Rétrospective des années 1990 à 1994

Ah, la première moitié des années 90, la grande époque du Club Dorothée, tout ça. Cela se voit que je ne sais plus quoi dire dans mes introductions ?

Bakuen Campus Guardress (4 OAV – 1993)
Histoire : La Porte menant au monde des ténèbres a été scellée. Pour la surveiller, une école a été construite au-dessus ; elle est peuplée de Gardiens, chargés d’empêcher la Porte d’être ouverte de nouveau.
Jinno Takumi est la Clé, l’être capable de fermer la Porte à jamais. La mission de le protéger revient à sa soeur : Jinno Kazumi.
Critique : Typiquement le genre d’anime dont je me délecte du visionnage. C’est du bourrinage primaire, avec pour accommoder le tout une bonne dose d’humour – disons même une bonne dose d’auto-dérision, comme en témoignent les attaques parfois farfelues des protagonistes – un peu de culotte, quelques personnages bien charismatiques et/ou bien marrants, et des combats magnifiques. Les décors sont travaillés, c’est bien animé ; le seul léger défaut, c’est que nous ressentons bien le style de ces années-là, qui est loin d’être mon préféré.
Quatre OAV de plaisir visuel et de types qui se foutent sur la gueule : ce n’est pas du grand art, mais qu’est-ce que ça fait du bien !

Les Chroniques d’Arslan (6 OAV – 1991)
Histoire : En l’an 320 du calendrier Parse, le roi se voit trahi par un de ses généraux, laissant son pays se faire envahir par l’armée Lusitanienne.
C’est à son fils, Arslan, rescapé de la bataille d’Antropathènes, que revient la tâche de reprendre la capitale et de chasser l’envahisseur. Pour y arriver, il lui faudra rassembler autour de lui de puissants alliés.
Critique : Il y a des jours, comme cela : on tombe sur de bons animes, ce n’était pas prévu, et ça fait plaisir.
Les Chroniques d’Arslan, c’est une petite perle d’héroic fantasy, avec une musique sublime, de magnifiques décors, une réalisation de qualité – nous offrant quelques scènes d’une grande beauté – et un scénario excellent. Même auteur que pour la Légende des Héros de la Galaxie ? Tu m’étonnes. Nous retrouvons là sa passion pour les intrigues guerrières et politiques, avec un ton réaliste, le tout à la sauce fantasy, et donc avec les codes propres au genre. Cela permet, entre autres choses, d’apporter toute une palette de personnages stylés, avec quelques personnalités typiques mais c’est aussi pour cela que j’aime la fantasy. Le monde des Chroniques d’Arslan est très vaste, avec de nombreuses factions qui ont toutes leurs raisons pour faire la guerre aux autres ; il y a là un véritable background, la marque des histoires travaillées et réussies.
Le seul défaut de cet anime, c’est sa taille. Quand je vois que GinEiDen fait 110 épisodes rien que pour sa première série, je me dis que cela n’aurait pas été un mal qu’Arslan dure plus de 4 heures : avec un tel environnement, de si nombreux personnages (et peuples), et finalement une histoire inachevée, il est vraiment dommage que l’ensemble n’ait été plus long… Fort heureusement, pour le coup, les romans d’origine sont sortis en France. Mais j’aurais pu tenir bien plus longtemps devant mon écran.

Chroniques de la guerre de Lodoss (13 OAV – 1990)
Histoire : Lodoss est un continent divisé où coexistent divers royaumes qui n’ont jamais pu se rassembler malgré le temps.
Surtout, Lodoss est une terre mythique où vivent toutes sortes de créatures : des hommes, bien sûr, mais aussi des elfes, des nains, des gobelins, des dragons, et bien d’autres encore. Cette terre est aussi l’objet de toutes les convoitises : les troupes de Marmo, l’île maudite, compte bien prendre possession de Lodoss par la force.
Une troupe de fidèles compagnons va se retrouver au centre de ce terrible conflit.
Critique : « Exceptionnel », c’est la seule chose à laquelle on pense en regardant cet anime : l’univers moyen-âgeux fantastique est superbement retranscrit, le graphisme et la musique sont sublimes malgré leur âge, et le scénario vraiment excellent, même si certains passages ressemblent un peu trop au « Seigneur des Anneaux ».
Pour ne rien gâcher, le doublage français est plus qu’honorable. En somme, une référence du genre.

