Otak Kidd in Miracle World

Le billet de Amo sur les magazines de jeux-vidéos m’a donné envie de ressortir une vieille idée d’article : dans le sillage du billet sur mon parcours dans l’univers de l’animation japonaise et des manga, je me lance dans un historique sur le gamer qui est en moi depuis 18 ans.

Quand j’étais petit, pour moi, il y avait deux types de console : les Sega et les Nintendo. Des voisins avaient une Master System, des amis et des cousins une NES ; c’est par eux que j’ai découvert le monde merveilleux des jeux-vidéos. A l’approche de mon 6ème anniversaire, j’ai commencé à implicitement glisser à mes parents l’idée de m’offrir une console de jeu. En gros : je les ai saoulé avec ça pendant des mois. Quand ils ont finalement cédé, ils m’ont posé la question fatidique : « tu veux quelle console ? » Et là, j’ai longtemps hésité. En gros : je changeais sans cesse d’avis.
Alors ils ont choisi à ma place.

Master System II
Ils ont choisi à ma place : une console Sega. Plus exactement, la version « Special Sonic », livrée – comme son nom l’indique – avec le magnifique, le sublime, que dis-je le fabuleux Sonic the Hedgehog. Jeu qui reste encore une de mes meilleures expériences vidéo-ludiques. Pour moi, Sonic est un jeu qui ne s’exprime correctement qu’en 2D ; je n’ai pas franchement accroché aux versions 3D, de la même façon que pour la franchise Donkey Kong.
Sonic the Hedgehog, c’est encore les bons vieux jeux de la génération arcade, de ceux sans sauvegarde, faisable en une heure à condition d’y avoir déjà passé un temps incalculable afin de bien connaître tous les recoins de chaque niveau. Toute une époque.
La particularité légendaire de la Master System reste le jeu pré-chargé à l’intérieur ; les plus jeunes ne le savent peut-être pas, mais il suffisait d’allumer la console sans cartouche pour que se lance le non moins légendaire Alex Kidd in Miracle World. Véritable ponte du jeu de plate-forme aujourd’hui tombé en désuétude, Alex Kidd n’apportait pas une expérience vidéo-ludique aussi unique que le bon vieux hérisson bleu, mais fait partie des pointures du genre ; dans des mondes étranges, il fallait jouer du poing pour casser des briques et des ennemis, tandis que les boss s’affrontaient dans des séances de Pierre-Papier-Ciseau mythiques. J’y ai passé moins de temps que sur Sonic, mais avec ces deux jeux (dont un que je n’ai jamais fini), j’ai réussi à tenir longtemps sans nouvelle cartouche.
Etant un gamin, ce sont mes proches qui choisirent les successeurs de Sonic et Alex, même si « successeur » est un bien grand mot sachant que ces deux mascottes ne m’ont jamais vraiment quitté. Et étant un gamin, justement, leurs choix se portèrent vers des licences bien connus pour les enfants, avec dans un premier temps Donald Duck – The Lucky Dime Caper, un titre orienté plate-forme peu original mais agréable à parcourir. Vint ensuite le jeu tiré du film de Tom & Jerry, dans lequel vous incarnez Tom, à la poursuite de la malicieuse souris ; un titre banal et peu passionnant, mais sur lequel j’ai tout de même passé quelques bons moments. Dans la foulée des jeux à licence, ce fût le tour de la version Master System de Aladdin ; moins mémorable que la version de Mega Drive, qui reste à ce jour une des meilleures transpositions d’un titre de Disney, ce jeu reste plaisant à jouer.
Il faut attendre que je puisse imposer mes choix pour récupérer une des légendes de l’arcade et de la console : Shinobi, un titre plus « adulte » que ceux auxquels je suis alors habitué. Peu avant la fin de vie de la console, je m’offre mes derniers jeux neufs : Wolfchild, soporifique au possible, et surtout le très bon Star Wars Episode IV, mon premier contact avec Star Wars, qui alterne plate-forme, recherche, et voyage en vitesse lumière.
A la base, j’avais prévu de faire cet article par ordre chronologique, mais je me suis dit que cela deviendrait vite le bordel. En effet, je ne suis pas du genre à revendre mes consoles, ce que je préconise pour les animes vaut aussi pour les jeux vidéos : un bon jeu reste un bon jeu malgré le temps qui passe, ou alors ce n’est pas un bon jeu. Le rétrogaming, ça me connait ! Et l’avantage de cette méthode, c’est qu’au bout de quelques années, les jeux se trouvent pour une bouchée de pain. Il y a même des gens qui donnent leurs jeux, c’est ainsi qu’un ami m’a offert Shangai (un sympathique jeu de mahjong) et l’indémodable Double Dragon ; mes voisins, quand à eux, m’ont donné tous leurs jeux – la plupart sont anecdotiques, mais je retiendrai Rainbow Islands et son gameplay original – et même leur Master System Powerbase. Un cadeau en apparence inutile, mais il faut savoir que les Master System II souffrent d’un problème récurrent au niveau de leur câble péritel, provoquant un mauvais affichage des couleurs au bout de quelques années ; la mienne n’y a pas échappé, et je suis heureux d’avoir cette solution de secours.
Au fil des années, j’ai acquis de nombreuses cartouches de plus ou moins bonne qualité qu’il serait trop long d’énumérer. Parmi mes titres fétiches, je citerai Astérix, Le Livre de la Jungle, le célèbre Castle of Illusion, et bien entendu les deux suites de Sonic the Hedgehog.

