Rétrospective de l’année 2003

L’année 2003 aura été particulière pour moi, puisque c’est cette année-là que j’ai commencé à rédiger mes avis sur les animes que je voyais. Certaines des critiques ci-dessous font parti de mes toutes premières, ce qui explique leur concision. J’espère que vous serez indulgent.

.hack//La Légende du Bracelet du Crépuscule (13 épisodes – 2003)
Histoire : Shugo et Rena sont frère et sœur, très liés l’un à l’autre, mais séparés depuis le divorce de leurs parents. Ils gagnent un jeu qui leur permet d’utiliser les IP de deux joueurs légendaires de The World : Kite et Black Rose.
Ainsi se retrouvent-ils dans le jeu. Très vite, Shugo se voit confier le Bracelet du Crépuscule par Aura, un item incroyablement puissant, avec pour mission de sauver The World.
Au début, ils pensaient qu’il ne s’agissait que d’une quête du jeu mais ils vont vite se rendre compte que ce n’en est pas une !
Critique : Cette partie du Projet Hack est surtout basée sur l’humour, mais on retrouve la qualité technique du reste de la série, même si le graphisme fait un peu plus « gamin ».
En tant que fan du Projet Hack, je ne peux qu’apprécier cet anime, qui de plus apporte des informations utiles sur la série, mais il reste l’anime .Hack que j’aime le moins, justement à cause de son trop grand côté enfantin.

Air Master (27 épisodes – 2003)
Histoire : Dans l’univers des street fighters de Tokyo, on parle de plus en plus d’une jeune combattante invaincue à ce jour ; lorsqu’elle se bat, on a l’impression qu’elle vole, ce qui lui a valu le surnom de « Air Master ». Cette réputation va attirer à elle de nombreux autres combattants.
Critique : Depuis Angelic Layer, j’étais en manque de bonnes séries de « battle », mais là, j’ai trouvé mon bonheur : j’adore !
Au début, je rechignais un peu à la prendre : le dessin me paraissait très moche. Mais comme j’allais pas m’arrêter à ces critères bassement matériels, je m’y suis quand même mis ; d’ailleurs, le graphisme est bien meilleur que je ne l’aurais cru simplement en voyant quelques images. Je trouve les combats très bien menés, l’humour agréable, et le caractère des persos (ainsi que leurs styles de combat, pour les combattants) excellent. En plus, le but de l’héroïne est original et intéressant, loin des clichés genre « je me bats pour sauver le monde » ou « je veux devenir le meilleur » ; elle ne se bat que pour le plaisir, et l’ultime poussée d’adrénaline.

Animatrix (9 OAV – 2003)
Histoire : Qu’est-ce qu’Animatrix ? Une série de 9 courts-métrages basés sur la trilogie Matrix.
Critique : Loin d’être un simple produit dérivé à but purement commercial, Animatrix est pour moi un fleuron de ce que j’appellerai une animation « alternative » ; les créateurs de ce film disposaient de moyens importants, et ils se sont fait plaisir avec. Animatrix est divisé en 9 courts-métrages basés sur le monde de Matrix, et chacun bénéficie d’un style différent. Le résultat est impressionnant. Pour ce qui est des histoires, il est bien entendu qu’elles seront incompréhensibles pour ceux qui n’ont pas vu au moins le premier film de la trilogie ; c’est dommage, car certains courts-métrages sont de véritables merveilles, que ce soit au niveau des graphismes ou de la réalisation. Ainsi, des oeuvres comme « Au-Delà » ou « Une Histoire de Détectives » s’avèrent exceptionnelles, et elles ne sont pas les seules. Pour autant, tout n’est pas forcément génial ; la qualité est inégale d’un épisode à l’autre.
En confiant le gros du travail aux studios Madhouse et 4°C, les frères Walchowski ont eu une idée brillante ; le casting est tout bonnement hallucinant, avec des sommités comme Shinichiro Watanabe ou Yoshiyuki Kawajiri.
Pour tous ceux qui ont vu Matrix, Animatrix est à voir absolument.

