Le Post-Modernisme expliqué à ma figurine Saber

Vois-tu Saber, dernièrement, j’entends fréquemment parlé d’un mot étrange : post-moderne. Pourquoi pas, mais que signifie-t-il ? Est-ce une sorte de terme fourre-tout pour définir tout ce que nous ne pouvons pas cataloguer ailleurs ? La première fois que je l’ai entendu, c’était à propos de Utena la Fillette Révolutionnaire, puis je l’ai vu repris pour La Mélancolie de Haruhi Suzumiya, et maintenant même pour To Aru Majutsu no Index. Très franchement, de tels exemples ne me permettent pas de trouver un sens au post-modernisme.

Je n’aime pas beaucoup le mot moderne. Non pas que je sois passéiste, mais pour moi, il renvoie à l’art moderne – le seul musée d’art de ma ville natale est consacré à l’art moderne, donc crois-moi si je prétends y avoir passé du temps avec mes écoles successives – une forme d’expression que je consomme avec une grande prudence, tant j’ai souvent l’impression que les artistes se moquent de leurs critiques, à l’instar de Joachim-Raphaël Boronali. Ce qui ne m’empêche pas d’apprécier le style de certains de ces représentants, mais je préfère de loin les Impressionnistes.
Tout cela pour dire que quand je vois le mot moderne, je me méfie. Là, nous parlons de post-modernisme, soit littéralement d’un mouvement qui viendrait après le moderne. Au sens propre, cela ne veut pas dire grand chose puisque le mot moderne possède une connotation de contemporain, donc un principe post-moderne serait futuriste et à créer ; et au moment de sa création, il deviendrait moderne de facto. Ce mot ne fonctionne que si par moderne nous comprenons art moderne, mouvement fini dans le temps : post-moderne signifierait donc mouvement artistique apparu après l’art moderne. Finalement, cela reviendrait à dire que le post-modernisme vient après une forme d’art qui se différencie dans sa volonté d’autonomie et dans la naissance de la critique d’art, puisque à cette période l’art devient un sujet d’écriture.
Très franchement, je ne suis pas plus avancé.

Il convient, pour comprendre, de nous tourner vers l’histoire du mouvement post-moderne. Tout d’abord, dans le monde des arts.
Le terme apparait dans les années 70 sous la plume du critique littéraire Ihab H. Hassan, mais sera mis en application pour la première fois par l’architecte Charles Jencks.
Si le modernisme tend à innover, le post-modernisme prône la réutilisation de modèles pré-existants ; les deux s’opposent ainsi, le premier considérant inconsciemment que les traditions freinent la création et l’émergence de la nouveauté, tandis que l’autre se base sur la connaissance de ces mêmes traditions pour définir son art. L’utilisation des modèles anciens par le post-modernisme peut se faire à la fois selon une reprise stricte desdits modèles, mais aussi par leur détournement, leur parodie, ou encore leur mélange, que cela donne lieu ou non à un résultat harmonieux et cohérent ; une des finalités de ce mouvement serait avant tout d’effacer les principes chronologiques et les jugements de valeur pour rendre les cultures de toutes les époques, de toutes les catégories sociales, accessibles en un tout.
Le centre de la démarche n’est plus l’auteur et son œuvre, mais bien le spectateur dont le rôle sera d’interpréter la création. Un principe accepté et revendiqué par les post-modernes, pour qui le simple fait de modifier une œuvre revient à en donner une lecture nouvelle. La subversion devient le maître-mot, les codes étant détournés pour mieux les renforcer sans pour autant les dénigrer. Chaque nouvelle création post-moderne représente un moment t unique, et ne peut être considérée comme l’aboutissement ou le point de départ d’un mouvement, rompant ainsi avec le principe de continuité : ce n’est plus un grand récit dans lequel chaque nouvelle œuvre contribuerait à faire évoluer le genre et à l’influencer.

Une définition existe aussi dans les domaines de la philosophie et de la sociologie. Dans le cas précis de la sociologie, il sera plus exactement question de post-modernité et non de post-modernisme ; les deux ne doivent être confondus, mais l’utilisation de l’adjectif post-moderne les rend difficilement différentiable. Ici, c’est bien la post-modernité qui nous intéresse.
Elle correspond à un éclatement des repères temporels et locaux, s’opposant aux pré-modernes – qui s’appuient sur les traditions – et aux modernes – qui s’appuient sur l’avenir ; le passé a montré ses limites, tandis que l’avenir semble ne pouvoir tenir ses promesses. Les actes humains tendent à s’adapter aux situations présentes, l’individu se résume selon les moments à des modèles pré-établis qu’il adopte pour se conformer à des groupes ou à des communautés.