Game Boy
Il est amusant de remarquer qu’entre une Game Boy en désinences de vert et une Game Gear en couleurs (la Lynx est hors compétition), c’est la « petite » console portable de Nintendo qui l’a emporté. Cela vient peut-être du fait que les rares personnes que j’ai vu jouer à la Game Gear restaient branchées sur le secteur. Et puis, le catalogue de la Game Boy était autrement plus attrayant.
La console portable fut pour moi l’évolution (naturelle ?) de mon histoire de gamer ; il faut dire que je voyageais énormément avec mes parents, donc un tel gadget ne pouvait que m’être utile. Trois ans après la Master System II – donc pour mes 9 ans – j’obtenais la célèbre brique de Nintendo. Modèle de base, une seule couleur disponible à l’époque, que ce soit pour le châssis ou pour l’écran : blanc pour l’un, vert pour l’autre. Seulement, mes parents ne m’offrant que la console (les radins), j’ai du me rabattre sur le jeu le moins cher que j’ai pu trouver : Castlevania II. Bonne pioche : excellent jeu, musique fabuleuse.
Console mythique s’il en est – je n’ose même pas compter le nombre de possesseurs de l’objet dans ma classe de l’époque – mes premiers pas dessus furent hésitants. Disons surtout que mes premiers jeux – ceux qui ont suivi Castlevania II – ne m’ont pas tous apporté énormément de plaisir de jeu ; en fait, j’en ai même revendu un bon nombre au fil des années, ce qui pourtant m’arrive rarement. Le seul titre à sortir du lot fût l’excellent Schtroumpfs. Ensuite, il y eut Wario Blast, un Bomberman-like où Wario affronte justement le célèbre poseur de bombe, simple mais efficace. Un jour, je prête ce-dernier à un ami, et ce qui me revient finalement – après de longues et compliquées histoires – n’est autre que Super Mario Land III, aussi appelé Wario Land. Une énorme claque ! Je crois ne pas avoir perdu au change. Premier (et meilleur) représentant de la saga des Wario Land, ce titre à la durée de vie conséquente propose de nombreux niveaux inventifs, un régal.
C’est à partir de ce titre que je vais commencer à passer des heures et des heures sur ma portable, enchainant les meilleurs jeux : Donkey Kong, Link’s Awakening, ou encore l’indétrônable Tétris.
Et surtout il y avait Donkey Kong Land. UN PUTAIN DE BON JEU !!! Il était trop beau, les musiques étaient trop belles, le gameplay – le même sur la version « Country » – était énorme, et les niveaux variés, c’était du bonheur en barre ! Rectification : c’est toujours beau, et toujours jouissif !

