Edgar, Gentleman Cambrioleur (et pourfendeur de droits d’auteur)

Chose promise, chose due : voici le billet tant attendu sur Lupin III. Et ça rime en plus ! Comme il y aurait énormément à dire sur cette série et son histoire – sa popularité après 40 ans d’existence, ses problèmes de droits d’auteur, le mystérieux projet Lupin VIII -, j’ai décidé de tout condenser dans un article !

Historique de la série
Créé en 1906 par le romancier français Maurice Leblanc, le personnage d’Arsène Lupin, gentleman cambrioleur de profession, et détective par passion, toujours prêt à secourir la veuve et l’orphelin. Nous avons là les prémisses du super héros moderne : le personnage combine intelligence, culture – il a suivi des études de droit, de médecine, de latin, et de grec -, et force physique, puisqu’il maîtrise à la fois les arts de l’escrime, de la savate, et de la gymnastique ; il sait aussi manier un humour certain, se jouer de la police, et montrer un égard tout particulier envers la gente féminine.
Aujourd’hui encore, Arsène Lupin reste un héros très populaire auprès du public.

En 1967, Kazuhiro Kato, alias Monkey Punch, décide de créer un manga relatant les péripéties du petit fils d’Arsène Lupin, tout simplement baptisé Lupin III. Cette première série va compter 14 volumes.
Elle sera suivi en 1977 par la série Shin Lupin III, qui s’étalera sur 17 volumes. D’autres auteurs reprendront le personnage le temps d’un one-shot, Lupin III S, paru en 1997. Enfin, Monkey Punch signera le scénario d’une dernière série de manga en 1998, Lupin III Y, qui se compose tout de même de 20 volumes.

Il est intéressant de noter que le premier chapitre du manga propose au lecteur deux personnages destinés à être récurrents : Lupin III, bien entendu, et le détective Akechi Kogoro. Ce-dernier, homonyme d’un personnage créé par Rampo Edogawa – Monkey Punch puise ses références dans de nombreux classiques du roman policier et de l’histoire -, n’apparaitra que dans le film pilote de l’anime, produit en 1969 ; il ne sera finalement pas repris pour le reste de l’adaptation, malgré ses prestations dans le manga. Par contre, Gosho Aoyama va lui aussi se servir du personnage de Rampo Edogawa, pour créer le détective privé Kogoro Mouri dans Détective Conan.

Du manga à l’anime
En 1969, la TMS projette d’adapter le manga de Monkey Punch en anime. Pour se faire, elle commence par produire un court pilote de 12 minutes, destiné à présenter les principaux personnages et les bases de la série.

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Il faut attendre 1971 pour qu’une première série animée Lupin III apparaisse sur les écrans de télévision japonais. Cet anime de 23 épisodes est réalisé par Masaaki Osumi, une des valeurs sûres de TMS et déjà réalisateur du film pilote, Isao Takahata, et Hayao Miyazaki ; j’espère qu’il est inutile de présenter ces deux derniers, futurs fondateurs du studio Ghibli.

En 1977, le studio TMS remet ça avec un second anime, intitulé comme le manga dont il est l’adaptation : Shin Lupin III. Cette fois, ce ne sont pas moins de 155 épisodes qui vont voir le jour. La série diffusée en France sous le titre Edgar, le Détective Cambrioleur correspond aux 52 premiers épisodes de Shin Lupin III.
De mon point de vue de fan, je considère que Lupin III commence véritablement avec cet anime : les bases sont posées et parfaitement claires, et surtout, nous retrouvons enfin à la musique Yuji Ohno, compositeur historique de la série, qui a travaillé sur tous les animes de la licence sortie depuis 1977, à l’exception du Complot du Clan Fuma et du Secret du Twilight Gemini ; ce qui ne représente pas grand chose en terme de nombre, vu la quantité de films et d’OAV de la franchise. L’ambiance sonore apporte énormément à la série, et ce que je considère comme une identité propre, d’où le rôle majeur de Yuji Ohno.

Vu le nouveau succès de Lupin, la TMS met en chantier un premier film : Le Secret de Mamo ; Mamo faisant partie des personnages créés par Monkey Punch, et que nous retrouvons dans la première série télévisée. Ce long-métrage se veut plus conforme à l’esprit d’origine du titre, mais je vous avoue qu’il est loin d’avoir ma préférence.

Toujours pour profiter au maximum des retombés de la licence, la TMS confie le personnage et ses compagnons à un habitué de la série, qui va avoir l’occasion de réaliser son tout premier long-métrage : j’ai nommé Hayao Miyazaki. Ce film, qui reste aujourd’hui un de mes préférés – à la fois dans la filmographie de Hayao Miyazaki, et parmi les animes Lupin III – montre déjà toutes les bases du style si caractéristique du réalisateur, mais de nombreux puristes de Lupin III lui reprochent d’être trop éloigné de l’esprit habituel de la série.
A noter que le premier rôle féminin, la princesse Clarisse, serait l’ancêtre des personnages « moe » actuels, ainsi que le modèle utilisé pour créer l’héroïne de Daicon Opening Animation.

Shin Lupin III se termine en 1980, et il faut attendre 1984 pour avoir un nouvel anime de la franchise : une série télévisée de 50 épisodes, tout simplement nommé Lupin III – Part III (la précédente est parfois appelée Part II). Entretemps, un projet nommé Lupin VIII avait été lancé, mais il convient d’y revenir séparément.

A partir de 1985, chaque année sera l’occasion de sortir un ou deux nouveaux animes – films, OAV, TV-S – estampillés Lupin III, exception faite de 1986 et 1988.
L’Or de Babylone (1985)
La Conspiration du Clan Fuma (1987)
Secret Files (1989)
Goodbye Lady Liberty (1989)
Hemingway Papers (1990)
Le Dictionnaire de Napoléon (1991)
From Russia with Love (1992)
Destination Danger (1993)
Le Dragon Maudit (1994)
Adieu, Nostradamus (1995)
Le Trésor d’Harimao (1995)
Mort ou Vif (1996)
Le Secret du Twilight Gemini (1996)
In Memory of the Walther P38 (1997)
Tokyo Crisis (1998)
Da Capo of Love – Fujiko’s Unlucky Days (1999)
$1 Money Wars (2000)
Alcatraz Connection (2001)
Le Retour de Pycal (2002)
First Contact (2002)
Opération Diamant (2003)
Numusareta Lupin (2004)
Angel Tactis (2005)
Seven Days Rhapsody (2006)
Kiri no Elusive (2007)
Green VS Red (2008)
Sweet Lost Night (2008)
Lupin III VS Détective Conan (2009)
Pour parler franchement, il faut voir dans cette myriade d’animes plus une exploitation (à outrance) de la licence, très populaire au Japon (et en Italie), qu’un véritable soucis créatif ; parmi ceux que j’ai eu l’occasion de voir dans cette liste, les doigts d’une seule main me suffisent pour compter les titres méritant effectivement le détour.
Pourtant, nombre de ces OAV, films, et TV-S sont sortis en France (ou tout simplement acquis) chez IDP ou Dybex, voire chez Manga Vidéo.
Je refermerai ce chapitre en précisant que plusieurs de ces animes ont été réalisés par l’excellent Osamu Dezaki. Mais bon, s’il doit composer avec un scénario de mauvaise qualité – car c’est généralement là que se situe le problème – difficile de faire des miracles.