A partir de ces deux définitions – l’artistique et la sociologique – il devient difficile d’en ressortir une signification globale du terme post-moderne. Pour peu qu’elle existe.
Le point commun semble être la tendance à la référence à outrance et à l’établissement d’une base de données culturelles dans laquelle chacun viendrait puiser librement. Elle se rejoignent dans un rejet de la modernité au profit de concepts connus, définis, et identifiables (voire même caricaturaux), ainsi que dans un abandon des idéologies et du principe de continuité.
Néanmoins, les deux définitions s’éloignent dans le sens où la démarche artistique se réclame d’une forme de subversion des modèles, tandis que l’aspect sociologique parle plus d’une conformation aux modèles.

Malgré ce que peuvent penser les plus pragmatiques, je ne vois pas seulement dans l’animation japonaise un business, mais aussi un art, donc je me focaliserai essentiellement à la définition du post-modernisme artistique.
Si je reprends ce que j’ai expliqué tantôt, comment pourrions-nous définir un anime (ou un manga) post-moderne ? Le point le plus important consiste en une réutilisation de poncifs, de modèles connus et compris par le spectateur, afin de créer autre chose. Plus qu’une réutilisation, il s’agit même d’une accumulation de références dont le but sera d’en donner une lecture nouvelle, qui peut s’exprimer à travers une parodie ou un détournement. L’anime post-moderne ne s’inscrit pas dans une volonté de révolutionner un genre ni d’en représenter une évolution logique.
A partir de cette définition – qui n’est en aucun cas une vérité absolue mais une interprétation de ma part – il devient possible d’identifier quelques animes post-modernes.

Dans un premier lieu : Utena, la Fillette Révolutionnaire. Je me rappelle que Kaze faisait la promotion de cette anime (à l’époque de la VHS) en le présentant comme un mélange de Sailor Moon et de Lady Oscar. Une analyse simpliste et pourtant non dénuée d’intérêt, puisque cette série reprend de nombreux codes empruntés aux shôjo, notamment aux récits romanesques des années 70 et aux séries de Magical Girl. Mais l’aspect battle de cet anime renvoie aux shônens les plus basiques, pour ne citer que ce point précis de la série. Sans se limiter à toutes ces références, le simple fait que l’héroïne veuille devenir un prince et non une princesse est totalement post-moderne, puisqu’il s’agit d’un détournement du mythe du prince charmant.

Dans les titres plus récents, il convient de citer La Mélancolie de Haruhi Suzumiya qui d’une série à priori comique et axée tranches de vie gagne un scénario au fil des épisodes, et surtout parodie tour à tour les séries policières, sportives, fantastiques, et j’en passe. La grande question qui se pose – de la même façon que pour Utena, la Fillette Révolutionnaire et sa réalisation fantasque – est de savoir si la déstructuration chronologique de La Mélancolie de Haruhi Suzumiya peut être considérée comme un élément de son post-modernisme. Si nous admettons qu’une diffusion chronologique des épisodes et qu’une réalisation classique font parti des poncifs de l’animation, alors il s’agit clairement de détournements.

Si je devais te donner un exemple d’œuvre post-moderne en dehors de la sphère de l’animation japonaise, je citerai sans aucun doute la filmographie de Quentin Tarantino : il connait ses classiques du cinéma et les a assimilé ; maintenant, il les mélange et les recrée pour donner des long-métrages nouveaux. Son travail emprunte simultanément au Wu-Xia Pian, aux manga, aux comics, à la Blaxploitation, aux western-spaghettis, aux films de guerre, à ceux de yakuzas, j’en passe et des meilleurs, avec des références en veux-tu en voilà, des musiques piochées à droite à gauche de manière parfois totalement antagoniste (le duel dans le jardin japonais avec les rythmes latino dans Kill Bill le souligne bien), etc… C’est l’artiste post-moderne par excellence.

Maintenant, il nous appartient de saisir les limites du post-modernisme, à commencer par les animes qui tombent sous sa définition.
Déjà, il convient de ne pas confondre ceux qui reprennent des poncifs par soucis de référence, et ceux qui se conforment à des codes non pas pour les détourner mais bien pour appartenir à un genre donné, donc qui s’inscrivent dans une continuité. Aussi caricatural que puisse être Goldorak par rapport au mouvement super robotto des années 70, il est juste parfaitement représentatif : un ennemi par épisode, un héros invincible, un robot personnifié et presque déifié, des seconds couteaux qui tendent à l’inutilité,…
Ensuite, il faut pouvoir distinguer les œuvres issues d’une volonté de post-modernisme, et celles issues d’une volonté de ne pas trop se casser la tête et de se contenter de modèles qui ont fait leurs preuves. Un exemple parfaitement concret : lorsqu’un anime comprend parmi ses personnages une tsundere, s’agit-il d’une référence à Lamu (au pire à Neon Genesis Evangelion), ou plus simplement de l’exploitation d’un modèle humain connu et qu’une partie du public apprécie ?
A l’heure actuelle, la question se pose avec la multitude de comédies scolaires que produit le Japon : nous retrouvons fréquemment les mêmes archétypes de personnages, et les mêmes situations, telles que la sempiternelle fête de l’école. En soi, il serait facile de séparer le grain de l’ivraie : si nous pouvons considérer que ces animes donnent une nouvelle lecture du genre, ou en utilisent certains poncifs pour mieux les détourner et s’en moquer, ils deviennent – consciemment ou pas – post-modernes. La Mélancolie de Haruhi Suzumiya citée plus haut, mais aussi Lucky Star sont post-modernes ; mais si nous devions en rester au studio Kyoto Animation, ce ne serait pas le cas de K-On ou de Clannad.
Nous pourrions presque dire que les tranches de vie se rattachent à la post-modernité (et non au post-modernisme), c’est-à-dire à l’aspect sociologique : une œuvre ancrée dans l’instant présent, avec des modèles humains précis et aucun soucis de s’inscrire dans une continuité ou dans une idéologie. Je te laisse réfléchir à ce sujet, mais je trouve cela un peu tiré par les cheveux…