Lorsque la Game Boy passe en couleur quelques années plus tard, je réponds bien entendu présent. Avec le recul, je me rend compte que je possède assez peu de jeux compatibles uniquement avec cette version – parmi eux, je crois que je ne retiendrai vraiment que Obélix et un autre dont je parlerai plus bas – mais elle possède plusieurs avantages de taille : elle est plus petite, plus ergonomique, et possède une coque violette (modèle de base). Sans compter que finalement, on y voit fichtrement mieux sur ce nouvel écran. Je me l’offre avec de l’argent reçu pour Noël, et très vite, elle ne me quitte plus. Même si, comme précisé ci-dessus, la qualité de ma ludothèque n’évolue pas beaucoup avec cette nouvelle venue ; mais qu’importe, je possède déjà les meilleurs jeux.

Dans le même registre : la Game Boy Advance, acquise le jour de sa sortie. Une remplaçante de la Game Boy Color, même si j’achète plus de jeux exclusifs, dont Rayman Advance et Yu-Gi-Oh. Là, je ne vous cite que mes titres favoris, mais il y en a eu d’autres, plus anecdotiques. Ouais, elle ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.

Mais je ne puis parler de ma période Game Boy sans parler du Saint-Graal : Pokemon. Démarré dès sa sortie en France avec Pokemon Rouge, j’ai enchainé avec les versions Bleue, Jaune, Argent, Or, et Cristal – peut-être la meilleure – pour totaliser quelques 2000 heures de jeux. Autant dire que je connais bien le sujet. Pensez donc : je suis allé jusqu’à acheter un Action Replay juste pour Pokemon ! C’est à cause de cette ordure de Kangourex dans la version Rouge/Bleue : impossible de le capturer, j’en faisais une overdose de Parc Safari.
Alors la Game Boy, c’est quand même beaucoup de Pokemon.

Nintendo 64
J’avais 12 ans lorsque, à force d’économies, j’ai pu m’offrir cette console qui reste probablement celle sur laquelle j’ai passé le plus de temps.
Premier jeu, je crois ne surprendre personne : Super Mario 64. La base. Un des meilleurs jeux de la console ; non pas que ses successeurs n’aient pas réussi à rehausser le niveau, c’est juste que ce titre est une tuerie parfaitement indémodable. Je l’ai encore re-fini il y a peu, c’est toujours aussi bon.
J’ai passé 3 mois à me contenter de cette seule cartouche – largement le temps de le finir une première fois – avant un Noël particulièrement riche, puisque ce ne sont pas moins de 5 nouveautés qui vont tomber dans mon escarcelle : Goldeneye, Diddy Kong Racing, Killer Instinct Gold, Wave Race, et Mario Kart 64. Plus que 5 nouveautés, ce sont 5 très bons voire excellents jeux, parmi ce qui se fait de mieux sur la console. Goldeneye, ai-je encore besoin de le présenter, est un FPS novateur par la réactivité des bots, et un jeu passionnant grâce à son level design intelligent inspiré du film. Diddy Kong Racing est considéré par certains comme un clone de Mario Kart, mais apporte suffisamment d’innovations (et de plaisir) pour ne pas avoir à rougir face au titre du phare du genre. Killer Instinct Gold est un jeu de combat classique mais bien fait, sur une console qui se montrera d’une redoutable pauvreté en autres titres du genre. Wave Race est une révolution, jamais un jeu n’avait été aussi beau, mais au-delà de la technique, il est juste particulièrement jouissif. Enfin, Mario Kart 64 est le maître étalon du jeu de course amusant et ultra-convivial, avant que la licence ne tombe dans la facilité et le jeu de hasard.
Rien qu’avec les 6 jeux à ma disposition, j’avais déjà de quoi voir venir. Mais je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin.
Rétrospectivement, je dirais que les bons jeux de la console sont facilement identifiables, et parmi eux, je pense en posséder un bon nombre. A commencer, bien évidemment, par La Légende : Ocarina of Time. Mythique. Pas mon jeu préféré sur N64, mais mythique tout de même rien que par son succès incroyable et son plébiscite. Je n’ai jamais dépassé le Temple de la Forêt…
Je vais passer rapidement sur mes autres coups de cœur, moins connu pour certains. Parmi les évidences, il y a bien entendu le premier Turok, le FPS où il faut dégommer des dinosaures, une enième preuve du talent des développeurs de Rare avec Banjo-Kazooie, le jouissif Smash Bros qui propose de faire s’affronter les héros de Nintendo, sa version « jeu de plateau » avec l’étonnant Mario Party, et bien entendu le tout simplement parfait Rayman 2, une de mes plus grosses claques de gamer. Plus anecdotiques mais non moins sympathiques, le délirant Mystical Ninja et le très original Space Station Silicon Valley, jeu dans lequel le joueur incarne une puce électronique capable de prendre le contrôle de différents animaux robotiques.
J’avais décidément de quoi faire. Tant et si bien que ma période Nintendo 64 a aussi été celle où j’ai le plus joué aux jeux vidéos, avec plusieurs dizaines d’heures de jeu par semaine. Alors quand j’ai eu ma première cartouche de Pokemon, cela n’a fait qu’empirer. Cette console est aussi celle sur laquelle j’aurais eu le plus de jeux différents, puisque j’en ai revendu ou échangé beaucoup au fil des années ; il m’arrive encore d’en acheter, même si actuellement, c’est pour la Master System que je détiens le plus de cartouches.

