Le Marché du Manga en France et dans l’Avenir

Après un billet consacré au marché actuel des manga – et même s’il contenait déjà quelques impressions toutes personnelles sur son devenir – je vais essayer d’esquisser son futur. N’étant pas devin, ne pouvant cette fois m’appuyer sur des faits chiffrés, il ne s’agira que d’impressions toutes personnelles, à prendre en tant que telles.

D’un point de vue général, je crois que nous allons vers une vulgarisation du manga. Comprenez par là une démocratisation, une intégration dans le marché de la bande-dessinée au sens large. Cela a déjà commencé : à une époque, c’était un marché composé essentiellement d’une clientèle plus ou moins fan, mais ce n’est plus le cas. Et la meilleure preuve reste Naruto : 220.000 exemplaires imprimés à chaque sortie, des ventes estimées à 135.000 exemplaires ; je ne crois pas qu’il y ait 135.000 amateurs de manga en France, d’autant plus que nombre de fans auto-proclamés n’achètent pas ce manga, ils le font suffisamment savoir.
Donc Naruto tape bel et bien en dehors de la population traditionnelle des lecteurs de manga. Il n’est pas le seul, les autres ventes majeures – Death Note ou encore One Piece – font certainement de même, ainsi que les titres plus haut de gamme – tout ce qui est signé Jiro Taniguchi, pour ne citer que lui – qui eux-aussi ont trouvé leur public dans le lectorat plus «classique». Et pour moi, le futur, c’est ça : les amateurs de manga resteront, mais les éditeurs ne cesseront de voir croitre la portion de leurs ventes réalisées en dehors de ces amateurs.
Les titres majeurs du manga deviendront ainsi aussi fameux auprès du public que des séries de la BD franco-belge, avec – en théorie, j’y reviendrai – des tirages et des ventes similaires.

Parce qu’il existe encore un écart énorme entre le marché des manga, et celui de la BD au sens plus restreint des publications françaises et belges. Restons sur les chiffres et sur Naruto : nous parlons d’un «phénomène» avec ce manga, mais il faut voir la réalité en face ; Naruto est un petit joueur comparé à Titeuf, Astérix, Lucky Luke, Largo Winch, Le Chat, Thorgal, Lanfeust, Cédric, XIII, Spirou, ou encore Blake & Mortimer, bref tous les titres bénéficiant soit d’une large couverture médiatique – de leurs auteurs, ou via une adaptation pour l’écran – ou d’une longévité suffisante pour que des parents les fassent découvrir à leurs enfants. Je rajouterai même que Naruto fait à peine mieux que les Profs, Les Tuniques Bleues, Game Over, et l’adaptation du Donjon de Naheulbeuk.
Là où Naruto est en effet un phénomène (malgré son tirage et ses ventes presque ridicules face aux pontes du secteur), c’est qu’il a réussi à faire son trou rapidement, sans s’appuyer sur un nom connu, et avec une apparition auprès du grand public tardive. Alors que plusieurs épisodes du dessin-animé Titeuf sont diffusés chaque semaine sur France 3, sur la même chaîne Naruto n’a tenu que très peu de temps.

Nous sommes sans doute là face à un paradoxe. D’un côté, des manga comme Naruto possèdent le potentiel pour plaire à un large public, d’un autre côté ils ont encore une faible représentation médiatique – j’aurais presque envie de dire qu’il faut chercher les animes à la télévision, alors que les adaptations de BD franco-belges seront plus volontiers imposées aux téléspectateurs – et surtout, leur format particulier fait qu’ils ne peuvent pas tenir sur la longueur, ou du moins pas dans les proportions d’un Spirou.
Ce qui va les aider dans le futur, c’est que les lecteurs occasionnels et les fans – sans doute plus les lecteurs occasionnels, en fait – vont devenir des parents à leur tour, et pouvoir aiguiller les enfants vers les manga (alors que leurs propres parents ne l’auraient sans doute pas fait), et ce même s’ils ne connaissent pas les titres d’alors ; c’est sans doute par un processus similaire – l’orientation vers un média reconnu – que des titres comme Kid Paddle et Titeuf ont commencé à se faire connaître, alors qu’ils marquaient une cassure entre leurs premiers lecteurs et la génération de leurs parents.