Le projet Lupin VIII
Je crois qu’il est important d’en parler plus en détail. Nous sommes en 1982, à la grande époque des co-productions franco-japonaises et des animes produits par Yutaka Fujioka (Meitantei Holmes). Lupin III est une série populaire au Japon, le personnage est d’origine française, une collaboration entre la TMS et le studio français DIC n’avait finalement rien de bien étonnante. Le casting rassemblé sur le projet est tout simplement impressionnant : Bernard Deyrès (Ulysse 31) à la réalisation, Jean Chalopin (Les Mystérieuses Cités d’Or) et Yutaka Kaneko (Shin Lupin III) au scénario, Michi Himeno (Versailles no Bara) et Shingo Araki (Saint Seiya) au chara design, et enfin Rin Taro (Ginga Tetsudo 999) en tant que directeur technique. Ca poutre.
La série s’appellera Lupin VIII au Japon, Arsène & Co en France, et racontera les aventures futuristes des descendants des principaux personnages de la série d’origine. Mais alors que 4 épisodes sont en préparation, l’équipe française fait une petite boulette : elle décide de s’assurer que les Japonais, à l’origine, se sont bien acquittés de tous les droits d’auteur auprès de la famille de Maurice Leblanc, concernant l’exploitation du nom « Lupin ». La grosse boulette. Vous l’aurez compris : que ce soit Monkey Punch, son éditeur, ou la TMS, jamais personne n’a pensé à débourser un seul centime, alors même que Lupin III est bien présenté comme le petit-fils d’Arsène Lupin !
Et là, c’est le drame. Tout s’arrête. Chacun retourne dans son pays d’origine, et Lupin VIII sombre dans l’oubli. Finalement, seul le premier épisode a été finalisé, avec même l’ajout des musiques ; malheureusement, et c’est logique, il n’a jamais été doublé.
Il se trouve que j’avais réussi à me le procurer, donc vous pouvez toujours jeter un œil si le cœur vous en dit :

[blip.tv http://blip.tv/play/AYKcpG8A%5D

Edgar, voleur de droits d’auteur
Avec cette affaire, les descendants de Maurice Leblanc ont compris qu’un rejeton illégitime d’Arsène Lupin sévissait au Japon, et cela ne leur a pas plu du tout, mais alors pas du tout. Enfin, cela ne les aurait pas dérangé s’ils avaient reçu leur part du magot, mais ce n’était pas le cas.
Les ayant-droits se sont donc tout naturellement tourné vers Monkey Punch et l’éditeur japonais. Hélas pour eux, les lois sur les droits d’auteur diffèrent entre le Japon et la France, et aucun accord ne put alors être trouvé. Aucun accord financier, du moins. Car ce que gagna la famille de Maurice Leblanc, c’est l’interdiction d’utiliser le nom « Lupin » dans les animes si ceux-ci devaient sortir en France ; c’est ainsi que notre héros se prénomme Wolf dans Le Château de Cagliostro – c’est aussi le nom qu’il porte dans la version américaine -, Edgar de la Cambriole dans les épisodes importés par Bruno-René Huchez et les animes édités par IDP, et Lupan dans ceux édités par Dybex. Allez savoir pourquoi, mais en Italie, le personnage s’appelle bel et bien Lupin…
Apparemment, l’accord stipule également l’interdiction de sortir le manga en France, mais je n’ai pas trouvé de confirmation officielle. Le bruit a d’ailleurs couru, l’année dernière, que Lupin III allait sortir chez Asuka. Il n’y a finalement jamais eu d’annonce à ce sujet, mais je continue de croiser les doigts.

Et le scénario ?
Oui, au fait, je parle de Lupin III depuis des plombes, et je n’ai même pas dit de quoi ça parlait. Bon, le scénario, ce n’est pas compliqué : il n’y en a pas. Et c’est justement ce qui lui permet de tenir depuis 42 ans.
La base de cette série, ce sont ses cinq personnages principaux : quatre voleurs et un policier. Les voleurs volent – et il y a toujours quelque chose à voler -, le policier les poursuit à travers le monde. Parfois, ils se volent dans les plumes, parfois le spectateur en apprend un peu plus sur eux (ce qui génère souvent des incohérences d’un anime par rapport à l’autre), parfois ils font face à un ennemi commun. Peu importe : pour tout savoir sur Lupin III, il suffit de connaître les personnages.

Edgar de la Cambriole (Lupin III)
Petit-fils du célèbre Arsène Lupin, il serait à moitié japonais ; mais son passé reste trouble, et même son âge demeure inconnu. Comme ses aïeux, il exerce avec brio la profession de voleur, avec une nette préférence pour les joyaux, les objets d’art, et les trésors divers et variés ; il se passionne pour les gadgets, les jolies filles (son côte français), et les déguisements, et son passe-temps favori consiste à faire tourner l’inspecteur Zenigata en bourrique. Mais il a un gros défaut : il n’arrive pas à résister à Fujiko.

Théodore Jigen (Daisuke Jigen)
Le compère de toujours de Lupin, le seul qui soit toujours là pour le soutenir en cas de coup dur. Ancien homme de main et assassin, Jigen est surtout un as de la gâchette, même s’il s’est reconverti dans le vol. Sa passion des armes n’a d’égale que sa capacité à s’en servir avec une précision hors du commun. Tout à fait conscient de l’effet qu’exerce Fujiko sur son comparse, il s’en méfie comme de la peste (qu’elle est).

Goemon Ishikawa, 13 ème du nom
Il fût un temps où Goemon pourchassait Lupin pour le tuer ; mais désormais, il leur arrive fréquemment de travailler ensemble, même s’il garde un côté plus solitaire que ses amis. Héritier d’une longue lignée de voleurs et d’experts dans le maniement du sabre, Goemon perpétue la tradition familiale. Il forme ainsi avec Jigen un duo redoutable.
NB : Goemon Ishikawa premier du nom est un personnage japonais historique, aujourd’hui entouré d’une aura de légendes, un voleur qui prenait aux riches pour nourrir les pauvres.

Magalie (Fujiko Mine)
Femme fatale par excellence, Fujiko ne recule devant rien pour s’accaparer les bijoux et les trésors qui l’intéressent, quitte à jouer de ses charmes, à manipuler Lupin, et bien sûr à le dépouiller une fois leurs vols en commun terminés. Mais comme elle vit au-dessus de ses moyens, elle dépense vite tout ce qu’elle gagne et doit recommencer, encore et toujours, à dérober des objets précieux ou à vendre ses services de voleuse au plus offrant.

Gaston Lacogne (Koichi Zenigata)
Inspecteur d’Interpol, il voue sa vie à la capture de Lupin III ; mais même s’il est considéré comme un expert en ce qui concerne le célèbre voleur, il n’a jamais réussi à le mettre à l’ombre pour de bon. Passé maître dans l’art du lancer de menottes, c’est un flic honnête, qui finalement entretient des rapports troubles avec Lupin ; ce-dernier constitue véritablement sa raison de vivre.
NB : Le nom « Zenigata » se réfère à Heiji Zenigata, un personnage imaginaire de policier de l’époque Edo, très populaire au Japon.