Ordinateur
A défaut de parler d’arcade – tout simplement car je serais obligé de me limiter à Time Crisis – je vais tout de même parler des jeux PC.
Bon, ça risque d’être court. Nous avons eu notre premier ordinateur familial lorsque j’avais 11 ans ; à cette époque, j’étais déjà un joueur accro, et pour autant, je n’ai jamais vraiment accroché au jeu sur ordinateur. Peut-être que, dans le fond, je considère que pour les jeux, rien ne vaut une console… En fait, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que mon temps de jeu sur PC – car j’y joue – est ridicule comparé à mon temps de jeu sur console, à un léger détail près sur lequel je reviendrais plus tard.
Notre premier ordinateur était livré avec quelques jeux sur lesquels j’ai pu m’amuser : des portages des sympathiques titres Megadrive Ecco the Dolphin et Comix Zone, et surtout le bourrin Duke Nukem 3D. Des putes qui secouent leurs nichons contre quelques dollars, une merveille quand on est un gamin de 11 ans.
Je pourrais vous citer absolument tous les autres jeux que je possède sur PC, qui sont tous des jeux exclusifs à la machine, ou uniquement disponibles sur des consoles dont je ne dispose pas. Quelques titres mineurs comme Pandemonium ou Les Fous du Volant, d’autres bien plus marquants tels que Theme Park World, Age of Empires 2, Worms World Party, et finalement Guild Wars, le titre PC sur lequel je pense avoir passé le plus de temps.

Mais j’ai mentionné plus haut un « léger détail » qui m’a poussé à jouer sur PC, je tiens à préciser de quoi il s’agit.
Si vous êtes attentifs (ce dont je ne doute pas), vous aurez remarqué que j’ai sauté deux générations de consoles de salon : la 16 bits et la 32 bits. La seconde ne m’intéresse pas, mais comme je considère que la SuperNES est la meilleure console de tous les temps, l’ordinateur possède un avantage de taille : l’émulation. Même pas honte, ce n’est pas comme si la plate-forme et ses jeux pouvaient se trouver neufs. Il y a tellement de bons jeux sur SuperNES qu’il me serait impossible de donner seulement mes préférés ; je me limiterai aux monstres que sont Super Mario World, Starwing, Gundam Wing Endless Duel, Street Fighter 2 Turbo, Seiken Densetsu III, Illusion of Time, et le meilleur titre de tous les temps : Donkey Kong Country.
Je passe la Megadrive, mais je suis bien entendu fan des Sonic the Hedgehog de la console.