Chrno Crusade (24 épisodes – 2003)
Histoire : L’Ordre de Magdala est une institution religieuse chargée de lutter contre les démons. Dans la période de l’entre guerre, les actes démoniaques ont pris une importance de plus en plus grande. La sœur Rosette, de l’Ordre de Magdala, et son assistant Chrno parcourent donc New-York, combattant les apparitions diaboliques. Mais si Chrno et Rosette ont rejoint cet Ordre, c’est en réalité pour retrouver Joshua, le frère de cette dernière, enlevé par le démon Aion.
Critique : Une enième série, qui aurait pu passer inaperçue si elle n’était excellente ; l’anime de qualité, c’est devenu la spécialité du studio Gonzo, déjà responsable de Hellsing. D’ailleurs, Chrno Crusade y ressemble beaucoup, en plus humain et drôle. C’est rythmé, prenant, particulièrement dramatique et poignant sur la fin.
Jetez-vous dessus !

Early Reins (1 OAV – 2003)
Histoire : Le Farwest, après la guerre. Six femmes, issues d’univers très différents, vont se retrouver impliquées dans l’attaque d’un train.
Critique : Des anachronismes vestimentaires, et des images de synthèse mal utilisées et de manière parfois peu judicieuse ; ce sont les seuls reproches que je ferai à ce court anime, car pour le reste, c’est du tout bon. Le scénario est très classique, mais l’univers est bien présent, il y a de l’action, et c’est vraiment prenant. Un excellent anime, en somme.

Full Metal Alchemist (52 épisodes – 2003)
Histoire : En alchimie, on ne peut rien obtenir sans donner quelque chose en échange. C’est une leçon bien amère que vont devoir apprendre les frères Elric : en voulant faire revivre leur défunte mère, Edward perd un bras et une jambe – aujourd’hui remplacés par des automails – tandis que que l’âme d’Alphonse se retrouve prisonnière d’une armure de métal.
Aujourd’hui, ils parcourent le monde à la recherche de la légendaire Pierre Philosophale, la seule chose qui pourrait leur rendre leur apparence d’origine.
Critique : Je reconnais à cette série de nombreuses qualités : une musique superbe, une réalisation excellente, et un scénario qui arrive à se développer tout au long de 52 épisodes, avec une « bonne » fin. Mais pour des raisons que je ne m’explique pas, sans faire de mauvais jeux de mots, je dirais qu’entre cet anime et moi l’alchimie ne s’est pas faite ; quand on y regarde de plus prêt et que l’on connaît le manga, on s’aperçoit qu’il y a des incohérences, mais surtout, il s’en dégage un petit quelque chose que je trouve malsain, qui me met mal à l’aise.
Bonne série, je le concède, mais je n’ai pas aimé, d’autant plus que beaucoup m’avaient saoulé avec cette série avant même que je ne l’essaye.

Full Metal Panic ? Fumoffu (11 épisodes – 2003)
Histoire : Gaul a été vaincu, mais Chidori Kaname n’en demeure pas moins une Whisper, elle est donc potentiellement en danger, et c’est donc de nouveau à Sagara Sousuke de la protéger, en se faisant passer pour un banal étudiant.
Mais lorsque, comme lui, on n’a connu que la guerre toute sa vie, le retour à la vie « normale » peut s’avérer pour le moins délicat.
Pour Sousuke, surveiller Chidori n’est pas aussi dangereux que le monde particulièrement hostile qui l’entoure.
Critique : A vrai dire, jamais je ne m’étais autant marré devant anime ; d’ailleurs je crois que je n’avais jamais autant ri, tout simplement ; à certains moment, j’ai même cru m’étouffer.
C’est vraiment délirant : les réactions de Sousuke sont tellement imprévisibles !
Et ses camarades sont, eux aussi, bien allumés.
Donc j’ai adoré cette série grâce à son humour ravageur.

