Apprenons un nouveau mot : « otomen »

Si j’ai placé cet article dans la rubrique « Culture G » et non « Manga », c’est tout simplement car il ne parlera pas du manga, mais du terme « otomen ».

Alors « otomen », qu’est-ce que cela signifie ?
Le mot vient du manga Otomen de Aya Kanno, une série publiée depuis peu par Akata/Delcourt et qui, selon cet éditeur, a provoqué un petit phénomène de société au Japon. En effet, ce manga parle d’un lycéen lisant des shojo, et cela aurait poussé de nombreux lecteurs à assumer leur goût pour les œuvres de Wataru Yoshizumi ou encore de Ai Yazawa. Non pas que je comprenne en quoi lire des shojo puisse être honteux, mais bon, c’est le Japon, pays qui montre un fort sexisme à travers nombre de ses produits culturels, donc si une Japonaise juge sa capacité à trouver un mari à ses talents de cuisinière, un Japonais peut très bien vouloir cacher sa passion pour les comédies romantiques. Ce serait presque logique.
A vrai dire, le héros d’Otomen est quand même un cas présenté comme extrême, puisque sa passion pour les shojo s’accompagne de toutes les activités que les manga les plus sexistes – souvent écrits par des femmes – réservent exclusivement à la gent féminine, comme la broderie.

Le terme lui-même est une contraction de « otome », que vous pouvez traduire grosso-modo par « jeune fille vierge », et « men », c’est-à-dire « les hommes » en anglais. Il désigne donc des hommes avec des goûts de jeunes filles vierges…
En soi, le mot lui-même est sexiste, car il catégorise les activités qu’une personne peut ou ne pas faire selon son sexe, mais à ce niveau, je crois que ce n’est même plus la peine de polémiquer.

Pour ma part, je ne trouve absolument pas anormal pour un homme de lire des shojo, et j’ai l’impression qu’en France, cela ne pose pas de problème. C’est du moins ce que je me disais avant de penser sérieusement à ce sujet, c’est-à-dire au moment de l’annonce par Akata de l’achat de cette licence (le fait de bosser sur un célèbre site de news me pousse à m’intéresser aux nouvelles acquisitions des éditeurs dès leur officialisation).
Et après réflexion, j’ai eu une illumination : si lire des shojo en France ne pose aucun problème quand on est un homme, c’est juste car la large majorité des gens ignorent tout des shojo !

La France, même si cela n’arrive pas au niveau d’autres pays comme le Japon, possède une culture de la différenciation des sexes, ce qui ne choque personne. Un exemple concret : pourquoi offrir une poupée à une fille dès les premières années de sa vie, donc à un âge où elle ne peut même pas comprendre la signification de cet objet ? De la même façon, pourquoi ne pas offrir de poupée à un garçon ?
C’est du sexisme, tout simplement. Présenté comme un moyen de « ne pas nuire au processus d’identification de l’enfant » ou je ne sais quoi, mais du sexisme quand même.
Pour en revenir aux shojo manga, il ne faut pas oublier que le mot « shojo » signifie « fille », quand même. Vous imaginez si ce terme était traduit en français ? Vous iriez à la FNAC ou dans une librairie, et vous achèteriez un manga appartenant au genre « fille ». Pour un garçon, cela le ferait moyen, regard du vendeur et tout le tralala. En clair, c’est comme si un mec lisait tranquillement un bouquin de la collection Harlequin dans le bus ; croyez-moi, il ferait rire à ses dépends.

Je me souviens : à une époque, Tonkam possédait un magazine de pré-publication de shojo intitulé Magnolia. Tout dans ce magazine montrait bien qu’il ne visait qu’un seul et unique public : les filles. Le sous-titre de Magnolia était « le meilleur de la BD au féminin », et sur une des premières couvertures, nous pouvions contempler un couple de lycéens en train de se bécoter. A la sortie du tome 2, j’étais avec des amis de prépa quand je suis allé l’acheter, pour des raisons qui seraient trop longues (et inutiles) à expliquer. Quoi qu’il en soit, je vous fais grâce des remarques désobligeantes. Déjà que, quand j’étais gamin, mes petits camarades me traitaient de « fille » car j’étais mauvais en sport et avais la larme facile (authentique), ce n’est pas pour être mis à l’index à cause de mes lectures.
Dans le petit monde des lecteurs de manga, je crois que ce genre de lectures ne dérange personne : les filles lisent des shonen, les garçons des shojo, et cela ne surprend nullement ; du moment que les garçons en question ne commencent pas à faire part de leur attirance pour les séries de Magical Girls (et j’adore les Magical Girls).