L’accumulation de clichés, cela peut tout simplement représenter une prise de risque minimum : nous savons que cette recette marche, donc en la réutilisant nous avons de bonnes chances que cela marche aussi. Mais cela ne vaut pas que pour les tranches de vie. Nous pourrions dire la même chose sur nombre de shônen de la Shueisha : un concept, de bons personnages, de l’aventure, et roulez jeunesse. Naruto : manga post-moderne ? L’auteur se réclame de Akira Toriyama et y fait à plusieurs reprises référence, mais je cherche encore la ré-interprétation du genre.

La limite du post-modernisme est pour moi évidente. Détourner les codes traditionnels pour en donner une nouvelle interprétation, ou inonder le spectateur de références, c’est bien joli. Mais pour y arriver, il faut avoir des modèles à exploiter. Or, si aucun anime n’innove, si aucune série n’invente de nouveaux codes, les titres post-modernes eux-mêmes vont finir par se répéter et à tourner en rond. Quand Lucky Star fait une référence à La Mélancolie de Haruhi Suzumiya qui elle-même est une série à références, je considère que nous arrivons déjà à une situation presque paradoxale. Allons-nous finir par regarder des séries post-modernes qui font référence à des séries post-modernes qui font référence à des séries post-modernes qui font référence à Endless 8 ?
Cela ne vaut pas que pour les titres post-modernes, mais aussi pour ceux qui s’enferment dans un immobilisme propre à générer des bénéfices sans effort : sans innovation, pas d’évolution. A terme, il y aura nécessité de générer de nouveaux modèles car ceux valables à l’heure actuelle auront fini par lasser le public.
De toute façon, chaque époque a eu ses genres de prédilection, donc soit l’animation japonaise arrive à se renouveler, soit elle va sombrer.

Après avoir fait des recherches et réfléchi (un minimum) pour me lancer dans cette explication, j’en viens à la conclusion suivante : le terme post-modernisme est utilisé à toutes les sauces, et surtout n’importe comment. La majorité de ceux qui l’emploient semblent n’avoir qu’une idée floue de sa signification, d’autres confondent post-modernité et post-modernisme : le livre de Hiroki Azuma « Génération Otaku : les enfants de la postmodernité » se réfère à l’aspect social (comme son nom l’indique) pour parler des otakus, tandis qu’il sera plus vraisemblablement question de l’aspect artistique dans le cadre de l’animation, même si les deux définitions possèdent des similitudes.

Je vais te parler franchement, Saber : moi-même, la définition que j’avais du post-modernisme ne correspondait pas du tout à cela. Et finalement elle n’englobe, stricto sensu, qu’un nombre extrêmement limité d’animes, ce qui est presque contradictoire avec la fréquence d’utilisation du terme post-moderne.
A moins que, par animes post-modernes, il puisse être question des animes destinés aux personnes post-modernes, des spectateurs que l’animation n’intéresse pas en tant que continuité et qui se focalisent sur une émotion brute et immédiate plus que sur un grand récit destiné à rester dans le temps.
Dans ce cas, je ne suis certainement pas de ceux-là.

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22 commentaires pour Le Post-Modernisme expliqué à ma figurine Saber

  1. le gritche dit :

    J’ai trouvé l’article intéressant sur ce qui concerne la réutilisation des archétypes.

    J’avais pas mal de défiance en ce qui concerne le mot « postmoderne » mais les définitions que tu donnes m’ont fait changer d’avis.

    Je crois en revanche qu’au lieu de citer au cas par cas des œuvres pouvant être postmodernes, il faudrait plutôt plancher sur l’esthétique manga en général, pour voir en quoi elle peut être ou non génératrice de post-modernisme.

