Bilan Manga

Pour cette semaine spéciale, je prends mon courage à deux mains pour faire le bilan de toutes les séries que je suis en manga, régulièrement, ne ratant aucun nouveau tome.

Angel Heart : Tsukasa Hojo. Je n’ai pas cherché plus loin : il y a marqué son nom sur la couverture, j’achète immédiatement. Après un début absolument renversant, bourré d’action et d’humour, l’auteur choisit finalement de rompre avec le style de City Hunter (déjà que l’histoire se passe dans un “univers parallèle”) pour joueur plutôt sur la fibre émotionnelle ; ce qui m’a beaucoup surpris je l’avoue, voire même un peu déçu au début même si je m’y suis fais. Dans ce manga, le mangaka a atteint le sommet de son art graphique, et s’il n’est pas aussi marquant que ses travaux précédents, Angel Heart reste un des meilleurs manga sur le marché français ; ou du moins, je le considère comme tel, et le suis avec toujours le même plaisir.
Glass Heart, jeune fille de 14 ans, est l’élite des assassins de la mafia taiwanaise. Mais, élevée depuis son plus jeune âge pour tuer, elle ne veut plus de cette vie ; à bout, elle décide de se suicider. Mais ses employeurs ne veulent pas la laisser faire : pour la sauver, il faut lui greffer un nouveau cœur ; ils en volent donc un à la banque des organes. Mais ils ignoraient que ce cœur était celui de Kaori Makimura, la partenaire de Ryo Saeba, alias City Hunter. A son réveil, poussée par la « présence » de Kaori, Glass Heart se rend à Shinjuku pour trouver Ryo.
Angel Heart de Tsukasa Hojo – Panini Comics – 25 volumes parus

Au Bord de l’Eau : Un des classiques du manga, adapté d’un classique de la littérature asiatique, et par un des grands auteurs du XXème Siècle. Sacrée carte de visite, même si en elle-même, elle n’implique pas nécessairement que je puisse l’apprécier. Mais je l’apprécie énormément ; il y là tout ce qu’un grand récit épique doit posséder : des personnages qui ont la classe, un scénario bien construit et prenant, un univers parfaitement retranscrit, et de véritables morceaux de bravoure et de drame, comme je les aime. Le style graphique de Mitsuteru Yokoyama fait vieillot, mais cela ne me dérangeait déjà pas avec Osamu Tezuka, alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ; surtout que la science du découpage du Maître conserve une puissance visuelle et une dynamique rares, qui viennent encore améliorer l’œuvre d’origine.
L’histoire du Suiko-den se déroule sous la dynastie des Song du Nord. Tout commence lorsqu’un militaire présomptueux libère 108 démons prisonniers d’un temple.
Le temps passe, et la corruption devient de plus en plus importante parmi les fonctionnaires de l’empire. Quelques braves osent se rebeller contre le pouvoir oppresseur ; devenant des parias, ils savent qu’ils peuvent trouver refuge aux Marais des Monts Liang. Ainsi, 108 guerriers exceptionnels, comme autant de réincarnations des démons jadis délivrés, vont s’y réunir et former une bande de brigands suffisamment puissante pour déstabiliser le pouvoir en place.
Au Bord de l’Eau de Mitsuteru Yokoyama – Akata – 3 volumes parus

Beck : Parmi tous les manga de cette liste, je crois qu’il s’agit de mon favori ; et pourtant, il y a les pointures de Tsukasa Hojo en face ! Aucun autre manga ne me fait ressentir ce que je ressens avec Beck, cette excitation, ces moments de frisson intense ; d’ailleurs, j’ai détesté l’anime, car je trouve qu’il n’arrive pas à rendre la puissance visuelle qui peut se dégager de ce titre, en particulier lors des phases de concert. Dans Beck, j’ai même l’impression de «voir» le son généré par Koyuki et ses amis. Je n’oublierai jamais le volume 5, peut-être mon tome de manga préféré, toutes séries confondues ; il m’a tellement marqué que j’ai arrêté de lire la série quelques tomes plus tard, car je n’y retrouvais pas ses qualités dans les mêmes proportions. Mais je l’ai repris par la suite, bien entendu, et je ne le regrette pas.
Koyuki était un lycéen ordinaire avant de rencontrer Ryusuke, un passionné de rock et guitariste de talent. Ils ignoraient alors tous deux qu’ils allaient plus tard monter un groupe de musique : Beck.
Beck de Harold Sakuishi – Akata – 27 volumes parus