Mais cela ne vaut finalement que pour les manga.
Imaginons que, comme plus haut, je fasse le parallèle avec des livres sans images, ce serait comme si des hommes se passionnaient pour des romans à l’eau de rose ! Et si je devais donner des exemples de shojo à des gens de mon âge dont la connaissance niveau « manga » se limite au Club Dorothée, je finirais sans doute par citer Candy, Princesse Sarah, et Sailor Moon, et je suis sûr qu’ils commenceraient à se payer ma tête, comme ceux avec qui j’avais acheté Magnolia.
Peu importe que, en parallèle, vous lisiez Dragon Ball ou Battle Royale : vous seriez catégorisé. J’irais même plus loin en affirmant que vous seriez catégorisé « homo », alors que cela n’a strictement aucun rapport, et qu’aucune loi n’indique ce que les hommes et les femmes peuvent ou pas lire et regarder.

Quand Otomen est effectivement sorti, je me suis dit que le public français pourrait le trouver amusant et plaisant – c’est mon cas – mais qu’il n’avait aucun rôle social à jouer, comme celui qu’il aurait joué au Japon. Tout simplement car le problème ne se pose pas, ou du moins pas de la même façon. De toute façon, il ne risque pas de faire des ventes telles qu’il arriverait à toucher le grand public.
Sauf que si, il a eu un premier effet visible, et pas particulièrement positif : il semblerait que le terme « otomen », en France, commence à désigner de plus en plus les hommes lecteurs de shojo.
Nous nous retrouvons donc comparés aux otomens du manga éponyme, qui préfèrent les « occupations féminines » aux « occupations masculines » ; là encore, peu importe que la personne désignée lise aussi des shonen, ou soit incapable de faire de la couture : j’ai l’impression que le lectorat français se dirige vers un garçon + shojo = otomen, une vulgarisation absurde et, avouons-le, carrément idiote.

Je suis contre ce genre de catégorisation !
Mon crédo est simple, net, et précis (je l’ai emprunté à un manga des CLAMP) : « j’aime ce que j’aime ». Je revendique le droit de lire ce que je veux, de regarder ce que je veux, d’aimer ce que je veux dire, sans qu’après un quidam vienne me traiter d’un nom ou d’un autre.
Tu aimes les shojo ? Tu es un otomen !
Tu regardes des animes de plus de 10 ans ? Tu es un vieux con qui ne supporte pas l’animation moderne !

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21 commentaires pour Apprenons un nouveau mot : « otomen »

  1. Aer dit :

    C’est ton problème si tu trainais avec des cons hé.

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  2. tompopo dit :

    J’ai l’impression qu’avec cet article tu remets les pendules à l’heure suite à un autre débat ^^

    En tout cas cet article est très intéressant. Après pour la dérive du sens d’otomen… ce n’est pas forcément du sexisme, mais peut-être aussi une confusion de sens. Qu’on peut observer pour plein d’autres termes comme geek, otaku etc.

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  3. gemini dit :

    Aer >> Des cons avec une voiture, une condition sine qua non pour aller acheter mon magazine sur le moment.

    Tompopo >> J’avoue, le débat en question m’a un peu énervé. Partir sur le fait que les shojo sont pour les filles, puis dire que les garçons qui en lisent sont des Otomen… C’est à tout prix ce que je veux éviter, même si Ciela ne pensait certainement pas à mal, ou a juste été un peu maladroite.
    En attendant, un nouveau mot apparaît, et il commence à être employé à toutes les sauces. D’où l’intérêt de définir son sens véritable, pour ne pas qu’il y ait d’abus dans son utilisation ^^

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  4. Amana dit :

    Voir le titre de l’article m’a fait esquisser un sourire…^^

    Cet article est clair et a le merrite de bien éloigner la confusion réductrice Homme+shôjo=otomen.