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  2. Cos dit :

    C’est un bel essai mais tu fais quelques confusions, le moderne n’est pas dans le présent, ni dans le futur.
    Dans le domaine de l’art et des sciences humaines, il est apparu à la renaissance, et à créer un système de valeur (raison, beau, europocentrisme …etc) encore en vigueur dans notre société.
    Le postmodernisme, c’est d’abord architecturale (en occident c’est souvent avec l’architecture que tout commence) puis il à été repris un peu partout. Le but non masqué est une mise-à-distance vis-à-vis de ces valeurs qui peut déboucher à une critique, un rejet ou ultimement à un renouveau.
    Lyotard écris très bien-dessus et ça reste une lecture très accessible.
    Sinon tu as oublié de cité la fin du film évangélion comme jolie exemple de psot-modernité, ça en sauve presque la série 😛
    Enfin, si tu aimes les histoire bien conté avec un zest de postmoderne et surtout beaucoup de réflexion, essaye le manga/bd Ikkyu.
    En tout cas continue comme ça, c’est toujours un plaisir de te lire.

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  3. Cos dit :

    Sinon, je pense que l’anime utilisant une symbolique qui n’as plus aucune prise dans le réel mais qui est propre à lui-même ainsi qu’à sa filiation ( Lucky Star en est l’exemple le plus abouti ) est ce qu’on appelle du Moe. Il faudrait demandé confirmation aux experts de la communauté.

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  4. Dragonkill dit :

    Bon alors…article intéressant mais alors pfiou…compliqué quoi .. enfin moi je trouve…
    Je suis peut être un peu bête(enfin je pense pas trop, je suis ptêt con mais bon bête =D) mais j’ai réussis à ne comprendre que 50% voir 60% de ce que tu voulais dire ToT.
    Honte à moi…
    M’enfin c’est vrai que depuis quelques temps je retrouve ce terme revenir un peu à toutes les sauces, comme si c’était une mode de le sortir à chaque coin de phrase…

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  5. « Allons-nous finir par regarder des séries post-modernes qui font référence à des séries post-modernes qui font référence à des séries post-modernes qui font référence à Endless 8 ? »

    Owi. Ça a l’air trop bien.
    OU PAS.

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  6. Milvus dit :

    On peut aussi définir le post-moderne à travers l’histoire des sciences. Le XIXeme siècle et une bonne partie du XXeme a vu le triomphe de tout ce qui était moderne : progrès, rationalité, désenchantement du monde, etc… Magnifique programme qui fut cependant pulvérisé par 2-3 petites découvertes comme le théorème d’incomplétude de Gödel, la mécanique quantique ou la théorie du chaos. Le monde est beaucoup plus compliqué et imprévisible que ne le pensait la pensée mécaniste d’autrefois et on a du changer de paradigme scientifique. On pourrait penser que c’est une catastrophe, mais en fait, ça ouvre tellement de possibilités que c’est peut-être la meilleure chose qui soit jamais arrivée à l’humanité.

    La réalité de débarrasse de ses mornes atours gris qu’on tenté de lui imposer pour redevenir quelque chose d’éminemment coloré et subjectif, où tout ce qu’on aurait envie de voir exister peut effectivement le devenir. Et même si la probabilité est basse, le simple fait qu’elle ne soit pas nulle est une révolution.

    Un problème se pose alors. Comment dans ce cas-là appréhender la réalité, si elle est aussi mouvante et peu fiable ? Par la référence, bien sûr. Si tout est relatif, il suffit de créer des pointeurs depuis ce qu’on veut décrire vers un point de repère existant. Gilgamesh and Enkidu. At Uruk. Du coup, le récit ne peut plus être considéré comme un objet indépendant, mais uniquement comme un élément au sein d’un tout plus grand : une sous-culture ou la culture en général.

    Un récit post-moderne, que ce soit un anime ou non, utilise donc de l’ancien pour mieux présenter du neuf, au travers de références qui doivent être nombreuses mais maitrisées. Sinon, on cède à la facilité d’en mettre au hasard, en comptant que même ainsi, le spectateur trouvera une signification cachée. Le stade suivant, qu’on aborde à peine, semble de faire passer les récits au second plan pour mettre en avant l’arbre phyllomémétique des différentes œuvres, véritable réalisation collective de l’humanité. TV Tropes va très clairement dans cette voie, même si l’utilité d’une telle démarche semble encore floue, nonobstant la simple jubilation qu’elle procure.

    Can You See the Fnords?

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  7. Kabu dit :

    Un article parlant d’anime post-moderne qui ne cite pas Shinbo ? wtf ?

    Bref, intéressant et enrichissant.

    Le post-moderne c’est comme la tranche de vie. Ca a des limites tellement floues et inconnues de la plupart que c’est une étiquette que l’on peut coller partout et qui finit par perdre tout son sens.
    Enfin personnellement ca ne me dérange pas plus que ça.