L’Esprit Lupin III
Lupin III, c’est l’Aventure (avec un grand A). Notre quintette de choc ne tient pas en place et parcourt le monde, à la recherche de fortune, à moins que ce ne soient les ennuis qui passent leur temps à leur tomber dessus. A partir de là, les possibilités sont immenses, et chaque réalisateur, chaque scénariste, et bien sûr chaque amateur possède sa propre idée de ce que doit être un anime Lupin III.
Pour moi, cela se compose essentiellement d’une bonne dose d’humour, s’appuyant sur les facéties de notre héros, sa relation avec Zenigata, ou encore sur les prouesses (irréalistes) de Goemon. Le tout doit évidemment être lié à un scénario doté d’un minimum d’intelligence (surtout concernant les plans de Lupin), et surtout qui sait rester crédible même si ce n’est qu’en apparence ; certains scénaristes ont tendance à introduire un léger côté fantastique, que je réprouve.
Voilà : Lupin III, c’est un cocktail détonnant d’aventures à travers le monde, d’humour, de prouesses, de musique funky, et de bonne humeur.

Le problème, comme je l’ai dit plus haut, c’est que les différents réalisateurs et scénaristes qui se succèdent sur la série peuvent avoir des points de vue différents ; ou alors, ils souhaitent créer une histoire sans prendre en compte certains personnages – Goemon, par exemple, oscille selon les animes entre rôle principal et une quasi transparence -, qui n’apparaissent finalement que parce qu’ils doivent apparaître, mais pas parce qu’ils auraient une quelconque utilité.
Et je vous avouerai que je trouve que les équipes de la TMS arrivent de moins en moins souvent à faire du bon travail, voire même du travail juste moyen ; sur les 10 dernières années, je considère que seuls Numusareta Lupin et Lupin III VS Détective Conan arrivent à tirer le meilleur de la licence et valent le détour. Mais quel détour !

Quelques critiques pour la route
Quoi de mieux pour terminer qu’un petit tour d’horizon des animes Lupin III, par ordre chronologique ? Un tour d’horizon qui ne sera pas exhaustif puisque je n’ai pas vu tous les animes en question, mais cela vous permettra de vous faire une idée de ce que je conseille ou pas de regarder si vous voulez vous lancer dans cette série. Et peut-être y accrocherez-vous, comme j’y ai accroché il y a quelques années, quand un ami fan de Lupin III m’a fait découvrir Shin Lupin III et Le Château de Cagliostro.

Lupin III (23 épisodes – 1971)
Lupin et son associé Jigen forment le duo de voleurs et d’assassins le plus efficace qui soit, parfois aidé (souvent trahi) par la belle Fujiko, puis par Goemon, samourai des temps modernes.
Ensemble, ils n’ont qu’un but : amasser un maximum de richesses, tout en échappant à la police, et surtout à l’opiniatre inspecteur Zenigata.
Suite au succès des animes Lupin III en France, IDP a tout logiquement décidé de doubler la toute première série et de la sortir en DVD. En tant que spectateur ayant découvert la licence par Shin Lupin III, j’ai eu un peu de mal à accrocher à ce valeureux ancêtre, dont le style n’a pas encore atteint ce que je considère comme sa maturité ; c’est sans parler de la qualité technique : un anime de 1971, il ne faut pas trop attendre de sa part, d’autant plus que la réalisation rend certains passages terriblement confus.
L’intérêt de cet anime original réside plus dans son côté purement historique, je le crains.

Shin Lupin III (155 épisodes – 1977)
Après plusieurs années de séparation, les compères d’hier se retrouvent et décident de reprendre leurs opérations fort lucratives. Mais l’inspecteur Zenigata veille et ne compte pas laisser Lupin échapper à la justice plus longtemps.
Les 52 premiers épisodes de cette série ont été diffusés en France sous le titre « Edgar, le Détective Cambrioleur ».
Lorsque je l’ai découverte, cela a été une grosse claque. Vraiment. Je ne m’attendais pas à un anime de cette qualité : c’est dynamique, c’est drôle, les personnages sont tous excellents, chacun dans son genre ; il y a même des guests stars comme l’inspecteur Cluzot ou Sherlock Holmes, signe que cette série joue beaucoup sur la parodie et les références, comme les romans de Maurice Leblanc en leur temps (qui demeuraient tout de même plus sérieux). Mon seul reproche concerne des épisodes plus orientés vers le fantastique, voire le non-sens (celui du Bal des Vampires par exemple), mais ils restent fortement minoritaires.
Cet anime constitue pour moi la base de Lupin III, ce qui montre le mieux l’étendue de son potentiel.

Le Secret de Mamo (1 film – 1978)
Lupin, Jigen, et Goemon se rendent en Egypte pour honorer un contrat avec Fujiko : récupérer une pierre dans un tombeau pour le compte d’un mystérieux commanditaire. Celui-ci, Mamo, affirme possèder la vie éternelle.
Ca ne passe pas. Ce film montre un aspect sombre, presque dramatique, de Lupin III, avec un scénario un peu fantastique, et je n’ai pas accroché. A vrai dire, nous avons affaire à un film qui divise énormément les fans, certains y voyant un retour aux sources du manga Lupin III ; pour ma part, je n’en ai lu qu’un seul chapitre, et ce long-métrage ne m’a pas plu lors de la seule fois où je l’ai regardé, donc même si je pense lui redonner sa chance à l’occasion, je ne puis le conseiller dans l’immédiat.

Le Château de Cagliostro (1 film – 1979)
Lupin met à jour un important trafic de fausse monnaie, et s’imagine bien en prendre le contrôle ; il se rend donc dans la petite principauté de Cagliostro, l’endroit d’où il pense venir les faux billets. Mais il oublie bien vite sa mission, pour voler au secours de la princesse Clarisse ; en effet, la belle est captive de son cousin, le Comte Cagliostro, qui veut l’épouser pour mettre la main sur le trésor familial. N’écoutant que son courage (et la perspective d’un trésor), Lupin va tout mettre en œuvre pour sauver Clarisse.
Pas grand chose à dire sur ce film, qui est peut-être le moins connu du réalisateur car réalisé en dehors du studio Ghibli, et sur commande. Mais malgré ce travail de commande, impossible pour un amateur de passer à côté du style si propre à l’artiste, qui transparaît presque au détriment de l’esprit Lupin. C’est du Lupin III, là n’est pas le problème, cela se sent malgré tout, mais l’intérêt de ce film ne se situe pas à ce niveau ; d’ailleurs, Le Château de Cagliostro est fréquemment décrié par les fans purs et durs de Lupin III, car Lupin joue les chevaliers servants, car Goemon est presque absent, car Fujiko est blonde et plus fiable qu’à l’accoutumée, et pour un tas d’autres raisons. Mais en lui-même, c’est vraiment un excellent film, et j’irai même plus loin en le considérant comme une des meilleures réalisations de Hayao Miyazaki, je crois que tout est dit.

L’Or de Babylone (1 film – 1985)
Lupin s’intéresse à la légende du trésor de Babylone. Pour se faire, il se rend à New York, où se trouvent des tablettes d’argiles indiquant son emplacement ; mais elles sont en possession d’un mafieux local, lui-même à la recherche du trésor.
A parler franchement, le scénario de ce long-métrage s’avère assez catastrophique. Point positif : le scénario ne sert strictement à rien. Ce film commence par une immense course poursuite entre Lupin III et Zenigata, dans la plus pure tradition des cartoons et dans un style donc loufoque qui, ma foi, convient à merveille au côté burlesque que le réalisateur souhaite mettre en place. Ce début sur les chapeau de roues conditionne le film dans son ensemble : l’humour sera son arme principale, même si tout n’a pas toujours un sens. Mais j’ai trouvé ça drôle. L’autre atout de l’Or de Babylone, c’est sa bande-son qui contient deux magnifiques thèmes inédits.