Game Cube
Avec la GBA, il s’agit de la seule console que je me sois offert le jour de son lancement européen. J’avais économisé pendant des mois, de quoi prendre avec une carte mémoire, une manette supplémentaire, et deux jeux : Sonic Adventure 2 Battle et Wave Race Blue Storm. Si je n’ai été particulièrement séduit par ma première rencontre en 3D avec Sonic – qui, tout comme Donkey Kong, vérifie décidément le bon vieil adage 2D >> 3D – le nouveau Wave Race m’a bien plus enthousiasmé, même s’il peine à être aussi novateur que son illustre ainé.
Comme j’avais vraiment pas mal mis de côté, j’ai pu enchainé très vite avec Bloody Roar Primal Fury, Capcom VS SNK 2 EO, et bien entendu Super Smash Bros Mélée. Vous voyez le point commun entre les trois ? Ce sont tous des jeux de combat. Ben oui, ma précédente console de salon – la Nintendo 64 – avait un gros défaut : une carence en jeux de baston. Hormis Smash Bros – qui est hors compétition car atypique – les deux meilleurs titres du genre étaient Killer Instinct Gold et Mace The Dark Age ; je les possède tous les deux, et s’ils sont sympa, ils ne valent pas les pontes de la PSOne et de la SNES. Et comme j’adore ce genre, j’avais un gros vide à combler. D’où une boulimie de jeux de combat, qui se poursuivra plus tard avec Soulcalibur 2 et Dragon Ball Z Budokai.
Dans la foulée, je me procure à sa sortie l’incontournable de chaque console Nintendo : le jeu d’aventure Mario. Dans le cas présent le sublime Mario Sunshine.
Avec ceux-là et quelques titres moins connus, j’ai pu passer d’excellents moments. Mais c’est sur Game Cube plus que sur aucune autre console que j’ai vraiment attendu sa fin de vie et la baisse des prix en occasion pour compléter ma ludothèque. A partir de là, je me suis fait plaisir avec de nombreux jeux de qualité, à l’instar de Rayman 3, Mario Kart Double Dash, Tomb Raider Legend, Prince of Persia : Les Deux Royaumes, sans oublier Tales of Symphonia.
Tout comme pour la Master System, cette console n’est certainement pas morte à mes yeux, et je me suis encore acheté des jeux récemment. D’ailleurs, je cherche actuellement Baten Kaitos et Skies of Arcadia, mais les prix sont généralement prohibitifs.
Ce chapitre est court, mais c’est parce qu’avant même d’écrire, il reste beaucoup à créer entre la Game Cube et moi.

Nintendo DS Lite
A la base, je n’avais pas prévu de m’offrir cette console, qui est pour moi une hérésie. Ce qui a fait la force de la Game Boy et de ses successeurs au fil des années, c’est une ludothèque d’une richesse infinie qui n’a fait que s’amplifier, portant un coup fatal à la concurrence. Et voilà que Nintendo nous sort sa DS (elle ne porte donc pas la mention « Game Boy ») qui est rétrocompatibile, mais uniquement pour les jeux Advance. C’est un non-sens. Elle n’accepte que certaines cartouches, d’une console qui les acceptait toutes, et dans la même fente. Alors je veux bien que les gamers « modernes » ne veulent peut-être plus jouer à des titres qui ne soient pas dotés des derniers graphismes en date, mais tout de même : un bon Link’s Awakening, un Wario Land, un Donkey Kong Land, ce sont des titres intemporels !
Si je prenais une DS, cela voulait dire me trimballer à la fois avec elle, mais aussi avec une Game Boy (probablement ma Color) en vacances pour utiliser l’ensemble de mes cartouches.
Mais j’ai fini par craquer… Je n’ai pas pu résister à l’arme ultime : Pokemon Perle. J’ai passé dessus 200 heures de jeu, dans le mois qui a suivi l’achat de la console et du jeu.
Je ne possède qu’un seul et autre titre sur cette console, auquel je n’ai pas accroché : Final Fantasy Tactics A2. Les tactical-RPG, preuve est faite que cela n’est pas franchement pour moi.
Alors il y a quelques jeux qui m’intéressent, mais comme je n’ai pas de gros moyens financiers et que cela ne presse pas, je vais faire comme d’habitude : attendre que les prix baissent, puis les prendre en occasion. Car rappelez-vous : un bon jeu est un jeu éternel.