Comme les Nuages, comme le Vent (1 film – 1990)
Histoire : Comme l’Empereur vient de mourir, ses anciennes femmes sont chassées du palais, comme le veut la coutume. Son fils accède au trône, et des eunuques partent aux quatres coins de l’empire chercher celle qui deviendra sa futur épouse. Ginga, la fille d’un potier, décide de tenter sa chance afin de mener une existence plus facile.
Critique : Ça ressemble à du Ghibli ; le fait que le chara designer soit le même que pour Kiki la Petite Sorcière n’y est certainement pas étranger. Par contre, ce long-métrage est un TV-S, donc même s’il est plus récent que le film susnommé, techniquement, on est loin du compte ; c’est joli, mais sans plus.
Donc c’est l’histoire de Ginga, une jeune fille qui va découvrir le palais impérial et ses secrets, sur fond de succession houleuse et de rebellion populaire. Notre héroïne est naïve et malicieuse, et c’est un petit délice de suivre ses aventures tantôt amusantes, tantôt dramatiques.
Un film agréable et pas prise de tête, même si la fin s’avère tragique.

Dragon Ball Z – Les Mercenaires de l’Espace (1 film – 1993)
Histoire : Un riche homme d’affaire décide d’organiser un grand tournoi d’arts martiaux, pour faire plaisir à son fils, avec le soutien d’Hercule.
Sangohan et ses amis s’y pressent tous, à l’exception de Végéta, mais des combattants imprévus vont s’inviter dans le tournoi, et le mettre à feu et à sang.
Critique : On retrouve dans cet OAV tout ce que l’on aime dans DBZ : des combats, des combats, et encore des combats – presque trop, même – articulés autour d’un scénario totalement absent. J’ai pris plaisir à y voir tous les héros légendaires de la série.

L’Ecole des Champions (49 épisodes – 1991)
Histoire : Benjamin, jeune orphelin, vit à Gènes, en Italie, et voue une passion sans faille pour le football.
Membre de la célèbre équipe de San Podesta Jr, il n’y est que remplaçant et n’a pas la possibilité de montrer l’étendue de son talent. Le destin le met sur la route de Bertinni, un mordu de football qui rêve d’en découvrir un nouveau talent, et surtout du Dr Robson, un ancien international.
Grâce à eux, Benjamin a enfin la possibilité de réaliser son rêve : devenir le meilleur footballeur au monde.
Critique : Plus concis, et bénéficiant d’un meilleur graphisme, que Captain Tsubasa, cette série n’en possède malheureusement le charisme des personnages et le coté épique.
Elle n’en reste pas moins vraiment prenante.