Toujours sur le grand public – qui est malgré tout le futur du manga en France – je voudrais pointer du doigt les limites du format manga.
Une BD traditionnelle – ou du moins la large majorité d’entre elles – possède des tomes relativement indépendants, faisant qu’il devient possible de prendre n’importe lequel, d’avoir une histoire complète, et de la comprendre même si nous ne savons pas comment le héros a rencontré tel protagoniste ou accompli tel acte, si tant est que cela nous soit narré dans la série. Avec la majorité des manga, nous assistons à un phénomène contraire ; il a souvent été mis en avant (et présenté comme un avantage) la longueur des histoires dans un manga, puisqu’elles consistent en plusieurs volumes, mais cela pose aussi un problème : les lecteurs sont obligés de commencer par le tome 1, et d’acheter la suite jusqu’à avoir rattraper le rythme de parution, généralement d’un tome tous les 2 mois. Pour peu que la série ait déjà dépassé les 10 tomes en France au moment où le lecteur veut s’y lancer, cela représente déjà une forte somme à injecter ; l’acheteur n’est pas obligé de tout prendre d’un coup, mais il risque alors de se sentir frustré de ne pouvoir lire la suite d’une histoire alors qu’elle est disponible dans le commerce.
Le rythme de parution cité plus haut a aussi son importance : avec sa fréquence, une série en manga ressemble plus à un magazine, alors que les achats pour une série franco-belge seront beaucoup plus espacés ; même s’il rate une sortie, l’acheteur potentiel sait qu’il a largement le temps de se procurer le dernier volume en date avant la parution du prochain.

D’aucuns pensent qu’à la fin de Naruto (qui n’est pas non plus pour tout de suite), ses lecteurs se dirigeront tout naturellement vers d’autres manga majeurs, mais je ne suis absolument pas de cet avis, pour deux raisons.
Primo, pour peu que les succès actuels soient encore en cours lors de l’arrêt de Naruto, il y aurait tellement de volumes à rattraper que beaucoup d’acheteurs potentiels seraient rebutés. Donc au mieux, ils se tourneraient vers des titres nouveaux, ou finis et relativement courts.
Secundo, je l’ai dit plus haut : la plupart des lecteurs de Naruto ne lisent pas ce titre car c’est un manga, mais car c’est Naruto ; si ce n’était pas le cas, vu leur nombre, les ventes des autres manga seraient bien plus importantes. Donc la fin de Naruto ne signifierait sans doute pas un basculement de la majorité de ces lecteurs vers d’autres manga ; c’est un peu comme si Kid Paddle gagnait plusieurs centaines de milliers d’acheteurs pour peu que Titeuf s’arrête, c’est un non sens.
La preuve de ce que j’avance, c’est une des meilleures ventes par volume de l’histoire du manga en France : Death Note. Environ 100.000 exemplaires vendus par tome – je n’ai pas le chiffre exact – pour un tirage à 180.000 exemplaires. A la fin de Death Note, les ventes d’autres manga similaires ont-elles grimpé particulièrement ? Pas que je sache. Parce qu’il y a les amateurs de manga qui suivaient Death Note tout en achetant plusieurs autres manga à côté, et les lecteurs plus occasionnels (qui peut-être lisent aussi Naruto ou Full Metal Alchemist) qui soit n’ont pas ressenti le besoin de choisir un autre manga après celui-ci – tout ce que nous pouvons dire à leur sujet, c’est que leur expérience des manga leur donnera peut-être envie d’en lire d’autres pour peu qu’ils en trouvent à leur convenance, mais qu’ils pourraient fort bien s’en passer – soit vont devenir des lecteurs plus régulier, mais les ventes de manga semblent pour l’instant indiquer qu’ils sont minoritaires.