Bleach : Lire des shonen, pour un otaku, ce n’est pas une tare, il ne faut pas en avoir honte. Les shonens fleuves, j’aime beaucoup ; c’est sympa, ça se lit vite, je débranche mon cerveau et je me contente d’apprécier. Bleach a les qualités du genre, et plus exactement des shonen de la Shueisha : bons personnages, histoires basiques mais efficaces. Ok, c’est du formatage, mais du formatage plaisant du moment que l’auteur a de bonnes idées. Dans le cas de Bleach, j’ai adoré l’arc de la Soul Society ; la suite reste un cran en dessous, mais je prends toujours autant de plaisir à suivre les aventures de Ichigo et de ses amis.
Depuis l’enfance, Ichigo possède une sensibilité particulière pour les esprits, et arrive à discerner les fantômes. Un soir, il va découvrir deux nouveaux types d’esprits dont il n’aurait jamais imaginé l’existence : les Shinigamis, et leurs ennemis les Hollows. Pour protéger sa famille, Ichigo s’accapare les pouvoirs de la Shinigami Rukia, et devient un des leurs.
Bleach de Tite Kubo – Glénat – 30 volumes parus

Cats Eye : J’ai commencé à m’intéresser de très près à Tsukasa – sous l’impulsion d’une amie – alors que Génération Comics (actuel Panini Comics) venait d’obtenir l’exclusivité des droits sur les manga de l’auteur ; donc très mauvais plan, acquérir ses manga est devenu excessivement délicat, et au bout du compte, j’ai tout trouvé sauf les intégrales de City Hunter et de Cats Eye. Les rééditions “de luxe” (tu parles) de Panini Comics ont beau ne pas être données (euphémisme), je fais avec, et je raque. Et ça vaut le coup que je raque, j’adore ce mangaka ; Cats Eye n’est pas encore l’œuvre de la maturité, mais c’est un régal d’aventure et d’humour dont je ne me lasse pas. J’ai été étonné de trouver pas mal de différences entre l’anime et le manga, ce-dernier contenant plus de personnages récurrents, dont certains vraiment excellents.
Les 3 sœurs Kisugi – Rui, Hitomi, et Aï – tiennent un café le jour, et la nuit deviennent Cats Eye, un redoutable voleur d’œuvres d’art. Leur but derrière cette activité : réunir la collection de leur père, et résoudre le mystère de sa disparition.
Cats Eye de Tsukasa Hojo – Panini Comics – 7 volumes parus

City Hunter : City Hunter, c’est la quintessence du style de Tsukasa Hojo, l’œuvre de la maturité. Nous y retrouvons une subtile alchimie entre l’humour, l’action, l’amour, et le drame, pour un résultat tout simplement jouissif, tantôt hilarant – je me marre comme une baleine -, tantôt poignant. Sans compter que ce manga dispose d’une brochette de personnages bien allumés et marquants, en tête Ryo Saeba, notre nettoyeur de choc et plus grand obsédé sexuel tokyoïte, avec ses “mokkori” hallucinants ; une certaine ressemblance avec Lupin III ne serait pas fortuite.
Bref, un manga prenant, marrant, et parfois dramatique, une grande réussite tout simplement même si, de Tsukasa Hojo, l’immense Family Compo garde ma préférence.
Ryo Saeba est connu dans tout Shinjuku à la fois comme un séducteur, mais surtout comme le City Hunter, le nettoyeur et terreur des yakusas. Pour le surveiller, il peut compter sur sa partenaire Kaori et sa collection de marteaux.
City Hunter de Tsukasa Hojo – Panini Comics – 20 volumes parus