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  8. le gritche dit :

    « Un récit post-moderne, que ce soit un anime ou non, utilise donc de l’ancien pour mieux présenter du neuf, au travers de références qui doivent être nombreuses mais maitrisées. »

    Le point litigieux est donc d’établir les références de ces œuvres, leur limpidité (en clair si un vaste échantillon de personnes les identifient bien comme ce qu’elles sont) leur nombre et leur importance, pour décider si on peut ranger l’oeuvre dans la case « post-moderne » ?

    « Le stade suivant, qu’on aborde à peine, semble de faire passer les récits au second plan pour mettre en avant l’arbre phyllomémétique des différentes œuvres, véritable réalisation collective de l’humanité. »

    Et si je comprends bien c’est aussi ce que pointe l’auteur du livre « génération otaku » ? Belle phrase en tout cas. Pour ma part, j’ai un peu peur de me perdre dans cette encyclopédie des tropes. C’est une pente vers laquelle on incline tous mais qui nous gâche aussi le plaisir. Que tous les éléments d’un récit ne soient que recombinaison, opposition, mimésis, et collage hérités d’un fond culturel conscient et inconscient, nous finissons tous par le comprendre.

    La science des mèmes est passionnante, mais cette approche scientifiques de mécanismes culturels omniprésents m’attire et me repousse et c’est assez naturel.

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  9. Afloplouf dit :

    Article et surtout conclusion intéressante. Voilà encore une terminologie assez floue qui pourrait être appliquée à telle et telle œuvre selon la libre interprétation de chacun. Quand je vois que certains qualifient la déstructuration de la chronologie dans la narration est post-moderne, lol quoi. Ça n’existe jamais que depuis les tragédies grecques de l’Antiquité…

    Je vais être plus méchant que toi. Bien trop souvent je pense que, sous couvert de détourner comme tu le dis les codes et les clichés pour se draper dans une dimension artistique, la japanimation n’a plus les couilles d’innover. Et on peut les comprendre, à quoi sert de prendre des risques quand la recette classique continue de fonctionner ?

    J’espère personnellement que cette tendance va disparaître avec le temps mais la mode actuelle est bien de rechercher une émotion immédiate, éphémère : le carpe diem vécu jusqu’à l’absurde.

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  10. Smankh dit :

    « Malgré ce que peuvent penser les plus pragmatiques, je ne vois pas seulement dans l’animation japonaise un business, mais aussi un art, donc je me focaliserai essentiellement à la définition du post-modernisme artistique. »
    En tant qu’industrie culturelle de masse, c’est un peu dur d’y voir un art. Réapplique ta définition sociale de post-moderne à ton sujet et tu verras comment Amrith et moi l’utilisons dans les commentaires chez kyouray.

    « A moins que, par animes post-modernes, il puisse être question des animes destinés aux personnes post-modernes, des spectateurs que l’animation n’intéresse pas en tant que continuité et qui se focalisent sur une émotion brute et immédiate plus que sur un grand récit destiné à rester dans le temps. »
    C’était en fait, ce que je voulais faire comprendre à Amrith, que la génération actuelle ne s’intéresse pas à des grands récits historiques et historiquement situés mais en des nouveaux récits jouant sur l’émotion il est vrai et les références aux bases de données. Je ne faisais que rendre compte de ma lecture sans doute incomplète d’Azuma Hiroki mais oui, c’est ce que je voulais dire par post-moderne.
    Dommage que ça soit la dernière ligne du post qui mette le doigt sur ce dont on parlait. Le début est bien mais ton hypothèse selon laquelle l’animation japonaise est un art est en fait fausse. Pense déjà que les animateurs ne sont pas libres de choisir les anime qu’ils produisent. Difficile de parler d’art sans choix personnels. De même le détournement de codes ne concernent que les bonnes productions, la majorité étant dans la simple réutilisation.

    @Cos : « Sinon, je pense que l’anime utilisant une symbolique qui n’as plus aucune prise dans le réel mais qui est propre à lui-même ainsi qu’à sa filiation ( Lucky Star en est l’exemple le plus abouti ) est ce qu’on appelle du Moe. Il faudrait demandé confirmation aux experts de la communauté. » Juste non.

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  11. gemini dit :

    @Le Gritche : J’ai fait le choix de citer des titres en particulier, car quand il est question de post-modrnisme en matière d’animes, c’est souvent d’eux qu’il est question. La preuve par l’exemple, en quelque sorte.
    Quant à savoir qu’elles sont les autres œuvres post-modernes, dans le fond, c’est un débat qui ne m’intéresse pas.