Et là, vous vous dîtes que je me contredis : d’un côté, je table sur une meilleure reconnaissance du grand public, d’une intégration à la BD traditionnelle, et de l’autre, que les ventes de manga risquent de diminuer avec la fin des succès actuels touchant aussi le grand public.
Non, c’est tout à fait compatible. Ce que je pense, c’est que le lectorat global devient de plus en plus réceptif aux manga – qui finiront noyés dans la foule des BD, et considérés comme telles avant d’être des manga –, que nous allons voir dans les années à venir peut-être une baisse des ventes des séries phares – du moins une stabilisation – mais que parallèlement, le succès auprès du grand public touchera plus de séries.
Pour peu, évidemment, que d’autres titres capables d’avoir les faveurs de ce fameux public apparaissent. A l’heure actuelle, je vois relativement peu de manga parmi les nouveautés à avoir ce potentiel, hormis Fairy Tail, et à partir de ce mois Initial D. Initial D qui part avec l’avantage d’avoir été diffusé sur la TNT, ce qui n’a rien d’extraordinaire en soi – ce serait plus impressionnant sur une chaîne hertzienne, les vieilles habitudes ont la vie dure – mais une représentativité sur une chaîne accessible aide véritablement.
Et vous pouvez être assurés que si TF1 ou M6 commencent à rediffuser des animes, les manga correspondants si manga il y a risquent fort de faire d’excellentes ventes. Ce retour ou pas à la télévision, voilà LA grande inconnue du marché français.

Et les amateurs de manga – les vrais – dans tout ça ?
Ils resteront une cible des éditeurs, c’est évident. Le temps où les éditeurs joueront leur Nintendo en privilégiant le grand public, plutôt que ceux qui leur ont permis de surnager pendant des années, n’est pas encore venu, et je ne suis de toute façon pas persuadé que cela changerait grand chose en matière d’offre.
Surtout, certains signent sont assez favorables : d’un côté, nous savons que quelques fans se sont infiltrés dans les maisons d’édition et tentent de faire passer quelques titres plus ciblés auprès de leurs patrons – je pense notamment à Genshiken -, de l’autre, même des éditeurs qui jusque-là avaient limité leurs prises de risque commencent à se lancer dans des titres au potentiel moindre, par exemple Glénat et sa collection «vintage».

Néanmoins, il convient de relativiser ces données positives.
Je vais faire une redite par rapport à mon précédent article sur le sujet, mais ce n’est pas grave : les éditeurs sortent trop de nouveautés. Or, les acheteurs potentiels n’ont pas un porte-feuille extensible, je suis persuadé que nombre d’amateurs de manga doivent faire des choix dans toutes ces sorties. C’est mon cas.
Parfois, je me demande presque pourquoi les éditeurs essayent de lancer autant de nouveautés. Dans le fond, ils savent déjà ce qui va le mieux marcher, comme en témoignent leurs différents tirages, mais ils semblent vouloir saturer l’offre, faire toujours plus que le concurrent pour lui piquer des parts de marché, quitte à arrêter une série si elle ne vend pas assez, car ils en ont trop à gérer. Voilà le spectre derrière le marché du manga en France : l’arrêt intempestif.
Plus de séries sortent, donc plus sont arrêtées (c’est relativement logique), et il ne fait pas bon avoir choisi la mauvaise série. Ce n’est pas que l’acheteur qui décide de prendre des manga moins grand public vive dans la peur, mais presque…
La solution serait de réduire le nombre de sorties, mais :
¤ C’est comme la course à l’armement, celui qui publie le moins de titres risque de se faire distancer par les autres.
¤ Si les éditeurs réduisaient réellement leurs nouvelles publications, ce sont sans doute les titres à risque, plus confidentielles, cités plus haut qui en pâtiraient les premiers.
Donc les éditeurs continuent leur publication par grosses, et les fans des petites séries doivent faire de leur mieux pour supporter leurs titres phares afin de leur éviter un arrêt prématuré ; ce qui risque de pousser ces mêmes fans à négliger ces petites séries, du moins celles non terminées au Japon et/ou de plus de 5 ou 6 volumes. C’est en tout cas le constat que je fais sur mon humble personne : à envie égale, je privilégie le titre le moins susceptible d’être abandonné par un éditeur.