    Pour le reste, je rejoint Tompopo:
    « on peut observer pour plein d’autres termes comme geek, otaku etc. »
    Après, les gens aiment catégoriser les choses, que l’on parle de terme de fans, ou même dans la société en générale.
    Dans cette société d’étiquette, le mot « otomen » a à mon sens une qualité qu’on ne peut lui enlever.
    Je cite l’article:
    « J’irais même plus loin en affirmant que vous seriez catégorisé “homo”, alors que cela n’a strictement aucun rapport »
    Le terme Otomen a au moins la qualité d’enlever ce genre de désignation réductive (et d’ailleur, en quoi être homosexuel peut bien être une insulte? Dans quel monde vivont nous? Mais c’est un autre débat…).
    « quand j’étais gamin, mes petits camarades me traitaient de “fille” car j’étais mauvais en sport et avais la larme facile (authentique), ce n’est pas pour être mis à l’index à cause de mes lectures »
    Je ne vais pas étaler ma vie, mais comme je l’ai déjà expliqué sur mon blog, c’est quelque chose que j’ai vécu et que je vis encore aujourd’hui.
    Le fait est que je ne suis pas homosexuel et que je me coltine encore parfois cette étiquette « homo » simplement par mes gôuts pour les goodies de Magical Girls, ma larme facile devant de la romance, et même mon gôut pour la cuisine et le ménage.
    Et il paraît qu’avec ça comme gôuts on est gay (aimer la propreté est considéré comme une mise en doute de sa virilité dans notre chère société…).
    Puisqu’il faut aller dans le jeu des étiquettes, le terme « otomen » a le merite de me rendre ma sexualité d’hetero.
    Mais que les choses soient claires: je suis contre les étiquettes, mais on dirait vraiment que l’on a pas d’autre choix que de s’adapter…

    A côté de ça, je me souvient de mon premier goodies de SailorMoon reçu lors de mes 7 ans par ma grand-mère. Deux figurines/poupées qui m’ont valuent bien des critiques par les autres membres de la famille… J’étais fan de Bioman, mais pourquoi je ne pouvais pas donc pas aussi aimer les justicères Sailors?

    Désolé pour le commentaire pavé…
    De plus, j’ai l’impression d’avoir tourné en rond sans vraiment réussir à clairement m’exprimer… :s

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  5. Ciela dit :

    Article intéressant

    mais tu as un préjugé énorme, encore que celui que j’ai eu d’otomen, la communauté francophone n’est pas égale à la France. Je ne sais que tu n’est pas le seul à faire ça mais c’est assez énervant de voir partout France France comme si les belges francophones, canadiens francophones et d’autres ne font pas partie de ça.

    Pour en revenir au sujet, je ne crois même pas que le Grand public sache ce qu’est un shôjo, pour la majorité manga= Naruto, Bleach et co. Mais bon, je crois que c’est moins gênant pour un mec d’aller acheter un shôjo qu’une fille un yaoi (j’ai eu une très mauvaise expérience ><) ou même pire un hentai.

    Et il y a pleins d’autres mots qui subissent un abus. Par exemple bishonen. Je vois pas mal de personnes considérer Zoro de One piece, Ichigo de Bleach, Gintoki de Gintama comme des bishonen.

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  6. gemini dit :

    Amana >> On se comprend, nous avons eu la même expérience.
    Dans la société, nos goûts semblent définir ce que nous sommes, et nombre de nos concitoyens ont la catégorisation facile.