    @Cos : Merci pour les explications 🙂

    @Dragonkill : Oui, c’est compliqué. Je trouve cela même absurde (ou juste étrange) d’employer si fréquemment un terme si abscons que peu doivent véritablement connaître sa signification. A ce niveau, j’ignore s’il s’agit d’élitisme ou de simple confusion…

    @Milvus : Tu éclaires bien le problème, merci 🙂

    @Kabu : Shinbo fait-il dans le post-modernisme, ou bien se contente-t-il d’une réalisation pseudo-aberrante ? A la rigueur, Maria + Holic détourne en effet les codes du shôjo « à la Ikeda », mais pour les autres animes que je connais, je reste plus dubitatif.

    @Aploplouf : Je te rejoins entièrement, de nombreux studios rechignent à innover et à proposer quelque chose de neuf. Car les modèles actuels marchent et rapportent, représentant un investissement financier moindre.

    @Smankh : Vous parlez de post-modernité avec Zeta, mais combien auront compris que vous parliez de post-modernisme ? C’est bien là le problème : il y a une confusion des genres, ce qui n’arrange pas une terminologie que beaucoup ne saisissent pas… Et je t’arrête tout de suite : pour moi, il s’agit véritablement d’un art. Il y a des créatifs qui travaillent sur les animes ; quant aux animateurs, ce ne sont certainement pas les seuls artistes à travailler sur commande.
    Quand tu dis que la génération actuelle ne souhaite pas de grandes sagas, je trouve que tu fais une catégorisation facile ; je suis un amateur d’anime, je suis jeune – certes un peu moins que toi, mais je l’étais plus que toi aujourd’hui quand le livre de Azuma est sorti – et crois-moi : je veux des grandes sagas. Je ne suis pas le seul. Quant à ceux qui n’en veulent pas, pour certains c’est peut-être tout simplement qu’ils ne connaissent pas vraiment, vu que l’animation japonaise rechigne à en donner car cela correspond à une plus forte prise de risque. J’attends impatiemment le jour où le Japonais cible des studios d’animation en aura ras-le-bol des tranches de vie, parce qu’il faudra trouver de nouveaux modèles et se sortir les doigts du cul.
    Il reste heureusement des animes qui sortent des sentiers battus, mais combien les studios produisent-ils de « Kampfer » tandis que d’autres nous sortent un « Kaiba » ou un « Denno Coil » ?

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  12. Milvus dit :

    Smankh > Les animes sont un art. Les artistes ont de tout temps été limités par des contraintes et l’impossibilité de faire certains choix. Même la Joconde est une oeuvre de commande, il ne fait pas l’oublier. Business et art sont intiment liés depuis la nuit de temps, même si l’aspect « de masse » telle qu’on le connaît, est quand même un phénomène récent.

    Ce n’est pas non plus incompatible avec le fait que la majorité des animes soient des oeuvres banales, peu recherchées, se reposant sur des codes et des demandes du public. Art ne veut pas dire « que des chefs d’oeuvres inoubliables ». Je serai même tenté de penser que les chefs d’oeuvres ont plus de chance de surgir quand il y a une production importante, un écosystème artistique foisonnant, ce qui inclura toujours l’existence d’oeuvres de piètre qualité ou banales.

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  13. Ialda dit :

    « Allons-nous finir par regarder des séries post-modernes qui font référence à des séries post-modernes  »

    Ça s’appelle Princss Tutu, ça.

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  14. Amrith Zêta dit :

    « C’était ce que je voulais faire comprendre à Amrith, la génération actuelle ne s’intéresse pas à des grands récits historiques et historiquement situés mais en des nouveaux récits jouant sur l’émotion il est vrai et les références aux bases de données. »

    Ca n’a rien de nouveau, d’actuel, de générationnel ni de post-moderne. Ca s’appelle le fait divers et ça existe depuis la nuit des temps.

    Tant que l’on justifiera le règne du moe par le biais de l’ère post-moderne – alors que les deux n’ont absolument aucun lien direct – il s’agira par voie détournée de légitimer la médiocrité en vigueur dans l’industrie. Les réponses sont autrement plus prosaïques, économiques, libidinales, sociétales, bassement terre-à-terre.

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  15. Smankh dit :

    Mais oui Amrith, les « réponses » sont bien plus terre-à-terre mais plus que des réponses on ne peut y voir que de la corrélation : modèles économiques et goûts actuels sont corrélés et on ne peut pas savoir dans quel sens va l’implication (si seulement il y en avait une). Ce n’est pas de la légitimation, c’est juste un constat.

    @Milvus : les anime sont un moyen d’expression, si certains l’utilisent pour faire de l’art, d’accord, mais l’animation japonaise (lire l’ENSEMBLE de l’animation japonaise) n’a rien à voir avec l’art. Bien sûr que des réalisateurs ont créé des merveilles, je ne remets pas ça en cause, juste que ça ne représente pas la production, à aucun moment.

