le personnage principal de la série.
Puis tout cela évolue pour donner une aventure bien plus sombre, les petits détails un peu ridicules du début prennent une importance toute particulière, c’est vraiment bien construit. Mais je m’arrête là, j’en ai déjà beaucoup trop dit.
Je sais que tout cela manque d’explications, mais c’est pour vous que je fais ça.

Excellente surprise que ce premier tome de Kuroshitsuji. Enfin Black Butler. Le début n’est pas très engageant du fait d’un ton trop désinvolte qui nous fait nous demander si ce titre possède véritablement un scénario, mais son évolution progressive le rend de plus en plus passionnant, et l’univers particulier qu’il arrive à mettre en place au terme de ce volume annonce le meilleur pour la suite.
Je pense continuer à suivre ce titre, et je me pencherai probablement sur l’anime, lui aussi édité par Kana.

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12 commentaires pour Kuroshitsuji : le majordome était en noir

  1. Niko dit :

    La couverture avait attiré mon regard cet après-midi en librairie. J’ai hésité puis finalement je l’ai reposé car comme toi je n’achète plus trop à l’aveuglette mais ce n’est que parti remise. Ça semble intéressant!

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  2. Ialda dit :

    « Tout commence par une histoire aux relents de Kaori Yuki sous LSD : que ce soit dans le trait ou dans l’univers graphique, cela m’a beaucoup rappelé God Child. »

    Nonjenecraqueraipas.

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  3. « (expliquez-moi pourquoi Kana a traduit le titre en anglais au lieu de le laisser en japonais ou de le mettre en français) »

    Parce que le japonais ça fait peur dans un rayonnage de la Fédération Nationale d’Achats des Cadres et que le français, c’est vraiment pas la classe ?
    (je pense pas pouvoir trouver mieux comme explication)

    Je fais partie de ceux qui exècrent ce faux « juste milieu », mais je crains que notre combat soit vain…

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  4. shi dit :

    Pour le titre je crois que c’est la même chose que pour Mai Hime traduis par My Hime pour l’internationale.

    ça doit être une demande de l’éditeur qui préfère uniformiser le titre au niveau mondiale.

    Enfin bref moi je le trouve affreux ce titre, alors que le manga en lui-même m’attire fortement.

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  5. Arca dit :

    Ce que j’en ai lu me fait beaucoup penser aux arcs comiques de D. Gray Man. Joli, mais pas super scenaristiquement parlant (néologisme bonjour). Mais comme tu dis que ça s’améliore après..

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  6. Rukawa dit :

    quand tu vois plus d’une 10n de cosplay de Madame Red lors de la japan expo, pourquoi être étonné du succes de la série ?

    La série a pas mal de succes chez les filles, sans doute grace au charisme du bishounen Sebastien.
    De ce que j’avais vu en anime, c’était une série sympa, mais pas vu assez pour dire si c’est over hypé.

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  7. gemini dit :

    Pour le titre, c’était avant tout rhétorique : je me doute bien des raisons qui ont pu pousser l’éditeur à mettre le titre en anglais. Est-ce que je le cautionne pour autant ? Certainement pas !

    Rukawa >> J’avais surtout vu des cosplays de la version trap de Ciel ; j’avais adoré la prestation du duo Kuroshitsuji à l’Epitanime, et j’ai pris une photo d’un de ces cosplays à la JE. Sauf qu’ils étaient tous faits par des filles au lieu de mecs, il y a une erreur sur le personnage.

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  8. Amana dit :

    En lisant les commentaires, je suis assez étonné de voir des lecteurs qui ignoraient encore ce qu’était Kuroshitsuji… Surprenant…
    J’ai personellement gouté à la série lors du hype autour de la diffusion de la saison 1 de l’animé au japon, qui disont le, est réussi mais en deça du manga original.
    Tu ne risques pas trop de te mouiller Gemini, vu le peu de tomes et le rythme de parution assez lent de la série, dont je suis d’ailleur un immmmense fan, et j’exagère à peine.
    En ce qui concerne l’homoérotisme maître/majordome, je pense que c’est surtout une façon de parodier le genre dans lequel l’auteur s’est déjà illustrée sous un autre nom de plume. Kuroshitsuji est tellement cliché et superbe à la fois, même la mort est abordée avec un ton très « humour noir ».

    Bref, MANGEZ DU KUROSHITSUJI, c’est le bien. Et la suite est juste démente.

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  9. tompopo dit :

    L’anime est sympathique mais il m’ennuie un peu, disons que l’histoire n’avance guère.

    Sinon, j’ai du mal à comprendre les fangirls hystériques qui poussent des cris suraigus quand passe l’opening dans les karaokés (ça doit faire au moins 1 an maintenant non ?).
    Pour ma part je suis assez allergique aux personnages principaux de Kuroshitsuji, même si comme le dit Amana c’est sans doute du cliché parodié +++.

    En manga pourquoi pas, si on me le prêtait ^^

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  10. gemini dit :

    Petite information complémentaire : Kuroshitsuji vient de dépasser les ventes actuelles de Eyeshield 21 !

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  11. Tsuchi dit :

    Le manga de Kuroshitsuji. J’attendais des avis comme le tien afin de me lancer. Ayant vu à peu près la moitié de l’anime (qui m’a tout simplement fait baver) je voulais découvrir le titre papier notamment au vu des graphismes et d’une autre façon de découvrir son scénario. Le rythme de parution assez lent et le succès retentissant au Japon ne sont que plus de facteurs qui vont me faire acheter ce manga !

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  12. QCTX dit :

    Fillette.
    Tu as des goûts de fillette.

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