Le Complot du Clan Fuma (1 film – 1987)
Goemon a décidé de se marier ; et pas avec n’importe qui, mais avec l’héritière d’une grande famille japonaise. En tant que nouveau membre de cette famille, Goemon se voit confier la protection de son trésor ancestral : un vase indiquant l’emplacement d’un fabuleux trésor. Malheureusement, le vase est dérobé par les membres du clan Fuma, les ennemis héréditaires de la nouvelle famille de Goemon. Attirés par le mot « trésor », Lupin et ses compères vont venir en aide à leur ami et associé.
Ce film-là a le mérite de fédérer les spectateurs autour de lui, à la fois les néophytes et les inconditionnels. Tout y est : des courses poursuites à gogo – qui rappelle d’ailleurs le style de Hayao Miyazaki, grand spécialiste des poursuites -, de l’humour, un fabuleux trésor, de méchants ninja, et des personnages hauts en couleur. J’étais allé le voir avec des amis à une avant-première, et nous avions été parfaitement comblé par ce long-métrage. Rien à redire, du tout bon.

Le Dictionnaire de Napoléon (1 TV-S – 1991)
Le trésor des Lupin vaudrait plusieurs centaines de milliards de Dollars ; une somme telle qu’elle intéresse plusieurs pays prêts à tout pour en percer le secret. Seul bémol : Lupin lui-même ignore tout de son emplacement ; tout ce qu’il sait, c’est que le Dictionnaire de Napoleon – qui fut un temps la propriété de sa famille – renferme le moyen de le trouver.
Un bon petit film. Mais – car il y a un « mais » – pour les amateurs de Lupin III. Disons plus simplement que ce n’est pas forcément le film par lequel il faut découvrir cet univers, et surtout le fan de Lupin III a tellement l’habitude de voir des daubes liés à sa licence fétiche qu’il sera tout à fait disposé à accepter ce TV-S (souvent d’un niveau inférieur aux films et aux OAV) tel qu’il est. Le scénario lui-même est assez sympa – donnant la part belle à la relation Zenigata/Lupin, mais occultant terriblement Fujiko et Goemon – sans pour autant se montrer novateur ou d’une qualité irréprochable ; et en parlant de qualité, je trouve l’animation immonde, ce que n’arrive pas à compenser la pourtant très bonne réalisation du grand Osamu Dezaki.

Destination Danger (1 OAV – 1993)
Cela devait finir par arriver : après vingt années d’échecs à répétition, l’inspecteur Zenigata a été déchargé du dossier « Lupin III » ; son successeur est un baroudeur, aux méthodes jugées expéditives mais efficaces. De son côté, il doit désormais enquêter sur un groupe de trafiquants d’armes, la Shot Shell.
Lupin propose à son vieil ami de l’aider dans sa mission. Loin d’agir par altruiste, il se voit bien délester la Shot Shell de quelques billets malhonnêtement acquis.
Ce n’est techniquement pas terrible, les graphismes ne sont pas très classes, et les ficelles sont grossières, mais par son scénario, c’est quand même un bon Lupin. Rien que voir Lupin et Zenigata agir ouvertement de concert, même si cela n’est pas le propos ultime de ce long-métrage, cela vaut son pesant de cacahouètes. Mais c’est aussi un anime avec de l’action, de l’humour, des gadgets, quelques trouvailles, et qui sort des sentiers battus de la série. Il est plus violent que les avatars classiques de la licence Lupin III ; nous y voyons même notre héros abattre un adversaire de sang-froid, ce qui n’est pas dans ses habitudes. De plus, il donne la part belle à Jigen, plus volontiers cantonné au rôle de comparse. Il nous arrive de voir Goemon ou Fujiko plus en avant, mais Jigen, c’est extrêmement rare ; et concernant ces deux autres larrons, ils se font relativement discrets, notre voleuse de charme se montre même moins manipulatrice qu’à l’accoutumée, évitant de trahir Lupin malgré la myriade d’occasions s’offrant à elle.
Destination Danger possède « l’esprit » de Lupin III, mais affiche de nettes différences. Il est juste dommage que l’animation et les graphismes ne soient pas à la hauteur ; j’aurais voulu voir le même anime avec plus de moyens, et avec Osamu Dezaki à la réalisation.

Le Dragon Maudit (1 TV-S – 1994)
Alors que Goemon assiste à une pièce kabuki retraçant l’histoire de son célèbre ancêtre – Goemon Ishikawa premier du nom – il se retrouve attaquer par des ninjas, lesquels en ont après sa fabuleuse épée.
Dans le même temps, un mafieux révèle à Lupin qu’il n’est qu’une seule chose que son grand-père n’ait pas réussi à voler : une statuette de dragon qui a coulé avec le Titanic.
Un bon film de Lupin III : le scénario est crédible et bien construit, il y a de l’humour avec des idées très « lupinesques », et nous voyons Goemon sous un nouveau jour. Mais – car cela aurait été trop beau sinon – quelques défauts persistent. Primo, c’est un TV-S de 1994, et la qualité technique s’en ressent. Secundo, le réalisateur a certes bien retranscrit l’esprit des animes Lupin, mais l’ensemble manque d’intensité (la faute à une quasi absence de Zenigata ?). Et pour finir : tertio, nous apprenons que Goemon serait un maître en techniques ninja, ce qui est quand même en désaccord avec le reste des animes Lupin.
Voilà, à part ses quelques petits bémols, ce film s’inscrit dans les épisodes spéciaux plutôt bons de la série. Il manquait juste un petit quelque chose pour en faire un des meilleurs. Et surtout : un TV-S plutôt bon, ce n’est pas grand chose…

Adieu, Nostradamus (1 film – 1994)
L’Ordre de Nostradamus est une secte au pouvoir grandissant, prétendant détenir les manuscrits perdus de Nostradamus qui annonceraient une fin du monde imminente. Mais ces manuscrits seraient en réalité en la possession d’un riche et influent industriel, et Fujiko a passé un contrat pour les récupérer, en échange d’une récompense faramineuse. Il n’en fallait pas tant à Lupin pour tenter d’en savoir plus sur ce fameux Ordre et sur les manuscrits.
J’ai vu tellement d’adaptations nullissimes de Lupin en anime que j’arriverais presque à être indulgent avec celle-ci ; non pas qu’elle soit meilleure que nombre d’autres, mais juste moins pire.
Déjà, et c’est justement ce qui la différencie des pires daubes de la série, il n’est pas ici question de monstres, de pouvoirs fabuleux, ou de tout autre idée farfelue totalement abracadabrante. Le scénario n’en est pas pour autant bon, car mal construit ; en fait, je dirais surtout que le hasard fait ici trop bien les choses, trop souvent, ce qui donne un résultat au final peu crédible.
L’animation et le graphisme sont médiocres, mais il y a parfois un petit côté cartoon pas dèsagréable.
Un film à n’en pas douter à réserver aux fans de Lupin III. De toute façon, une fois que l’on a vu les pires horreurs tirées de la licence, n’importe quel Lupin – même médiocre – passe sans problème.