Nous avons là un véritable paradoxe, un signe que le marché du manga en France n’est pas encore mature malgré ses nombreuses années de bons et loyaux service. Bien malin qui pourra dire si le système va exploser du fait d’une sur-publication, si les grands groupes finiront par se focaliser sur le grand public – laissant les titres à risque et les séries de niche aux petits éditeurs –, ou si nous allons assister à une stabilisation harmonieuse avec un peu moins de sorties par mois, tout en continuant de toucher un maximum de types de lecteurs. Evidemment, je préférerai la dernière option, et je reste optimiste en pensant que c’est vers elle que nous nous dirigeons.

Maintenant, je vais parler vite fait des futurs sorties et succès.
Bon, j’ai déjà parlé de Fairy Tail – manga poussé par son éditeur, mais apparemment plébiscité par les lecteurs – qui risque de très bien marché ; dans les autres succès annoncés, je table sur Initial D – les bonnes ventes de Hajime no Ippo prouvent que ce n’est pas parce qu’un manga est très long qu’il ne peut pas marcher, et Initial D part avec de vrais atouts –, Soul Eater, et Pluto, le dernier manga de Naoki Urasawa. Je trouve que je ne me mouille pas des masses, mais bon : j’avais aussi misé sur les bonnes ventes de Nodame Cantabile, et il semblerait que je me sois fourvoyé.
Ce-dernier point semble indiquer que malgré une augmentation du lectorat féminin de manga – car les éditeurs le savent bien : les romances n’intéressent que les femmes et les homosexuels –, le futur des parutions de romances non-lycéennes en France ne s’annonce pas des plus radieux ; ou plus exactement, il semble y avoir trois pôles d’attraction : les amateurs de josei (manga pour femmes adultes), les lecteurs de comédies romantiques en environnement scolaire, et les fans de boy’s love, yaoi, et manga de Kaori Yuki. Si vous appréciez un autre type de manga étiqueté «pour gonzesses», les ventes de leurs rares représentants semblent bien donner raison aux éditeurs qui rechignent à publier vos mangaka favorites.

J’ajoute que je suis étonné par la faculté des éditeurs à trouver des foules de titres – toujours récents – pour alimenter leurs catalogues. La logique voudrait que cela finisse par se tarir et qu’ils soient plus ou moins obligés de se tourner vers de vieux manga pour continuer à maintenir leur rythme de sorties de nouveautés, mais non : quand il n’y en a plus, il y en a encore, et pas que de la qualité. Les éditeurs commencent malgré tout à sortir de vieux classiques autres que ceux de Tezuka – comme je l’ai mentionné plus haut – car cela fait bien (surtout au Festival d’Angoulême) et que cela peut toucher quelques niches d’élitistes blasés, mais il faut voir sous quelles conditions :
¤ Astro Boy sort en une anthologie de 5 volumes, au lieu de la trentaine existant.
¤ Delcourt sort un tome de Au Bord de l’Eau tous les 36 du mois, et ce titre est tellement mal démarché par le groupe que des lecteurs potentiels ne le découvrent qu’aujourd’hui.
¤ Kana se concentre sur des manga très courts, voire des one-shots pour minimiser les pertes en cas de mauvais chiffres.
¤ Enfin, Glénat maintient une politique des plus floues avec Cyborg 009, le premier titre de sa collection vintage ; il semblerait que l’éditeur ait décidé de regarder ses ventes tous les 5 tomes, pour voir s’il poursuit l’aventure ou non.
Donc je dirais que le futur des vieux classiques du manga en France est encore incertain. Si nous arrivons au bout de la publication de Cyborg 009, j’estimerai que ce genre a un véritable avenir dans la langue de Molière. Sinon, il faudra compter sur les petits éditeurs indépendants pour dépoussiérer les vieux mangaka…

Par contre, si vous êtes fans de manga de baston avec des filles aux gros nénés (et assimilés), soyez tranquille : ça cartonne, voilà une manne dont les éditeurs – français comme japonais – ne sont pas prêts de se lasser. Il suffit d’attendre les futurs succès nippons pour avoir une idée de ce qui marchera chez nous.