Wii
Non… J’ai dû passer 5 heures sur cette console, à tout casser. Sur Twilight Princess.

Et maintenant ? Je joue toujours aux jeux vidéos, mais moins qu’avant. Ces derniers temps, beaucoup d’émulation SuperNES, un peu de Nintendo 64, et évidemment de la Game Cube. Dans l’immédiat, je me laisserai bien tenté par une véritable console de salon, avec de vrais jeux dessus ; comprenez des jeux qui ne soient pas des « titres à licence » pour gamins attardés et personnes âgées (comme dans les pubs de Nintendo). Bon, je sais qu’il n’y a pas que ça sur Wii, mais c’est l’image qu’elle me renvoie (il faudrait tout de même que je lui redonne sa chance au lieu de m’en servir pour jouer à la Game Cube).

Cet article, publié dans Culture G, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

16 commentaires pour Otak Kidd in Miracle World

  1. Deuz dit :

    C’est marrant, en ce moment je suis moi-même dans une petite période émulation SNES. J’ai trouvé un bon émulateur de cette console pour ma PSP, du coup je découvre quelques titres comme E.V.O ou Earthbound et rejoue principalement au premier Super Mario World ou à Super Punch Out (deux bombes indémodables). Et c’est justement deux des titres dont les récentes adaptations me donnent pour ma part bien envie d’avoir une Wii. Par contre, c’est étonnant que tu sois passé à côté de la Saturn ou de la Dreamcast, vu que tu es à la fois un fan de Sega de la première heure et quelqu’un qui ne voit pas l’intérêt principal d’un jeu dans sa seule qualité graphique (vu que tu joues encore à des jeux que n’importe quel ado de la génération actuelle qualifierait de « moche »). Mais ça s’explique surement par ton saut de la génération 32bits (la Dreamcast faisait bizaremment encore partie de cette génération au final, car elle a rapidement succombée à l’arrivé des vrais 128bits). Manque d’intérêt pour toute une génération de consoles que, pour le coup, j’ai un peu de mal à comprendre : la Saturn et (encore plus) la PSX ont pourtant bien eu leur bon lot de tueries, non ?

    J’aime

  2. Ialda dit :

    Je suis en train de me faire un trip rétro et je rejoue au Punch-out de la NES; finalement, encore aujourd’hui c’est toujours le meilleur jeu de boxe du moooonde !

    Pareil que Deuz, dommage que tu ais raté les générations 16 et 32 bits; l’ému c’est pas la même chose que la console en vraie, et il y a des titres à sauver sur les 32 bits : Persona 2, Xenogears, Grandia, Bushido Blade…
    Pas mal de « nouvelles » licences dont les titres suivants sur les générations suivantes n’ont pas forcément été meilleurs : Metal Gear Solid 1, Silent Hill 1, Tenchu 1…

    Pas du tout de jeux PC ?

    J’aime

  3. Viral dit :

    En tout cas le nombre d’heure passé sur pokémon impose le respect O_o ! J’ai du passer tout au plus 300 heures sur les versions GameBoy Color avant d’être lassé par la repompe de gameplay et de scénario des version advance.
    Sinon je te conseillerais de ne surtout pas te limiter a FFTA2 pour les jeux tactics, mais de plutôt acheter la creme de la creme sur DS : Disgaea, ou d’emuler FF tactics sur pS1 (bizzare d’ailleurs qu’il n’y ait pas un seul jeu PS1 dans la liste )

    J’aime

  4. Neo-Geo >= Xbox 360 > PS2 > PS > SNES > Mega-Drive > NES > Master System > Atari 2600 > Game Cube > N64 > PC-Engine > PS3 > DreamCast > Xbox > Saturn > Wii …

    Free Troll is Free …
    (Do What you want ’cause a Pirate is Free !!!)