Gad Guard (26 épisodes – 2003)
Histoire : Hajiki, jeune habitant de Night Town, joue les livreurs après les cours. Alors qu’il transportait un colis, celui-ci s’ouvre et laisse sortir une Gad, une pierre mystérieuse qui sous les yeux ébahis du garçon donne vie un robot, un Techode, qu’il est le seul à pouvoir faire fonctionner.
Hajiki va vite s’apercevoir qu’il n’est pas le seul possesseur de Techode, et que les Gad intéressent beaucoup de monde.
Critique : Cet anime commence super bien, nous offrant un graphisme original et une musique jazzy, au service d’une ambiance à la fois retro et futuriste, et d’un scénario plein de promesses laissant miroiter de l’action et des intrigues.
Seulement une fois les quelques épisodes de « démarrage » passés, plus rien ! Les personnages ont leur Techode, ils sont contents, mais ils donneraient presque l’impression qu’ils ne savent pas du tout quoi en faire. Il n’y a pas d’histoire de fond, ni même de scénario dans chaque épisode, faisant qu’au final on s’ennuie très vite dès qu’il se passe plus d’une minute sans action, celle-ci se faisant même parfois rare.
Cette série avait un potentiel immense, mais hélas réduit à néant par une absence quasi totale d’histoire.
Je ne pensais pas dire ça un jour d’un anime Gonzo, mais mieux vaut ne pas essayer Gad Guard.

Gilgamesh (26 épisodes – 2003)
Histoire : A la suite d’un attentat survenu sur la Porte du Paradis, le ciel est devenu un immense champ EM rendant les ordinateurs unitisables, et plongeant ainsi le monde dans le chaos. Quinze ans plus tard, Tetsuya et Kiyoko sont poursuivis par des Yakuza à cause des dettes de leur défunte mère. Alors qu’ils sont cachés dans une demeure délabrée, ils rencontrent 3 étranges garçons, puis 3 autres enfants arrivent et la lutte s’engage entre les deux groupes ; Tetsuya et Kiyoko sont stupéfaits lorsqu’ils voient que ces personnes sont dotés de pouvoirs paranormaux, et que les 3 garçons se changent en monstre.
Critique : Au début je me disais « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?! » : l’animation n’était pas terrible, et le graphisme était très particulier, surtout le charac design. Puis, les épisodes passant, on finit par ne plus voir la forme pour se concentrer uniquement sur le scénario très riche et passionnant, porté par des personnages graves et intéressants. Je dois avouer que rarement histoire m’aura autant plu, relayant même les défauts techniques au rang de « bémols » tout à fait négligeables. J’ai trouvé la musique excellente et toujours bien choisie, et certains passages à la beauté onirique, sur la fin, m’ont particulièrement plu ; d’ailleurs, la fin en soi est magnifique, bien qu’assez brutale.

Gunslinger Girls (13 épisodes – 2003)
Histoire : En Italie, la Corporation d’Aide Sociale abrite des jeunes filles dotées d’un corps artificiel et sous la direction d’un « fratello », qui les gère et les entraîne. Leur mission : tuer.
Critique : Un anime sympa, doté d’une animation et d’un graphisme plus qu’honorables, et d’une musique réussie et bien utilisée. La base scénaristique est excellente, mais est presque trop présente : en voulant trop « étudier » le cas des filles artificielles, les créateurs de cette série ont un peu trop négligé l’histoire et la continuité, à mon goût. Néanmoins, découvrir la vie de ces filles pas comme les autres peut se révèler aussi intéressant que choquant. Une bonne série, comme tant d’autres.