Mobile Fighter G Gundam (49 épisodes – 1994)
Histoire : La Terre a épuisé ses ressources, et une partie de l’humanité a fondé de nouvelles nations dans l’espace, sous forme de colonies. Pour éviter la guerre entre elles et décider du pays qui dirigerait l’espace, le Gundam Fight est organisé tous les 4 ans sur Terre. Domon Kasshu, le représentant du Neo-Japon, a cependant une mission autre que celle de gagner : il doit retrouver le Devil Gundam volé par son frère.
Critique : Mobile Fighter G Gundam. Et oui, à l’occasion du 15ème anniversaire de la série, nous ne parlons plus de Mobile Suits mais de Mobile Fighters ; et si vous croyez que c’est la seule différence, vous allez être surpris.
La série des Gundam a instauré la fameux style « real robot » ; non pas que ces lourdes armures aux proportions hors-normes soient réalistes, mais c’est leur statut de simples armes, faillibles à l’instar de leurs pilotes, et limitées en terme d’énergie et de munitions qui leur donne ce nom. Pour l’anniversaire de la naissance du premier représentant du genre, les créateurs de G Gundam ont tout simplement décidé de créer ce qui est – par rapport au reste des séries Gundam – l’antechrist. Car une des nombreuses particularités de ce titre, c’est la présence de « super robot » : puissance et techniques hallucinantes sont au programme !
Plus de 10 ans avant Gurren Lagann, G Gundam est une série qui va partir dans une constante surrenchère, une exagération croissante, au-delà des limites du concevable et du bon sens. Les personnages sont forts et charismatiques, les amitiés viriles – même entre Domon et la championne neo-suédoise, l’amitié est quand même virile – et les destins hors du commun. Et niveau pilotage, les Gundam reproduisent les mouvements réalisés par les pilotes, d’où l’intérêt que ce soient eux-mêmes d’excellents combattants. Une des armes de cet anime, c’est la caricature : tous les personnages et tous les Gundam en sont (des caricatures). Prenons par exemple un pays qui nous touche : la Neo-France (je suis navré mais nous ne voyons pas la Neo-Belgique) ; le champion, Georges de Sand, est un authentique chevalier, galant, un peu efféminé, et adorant les roses ; quant au Gundam, Gundam Rose… je dirais juste qu’il ressemble à Napoleon. Pour le Neo-Canada, le Gundam et son pilote sont des bucherons. Le Gundam neo-norvégien s’appelle Viking Gundam, et le neo-hollandais a une forme de moulin.
Vous l’aurez compris : des choses aussi improbables que la relation maître-élève entre Domon et Master Asia, ou encore la présence d’un Gundam ressemblant à Sailor Moon sont absolument ridicules si prises au premier degré. Non, il faut voir cet anime en connaissance de cause, et au second degré ; ou même, le plus simple reste de débrancher son cerveau avant, et de savourer les images, les musiques, les combats, et la fantastique épopée des combattants.
Mobile Fighter G Gundam a autant de fans que de détracteurs parmi les adorateurs de Gundam, car il se démarque totalement dans cet univers. Pour ma part, je le vois juste comme un monstrueux défouloir, une série de battle avec des robots énormes et affreusement puissants. Au début, cela surprend forcément ; mais ensuite, il suffit de savourer cet anime qui est juste agréable à suivre.

Nadia et le Secret de l’Eau Bleue (39 épisodes – 1991)
Histoire : Paris, 1889, lors de l’Exposition Universelle.
Le jeune Jean-Luc Lartique rencontre une jeune fille de son âge, Nadia. Celle-ci est poursuivit par trois sinistres individus qui en ont après son bijou, l’Eau Bleue.
Nadia et Jean arrivent à leurs échapper, et après quelques péripéties, ils sont récupérés par le sous-marin Nautilus. Son capitaine, Nemo, est en lutte contre les Neo-Atlantes, des personnages disposant d’une grande avance scientifique.
Critique : Très sincèrement, j’ai trouvé que cet anime ne faisait vraiment pas son âge : il a plus de 10 ans, mais niveau graphisme et animation, c’est encore très bon. Le scénario souffre parfois de quelques longueurs, comme sur l’île déserte, mais est néanmoins très riche et rempli de bonnes idées, très originales, qui donnent tout son intérêt à cet anime, aussi très drôle, que j’ai adoré. Et puis, j’ai un faible pour le Nautilus et le «Glatank».

Natsuki Crisis (2 OAV – 1994)
Histoire : Kisumi Natsuki se passionne pour les arts martiaux, et dans son club scolaire, seul son capitaine peut encore lui tenir tête. Pour elle, le combat est avant tout un sport.
Le jour où Takaoka Rina, une championne de lutte, s’inscrit dans son lycée, elle pense avoir trouvé une fille qui partage sa passion. Mais Rina va amener avec elle de nombreux problèmes : les responsables de son ancien lycée ne lui pardonnent pas sa défection, et ont envoyé après elle des combattants pour la punir.
En voulant aider Rina, Kasumi va entrer dans le monde obscur des arts martiaux.
Critique : Un anime que j’ai découvert absolument par hasard, et qui fut une bonne surprise. J’aime les séries avec des combats.
Le scénario est basique mais parfait pour ce genre de situation : il suffit de savoir que notre duo d’héroïnes va devoir affronter des adversaires toujours plus forts ; malgré cela, jamais Kasumi ne perdra de vue ses principes : les arts martiaux ne sont pas là pour blesser l’adversaire. L’animation est bonne, ainsi que les graphismes (parfaitement à mon goût) et la réalisation ; les combats sont bien faits, accompagnés de thèmes « rock » dynamiques, rendant le visionnage de ce court anime des plus plaisants. Mais « court » est bien le point faible : Natsuki Crisis fait parti de ces mini-animes adaptés de longs manga, donc nous découvrirons durant ses deux épisodes quelques personnages qui semblent bien puissants, mais que nous ne verrons jamais en action ; clairement, l’histoire se prolonge bien au-delà de ce que nous pouvons voir ici, mais cela ne rend pas cet anime dispensable pour autant.
Pour les amateurs de shonen et de baston (avec un minimum de fanservice), Natsuki Crisis devrait être une bonne expérience. C’est court mais efficace.