    Pour les consoles portables, c’est plus simple : DS >> * (Parce que sur PSP il n’y a que 1 jeu : Crisis Core … 2 quand Dissidia sortira … )

    Sinon c’est vrai, peu importe la puissance et le e-penis de la console, c’est la ludothèque qui va faire le succès (le vrai, pas le succès commercial résultat d’un marketing virulant comme la Wii) de la console.

    J’aime

  5. NiKi dit :

    Autant sur la wii est pourrie, autant la DS n’est qu’une GBA avec des meilleurs graphisme et plus de possibilité de gameplay. Le seul bémol est sa retrocompatibilité oui, mais a part ça, elle regorge de titre excellents, faut pas vivre dans le passé.

    J’aime

  6. BuzzerMan dit :

    Il y a quand même MadWorld sur Wii qui vaut son pesant de cacahuètes !

    Et très peu de PC, quel dommage…

    J’aime

  7. neokenji dit :

    Si tu cherches Skies of Arcadia Legends, je te suggère d’aller jeter un oeil sur les sites de vente basé en Angleterre, genre amazon. Normalement, il est encore possible de le trouver en occasion pour 40-45 euros et en plus les textes sont en français. Comparé au prix du jeu en occaz en France, on se fait un peu moins avoir.

    J’aime

  8. kyouray dit :

    J’étais dans le camp Nintendo à l’époque~
    Han t’as raté la Dreamcast avec le fabuleux Shenmue, hérésie.
    Si tu trouves Mario Sunshine « sublime », tu devrais tenter Mario Galaxy qui est vraiment excellent.

    J’aime

  9. gemini dit :

    Je n’ai pas sauté deux générations de console par choix, mais parce que à l’époque, je n’ai pas eu l’opportunité et les moyens d’obtenir une de ces consoles. Cela n’aurait tenu qu’à moi, j’aurais eu la SNES, la Mégadrive, et la PSX. Et la Dreamcast pour faire bon poids, quelques années plus tard.

    Là, je pense que je vais me laisser tenter par Mario Galaxy.
    Et je suis allé dans un magasin de jeux vidéos cet après-midi, qui m’a finalement dissuadé de prendre une autre console nexgen. La XBOX 360 et la PS3 possèdent peu de jeux dans les genres que j’apprécie le plus, se concentrant sur les FPS, le survival horror, etc… Bon, il y a aussi quelques RPG attrayants, mais rien de bien exceptionnel. En plus, il n’y a pas de rétro-compatibilité.
    Donc je pense plutôt opter pour une PS2.

    J’aime

  10. Ialda dit :

    Tu ne rates rien sur PS3/360; en schématisant, c’est les dernières heures de la victoire longtemps annoncée de l’eye-candy sur le gameplay, et on se fait grave chier sur la plupart des jeux – y’a des exceptions notables (Bioshock ou jeux du live), mais c’est vraiment minoritaire… mieux vaut rester sur DS ou effectivement sur la PS2 et ses 10 ans de ludothèque qui bénéficie actuellement d’un rapport qualité-prix-quantité IM-BAT-TABLE.

    J’aime

  11. Faust dit :

    Tout comme toi, ma première console fut la Master System avec Alex Kidd intégré.
    Un jeu que j’ai jamais pu finir d’ailleurs…

    J’aime

  12. Eriatloff dit :

    200 heures de jeu sur pokémon? Petit joueur…
    Je dois avoir au moins dépassé les 500 heures de jeu, faut dire que ce jeu est hyper addictif (eh oui, trouver ~400 monstres, c’est pas facile). Mais quand tu le lâches, tu le retouche plus avant longtemps… Bref,maintenant j’attends le remake des versions O/A, en espérant qu’ils sont aussi bien que les premières versions.
    Ah, et aussi. Au milieu de cette montagne de merdes, la DS possède de vrais bijoux.