Ikki Tousen (13 épisodes – 2003)
Histoire : Depuis 1800 ans, la bataille des Trois Royaumes se poursuit à travers la rivalité entre sept écoles du Kantou. Les combattants portent en eux le destin de personnages légendaires, représentés sous la forme du magatama que chacun a toujours sur soi.
En prenant part à cette guerre, Sonsaku Hakufu pourrait bien en changer l’issue.
Critique : J’aurais pu adoré cet anime, qu’au final j’ai juste apprécié.
Ce qui est bien dans Ikki Tousen, c’est qu’il y a de la baston, des personnages stylés et bien balèzes, des affrontements démesurés, et même un tournoi. Bref, des trucs dont je suis fan.
Ce qui est moins bien, c’est le côté dramatique lié au destin des personnages, et la surabondance de fanservice parfois limite, en tout cas trop présent. Les filles finissent forcément à poil à la fin d’un combat, et j’ai le regret de dire que je préfère la baston aux culottes ; bon, il y en aurait juste un peu, je ne dis pas, mais là, c’est omniprésent. Dommage.
Mais rien que pour l’action et les personnages, c’est un anime qui vaut le coup.

Interstella 5555 : The 5tory of 5ecret 5tar 5ystem (1 film – 2003)
Histoire : Sur une lointaine planète, à l’autre bout de la galaxie, un groupe de musique connaît un succès phénoménal. Un commando d’hommes armés, dirigés par le machiavélique Earl de Darkwood, kidnappe les membres du groupe et les emmène de force sur Terre. Là, Darkwood les manipule pour en faire le plus grand groupe de musique de la Terre.
Critique : J’adore Daft Punk, j’adore Matsumoto, alors il est bien évident que j’ai adoré Interstella 5555. Le scénario souffre bien de quelques incohérences, mais cela s’efface très vite face à la qualité d’ensemble du film, sans compter que certaines des trouvailles de ce scénario sont tout bonnement géniales. Mais si vous n’aimez pas Datf Punk, passez votre chemin.

Les Lamentations de l’Agneau (4 OAV – 2003)
Histoire : Kazuna Takashiro vit avec sa tante et son oncle depuis ses trois ans, lorsque son père est parti, emmenant avec lui sa grande soeur. Décidant un jour de revenir dans la maison de son enfance, il y trouve cette soeur qu’il n’a jamais connu ; celle-ci lui annonce la mort de leur père. Mais surtout, elle lui parle de la malédiction des Takashiro, une terrible maladie héréditaire qui, lorsqu’elle se déclare, rend les gens dépendants au sang.
Critique : Le mythe des vampires revisité et rendu crédible. La base scénaristique est bonne, et la qualité technique plus qu’honorable, même si c’est parfois un peu moins bon.
Pour le reste, il s’agit d’un anime étrange et malsain. Les relations entre les personnages mettent mal à l’aise. La réalisation ne fait qu’entretenir ce malaise permanent, avec la lenteur de sa mise en scène, ses couleurs fades (seul le sang est vraiment coloré), qui font souvent place au noir et blanc, sa musique lancinante, et surtout l’impression que ces OAV sont bâtis presque entièrement en flashback ; les phases de crise, quant à elle, sont très mal représentées. Mais tout cela colle parfaitement à l’histoire.
Un anime étrange et malsain, comme je l’ai déjà dit, mais aussi émouvant et profondément triste. Un résultat surprenant mais réussi, et une sensation de malêtre à la fin. Déconseillé aux dépressifs.

Last Exile (26 épisodes – 2003)
Histoire : Claus et Lavie pilotent le vanship de leurs pères pour remplir différentes missions. Dans le même temps, la guerre fait rage entre Dithis et Anatorney, arbitrée par la mystérieuse Guilde.
La vie de nos deux amis est boulversée le jour où ils acceptent de remplir la mission d’un pilote mourrant : confier la jeune Alvis au vaisseau Silvana.
Critique : Un chouette petit anime.
Les visuels sont très impressionnants, le monde où se déroule l’histoire est très fouillé et bien traité, et l’histoire est intéressante, même si elle souffre parfois d’incohérences et d’invraisemblances.
J’ai passé un agréable moment.