Le Trésor d’Harimao (1 TV-S – 1995)
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, en Malaisie, sévissait un bandit nommé Harimao ; il s’en prenait aussi bien aux Anglais qu’aux Japonais combattant dans cette zone, et la légende prétend qu’il aurait accumulé un véritable trésor, dont le secret serait dissimulé dans 3 statuettes.
Lupin a dores et déjà réussi à mettre la main sur la première, mais il n’est pas le seul sur le coup. Un ancien espion des services secrets britanniques poursuit le même but.
Un TV-S de Lupin III situé dans la moyenne haute de ces productions. Et si je devais donner une note à cette « moyenne haute », ce serait 6/10, ce qui n’est pas terrible vu que je note large ; pour vous donner une idée du niveau de la plupart des autres animes de ce type avec la licence Lupin III.
Le scénario est plutôt sympa ; pour une fois, les personnages annexes sont vraiment intéressants. Mais comme d’habitude, sur la fin, ça devient n’importe quoi ; enfin, de mon point de vue. De plus, j’ai trouvé que Goemon et Zenigata avaient un comportement bizarre, par rapport à d’habitude. On reconnait bien la patte de Dezaki sur la réalisation, mais je l’aurais trouvé plus inspiré.J’ai passé un moment agréable, mais il n’y a pas de quoi remonter le niveau général des long-métrages de Lupin III, des TV-S en particulier.

Le Secret du Twilight Gemini (1 film – 1996)
Dolune, un mafieux à l’agonie, confie à Lupin un diamant avec une mission : retrouver le trésor dont ce diamant est la clé, ce que lui-même n’a jamais réussi à accomplir dans sa jeunesse. Pour commencer ses recherches, Lupin n’a comme seul indice qu’il doit aller au Maroc ; mais Zenigata, ainsi qu’une mystérieuse bande d’assassins, le suivent de près.
A partir d’un moment, j’ai eu de plus en plus de mal à trouver des animes Lupin III que je n’avais pas vu. Et c’est là que j’ai découvert ce film. Celui-ci surfe sur le style « aventure réaliste » de la série, et c’est ce que je préfère. Techniquement, cet anime est au point sans être exceptionnel, et le scénario est intéressant, même s’il n’arrive pas à combler parfaitement toute la durée de l’anime ; les gags sont relativement rares, mais l’esprit des meilleurs productions Lupin III est bien présent. Un film dans la veine des meilleurs titres dans la série, mais qui n’est pas exceptionnel pour autant. On peut tout de même passer un bon moment avec ce Lupin basique mais agréable. Les quelques musiques inédites du Secret du Twilight Gemini sont excellentes.

Da Capo Of Love – Fujiko’s Unlucky Days (1 TV-S – 1999)
A la suite d’un violent choc, Fujiko est devenue amnésique. Un accident d’autant plus grave qu’elle est la seule à savoir où se trouve l’œuf de Colomb, un légendaire trésor ; celui-ci intéresse énormément une étrange organisation criminelle, qui est prête à tout pour récupérer Fujiko et son secret. Mais Lupin veille, accompagné de Jigen, Goemon, et Rosalia, une jeune voleuse.
Et là, c’est le drame. Je veux dire, jusque-là, nous avions eu droit à des animes d’une qualité moindre par rapport au figure majeure de la licence comme Le Complot du Clan Fuma, mais rien de foncièrement mauvais (Le Secret de Mamo mis à part car faisant plus appel aux préférences du spectateur) ; disons qu’au pire des cas, nous nous retrouvions face à des animes médiocres. Mais avec ce TV-S, nous franchissons un nouveau pas : celui de la nullité absolue. Ce long-métrage représente tout ce que je peux détester dans les production récente liée à Lupin III : un scénario bancal et sans intérêt, un côté fantastique qui se pose comme un cheveu sur la soupe, une animation médiocre, et finalement le spectateur doit faire face à un anime d’un ennui mortel, tout juste bon à casser complètement tout le mythe Lupin III, et tout l’attrait que peut avoir la série. Ce TV-S ne mérite qu’une seule chose : la poubelle. Et encore, je plains la poubelle.

Alcatraz Connection (1 TV-S – 2001)
Lupin et ses compères attaquent un luxueux bateau cachant en réalité un casino clandestin. Leur casse échoue à cause de Zenigata, mais Lupin a tout de même récupéré ce qu’il cherchait : les informations sur l’emplacement d’un fabuleux trésor. Mais un groupuscule criminel est prêt à tout pour empêcher la bande de voleurs d’arriver à ses fins.
Le seul mot qui me vient à l’esprit en pensant à cet anime est le suivant : « bof ». En gros, ce TV-S possède un très faible intérêt : il n’est pas mauvais, pas franchement bon pour autant ; il ne ressemble à rien sinon à un épisode plus long que les autres. Et encore, ce serait un épisode moyen. D’où le « bof », traduisible aussi par « il m’en touche une sans faire bouger l’autre ». Ouais, je sais, je suis cru, mais je suis obligé d’utiliser une telle expression pour donner un semblant d’intérêt à la critique d’un anime qui, de son côté, n’en possède aucun (intérêt). Ou du moins, pas plus qu’un épisode basique, de ceux que nous regardons pour les oublier aussitôt, sans pour autant ressentir de déplaisir devant. Et c’est finalement la force de ce TV-S : je l’ai regardé, j’ai passé un moment agréable, et si je ne m’en souviens pas nécessairement après, c’est qu’il n’a rien de suffisamment mauvais (à la différence de l’anime ci-dessus) pour me marquer.

Le Retour de Pycal (1 OAV – 2002)
Lupin et son compère Jigen s’intéressent de près à une série de cristaux, les Cristaux Célestes. Mais ils ne sont pas seuls, sur le coup : Fujiko, bien sûr, mais aussi Pycal, le Magicien, sont bien décidé à mettre la main dessus ; Pycal, surtout, ne rêve que de se venger de son redoutable adversaire.
Une OAV dans la droite ligne de Ai no da Capo. Donc naze, autant le dire d’entrée. Pourtant, elle commence plutôt pas trop mal avec une scène de poursuite intéressante. Et puis le synopsis possède de quoi attirer les fans traditionnels de Lupin III, puisqu’il leur propose de retrouver Pycal le magicien, un vieil ennemi de notre héros, apparu à l’origine dans le manga, et dès le début de la première série télévisée. Seulement là où les pouvoirs apparemment extraordinaires de Pycal, à l’origine, étaient expliqués par un ensemble de tours de passe-passe que Lupin va prendre un malin plaisir à démonter, celui-ci revient avec de véritables pouvoirs magiques, ce qui est en soi une abjection. Donc pour les fans, c’est mort. Et quand je vois que le scénario est rocambolesque et mal géré, que la réalisation est mauvaise, et que l’animation accumule les erreurs grossières (par exemple un pied qui traverse une marche d’escalier), je pense pouvoir dire que ce anime est – passez-moi l’expression – une belle merde.