    Ciela >> J’écris « France » car c’est plus court que « francophone » ^^ Tu sais, je suis administrateur sur un site belge francophone, donc ce n’est pas comme si je n’étais pas conscient que les lecteurs francophones n’habitent pas tous en France 🙂
    Après, le fait est que j’habite en France, mais je ne crois pas que la situation soit bien différente dans les autres pays d’Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord.
    Et au passage, imagine un homme qui va acheter un yaoi ou un boy’s love. Ce qui m’arrive 😀

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  7. Nixou dit :

    «Peu importe que, en parallèle, vous lisiez Dragon Ball ou Battle Royale : vous seriez catégorisé. J’irais même plus loin en affirmant que vous seriez catégorisé “homo”»

    Normal: si vous aimez lire du Dragon’s Gonads, vous être bel et bien gay

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  8. Kao-chan dit :

    J’ai encore jamais vu un mec se proclamer otomen parce qu’il lisait des shôjo mais je veux bien te croire si tu dis que le terme se vulgarise, et c’est complètement idiot qu’il prenne ce sens là. Enfin ça leur passera 😡

    Mais j’ai ressenti comme une contradiction avec moi-même en te lisant XD Qu’un mec lise des shôjo, ça me choque pas du tout et je trouve même ça normal. Mais un mec qui achète un magasine comme Magnolia qui s’adresse presque exclusivement et explicitement aux filles (je suis sûre que tout est au féminin dedans), c’est autre chose. Pourtant, le contenu est (était) le même que ce qu’on trouve au rayon shôjo, mais ça donne une toute autre symbolique à l’achat (et si j’étais un homme, je suis sûre que j’achèterai ça en cachette pour éviter qu’on se foute de ma gueule). Ca rejoint ce que tu disais, le public français est moins sectaire parce que garder les termes en japonais ne créé pas une division aussi forte que « manga pour filles » / « manga pour garçon », mais les préjugés sont là quand même et toujours prêts à éclater. Je me demande où en sont les japonais sur la distinction shônen/shôjo d’ailleurs. Il y a beaucoup de filles qui lisent des shônen et les magasines de prépublications le savent très bien, mais l’inverse a l’air d’être encore tabou.

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  9. Deuz dit :

    Intéressant. En allant plus loin contre les classifications on pourrait se demander pourquoi des termes tels que shôjo et shônen on eux-même finit par être exportés en France, alors que dans la naïveté des premiers pas de la culture nippone dans notre beau pays nous avions simplement des « mangas ». Mais bon, il existait tout de même Mickey magazine pour les garçons et Minnie magazine pour les filles, lol, alors nous n’étions pas non plus totalement étrangers au concept de classification sexuelle pour des bandes dessinées.

    Néanmoins, même si notre société actuelle, comme toute société existante, est encore très sexiste, il faut reconnaître que la délimitation concrète et facilement identifiable des sexes n’est pas une bizzarerie sociale contre nature, comme la religion, mais bien bien le résultat de notre instinct naturel au contraire : tous les animaux vivant en groupe identifient entre-eux de manière claire et simple des différenciations sexuelles et des rôles précis partagés entre chaque sexe. Bien que le fait de dire « un garçon met des pantalons et joue au soldat, une fille met des robes et joue à la poupée » soit un pure dogme social, celui-ci est inévitable. En gros, on pourrait aussi dire « un garçon met une robe et joue à la poupée, une fille met un pantalon et joue au soldat », ce qui ne pose aucun problème, mais on ne pourrait pas avoir une éducation partant sur « garçons et filles mettent des robes et jouent à la poupée », car la différenciation sexuelle (quelque soit la manière dont elle s’opère) est elle, nécessaire. Quant à ce qui nous porte à inculquer la violence aux hommes plus qu’au femmes, c’est le résultat d’anciens acquis culturels et biologiques, rien de plus. Après, il est aussi évident que de telles classifications ne sont pas justes ou bonnes en soi, mais de par leur utilité, et qu’elles ne doivent pas forcément être appliquées à la lettre (moi aussi j’aime les shôjos) et peuvent même être dépassés, une fois la personnalité de chacun mieux délimitée : comme un bateau nous servant à traverser une rivière, une fois sur l’autre rivage, aucun besoin de garder le bateau sur son dos.

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  10. Corti dit :

    En passant, Otomen, c’est bien ou pas finalement ? Me suis bien marré devant Switch Girl donc tant qu’à faire, autant commencer deux séries en même temps s’il vaut le coup.

    En tout cas, ton article m’a rappelé l’époque où je rusais plus ou moins pour acheter Sailor Moon. Dur à assumer à un certain âge, surtout quand le vendeur vous connaît et que vous le voyez sourire de façon narquoise quand vous arrivez à la caisse avec SM.