Nanaka 6/17 (13 épisodes – 2003)
Histoire : Nanaka Kirisato, 17 ans, voue sa vie à ses études. Profondément asociale, elle n’a qu’un ami depuis son enfance : Nenji Nagihara ; mais celui-ci est un bagarreur à qui elle n’a de cesse de faire la morale, et leur relation se dégrade de jour en jour. Après une dispute entre eux, Nanaka fait une grave chute ; à son réveil, elle semble avoir régressé : elle n’a plus de souvenirs au-delà de ses 6 ans. Son père décide de cacher cette « maladie », et demande à Nenji de l’aider. Depuis, Nanaka est une fillette de 6 ans piégée dans le corps d’une adolescente de 17 ans à cause, pense-t-elle, d’une formule magique de sa Magical Girl préférée.
Critique : On rit, on pleure, on s’amuse…Nanaka 6/17 est un joli anime, pour tout ceux qui ont une âme d’enfant ou qui ont peur de l’avoir perdu. Ce n’est pas ce que l’on pourrait appeler un «grand» anime, mais c’est frais, ça détend, et c’est tout ce que l’on demande. Parmi la foule de séries disponibles actuellement dans le commerce, je considère que Nanaka 6/17 est une bonne référence, qui vaut le coup.
Mention spéciale pour l’un des otakus les plus hilarants de l’animation japonaise.

Planet ES (26 épisodes – 2003)
Histoire : En 2075, la présence dans l’espace de débris dérivant à grande vitesse pose de graves problèmes pour le bon fonctionnement des missions spatiales ; des astronautes ont pour mission de les récupérer, tels des éboueurs de l’espace. Malgré l’importance de leur travail, ils sont décriés, et considérés comme des moins que rien.
Ai Tanabe intègre l’une de ses équipes – celle de la compagnie Technora – que tout le monde appelle la Demi Section. Elle va découvrir auprès de ses collègues, et surtout avec Hachimaki, que l’espace peut être aussi beau que cruel.
Critique : Cet anime peut se diviser en deux parties. La première est très intéressante, présentant la conquête spatiale de manière scientifique et rationnelle ; il y a là un véritable soucis du détail et de la cohérence. La seconde possède un vrai scénario, et s’avoue pasionnante. Bref, il est complet, même si on sent un choc un peu brutal entre ces deux parties : l’aspect intellectuel semble presque avoir disparu de la seconde. Le gros défaut vient du personnages d’Hachimaki dans la deuxième partie, souvent perdu dans ses pensées et parfois difficilement supportable, ce qui influe négativement sur l’anime lui-même.
Pour ce qui est de la partie technique, c’est parfait : une qualité graphique et d’animation irréprochable, et une musique magnifique, très réussie, qui m’a même fait verser une petite larme à la fin.
Un anime que je conseille, même si j’ai trouvé la première partie, malgré son absence de lien d’un épisode à l’autre, bien meilleure. Si elles avaient été aussi bonnes l’une que l’autre, la note que je mets à cette série aurait pu être meilleure.

Saint Seiya – The Hades Sanctuary Chapter (13 épisodes – 2003)
Histoire : Le Sanctuaire est en alerte maximale depuis le retour d’Athéna.
D’étranges ombres apparaissent et se dirigent vers la première maison : celle du Bélier, que garde Mû. Celui-ci va être stupéfait en découvrant que ces spectres sont en réalité ses anciens compagnons d’armes, les Chevaliers morts lors de la Bataille du Sanctuaire, ressuscités par Hadès.
Critique : On aura attendu cette suite très longtemps. Et, personnellement, je suis un peu déçu ; pourtant, à la base, il s’agit d’un des meilleurs passages du manga.
Je trouve déjà que l’adaptation du scénario n’est pas des plus réussie ; pour faire apparaître les Chevaliers de Bronze plus que dans l’oeuvre d’origine, des modifications pas toujours appréciables ont été faites.
C’est visuellement agréable, mais la surabondance peu judicieuse d’effets 3D (avec notamment des nebuleuses qui apparaissent dans tous les sens) gâche parfois l’ensemble.
Et puis, surtout, la réalisation est loin de valloir celle du premier anime, avec une utilisation désastreuse de la pourtant sublime musique de Seiji Yokoyama !
Cet anime devrait plaire aux fans et aux nostalgiques, mais en tant que puriste, je l’ai trouvé inférieur au premier anime, et bien entendu au manga.

