Plus Sombre que le Noir

Je sais, c’était un titre très (trop ?) facile.
Après une série de Bones (Bounen no Xam’d) qui m’a dégoûté des animes pendant un certain temps, je dois être débile pour m’y être remis avec un autre titre de Bones ; ce dont je ne me suis rendu compte qu’après coup. Mais bon, Darker than Black est un anime de 2007 (alors que l’autre date de 2008), donc il était forcément meilleur.

Darker than Black, c’est une succession d’histoires classiques posées sur un excellent concept. Et cela suffit largement à mon bonheur.

Il y a 10 ans, une terrible catastrophe provoqua l’apparition de deux “gate” – dont une au Japon – et la métamorphose du ciel de nuit ; la Lune disparut de la vue des humains, les étoiles se transformèrent.
Peu après, une nouvelle race d’humains dépourvus d’émotion apparus : les Contractors. Ils étaient capable d’utiliser des pouvoirs spéciaux, en échange d’une rémunération spécifique à chacun : aligner des cailloux, manger des fleurs, chanter une chanson,… Etrangement, chaque Contractor correspond à une étoile dans le nouveau ciel, qui brille intensément quand il utilise ses pouvoirs, et tombe telle une étoile filante quand il meurt.

En même temps que les Contractors sont aussi apparus les Moratorium, des personnes n’arrivant pas à contrôler leurs pouvoirs et libérées de la moindre rémunération, et les Dolls, des humains sans âmes capable dotés de capacités psychiques.

Dans Darker than Black, nous suivons un petit groupe chargé d’effectuer des missions dangereuses pour le compte d’un mystérieux (et tout-puissant) Syndicat. Nous y trouvons Li (nom de code : Hei), un Contractor capable de produire de l’électricité et rompu aux techniques guerrières, Yin, une Doll qui leur sert à localiser leurs cibles, Mao, un Contractor piégé dans le corps d’un chat, et Huang, un humain faisant le lien avec les hommes du Syndicat.

Cet anime est composé de 11 histoires de 2 épisodes chacune, avec une histoire finale de 3 épisodes, pour un total de 25 épisodes (le compte est bon). A cela s’ajoute une OAV, une histoire complète d’une vingtaine de minutes.

Le format est appréciable, car il permet d’enchaîner deux épisodes sans pour autant enchaîner les histoires, qui restent relativement indépendantes. A part sur la fin, il n’y a pas véritablement de ligne directrice dans le récit : chaque histoire est basée sur une mission précise ; à travers elle, nous pouvons en apprendre plus sur les Contractors, ou sur les personnages principaux.

D’aucuns prétendent que cet anime manque de profondeur, que ses bases scénaristiques sont mal exploitées, et aurait pu donner un résultat bien plus intéressant si le concept avait été mieux étudier dans la série. Mais ce n’est pas mon avis, bien au contraire.
Les animes qui se prennent au sérieux ont deux devenir possibles : ce sont des œuvres exceptionnelles ou des ratages ; et je vois essentiellement des ratages.

Trop souvent, les scénaristes veulent cacher leur incapacité à trouver des réponses aux propres questions qu’ils suscitent par des délires mystico-philosophiques, et des termes abscons ; le rôle du spectateur étant de trouver cette soupe pseudo-complexe comme “intelligente”, à tel point qu’ils ne la comprennent pas. Et je trouve cela extrêmement mauvais.
Dans Darker than Black, au moins, rien de tout cela : les scénaristes nous mettent devant le fait accompli, les questions sur l’origine des Contractors et du reste ne sont pas vraiment posées – d’ailleurs, cela ne semble pas perturber les premiers intéressés -, donc si un personnage nous sort : “personne ne saît ce qui a pu se passer pour que nous en arrivions là”, c’est non absolument crédible, mais cela nous évite aussi la frustration de se dire : “ils utilisent les questions pour nous pousser à regarder la suite, mais au final n’y répondent pas”.
Je préfère cela à des explications délirantes et sans substance : certes, cela donne un anime plus basique, mais au moins, nous évitons le foutage de gueule.

Donc, tel qu’il est, cet anime me convient parfaitement : nous y trouvons un excellent concept en guise de base scénaristique – l’existence des Contractors – avec des histoires plus terre à terre, mais non moins prenantes et intéressantes.
Je craignais que, sur la fin, cette série parte malgré tout dans des explications fantaisistes (et inutiles), que les scénaristes essayent de trouver des réponses à des questions inexistantes (des réponses qui de toute façon n’ont pas plus d’existence) par un foutage de gueule camouflé sous des origines mystiques.

Sans être l’anime du siècle, Darker than Black est juste un titre efficace, prenant et bien fait, que ses créateurs n’ont pas essayé de nous faire passer pour ce qu’il n’était pas, à savoir une œuvre profonde et complexe. Et c’est tant mieux.

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