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  11. gemini dit :

    Kao-chan >> Le contenu de Magnolia était très orienté « fille » ; il faudrait que je fasse des scans des miens pour bien le montrer. En cherchant sur le net, je n’ai pas trouvé la couverture avec le couple qui s’embrasse ; je précise, car je l’avais omis, que le couple en question est en photo, il ne s’agit nullement d’un dessin.

    Deuz >> La séparation des sexes, c’est dans le but inconscient de la reproduction. Donc oui : cette séparation est inutile.

    Corti >> Otomen est un manga marrant. Rien de transcendant, mais cela change des classiques du genre, et parmi les nombreux shojo actuellement publiés en France, c’est un des seuls de qualité (avec entre autre Nodame Cantabile), et un des seuls qui puissent succéder à HanaKimi (débuté dans Magnolia d’ailleurs) et à Fruits Basket en terme de ventes.
    Pour ma part, je l’achète, et j’en suis satisfait.

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  12. MimS dit :

    Je savais même pas que ce terme devenait courant : O.
    Sérieux Gemini tu fais tout un plat pour que dalle, les mots qui visent des extrêmes deviennent de plus en plus utilisés pour désigner le simple fait d’aimer une chose de telle genre. Je veux dire, « j’aime les mangas » m’a directement mis dans la catégorie « otaku » pour les non-initiés… il faudrait qu’ils ouvrent leur dico. Pour Otomen, c’est pareil, Otomen pour « aimer les shojo » mais je pense pas que pour le novice ça aille plus loin ^^.

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  13. nyoronyolo dit :

    Marrant comment je n’avais jamais entendu « otomen » pour designer autre chose que le manga avant de le lire venant de fujoshi francaises qui l’utilisent regulierement pour designer des lecteurs de shoujos et ce depuis quelque mois, pourtant c’est pas faute de lire regulierement des gros boards d’animangas internationales.

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  14. Tetho dit :

    Je pense surtout que tu as, Gemini, un problème pour vraiment assumer ta passion pour le shôjo. En lire, ça va ça froisse pas ta virilité, partager tes avis avec d’autres amateurs de mangas, aussi puisqu’ils savent ce que c’est, mais expliquer à des profanes pourquoi tu aprécies des BD asiatiques pour fillettes prépubères, là ça coince tout d’un coup… De quoi as tu peur ? D’un jugement de valeur ?
    Moi quand on se moque du DVD-box de Princess Tutu qui traine sur mon bureau parceque c’est trop culcul la praline comme titre, j’explique alors calmement pourquoi pour moi cette série d’animation est sans nul doute l’une des 10 plus grande de la décénie. Ça empèche pas certains de continuer de rigoler, mais c’est eux qui ont l’air stupide alors.

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  15. Natth dit :

    En France, je ne sais pas si tous les garçons acceptent si bien que ça le fait de lire des shôjos… J’en ai déjà vu se poser des questions sur leur virilité après avoir appris que X était classé dans les shôjos (étant donné le mag de prépublication) ou hésiter à lire la suite de Saiyuki parce qu’elle paraissait dans un mag shôjo. Mais peut-être s’agissaient-ils de cas exceptionnels.

    Personnellement, je n’ai jamais eu de problème pour les yaoi : le libraire ne savait pas pourquoi Kizuna était sous cellophane et la libraire en lisait déjà.

    Sinon, je me souviens d’avoir discuté du fait que les différences entre les genres de mangas semblaient marquées en France, peut-être plus qu’au Japon, où des mags regroupant des genres différents apparaissent (pour faciliter les ventes). Au final, on se demandait si cette classification plus forte n’était pas là juste pour faciliter les ventes, dans un but commercial en somme.