Shingetsutan Tsukihime (12 épisodes – 2003)
Histoire : Alors qu’il retournait vivre chez lui, après 8 ans d’absence passés chez une famille d’accueil, Shiki attaque une femme et la tue. Mais celle-ci était en réalité un vampire immortelle : Arcueid. Diminuée à cause de ressurection, elle oblige Shiki à l’aider dans sa mission : tuer le démon Roa.
Critique : Le premier épisode est une merveille autant scénaristique que technique ; par la suite, ça part en vrille : la qualité graphique chute d’un coup, et le scénario ne cesse de se dégrader au fil des épisodes ; alors qu’il commence comme une histoire sombre et prenante, avec de l’action, cet anime sombre vite dans le drame mélodramatique basée sur une famille maudite, fort peu passionnant.
Très dommage : à la vu du premier épisode – qui devait servir à « appater » le spectateur – je m’attendais à une grande série.
Au final, c’est moins que médiocre ; peut-être même raté.

Submarine 707R (2 OAV – 2003)
Histoire : Suite à une série d’attentats commis en mer par l’USR (Undersea Silent Revolution), 11 nations de l’ONU décident de créer le PKN (Peace-Keeping Navy), qui regroupent les fleurons de chaque flotte dans le but d’éliminer l’USR. Mais lors de la cérémonie marquant le début de l’action du PKN, l’amiral Red et son sous-marin de dernière génération, l’UX, s’invitent à la fête, et tentent de couler le batiment principal de la flotte alliée ; celui-ci ne dut son salut qu’à l’intervention d’un sous-marin japonais : le 707.
Critique : C’est beau et il y a de l’action. Rare représentant du genre dans le domaine de l’animation japonaise, il en devient par conséquent un incontournable, bien qu’il soit avant tout distrayant, à défaut d’être exceptionnel. Submarine 707R est une série courte, de qualité, qui procure un visionnage agréable, parfois passionnant. Sympa sans hélas plus, je pense qu’il devrait ravir les amateurs du genre, ou tout simplement de séries d’action et d’aventures.

Tokyo Godfathers (1 film – 2003)
Histoire : Nous sommes le 25 Décembre. Gin, Hana, et Miyuki, 3 sans-abris tokyoïtes, découvrent un bébé abandonné au milieu des poubelles. Commence alors une folle course durant laquelle ils vont rechercher ses parents.
Critique : Satoshi Kon signe là un film à la fois onirique et tristement réaliste, à mi-chemin entre le conte de Noël fantaisiste, et la vie des SDF japonais ; la forte impression de réalisme est accentuée par des décors à la fois sobres et magnifiques, très convaincants, reproduisant le Tokyo des fêtes de fin d’année. L’animation est beaucoup plus quelconque, ce qui est presque surprenant pour un film aux graphismes si travaillés. Le scénario est relativement prévisible, mais certaines scènes s’avouent surprenantes ; Satoshi Kon sait surprendre son spectateur.
Tokyo Godfathers est une tragi-comédie agréable et touchante renfermant quelques bons moments.

Wolf’s Rain (26 épisodes – 2003)
Histoire : Une légende raconte que lorsque la fin du monde arrivera, les loups ouvriront les portes du Paradis. Bien qu’ils soient censés avoir disparus depuis près de 200 ans, certains ont survécu, se cachant aux yeux des hommes en prenant leur apparence. Quatre d’entre eux, Kiba, Tsume, Hige, et Toboe, ont décidé de partir en quête de ce fameux Paradis.
Critique : De bonnes idées de base, des thèmes intéressants, et une excellente qualité technique pour un anime qui, au final, n’aura pas réussi à me passionner, ni même à m’attirer. Le scénario est un peu confus et totalement insipide, avec des phases rocambolesques, des personnages qui ne sont que des caricatures d’eux-mêmes (même si certains ne sont pas trop mal), et une « super méchante » qui n’apparait que 6 épisodes avant la fin ; pour couronner le tout, il n’y a pas moins de 4 épisodes résumés parfaitement inutiles, ce qui est un record pour une série d’une telle longueur !
Je pense avoir subi cette série plutôt que véritablement apprécier, et il m’a fallu une certaine volonté, et une envie de connaître la fin, pour en arriver au bout. Je la déconseille donc fortement, d’autant plus qu’elle est éditée par Beez, donc très chère.

