La Melancolie de Haruhi Suzumiya

Kyon entre au lycée, et cela fait déjà quelques temps qu’il a abandonné son imagination d’enfant au profit d’un réalisme d’adulte. C’était sans compter sur sa nouvelle camarade de classe, Haruhi Suzumiya : lors de sa présentation, celle-ci déclare le plus sérieusement du monde qu’elle souhaite parler aux aliens, voyageurs temporels, ou espers qui se seraient cachés dans la classe. Autant dire qu’il comprend vite qu’il faudra s’attendre à tout avec cette fille.
Pour assouvir sa soif de mystères et son envie de rencontrer des personnes bizarres, Haruhi décide de créer un club scolaire : la SOS Brigade. Pour le composer, elle récupère Kyon, qui se demande vraiment ce qu’il fait avec une folle pareille, Mikuru, une seconde année prude aux formes généreuses qui servira de mascotte, Yuki, seule rescapée du club de littérature dont Haruhi a usurpé le local, et enfin Itsuki, un « mystérieux » élève désinvolte transféré en cours d’année.

Titre : La Mélancolie de Haruhi Suzumiya
Titre Japonais : Suzumiya Haruhi No Yûutsu
Genres : Comédie, Tranches de Vie
Année de Production : 2006
Durée : 14 x 24 mn

Auteur : Nagaru Tanigawa
Réalisateur : Tatsuya Ishihara
Studio : Kyoto Animation
Chara Designer : Noizi Ito
Directeur artistique : Seiki Tamura
Musiques : Satoru Kousaki
Distribution / Licence France : Kaze

Parmi tous les animes que j’ai pu visionner, j’ai vu pas mal de loufoqueries, mais rien ne m’avait préparé à Haruhi Suzumiya. Déjà, le premier épisode est plus que surprenant, puisque l’on y découvre les aventures d’une hôtesse combattante venue du futur et habillée en bunny ; il doit bien falloir deux minutes pour comprendre que les personnages sont en train de tourner un film. La présentation de la série et de ses protagonistes ne commence qu’à partir de l’épisode 2, ce qui est déjà étrange. Et pour rester dans l’étrange, je dois vous prévenir : si, en passant d’un épisode à l’autre, vous notez la disparition ou l’apparition de personnages, ou encore que ceux-ci font référence à des événements que vous n’avez pas vu, ce n’est pas que vous avez raté un épisode ; leur ordre ne correspond pas à l’ordre chronologique. Pour autant, mieux vaut suivre l’ordre de diffusion.
Maintenant que les bizarreries techniques ont été expliquées, je peux passer à la série proprement dite. Nous trouvons donc, au premier abord, des personnages caricaturaux, de la parodie – séries lycéennes, policières, sportives, pour otaku, ou encore de type space-opera – et une héroïne complètement déjantée. Très vite, la Mélancolie d’Haruhi Suzumiya atteint les hautes sphères de la folie pure, du délire nimportequoiesque, et fort heureusement de l’humour ; mais là où des séries dingues comme Excel Saga finissent par devenir saoulantes, celle-ci conserve sa fraîcheur, notamment grâce à son héroïne, mais aussi par son histoire.
En effet : malgré les apparences et ce que cette critique a pu vous expliquer jusqu’à maintenant, Haruhi (ça se raccourcit) possède un véritable scénario ; original et intelligent, qui plus est. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, l’histoire de fond n’est pas un prétexte pour l’arrivée de la dinguerie, mais finit par s’afficher comme le véritable atout de la série. J’aimerais bien vous en dire plus, mais mieux vaut vous laisser la surprise totale ; sachez juste qu’il faudra à Kyon des nerfs d’acier, et une bonne dose d’ouverture d’esprit.
Haruhi est un anime déconcertant à première vue, ce qui pourrait vous faire hésiter à le continuer. N’ARRETEZ SURTOUT PAS ! Cette série se révèle pleinement pendant ses 14 épisodes, pour donner ce qui est sans doute un des meilleurs animes de 2006 ; en tout cas, c’est certainement le plus barge.