Patlabor 2 (1 film – 1993)
Histoire : Nous sommes en 2002. Une explosion détruit le pont de Yokohama ; sur une video amateur, le monde se rend compte qu’elle a été provoquée par un avion de combat japonais.
Un agent du contre-espionnage, persuadé que les autorités policières sont gangrenées par ceux-là même qui ont fomenté cet attentat, demande à Goto, capitaine de la 2ème Division de Labors (mechas) connu pour ses méthodes non-conventionnelles et son intelligence, de mener l’enquête.
Critique : Patlabor 2 semble avoir un nom prédestiné : il a deux défauts majeurs. Son rythme lent, presque soporifique par moment, et son scénario difficilement abordable à la première approche. C’est d’autant plus dommage que l’histoire est réellement intéressante, tout comme les thèmes de ce film. Mais surtout, c’est sa puissance visuelle qui surprend, malgré sa simplicité apparente. C’est une œuvre à voir pour ceux qui connaissent Patlabor, apprécient le style d’Oshii, ou ne sont pas gênés par les histoires comportant plus de dialogues que d’action, même si celle-ci est ici présente de fort belle manière.

Porco Rosso (1 film – 1992)
Histoire : Marco est un mercenaire œuvrant dans l’Adriatique, transformé en cochon pendant la guerre. Du fait de ses activités, il gêne les pirates du ciel ; ceux-ci mettent au point un plan pour l’éliminer.
Critique : Comme toujours avec Miyazaki, on a le droit à un pur bonheur entre le scénario, la qualité technique, et les engins volants (grande passion de Miyazaki). Un des films animes préférés, et en plus le doublage français est excellent.

Ranma 1/2 OAV (12 OAV – 1993)
Histoire : Pour Ranma Saotome, la vie n’est pas simple tous les jours. Déjà, se métamorphoser en fille dès que l’on touche l’eau froide alors que l’on est un garçon viril, cela peut vite devenir énervant. Mais quand, en plus, il faut le cacher à sa mère, et composer avec la bande d’allumés – amis ou ennemis – qui nous entoure, la quotidien se transforme en enfer.
Critique : Ranma 1/2 est le dessin-animé japonais (et je ne suis pas sûr qu’il faille préciser le « japonais ») le plus long diffusé sur une chaîne hertzienne française, juste derrière Dragon Ball et Pokemon. En effet, il ne compte pas moins de 161 épisodes ; et pourtant, il est loin de couvrir l’intégralité du manga. La raison de son arrêt prématuré ? Sans doute un manque de succès, consécutif à ses trop nombreuses histoires inédites pas toujours de qualité. Pour aller un peu plus loin dans l’histoire, ces OAV ont vu le jour ; ils contiennent certes des histoires elles-aussi inédites, mais aussi des passages du manga, comme l’histoire de la nouvelle prof de Ranma. Et les histoires créées pour l’occasion ne sont pas trop mal dans l’ensemble.
C’est du Ranma 1/2 et cela montre ce que la série peut faire de mieux. Sans être exceptionnels, ces OAV raviront sans nul doute les amateurs de ce titre.

Sailor Moon Classic (46 épisodes – 1992)
Histoire : Tsukino Usagi, collégienne pleurnicharde et maladroite, reçoit un jour les pouvoirs de Sailor Moon, la Guerrière de la Lune. Avec l’aide des autres Guerrières, elle a pour mission de retrouver le Cristal d’Argent et la Princesse de la Lune, pour lutter contre l’Empire des Ténèbres de la Reine Beryl.
Critique : Cet anime était l’un de mes préférés à l’époque du Club Dorothée, et aujourd’hui encore, je l’adore. A priori, cette série n’est pas terrible : elle date, l’animation était déjà mauvaise pour l’époque, et le schéma de base de chaque épisode est le même, sans parler du fait que l’on peut se demander pourquoi, avec une coiffure pareille, personne n’a jamais réussi à faire le lien entre Usagi et Sailor Moon…
Mais cet anime possède un charme fou, qu’il a su conserver jusqu’à maintenant, basé sur des personnages sympathiques, beaucoup d’humour, du romantisme, et des combats prenants, parfois épiques. Malgré sa longueur, ne serait-ce que de la première saison, il arrive à ne jamais lasser tant chaque épisode, malgré un schéma de type « sentaï », est tout à fait unique.