Concernant les habitudes des lecteurs – outre une proportion à éviter les séries à risque – je crois qu’ils vont continuer la tendance actuelle : se concentrer sur des titres courts, qui représentent des coûts et une contrainte de temps de suivi moindres, et attendre que certaines séries soient finies, donc qu’ils aient la certitude qu’elles perdurent jusqu’à la fin, pour se les procurer. Or, il s’agit d’un cercle vicieux : si lec lecteurs attendent la fin pour acheter, l’éditeur risque de ne justement pas arriver au bout, faute de ventes suffisantes à chaque tome…

Voilà, je pense avoir fait le tour. N’hésitez pas à donner vos propres impressions sur le futur du marché du manga en France.

Publicités
Cet article, publié dans Manga, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Le Marché du Manga en France et dans l’Avenir

  1. Jane dit :

    La vulgarisation des mangas sur le marché français provient surtout de l’éclectisme du lectorat. Si certaines maisons d’éditions se concentrent sur les nouveautés, c’est parce que nous sommes dans un mouvement perpétuel où les choses changent à vitesse grand V. Je trouve regrettable que tu insinues que tout ce qui a attrait aux « trois catégories » concerne un lectorat féminin et/ou homosexuel.
    Pour ma part, je trouve que le shônen est beaucoup trop présent dans les rayons et les histoires répétitives dans certains mangas. Cet afflux de lecteurs détériore légèrement ce que représente le manga (une bande dessinée) : de loisir attractif, il passe à produit de consommation massif. Il n’y a qu’à remarquer le nombre de personnes qui affluent lors des grosses conventions et qui ne connaissent pas grand-chose lorsqu’ils y rentrent pour la première fois.
    Pour Naruto (je me suis arrêtée au volume 31), j’ai bien compris l’engouement du lectorat actuel pour le héros qui a un passé douloureux (et qui n’est pas le seul d’ailleurs) et cela me rappelle en beaucoup de choses Dragon Ball et Saint Seiya. On s’aperçoit que toutes ces nouveautés n’ont plus rien en commun avec de vraies « nouveautés » mais à mon avis, il s’agit de pales copies d’un univers qui n’a plus rien à prouver si ce n’est son existence.
    Je ne dénigre pas tous ces mangas qui sortent à la pelle, souvent lus assis près d’une étagère plutôt qu’achetés, mais je remarque que l’intérêt s’enfuit au fur et à mesure des parutions. Mais je n’irai pas qualifier le manga dans la section BD, car ce qui fait à mon sens toute l’originalité du manga est bel et bien cette non-appartenance à un groupe donné.

    Concernant de nombreux articles (et commentaires) que tu écris (ainsi que tes lecteurs, certains propos me semblent parfois incongrus, déplacés mais ils gardent une saveur exquise lorsque je me prends à engueuler mon ordinateur parce que je lis une « belle connerie ». Tes diatribes comme tes éloges à l’égard de certains animes & mangas sont bien écrites et soulignent de nombreux défauts comme de nombreuses qualités mais n’oublie pas que souvent, c’est le défaut qui fait la qualité (et l’inverse … mais bon, je ne pousserai pas mémé dans les orties).

    J'aime

  2. gemini dit :

    « de loisir attractif, il passe à produit de consommation massif »
    >> Le problème, c’est qu’au Japon, le manga est effectivement un produit de consommation massif. Un chapitre par semaine, du papier de piètre qualité, des tarifs bas, et des auteurs qui obtiennent rarement la reconnaissance du public, et qui sont même étonnés de se voir considérés comme des artistes une fois arrivés en France. Voilà la réalité du marché japonais.

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.