    @Gemini : les animateurs, des artistes ? Tu confonds art et artisanat. Ce n’est plus de l’œuvre sur commande, c’est presque du travail à la chaîne. Ah et je ne remets pas en question l’existence de personnes qui demandent encore des grands récits, j’en fais partie, je discute seulement de phénomènes observables. Moins de personnes qui demandent des grands récits, plus qui demandent du « post-moderne » (hahaha.)

    « J’attends impatiemment le jour où le Japonais cible des studios d’animation en aura ras-le-bol des tranches de vie, parce qu’il faudra trouver de nouveaux modèles et se sortir les doigts du cul. » Ca arrivera, sans forcément qu’ils se sortent « les doigts du cul ».

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  16. gemini dit :

    Très franchement, je trouve finalement cette histoire TRES déprimante : en examinant l’histoire de l’animation dans son ensemble, j’observe une diminution de l’importance de l’histoire au profit des personnages, passant ainsi – dans les années 70 – de grandes sagas où nous connaissons mal les héros, à des animes où nous connaissons très bien les personnages dans leur quotidien, mais dont l’histoire passe au second plan ou alors n’atteint pas les proportions de celles des années 70. Il y a une évolution progressive très net, et cela me fait hélas dire que, même s’il restera sans doute toujours des anomalies dans ce paysage, la situation aura du mal à s’inverser.
    Cela me fait peur, car j’ose le dire : je préfère un anime qui se focalise sur son histoire, ou tout simplement un anime dont les personnages ne prendraient pas le pas sur le reste. Non pas que je ne souhaite que des séries avec des héros invincible (et chiant) à la Goldorak, mais il y a des justes milieux dont s’est éloigné une grande partie la production récente.

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  17. Tetho dit :

    Tu te focalise un peu trop sur les « Grandes Sagas » si chères à Azuma. Une grande saga n’est pas forcément un signe de qualité et de la tranche de vie

    moe n’est pas obligatoirement un étron. Et tous les animes de plus de 15 ans ne sont pas forcément des « récits épiques ».
    La post-mo n’a de plus rien a voir avec la dégénérescence de la production. Nadesico ou Evangelion se situent dans la mouvance des « grands récits » et

    sont post-mo. A l’opposé un Negima! (sans « ? ») réutilise des codes et éléments à gauche et à droite sans vergogne sans pour autant être post-moderne.

    Et pareil pour la « tranche de vie moe », un futakoi alt est post-mo là ou un Zero no Tsukaima ne l’est pas….

    Le vrai problème c’est « est-ce que les scénaristes ont des trucs à raconter ? ». Ça va pas plus loin, ensuite si c’est le cas, la forme importe peu,

    grand récit ou tranche de vie, tant qu’il y a de la matière ça mérite qu’on s’attarde un minimum dessus (ensuite l’égout et les couleuvres…).

    Smankh > L’animation (mondiale) est à l’image du cinémas en prise de vue réelle : une industrie lourde et polluante mais qui dans ses moments de grâce

    touche à l’Art.
    Mais avant tout l’animation japonaise est une culture.

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  18. Quote : « Cela ne vaut pas que pour les titres post-modernes, mais aussi pour ceux qui s’enferment dans un immobilisme propre à générer des bénéfices sans effort : sans innovation, pas d’évolution. A terme, il y aura nécessité de générer de nouveaux modèles car ceux valables à l’heure actuelle auront fini par lasser le public. »

    Aaaah! Encore un coup des Anti-spiral!!! Il ne faut pas se laisser vaincre! Je ne veux pas passer le reste de ma vie à creuser pour mon steak quotidien …

    Sinon, moi je suis d’accord avec Arithm, il faut arrêter de justifier des animes médiocres sous la bannière de la « post-modernité », qui fait que les studios s’enferment dans l’immobilisme.

    PS : Princesse Tutu, la série qui tue, ça déchire sa maman!!!

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  19. QCTX dit :

    Gemini, je vais finir par t’aimer pour de bon si tu continue dans cette voie !

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  20. Tama dit :

    Je viens de tomber sur ce billet complètement par hasard et j’ai décidé d’ajouter ma pierre à l’édifice (ou pas), bien que le billet en question commence à sentir la naphtaline.

    Le post-moderne c’est un peu mon cheval de bataille ça tombe bien. Je ne vais pas parler des animes postmoderne parce que je ne me suis pas penché sur le sujet donc ça serait un peu casse gueule. Par contre je vais essayer de reprendre les termes sur des disciplines qui ont été évoqué, notamment l’art (et le design).
    Le problème du postmoderne c’est qu’il est très difficile de le définir et j’en sais quelque chose. Il peut être vu comme une rupture avec le moderne, une continuité, voir un renouveau, voir même qu’il n’a jamais existé. Sachant que beaucoup de tentatives de définition du postmoderne se base sur la définition même du moderne qui elle même n’est pas claire (le moderne n’a pas la même valeur en art et histoire de l’art par exemple qui sont deux domaines différents).