Detroit Metal City : Une des surprises de l’année 2008, un titre que peu attendait mais qui a réussi à faire son trou grâce à un style très particulier. Ce manga se distingue par son côté crade et décalé, centré autour du Death Metal et de son personnage de Krauser, un garçon calme et introverti qui devient un véritable monstre une fois grimé et sur scène. DMC s’emploie surtout à nous montrer des situations où notre “héros” va s’en prendre plein la gueule, ou finir par péter les plombs à cause de son habitude à passer sans arrêter d’une identité à l’autre ; celui-là, il va finir schizophrène avant la fin de la série. Ce manga me fait rire grâce aux situations délirantes et surprenantes qu’il arrive à générer, mais comme tout titre qui s’appuie sur l’effet de surprise, sa relecture le rend beaucoup moins efficace.
Soichi Negishi part pour Tokyo avec un rêve en tête : devenir chanteur dans un groupe de pop. Cinq ans après, il a atteint la moitié de ses objectifs : chanteur, il l’est… Mais dans un groupe de Death Metal, dont le style musicale n’a rien à voir avec les chansons mielleuses qu’il affectionne. Sur scène, il incarne Johannes Krauser II, leader de Detroit Metal City. Son succès ne cesse de croître, mais lui voudrait redevenir tout simplement Soichi Negishi.
Detroit Metal City de Kiminori Wakasugi – 12bis – 2 volumes parus

Eye Shield 21 : La plupart des manga de sport veulent en parler de manière sérieuse, mais bien souvent ne sont absolument pas crédibles ; Captain Tsubasa et Tennis no Oji-sama en tête… Au moins, avec Eye Shield 21, aucune tromperie sur la marchandise : ce manga, qui fait le pari de parler d’un sport peu connu en dehors de son pays d’origine – le football américain -, ne se prend absolument pas la tête. Ce qui, au passage, apporte plus d’humour, et des équipes extrêmement typées et improbables. Au début, il peut compter sur de courts matchs mis en parallèle de scènes du quotidien assez poilantes, lui permettant de jongler entre la comédie et le côté prenant des compétitions sportives ; mais le nombre de volumes augmentant, les matchs sont devenus de plus en plus longs (plus de 2 volumes pour le match contre Shinryuji), ce que je trouve dommage même si l’humour reste présent. Je crois malgré tout que c’est le meilleur shonen de la Shueisha à l’heure actuelle.
Le club de football américain du lycée Deimon n’avait jamais connu dans son club que deux membres, mais cette année Hiruma, le responsable, va dénicher une nouvelle recrue en la personne de Sena, un garçon chétif et peureux mais possèdant une vitesse phénomènale, qu’il va engager de force.
Par peur que les autres clubs veuillent lui râvir sa perle rare, Hiruma décide de cacher son identité et son visage, et de lui donner le nom d’Eye Shield 21.
Eye Shield 21 de Yusuke Murata et Riichiro Inagaki – Glénat – 23 volumes parus

Full Metal Alchemist : Avec le recul, je me demande pourquoi j’ai commencé ce manga alors que je n’avais pas particulièrement apprécié l’anime. Finalement, je ne regrette pas, puisque la version papier nous dispense d’une partie du mélodrame et de l’aspect glauque – il en reste malgré tout, comme le passage avec Nina et son père – et offre une fin différente (même si celle de l’anime était intelligente et audacieuse) ; rien que parce que le manga contient un volume dédié à la guerre d’Ishbal et au destin de ses combattants, je le trouve supérieur. FMA est un shonen, mais loin du style assez basique de la majorité des représentants du genre ; le scénario est plus tortueux, mieux développé. De plus, j’aime beaucoup l’humour manié par Hiromu Arakawa, et tout cela fait que j’apprécie grandement la lecture que m’offre Full Metal Alchemist.
En alchimie, on ne peut rien obtenir sans donner quelque chose en échange. C’est une leçon bien amère que vont devoir apprendre les frères Elric : en voulant faire revivre leur défunte mère, Edward perd un bras et une jambe – aujourd’hui remplacés par des automails – tandis que que l’âme d’Alphonse se retrouve prisonnière d’une armure de métal.
Désormais, ils parcourent le monde à la recherche de la légendaire Pierre Philosophale, la seule chose qui pourrait leur rendre leur apparence d’origine.
Full Metal Alchemist de Hiromu Arakawa – Kurokawa – 19 volumes parus