Verdict : une année dans la moyenne, avec quelques très bonnes productions, des titres mémorables, mais aussi beaucoup de titres plus mineurs. Si je ne devais choisir qu’un anime à retenir, ce serait sans doute soit Gilgamesh soit Full Metal Panic ? Fumoffu. J’ai aussi énormément apprécié des séries comme Air Master, Chrno Crusade, Animatrix – même si parmi ces OAV, l’excellence côtoie des courts-métrages plus basiques – et bien entendu Tokyo Godfathers.

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6 commentaires pour Rétrospective de l’année 2003

  1. le gritche dit :

    « J’ai aussi énormément apprécia des séries comme Air Master, Chrno Crusade, Animatrix »

    De l’eau a coulé sous les ponts, mais c’est courageux d’assumer.

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  2. gemini dit :

    Il n’y a rien à assumer : j’aime beaucoup ces animes ^^

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  3. Iznogoud dit :

    Surtout assumer Gilgamesh et son animation nord-coréenne…

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  4. gemini dit :

    Ils ont sous-traité Gilgamesh à la SEK ? Ils ne devaient vraiment pas avoir de budget, mais leur travail n’est généralement pas si mauvais que ça 😮

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  5. Xanatos dit :

    D’accord avec Gemini: je n’ai jamais vu Air Master, mais j’ai adoré Animatrix et Chrno Crusade.

    Animatrix est une incontestable réussite et j’ai eu la chance de voir ces OAVs avant Matrix Reloaded, elles ont contribué à enrichir l’univers de Matrix, elles sont superbement réalisées et la plupart d’entre elles sont passionnantes, mention spéciale aux segments réalisés par Shinichiro Watanabe (Cowboy Bebop). Même ma mère qui n’est pas du tout fan d’animation japonaise a beaucoup aimé Animatrix.

    A noter que pour le doublage anglais, l’actrice Carrie-Anne Moss double Trinity, elle interprétait déjà le personnage dans la trilogie live.

    Quant à Chrno Crusade, c’est une excellente série, bien réalisée, drôle, poignante, mettant en avant des personnages profondément humains. Et son dénouement est inoubliable. J’en avais d’ailleurs fait une critique dithyrambique sur le site d’animefr.com.
    C’est l’une de mes séries coup de coeur de l’année 2003.

    2003 est aussi l’année du fabuleux Last Exile, une des meilleures séries du studio Gonzo et tout simplement l’un des meilleurs animes des années 2000, cette année marqua aussi la suite et la fin de la première saison de l’exceptionnelle série Ghost in The Shell Stand Alone Complex, et je plussoie au sujet du film « Tokyo Godfathers » qui est très drôle et très émouvant. Le film de Satoshi Kon me faisait agréablement penser aux films de Charlot par Charlie Chaplin à cause de l’humour bien sûr mais aussi de l’ambiance douce amère.

    Et puis,2003, c’est aussi l’année de Fullmetal Alchemist. Contrairement à Gemini, j’ai apprécié cet anime que j’ai trouvé très bon, mais je ne l’ai pas adoré non plus et je ne lui voue pas le culte que lui porte ses très nombreux fans.

    Il y a aussi Scrapped Princess produit cette année là et qui est une série d’Héroïc Fantasy très sympa!

    2003 aura globalement été une bonne année pour l’animation japonaise.

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  6. Gemini aime Airmaster, tout le reste de son article est accessoire. Air Master, c’est juste énorme. Le truc le plus bizarre et jouissif, avec les personnages les plus débilement géniaux de la décennie. Même la laideur du dessin est appréciable tellement c’est démentiel.

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