    Si j’aurais un jeu à te conseiller, ce serait sans doute Castlevania : Order of Ecclesia. T’as déja joué a une de ces jeux, le concept reste le même. Toujours excellent, mais (perso’, je trouve que c’est une qualité) bien difficile, j’ai du finir le jeu en mourant une cinquantaine de fois, au moins. xD
    Précision, il est facilement trouvable à ~25 euros en neuf.

    J’aime

  13. gemini dit :

    « 200 heures de jeu sur pokémon? Petit joueur… »
    >> 200 heures de jeu sur Pokemon Perle, et en 1 mois. Toutes cartouches et sans limite de durée, tu multiplies ce chiffre par 10, minimum.

    « Si j’aurais un jeu à te conseiller, ce serait sans doute Castlevania : Order of Ecclesia »
    >> J’ai un Castlevania sur GBA, mais je n’y ai pas vraiment accroché. Depuis, j’évite la licence :/

    J’aime

  14. Aer dit :

    Il était à 40 euros le Baten Kaitos, pour info (oui, ca fait mal au cul).

    J’aime

  15. Xanatos dit :

    Aaaah, la Master System… Que de souvenirs.

    Tu as eu de la chance d’avoir la Master System fourni avec Sonic the Hedgehog.
    De plus, la version Master System du premier épisode est bien meilleure que la version Megadrive pourtant fabuleuse.

    Ce qui était cool avec la version Master System c’est que deux stages dans un niveau étaient totalement différents l’un de l’autre ce qui évitait la monotonie.
    De plus le jeu était d’une très grande richesse et ce qui était intéressant, c’est qu’il fallait explorer les niveaux dans les moindres recoins pour dénicher toutes les émeraudes et ainsi avoir droit à la véritable fin du jeu!
    Je suis un fan de la première heure de Sonic et je suis un inconditionnel du hérisson bleu.

    J’ai joué à énormément de versions, j’ai joué à Sonic, 2, 3, Sonic and Knuckles sur Megadrive (tous des jeux exceptionnels), le très bon Sonic Spinball (jeu de flipper), Sonic CD sur Mega CD, Sonic,Sonic 2 et Sonic Chaos sur Master System, Sonic Adventure 1 et 2 sur Dreamcast.

    Certains de mes meilleurs moments vidéoludiques je les dois à Sonic: des jeux magnifiques, riches, profonds, d’une vitesse époustouflante.
    Sonic, ce sont de formidables bouffées d’adrénaline et surtout du fun à l’état pur.
    Et comment oublier tous ces merveilleux personnages? Sonic, Tails, Knuckles, Amy, Robotnik, Metal Sonic…

    Pour moi les jeux 3D de la Dreamcast sont également des chef d’oeuvre, Sonic avait réussi avec brio son passage à la 3D sans oublier l’esprit des premiers épisodes.
    Les Sonic Adventure étaient mes jeux préférés de la Dreamcast avec Soul Calibur et Resident Evil Code Veronica.

    Hélas, depuis 2003, la franchise Sonic bat de l’aile, le « Sonic the Hedgehog » sur PS3 était mauvais (lent avec une maniabilité médiocre) et « Sonic Unleashed » est moyen (les phases Sonic sont bien, mais les phases « hérisson garou » sont lentes et très ennuyeuses)…

    Il serait temps que la Sonic Team se ressaisisse et redonne à ce héros mythique ses lettres de noblesse.

    D’après moi, Sonic est l’un des héros de jeux vidéos les plus cools, charismatiques et attachants de toute l’histoire des jeux vidéos.

    Sinon Gemini, pour ta Playstation 2, je te conseille fortement de t’acheter « Sonic Collection », il regroupe TOUS les jeux Sonic sortis sur 8 et 16 bits, c’est un must!!

    J’aime

  16. Aer dit :

    L’adaptateur qui m’a permit de jouer aux Sonic MS : http://zone.bomberoza.net/Sega%20MegaDrive%20acc/Sega%20MegaDrive%20SMS%20converter%202%20_z1.jpg

    De la balle absolue.

    Xanatos > Tu n’a pas testé le sonic 3D sur megadrive ? Celui en 3D iso.

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.