Sailor Moon – La Fleur Maléfique (1 film – 1993)
Histoire : Manoru voit réapparaître un de ses anciens amis, le seul qu’il ait eu après son accident ; mais cet ami, Fiore, venait d’un autre monde où il dut repartir. De retour sur Terre, manipulé par une légendaire fleur démoniaque, il est prêt à tout pour récupérer Manoru et le garder pour lui, au grand désespoir d’Usagi.
Critique : Un scénario assez classique pour Sailor Moon, mais non moins bon, et une qualité technique correspondant à celle de la série télé, donc moyenne. Dans l’ensemble, ce film est donc du niveau d’un épisode de l’anime, mais juste en un peu plus long et hors de la continuité ; la fin est un peu moins bonne que le reste du film. Agréable sans être indispensable, il comblera les fans, et permettra aux autres de découvrir la série.

Sailor Moon S – Le Film (1 film – 1994)
Histoire : Un jeune astronome amateur, qui fait battre le cœur de Luna, voit un soir tomber une petite météorite ; après s’être rendu sur les lieux de l’impact, il s’aperçoit que la météorite en question est en fait une sorte de cristal. Celui-ci annonce la venue prochaine de la Reine des Glaces, qui veut geler la Terre pour en prendre le contrôle.
Critique : Ce film se démarque du reste de la série par son scénario, faisant plus place aux sentiments et donnant le beau rôle à Luna tout en conservant un schéma très classique, et surtout sa qualité technique qui est enfin digne d’un long-métrage (la meilleure sur l’ensemble de cet anime). Malgré sa fin, toujours aussi surréaliste, ce film est une grande réussite à presque tous les niveaux. A voir, même si on n’est pas particulièrement fan de Sailor Moon.

Samurai Pizza Cats (52 épisodes – 1991)
Histoire : Quand les Corbeaux Guerriers envahissent le Quartier des Chats, ils passent à l’attaque. Toujours prêts, ce sont de simples livreurs de pizza en temps normal, mais lorsque le danger est là, ils deviennent les redoutables Samouraïs Pizzacats.
Toufou, Polly, et Guidon ont fort à faire face au terrible Dussournois, qui se voit bien prendre possession du Quartier des Chats, grâce à une armée de corbeaux sans cervelles, des robots géants, et des plans pas toujours efficaces.
Critique : Voilà une série que j’adorais étant enfant, et aujourd’hui, j’en redécouvre les charmes, et même de nouveaux aspects, comme son humour basé sur l’autodérision.
Mais il faut bien reconnaître qu’à la longue, le schéma identique des épisodes peut devenir lassant.
Le gros problème reste l’adaptation : cette série a été massacrée, remontée, et avec des dialogues changés avant son arrivée en France ; sans ça sent, et le résultat peut s’avouer catastrophique.

Tokyo Babylon (2 OAV – 1992)
Histoire : Subaru Semragi et sa sœur Hokuto appartiennent au clan Sumeragi, chargé de défendre le Japon depuis plus de 2000 ans, et détenant la charge d’onmyoji à la cour impériale depuis de nombreuses générations.
Actuel chef de la famille, Subaru est un onmyoji d’exception malgré son jeune âge.
Critique : J’ai essayé cet anime sans avoir lu le manga ; je savais juste que la série se focalisait sur Subaru Sumeragi et Seichiro Sakurazuka, deux des personnalités fortes de X.
Je m’attendais à en apprendre plus sur eux, mais c’est raté. A l’instar des OAV de Gunnm ou d’Angel Sanctuary, ceux-ci n’ont pas pour but d’adapter le manga, mais de satisfaire les amateurs de ce-dernier ; à la rigueur de donner envie de le lire, sauf que dans le cas présent, leur peu d’intérêt n’arrive pas à remplir ce rôle. Ca aurait été une véritable adaptation, avec un début, une fin, et des épisodes de 20 minutes – parce que là, deux histoires de 50 minutes chacune, c’est un peu lassant – ça aurait fonctionné. Mais là…
Quoique, à bien y réfléchir, cet anime ne s’adresse vraiment qu’à ceux connaissant le manga (et non aux lecteurs potentiels), car il fait plusieurs allusions à des points de l’histoire qui n’auront aucune explication ici ; le spectateur est censé être déjà au courant. C’est comme cela pour tout ce qui concerne la relation entre Seichiro et Subaru. A la rigueur, connaissant X, il y a moyen de saisir les non-dits (ce qui n’était certainement pas prévu à la base puisque ces oav sont antérieurs à cette série) ; mais sinon, impossible.
Un anime à réserver à ceux qui ont lu le manga. Pour les autres, ça n’en vaut clairement pas la peine.