First Contact (1 TV-S – 2002)
Une journaliste interroge Jigen, le fameux complice de Lupin III ; celle-ci veut savoir comment Lupin, Fujiko, Goemon, et lui se sont jadis rencontrés. Jigen finit par parler de son premier contact avec Lupin, à l’époque où il était considéré comme étant la plus fine gâchette du Milieu. Lupin, quant à lui, convoitait un mystérieux trésor, qui était en possession du patron d’alors de Jigen, le « Cram of Hermes ».
Pour faire court : pas mieux que le Retour de Pycal. De toute façon, plus nous avançons dans le temps, plus trouver un anime Lupin III de qualité se transforme en mission impossible. Ou presque, j’y reviendrai. Déjà, ce TV-S est une insulte pour tout spectateur qui connait un minimum l’histoire de la série, puisque les premières relations entre les personnages ont été traitées au tout début du tout premier anime de Lupin III ; nous y apprenons par exemple comment et pourquoi Goemon a voulu tuer Lupin, point qui n’a, dans cette nouvelle genèse, aucune raison d’être, et qui ne transparait pas de toute façon. Même pour le spectateur lambda, il n’y aura rien à sauver dans cet anime barbant, sans humour – il ne dispose que de deux scènes comiques, qui ont au moins le bon goût d’être effectivement drôles -, avec un scénario d’une banalité effarante. Encore un TV-S à oublier.

Opération Diamant (1 TV-S – 2003)
Pour mettre la main sur le célèbre Trick Diamond, Lupin doit exaucer les dernières volontés d’un de ses défunts amis et confrères. En moins de sept jours, il doit remettre en place sept objets que ce dernier a volé durant sa longue carrière. Accompagné de Jigen, Lupin part donc exécuter ce travail contre-nature.
Même parmi ces fameux TV-S récent, il arrive de tomber sur d’agréables surprises, comme ce Opération Diamant. Nous retrouvons ici la qualité d’un Dictionnaire de Napoléon, par exemple : sans que ce long-métrage n’arrive à devenir exceptionnel, il s’avère étonnamment sympathique, notamment grâce à un scénario qui sort avec finesse des poncifs du genre, auxquels nous ont habitué les animes sortis précédemment. Ce TV-S peut aussi compter sur la présence de l’architecte espagnol Gaudi, à qui il est en quelque sort dédié : le spectateur a ainsi droit à de jolis décors représentant quelques-unes de ses illustres créations, ce qui apporte un plus non négligeable à un anime qui, sans cela, aurait tout de même pu être légèrement trop convenu. Finalement, même si je ne conseille pas de commencer à découvrir Lupin III par cet anime, il reste un divertissement de qualité pour les fans comme pour les spectateurs occasionnels.

Numusareta Lupin (1 TV-S – 2004)
Lors d’un vol « de routine », Lupin et Fujiko sont kidnappés par une mystérieuse organisation. Le patron, « l’Homme aux Gauloises », ne relachera la jolie voleuse que si son complice lui rapporte l’Oeil du Taureau, un magnifique bijou. Mais il se heurte à une voleuse de talent, Betsy, la fille d’une de ses anciennes coéquipières, alors qu’il vole le joyau.
Là, vous vous arrêtez de lire, et vous remerciez le ciel. Vous venez d’être témoin d’un Miracle. Parce que j’aurais envie de dire ENFIN ! Enfin un anime récent de Lupin III digne de ce nom, j’ai failli désespérer. Pas d’incohérences, pas d’histoires de fantômes, une qualité technique tout à fait irréprochabe, c’est déjà bien ! Alors quand en plus le scénario est en béton armé, que l’humour est présent (ah….ce bon vieux Zenigata), et que l’on retrouve tout le charme et l’espièglerie de la série télé, c’est tout simplement merveilleux, et ce mot n’est pas encore assez fort. Cette fois, Lupin nous montre vraiment toute l’étendue de son génie, avec des plans intelligents, des malices à n’en plus finir, et un talent qui n’a d’égal que celui de ses compères de toujours. Du Lupin III comme on voudrait en voir plus souvent !

Kiri no Elusive (1 TV-S – 2007)
Alors qu’ils se faisaient poursuivre par la police, Lupin et sa bande sont capturés par Mamou Koysuke, qui les envoient 500 ans dans le passé. Mamou, voyageur temporel venu du futur, compte ainsi se venger de la lignée des Lupin, dont le représentant de son époque lui a volé celle qu’il aime. A leur arrivée, Lupin, Jigen, et Goemon se retrouvent au milieu d’un champ de bataille.
Pas grand chose à dire sur ce TV-S, sinon qu’il donne aux amateurs l’occasion de retrouver le personnage Mamo, ici bien loin du type carrément glauque du film de 1978 ; il est toujours inquiétant, mais cette fois se voit affublé d’un petit côté bouffon fort amusant, qui se ressent dans ses mimiques et surtout dans une scène surréaliste pendant laquelle il expose son plan, avant de partir d’un délire extravagant. Au-delà de son méchant, Kiri no Elusive se contente d’un scénario sans grande surprise qui s’appuie essentiellement sur une trame fantastique, et je l’ai déjà dit : ce n’est pas ce que je préfère dans Lupin III. Mais cela se laisse regarder malgré tout, il suffit juste de ne pas trop en attendre, et sans doute de ne pas commencer par cet anime en particulier pour découvrir l’univers de Lupin III.

Red vs Green (1 OAV – 2008)
Cela fait bien longtemps que l’inspecteur Zenigata court après Lupin III, voleur qui au fil des années aura revêtu de nombreuses apparences.
Récemment, il aurait été aperçu à plusieurs endroits à travers le monde, mais l’inspecteur n’est pas dupe : tous ceux-là n’étaient que des copies. Lorsqu’un Lupin est arrêté à Shinjuku, une armée d’autres Lupin apparaît ! Pourtant, au milieu de toutes ces contrefaçons, le vrai doit bien se cacher quelque part. Peut-être y a-t-il même plusieurs véritables Lupin !
Là, je vais être un peu plus long. Cette OAV se présente sous la forme d’un hommage au célèbre voleur : preuve en est la multitude de « versions » du personnages présentes, et l’utilisation comme thème principal de « Fire Treasure », la chanson de Cagliostro no Shiro, le fameux film de Miyazaki consacré à Lupin, que ce-dernier regarde même au début de Green VS Red.
Commençant sur les chapeaux de roue avec une flopée de Lupin courant dans tous les sens, le rythme retombe vite pour se consacrer à l’histoire de fond, et à l’affrontement entre deux Lupin. La qualité technique est étonnante, digne d’un film plus que d’une OAV ; elle a reçu de gros moyens. Et visuellement, c’est en effet joli. L’ensemble est agréable à voir, mais il y aurait – hélas – beaucoup de choses à redire : l’histoire de fond s’avère finalement inexistante (et sans lien réel avec l’apparition de tous ces Lupin) et amène plusieurs pistes scénaristiques qui ne seront pas exploitées, il y a un robot géant qui se pointe sous la forme d’un Deus Ex Machina mais nous ne savons pas ce qu’il vient faire là, et autres bourdes déplaisantes. Le pire reste cela : nous ne connaitrons jamais l’origine des autres Lupin ; je vous le dis d’emblée, pour ne pas que vous vous focalisiez dessus durant l’OAV : si c’est ce qui vous pousse à poursuivre votre visionnage à un moment, laissez tomber ! Alors, à la fin, nous avons un semi élément de réponse, mais qui n’a aucun sens, et qui surtout ne répond pas aux questions les plus fondamentales sur ces faux Lupin…
Malheureusement, et pour en rajouter une couche, le problème ne se situe pas qu’au niveau du scénario. Cet anime essaye de se donner un genre, de se faire passer pour une OAV haut-de-gamme, alors que son scénario la tire vers le bas. Les personnages se lancent dans des grands débats philosophiques sur Lupin, sur sa relation avec Zenigata, et sur l’avenir du Japon – sans parler du côté parfois dramatique que revêt cet anime – alors qu’il part au début dans le délire, ce qui colle mal à l’ensemble et crée un décalage désagréable.
Cette OAV commence exceptionnellement bien, mais part ensuite dans les travers classiques des animes Lupin III. Sympa sans plus, elle reste agréable à regarder, mais l’absence de réponse fait tâche et devrait être rédhibitoire pour beaucoup.