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  16. gemini dit :

    Tetho >> Je lis des shojos depuis presque aussi longtemps que je lis des manga – le premier, ce fût Mint na Bokura -, et cela ne m’a jamais posé de problème ; ensuite, j’ai aussi lu des yaoi, du boy’s love, etc… Et j’ai acheté les coffrets Princesse Tutu. De mon point de vue, je n’ai jamais eu honte de mes lectures, mais je déteste les réactions des profanes, même après que je leur ai expliqué. A force, mes amis ont compris que je lis et regarde ce que je veux, et que j’adore un anime sur la GRS si je veux ; pour autant, ils n’ont pas abandonné les réflexions idiotes à ce sujet.
    Ton exemple est très représentatif : tu dis qu’après leur avoir expliqué, ils se moquent encore et passent « donc » pour des cons. Alors que non, ce n’est jamais de ton point de vue qu’ils passent pour des cons, du leur tu es toujours un mec qui regarde un anime appelé « Princesse Tutu ».
    Ce que je ne supporte pas, c’est la catégorisation facile ; je considère que chacun est libre d’aimer ce qu’il veut, mais une partie de mon entourage ne l’entend pas de cette oreille, ce qui ne risque pas de me faire changer pour autant.

    J’ai un pote à qui je dois fournir des animes car il ne sait que choisir, mais il refuse systématiquement tous les animes « vieux » (c’est le genre « j’adore Gundam mais hors de question que je regarde le premier anime »), et tous les trucs « pour gonzesse ».
    Résultat, un jour je lui ai refilé Nodame Cantabile, il a adoré ; ça l’a ému. Mais il n’a pas changé d’avis : hors de question qu’il regarde des animes « pour gonzesse » 😀

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  17. Tetho dit :

    >Alors que non, ce n’est jamais de ton point de vue
    Je veux pas dire, mais je pense que c’est une opinion partagée par l’ensemble des personnes censée que lorsque l’on critique une chose sans la connaitre et qui plus est après s’être fait exposer la nature de la chose par quelqu’un qui connait on à l’air bien stupide.
    Le simple fait qu’il ne conaissent pas la série rend leurs avis irrecevable auprès de n’importe quelle personne qui a un minimum de recule.

    Sinon je n’ai pas dit que tu avais honte, mais que tu avais du mal à assumer. Le fait que ces jugements divers et avariés te travaillent (au point d’écrire un billet dessus !) en est la preuve, sinon tu laisserait couler ça tel l’eau et ça ne te ferais rien.

    Pour ton pote > refile lui de vrais trucs pour gonzesses mais qui n’en ont pas l’air (genre du Fruit Basket ou du Ôran, Nodame c’est un peu plus mature) puis explique lui ce que c’est, si il est pas bouché il percutera.
    (c’est comme ceux qui apprécient Geass, Evangelion, Gurren… Puis sortent « les animes de robot je supporte pas ça. », crédibilité zero quoi)

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  18. gemini dit :

    « Le fait que ces jugements divers et avariés te travaillent (au point d’écrire un billet dessus !) en est la preuve »
    >> Je fais un article sur un mot sorti de son contexte 😉

    Quant aux personnes à qui tu as parlé de Princesse Tutu, ils étaient apparemment en majorité moqueurs ; donc, la loi de la majorité jouant, c’est bien toi qui es passé pour un imbécile à ce moment.

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  19. Bakasan dit :

    C’est bien tout ça, mais au final un otomen c’est quoi? un gay ou un pervers?

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  20. alexia dit :

    C’est vrai je trouve, que vous avez totalement raison, pourquoi on attribut la couture et les poupées comme des « trucs de filles » et les jeux vidéos et le foot comme des « trucs de garçons ».
    C’est vrai je suis une filles et j’aime les jeux vidéos, la danse, les shonens, les shojos, et je déteste la couture, et le foot. Quelques uns diraient: « elle a des goûts de filles et de garçon, elle est bizarre, celle-là! »
    Et alors on ne juge pas les gens sur leurs goûts!

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  21. Natth dit :

    D’un autre côté, si on arrêtait de réduire le shôjo à de la romance entre lycéens (ou personnages du même âge), il y aurait peut-être moins de préjugés. Après tout, des mangas comme Code Geass sont aussi des shôjos (d’après le mag de prépub). Statistiquement, je sais bien qu’ils ne sont pas nombreux comparé aux romances, mais ce serait dommage d’oublier qu’ils existent (ou qu’ils sont des shôjos).

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