    La définition donnait par Cos est celle que l’on retrouve le plus souvent mais c’est le niveau zéro du postmoderne. Essayait de trouver une définition globale qui collerait à toutes les disciplines c’est comme comparer de l’oxygène, un chien et un tube de dentifrice en disant que c’est pareil parce que c’est sur terre. Il y a effectivement certaines choses qui se recoupent mais il y a autant de définitions du terme postmoderne qu’il y a de disciplines et chacune propose sa définition, ses références en fonction de son vécu et de sa sensibilité. Aucune ne propose les mêmes dates « officielles » du commencement postmoderne. Et pourtant TOUTES sont valables en même temps.
    John Watkins Chapman fait débuter l’ère postmoderne en 1870 avec les impressionnistes. Rudolph Pannwitz en 1917 avec la guerre et l’éclat des valeurs morales. Bernard Rosenberg en 1957 avec l’arrivée de la culture de masse…etc..etc… et encore ce n’est que la « pré-histoire » du postmoderne. Certains ont décrété que l’ère postmoderne était fini et que l’on est désormais dans le post-post-moderne voir le sur-moderne. Quand d’autres disent que le postmoderne n’existe pas mais n’est qu’une partie du moderne dans lequel nous sommes toujours. Des critiques essaient même de définir un « bon » et un « mauvais » postmoderne.

    Lyotard a écrit sur le sujet mais ce n’était pas le 1er et c’était loin d’être le seul. Dans ce domaine, je conseille de jeter un oeil sur les anglo-saxons plus ouvert que nous sur le sujet. Parce qu’honnêtement on est à la ramasse.
    Dans le cadre du design par exemple, le modernisme (certains différencies modernisme/moderne, d’autres mélange les deux..bref) c’est un retour à l’ordre après avoir tué l’ornementation. Le modernisme s’inscrit dans une portée économique et sociale, dans l’harmonie, l’universalité, trouver des formes qui s’appliquent partout. On peut évoquer une forme d’art total, d’un langage universel mais aussi la formation d’un « bon goût » dans la culture populaire. Cela tiré sur un dépouillement, et des formes abstraites. Certains vont parler d’un style d’autres vont le réfuté en parlant plutôt d’une collection d’idées.
    Le postmoderne lui va s’afficher comme défaitiste, nous sommes prisonnier de nos valeurs culturelles, d’une dominante que nous maintenons volontairement et créant des choses à partir de nos valeurs à nous, de notre expérience. Le design/art ne serait là que pour capturer l’artificialité du monde. L’art a atteint la fin, il n’y a plus rien de neuf à créer, on ne fait que recycler. Pour certains ça cristallise un sentiment d’échec avant même d’avoir commencé, un déclin des valeurs.
    On peut retrouver la même chose dans le design graphique avec le style international, le style suisse, la mise en place de la grille… puis son rejet éventuel, l’arrivée de l’informatique qui redéfinit les espaces…le recyclage, le plagiat, la référence, l’interrogation sur que faire des règles… (lire Rick Poynor).

    Je donne pas toutes les subtilités du genre et ne vais pas rentrer dans les détails sinon j’écris un roman (mais c’est ce que je suis en train de faire haha !). Je ne me focalise pas sur les autres domaines, je ne les connais pas assez pour ça. Je ne suis pas là pour dénigrer ce qui a été dit plus haut, qui n’est pas faux mais me paraissait un peu léger (pardon pour le terme) vu que le terme est vaste. Pour moi c’était comme voir résumer l’art à : c’est beau, c’est moche. Grr.
    Bref je vais m’arrêter là parce qu’il y a beaucoup à en dire et qu’on pourrait y passer des heures. J’espère juste avoir été compréhensible dans mes propos que j’ai essayé de faire simple et synthétique (même si bon…) et que j’ai pu apporter un éventuel éclairage.

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  21. Gemini dit :

    Merci pour ces précisions. Mais dans le fond, cela résume le sujet premier : parler d’anime postmoderne alors que nous ne comprenons pas ce terme et ses implications, c’est de la connerie.

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  22. Tama dit :

    Je dirais oui et non. Il est possible de faire une analyse des animes en dégageant une problématique liée au postmoderne ou bien de choisir une définition du postmoderne et d’inclure par la suite des animes qui correspondent aux critères choisis. Mais quoique l’on choisisse il y aura toujours une contre critique et d’un côté tant mieux.
    Mais effectivement tout ne rentre pas dedans et peut être que dans le cas des animes nous n’avons pas encore assez de recul pour dégager une grande ligne directrice.
    Le mot postmoderne est un mot fourre tout, voir un gros mot pour certains. Alors oui l’appliquer sur tout et n’importe quoi sans savoir ce que l’on manipule c’est de la bêtise. Voyons le bon côté, peut être qu’à partir de ce genre de bêtises il est possible de dégager quelque chose par élimination.

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