Lupin III VS Détective Conan (1 OAV – 2009)
Pour cet anime, je vous laisse voir ici. A noter tout de même une référence peut-être involontaire au personnage de Akechi Kogoro (voir au début de l’article), puisqu’il fait parfois équipe avec Zenigata dans le manga, et que dans le film, Kogoro Mouri forme à son tour un duo avec le célèbre inspecteur d’Interpol (une jolie brochette d’andouille).

Pour résumer
Si vous ne l’avez jamais vu, je vous conseille de regarder Le Château de Cagliostro, film finalement méconnu de Hayao Miyazaki car le seul qui ne soit pas lié au studio Ghibli, et donc le seul qui ne voit pas sorti en DVD en Europe chez Buena Vista. Mais attention : aimer ce film ne signifie pas que vous aimez Lupin III, et inversement et le contraire ! Car s’il s’agit d’un excellent anime, il n’est pas représentatif du style propre à Lupin III.
Si vous devez découvrir Lupin III, mieux vaut que ce soit par ses meilleurs avatars. Pour ma part, cela a été par Edgar, le Détective Cambrioleur, mais je comprendrais tout à fait que vous n’ayez pas envie de vous lancer presque à l’aveugle sur une série télévisée, même si parfaitement représentative des qualités et du potentiel de la licence. Si vous souhaitez vous tournez vers un long-métrage, les amateurs de Détective Conan peuvent tester sans crainte Lupin III VS Détective Conan ; sinon, vous avez Le Complot du Clan Fuma et Numusareta Lupin, deux excellents animes qui devraient combler la plupart des spectateurs.
Après, si les animes cités ci-dessus vous plaisent, vous pourrez partir en exploration dans la jungle des nombreux titres existants, mais il faudra bien vous rappeler que tous ne sont pas des réussites, loin de là.

Et pour finir
Avant de vous quitter, je vous propose une petite touche de légèreté, avec une curiosité. Lupin III évitant le plus souvent de parler d’extra-terrestres ou d’autres bizarreries gourmandes en effets spéciaux, une adaptation live – avec de vrais acteurs, même si « acteurs » n’est pas vraiment le mot qui convient pour des Japonais – n’avait rien d’impossible, surtout compte-tenu du succès de la licence.
Je n’ai vu qu’une seule de ces versions en prises de vue réelles, mais elle vaut son pesant de cacahouètes. Il s’agit de Nenrikichan Lupin, un film datée de 1974 donc d’avant la production de Shin Lupin III. Ne vous attendez pas à un chef d’œuvre.
Ici, ce sont avant tout les personnages qui sont repris, et uniquement dans leur comportement. Ce film constitue une succession de sketchs plus ou moins drôles, avec une absence marquée de trame narrative. Les effets spéciaux sont dignes de Méliès, les acteurs jouent comme des Japonais, mais ce long-métrage marque tout de même les esprits par son côté seventies terriblement prononcé. En gros, c’est un nanar…
Alors ce qui est amusant, c’est qu’il a été tourné à la fois en deux langues : japonais et français. Ben oui, le personnage principal est légèrement français, quand même. Mais je puis vous donner une liste exhaustive de tous les mots français utilisés dans ce film : « oui ». C’est tout. Mais les acteurs réussissent à faire des phrases avec ça, je vous jure ; le personnage de prêtre, censé avoir élevé Lupin, arrive à en enchainer une dizaine de suite : « Oui…. Oui, oui, oui, oui, oui…. Oui, oui, oui ! Oui !! ». Je n’invente rien, et je crois même que j’oublie des « oui ».
Je vous laisse sur une scène emblématique de ce film. C’est vintage.

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10 commentaires pour Edgar, Gentleman Cambrioleur (et pourfendeur de droits d’auteur)

  1. Aer dit :

    Vintage est un faible mot.

    Super boulot en tout cas, merci de t’être décarcassé pour trois clampins.

    Et vive Cagliastro !

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  2. FFenril dit :

    Maman, j’ai pas le temps de lire ça ce soir, mais je vais pouvoir m’instruire avec plaisir 🙂

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  3. Deuz dit :

    Super article, on ressent bien tout l’amour que tu éprouves pour cette franchise. Je vais suivre ton conseil et essayer de voir Numusareta Lupin pour commencer (pour l’instant, et comme beaucoup de monde, je n’ai vu que Cagliostro). D’ailleurs, je voulais te remercier ; grâce à ton article sur Go Nagai j’ai découvert Re : Cutey Honey, que j’ai adoré (la musique est géniale). Pour Lupin, malgré le problème de droit d’auteur assez contournable (Lupin devient Lupan, par exemple), je me suis toujours demandé pourquoi cette série n’était pas plus connue en France, alors qu’elle est directement connectée à notre culture ? Tu dis qu’elle a néanmoins pas mal de succès en Italie et je sais que Go Nagai (pour parler encore de lieu) est aussi très connu dans ce pays (ils ont plein de mangas de lui, qu’on a pas la chance d’avoir ici) : c’est assez étrange de voir que ces deux univers souvent considérés (à tort) comme vieillots chez nous, continuent de plairent autant chez nos amis italiens. Surtout pour Lupin, qui a un ancêtre français tout de même. Peut-être est-ce la faute de nos éditeurs ? Ou juste une question de sensibilité (nationale ? j’ai du mal à le croire) ?

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  4. gemini dit :

    Deuz >> Dire que Lupin III est plus populaire en Italie est, crois-moi, un doux euphémisme ; le succès de la licence dans ce pays n’a strictement aucun équivalent en France. En Italie, tu ne peux pas faire 3 pas dans la rue sans tomber sur un produit estampillé Lupin III, n’importe quelle boutique de souvenir de Rome, Milan, ou Venise propose des t-shirts avec les visages des célèbres personnages de la série dessus, et il n’est pas rare de croiser un Italien arborant un de ces t-shirts. Lupin III en Italie, c’est de la folie ; je préciserai même que la seule personne que je connaisse à la fac qui ait reconnu la série représentée sur ces fameux t-shirts (j’en ai rapporté un stock), et alors qu’il ne s’y connait pas plus que n’importe quel spectateur lambda en matière d’animation japonaise, c’est un franco-italien qui a appris à connaître la série par ses cousins.