Graphismes / Animation :
C’est récent, et c’est plutôt bien fait. L’animation est plus que correcte, idem pour les graphismes ; le chara design est agréable, mais pas original. Par contre, je tire mon chapeau aux animateurs qui ont réalisé la phase de concert : j’avais rarement vu des mouvements de lèvres et une utilisation des instruments correspondant aussi bien à la chanson « interprétée ».

Histoire / Scénario :
Si tout ne semble être mis en place que pour le délire et la parodie, et ce jusqu’à la personnalité des protagonistes, Haruhi finit par prouver qu’elle possède un vrai scénario, original, bien pensé, et légèrement complexe. C’est aussi surprenant que les premiers épisodes nous font penser que nous allons avoir droit juste à une comédie sans histoire de fond.

Musique :
Etrangement banale par rapport à la série elle-même. Les génériques passent totalement inaperçus, et je n’ai pas remarqué la moindre BGM un minimum transcendante. Au moins, cela ne gâche en rien la série ; si son but n’était que d’accompagner, sans plus, alors c’est réussi.

Fun / Intérêt :
La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya est une série délirante et ovniesque, tantôt drôle et surprenante, tantôt prenante et intéressante, mais toujours originale. Je l’ai regardé avec un ami, et nous nous sommes demandé à plusieurs reprises ce que l’auteur avait bien pu fumer pour en arriver à un tel résultat, avec ses épisodes dans le désordre et tout ce qui va avec. En tout cas, c’est réussi.

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9 commentaires pour La Melancolie de Haruhi Suzumiya

  1. Kabu dit :

    « les génériques passent totalement inaperçus »

    I lol’d

    Sinon le reste est de bon gout et sans spoil, c’est même plus positif que je ne l’aurais cru de ta part.

    Aimé par 1 personne

  2. ChaosLink dit :

    « Les génériques passent totalement inaperçus »
    C’est bien de connaître un anime, mais sa m’étonne que tu n’es pas entendu parler du mouvement qu’il y a autour.

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  3. C’est encore un vieil article, ça. C’est bien de se remémorer ce genre de chose en cette de S2, plus particulièrement de Endless Eight.

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  4. gemini dit :

    C’est effectivement un vieil article ; lorsque je l’ai écrit, je n’avais même jamais entendu parler du « Hare Hare Yukai ». Pour autant, je n’ai jamais écouté un générique de Haruhi Suzumiya en dehors du contexte de la chorégraphie 😛

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  5. AxelTerizaki dit :

    Du coup la phrase en question te fait passer pour un grave inculte qui n’a jamais vu un Hare Hare Yukai de sa vie, ou qui reste cloitré chez lui et qui reçoit ses DVDs du facteur et puis basta.

    Si y’a bien un anime qui a soulevé une communauté soudée partout dans le monde, à part Touhou, c’est bien Haruhi.

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  6. Windspirit dit :

    J’ai bien ri en lisant l’article, on dirait que tu sors d’une faille spatiotemporelle. 🙂

    Haruhi, ça commence quand même à dater, et le troll est autours d’Endless Eight, là.

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  7. MimS dit :

    Il fut un temps où c’était génial Haruhi : ‘(

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  8. Faust dit :

    Oui enfin on a aussi le droit de trouver la série excellente mais les génériques très quelconques… 😉

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  9. > « Les génériques passent totalement inaperçus »

    Je n’avais même pas percuté la portée de cette phrase, tellement j’en ai eu marre à l’époque du Hare Hare Pouet-Pouet et tellement c’est « Has Been » maintenant.

    Sinon, même avec le récul de ces 3 ans, je n’ai toujours pas trouvé l’humour dans cette série … ni le scénario machin-de-la-mort-qui-tue non plus …

    En fait, faudrait peut être que je regarde le Endless 8, comme tous les fanboyz on dit que la saison 1 était géniale et moi je n’ai pas aimé, maintenant qu’ils disent que c’est pourri, je vais peut être aimer et comprendre …

    Mais bon, j’ai des séries avec des mecchas piou-piou et du shoujo-qui-tâche à regarder avant …

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