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4 commentaires pour Rétrospective des années 1990 à 1994

  1. G Gundam, quand même, c’était n’importe quoi.

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  2. Xanatos dit :

    Pour cette première moitié des années 90, dans le domaine des séries télévisées, je retiendrai surtout « Nadia et le secret de l’eau bleue » de Hideaki Anno et « Très Cher Frère » de Osamu Dezaki.

    Je ne suis pas un fan de la première heure de Nadia, l’ayant découvert récemment (en 2003 sur Mangas), cependant, cette série m’a enchanté.
    Déjà d’une part, je suis un grand fan de Jules Verne (20 000 lieues sous les mers quelle merveille!) et d’autre part j’avais été conquis par Evangelion du même réalisateur que j’avais découvert quelques années plus tôt.

    Et que dire de Nadia? c’est une série d’aventures extraordinaire trépidante, désopilante, poignante, tragique, intelligente, philosophique…

    Pas étonnant que cet anime ait fait date. Si l’on excepte la plupart des affreux épisodes de l’île déserte, cette série est quasiment parfaite.

    L’animation est aussi d’une qualité et d’une fluidité sidérante, meilleure que celle d’Evangelion, c’est vous dire le niveau!!!

    Enfin pour « Très Cher Frère » (1991-1992), c’est certainement l’une des meilleures séries du légendaire tandem Dezaki/Sugino: mise en scène magistrale, graphisme somptueux au service d’une intrigue parfaitement maîtrisée sachant entretenir à la perfection le suspense et riche en drames et en émotions.
    Elle fait clairement honneur à l’oeuvre originale de la grande Riyoko Ikeda (Lady Oscar).
    Une série peu connue, mais qui gagne vraiment à l’être!!!

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  3. Trit' dit :

    « Ranma ½ » : « La raison de son arrêt prématuré ? Sans doute un manque de succès, consécutif à ses trop nombreuses histoires inédites pas toujours de qualité. »

    > C’est surtout aussi parce que l’anime a fini par rattraper le manga (qui n’en était alors qu’à 31 tomes parus sur les 38 et un ou deux chapitres du tome 32) : c’est pourquoi, dans l’anime, on n’entend jamais parler d’Akari Unryuu, la fille qui redonnera espoir à Ryoga vu qu’elle adore les cochons et qu’elle l’apprécie d’autant plus que c’est sa forme « maudite »…

    Après, c’est certain que Rumiko Takahashi a fini par se laisser emporter dans sa propre histoire et aurait dû l’arrêter plus tôt, avec une vraie fin, et non pas des tonnes de fillers et ces fins bâclées comme le sont celle du manga et (pire encore) celle de l’anime, qui a dû compter sur les OAV et les films (que je n’ai pas vus) pour rattraper un peu le coup.

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  4. gemini dit :

    Xanatos >> J’avais de très bons souvenirs de Nadia, et quand je me suis mis à l’animation, c’est – avec Saint Seiya – une des premières séries que j’ai voulu revoir. Crois-moi, je n’ai pas été déçu : cet anime figure parmi mes 10 préférés.
    Maintenant, j’attends toujours les DVD promis par AB :/ Eux, ils sont comme le coffret collector de Escaflowne : ce sont des Arlésiennes.

    Trit >> 31 volumes sortis lors de l’arrêt de l’anime ? J’aurais dis moins, vu que les OAV reprennent des histoires que nous trouvons autour du volume 25, si mes souvenirs sont bons. Mais je te fais confiance.
    L’anime traine encore plus en longueur que le manga, c’est là le problème…

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