    Pour te répondre, le public français possède un attachement aux oldies : les meilleures ventes de Déclic-Images/IDP, hormis promotions spéciales, concernent des oldies. Après, ce qui entretient la popularité apparente des oldies en Italie, c’est sans doute la télévision ; lors de mon dernier voyage dans ce pays, qui remonte à 3 ans je crois, je suis tombé sur Lupin III et les Robinson Suisses à la télévision, totalement par hasard. En France, hormis les 3 classiques diffusés périodiquement sur NT1 que sont Dragon Ball, Saint Seiya, et City Hunter, c’est assez mort : un anime de temps en temps sur France 5 dans Midi les Zouzous – mais pas en ce moment, leur case horaire réservée ayant été attribuée aux « Nouvelles » Aventures de Tintin -, Ulysse 31 et Les Mystérieuses Cités d’Or (cette série reste ultra-populaire) sur Gulli, et quelques épisodes de Albator 78 la nuit sur France 3, nous n’allons pas aller loin.
    Rendons à César ce qui lui appartient : grâce à Midi les Zouzous, j’ai découvert énormément de vieux animes que j’ai adoré, comme les Mystérieuses Cités d’Or ou encore Cynthia et le Rythme de la Vie.

    Ce qui prouve que les oldies ont encore leur mot à dire, c’est que Pernault avait parlé de la sortie des DVD Goldorak dans son 13 heures de TF1, ce qui montre sa popularité (cet anime a atteint 100% de part de marché lors d’une de ses diffusions en France) et l’attachement du public à ce titre. Je tiens à préciser qu’il en a parlé avant la médiatisation de la polémique autour de cette sortie.

    Oldies, en anime, ça fonctionne pour peu qu’ils aient été télédiffusés.
    En manga… Beaucoup moins. Bon, il reste les grands classiques comme City Hunter et Hokuto no Ken qui font d’excellentes ventes, mais même pour ceux dont l’anime a été diffusés en France, le succès est loin d’être évident.
    Il faudrait que je me penche sur le phénomène de plus près, mais il semblerait que ce soit avant tout le style graphique qui, d’emblée, rebute nombre de lecteurs et ne leur donne pas envie de tester ; je crois que la quasi absence de vieux animes à la télévision depuis quelques années n’a pas conditionné le jeune public, qui représente une part importante des ventes, a accepté le graphisme des productions anciennes.
    Un vieux manga, même de qualité, représente un plus gros risque financier qu’un médiocre manga récent, malgré l’existence d’un véritable public (de niche) pour ce genre de publication. Donc les éditeurs se méfient, surtout que les Japonais ont parfois une mauvaise idée de la valeur réelle de leurs vieilles licences, et les font payer le prix fort malgré un potentiel de vente moindre.
    Asuka qui sort Onisama e… ? C’est juste inespéré !

    Chose importante à savoir : l’éditeur japonais Dynamic avait décidé d’importer lui-même des versions françaises des manga de Go Nagai, et devait lancer sa collection à la dernière Japan Expo. Ce fût un magnifique fiasco : la Japan Expo aurait dû vendre elle-même des manga qui ne sont jamais arrivés, bloqués à la douane faute d’avoir pu trouver un distributeur en France ; aux dernières nouvelles, il y a plusieurs mois, Dynamic aurait trouvé un distributeur, mais depuis, c’est le silence radio.
    Et je tiens à préciser que l’éditeur lui-même ne se faisait guère d’illusion quant au marché français : sur les 3 titres prévus, tirés à 2000 exemplaires par tome (c’est très peu), il y avait Devilman, et deux spin-offs récents qui ne sont même pas signés de Go Nagai lui-même !
    Dynamic avait annoncé qu’il verrait, en fonction des ventes de ces 3 séries, s’il continuait l’expérience ou pas. Mais en bon fan de Go Nagai, je serais sauté sur Devilman, et aurais copieusement ignoré les deux autres…

    Le mot de la fin, pour le fun : pour contrer DI lors de l’affaire Goldorak, la Toei avait annoncé vouloir sortir elle-même les DVD en France. Une annonce qui avait fait grand bruit.
    Quelqu’un a des nouvelles ? 😀

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  5. Corti dit :

    Je n’ai vu que le Château de Cagliostro. Je ne pensais pas que la série avait une telle présence à la base.

    Si un jour, je m’ennuie, je saurai vers quoi me tourner. Ou pas. Après tout, le château est suffisament bien fait pour me plaîre et ne pas me donner envie de me jeter dans toute la saga, ce qui est à mes yeux un avantage. Vu que quand je sombre dans ce genre de trucs, je vais avoir un fâcheuse tendance à tout vouloir. Même si je me suis calmé avec l’âge.

    En tout cas, l’article contient ce que je voulais grosso-modo savoir, c’est l’essentiel.

    Pas eu le courage de lire toutes tes critiques de tous les animes par contre ^^ »

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  6. Aer dit :

    Tee-shirt trouvé à Udine pour ma part (soixante bornes au dessus de Venise pour ceux qui se demandent). La personne chez qui je créchais arrêtais pas de chanter le générique, elle trouvait trop fou que je connaisse.

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  7. Casual-Otaku dit :

    Merci pour ce mur (on parle plus de pavé à ce niveau-là), ça permettra de faire un tri parmi tout ce qui sort chez Lupin 😉

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  8. Ludo dit :

    Super se résumé, bien fait, clean et interessant ! Depuis le temps que je dois maté un anime de cette saga, j’ai le choix !

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  9. Xanatos dit :

    Bravo Gemini pour ce très bon dossier bien écrit et bien construit ou ta passion pour Lupin III transparaît parfaitement bien.

    Cependant, je suis loin, très loin d’être d’accord avec toi au sujet de certains long métrages.

    Par exemple, « Adieu Nostradamus », je me demande si on a vu le même film, les dessins et l’animation n’ont RIEN de médiocre, nous sommes loin de l’affligeant « L’Or de Babylone » qui était très bâclé.

    Bien au contraire dans Nostradamus, les dessins sont superbes et l’animation est d’excellente qualité, on sent que les metteurs en scène se sont donnés les moyens de leurs ambitions.

    Pour ma part, j’ai trouvé l’histoire ce film passionnante et elle savait mêler habilement le fun et le divertissement tout en dénonçant les dangers que représentent les sectes.
    Et il y avait tout de même des scènes marquantes telle que celle, hallucinante, ou Lupin et Jigen tentent d’échapper aux pièges du building forteresse…
    Et il y avait pas mal de passages franchement tordants, comme les plan imaginés par ce cher Zenigata pour piéger son ennemi préféré. 🙂

    On pourra déplorer que le côté aventurier de Lupin prime sur son côté cambrioleur dans ce récit, ou encore qu’il y ait une ou deux incohérences, mais malgré tout, je trouve qu’il fait partie du haut du panier des films cinématographiques de Lupin III.

    Quant au côté cartoon qu’à le film, c’est normal, certains membres du staff ont travaillé sur des séries animées américaines telles que les Tiny Toons et les Animaniacs.

    Quant aux séries télévisées, je suis d’accord pour dire que la deuxième série télévisée connue chez nous sous le nom d' »Edgar le détective cambrioleur », fait partie des meilleures adaptations animées du manga de Monkey Punch.

    Elle est moins daté techniquement que la première, les musiques de yuji Ohno sont fantastiques, et les scénarios sont variés, palpitants et hilarants.
    Et surtout, Goemon et Zenigata sont beaucoup plus présents.

    Malgré tout, j’adore la première série que je trouve exceptionnelle, mais la deuxième est plus abordable pour les néophytes.

    Pour les téléfilms, j’en parlerai dans un autre message, sinon, je vais encore faire un pavé! 😉

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