Hokuto no Ken : J’ai attendu cette réédition avec impatience ; maintenant que j’y pense, je suis un paquet de réédition. Contrairement à beaucoup, Hokuto no Ken n’est absolument pas une série qui m’a marqué à l’époque du Club Dorothée, je ne la regardais même pas ; mais j’ai eu envie de découvrir son monde post-apocalyptique grunt et violent, donc je me suis rué sur le manga. Et je ne le regrette pas : c’est sombre, les personnages sont GAR, le trait de Tetsuo Hara détonne, il y a du sang de partout et des techniques de combat incroyables, bref ça déchire grave de sa maman ! Bourrin, primaire, ce manga répond parfaitement à tout ce que j’attendais de lui.
Dans le futur, la guerre a transformé la Terre en un monde dévasté où la seule loi en vigueur est celle du plus fort. Kenshiro est l’héritier du Hokuto Shinken, un art martial spécialisé dans l’assassinat ; il parcourt les étendues désertiques à la recherche de sa femme Julia, enlevée par son ancien ami Shin.
Hokuto no Ken de Tetsuo Hara et Buronson – Asuka – 6 volumes parus

Hunter x Hunter : Parfois, je me demande si je ne continue pas ce manga plus par habitude qu’autre chose ; en même temps, vu son rythme de parution, il ne risque pas de me ruiner. Au début de la saga des Kimera Ants, j’ai failli arrêter – trop glauque pour moi – mais cela s’arrange au fil des volumes. Pour l’instant, j’attends surtout le grand retour de la Brigade Fantôme, j’ai le temps de voir venir. Mais je trouve malgré tout dommage que ce manga ne soit pas resté au niveau de l’examen hunter et de Greed Island, deux excellents arcs.
Il existe de par le monde de nombreux trésors, et des personnes sont prêtes à tout pour mettre la main sur ces trésors ; on les appelle les Hunters. Gon a décidé de passer l’examen pour devenir Hunter, comme son père avant lui ; mais cet examen est le plus dur qui soit, et le nombre de participants toujours plus important d’année en année.
Hunter x Hunter de Yoshihiro Togashi – Kana – 25 volumes parus

Kaikan Phrase : Le manga qui fait tressaillir mon cœur de pucelle… Ok, je me calme. Kaikan Phrase est un shojo assez mature, avec pas mal de scènes torrides ; et c’est typiquement le genre de manga qui vérifie ce vieil adage : ce sont les femmes mangaka qui donnent de la femme l’image la plus servile. Aine, notre héroïne, ne sert à qu’à être manipulée par tous les beaux mâles qu’elle croise, sans jamais oser résister… Malgré ce défaut, c’est une série que je prends beaucoup de plaisir à lire, alors que je l’avais testé absolument par hasard ; les personnages sont assez tordus, j’aime beaucoup le coup de crayon de la mangaka, ainsi que son travail sur les mimiques.
Aine est une lycéenne parfaitement banale, jusqu’au jour où elle décide de participer à un concours : il lui faut écrire les paroles d’une chanson. Elle y met tout son coeur, et écrit un texte pour le moins érotique. Sa chanson se retrouve entre les mains de Sakuya, chanteur vedette d’un groupe à succès : Lucifer. Convaincu du talent d’Aine, il la prend comme nouvelle parolière du groupe.
Seule condition : elle ne devra écrire que des textes érotiques, comme le premier.
Kaikan Phrase de Mayu Shinjo – Pika – 12 volumes parus

Maison Ikkoku : Un manga dont je ne pouvais pas louper la réédition, parce que Rumiko Takahashi (tout simplement). Seulement, j’ai très vite failli arrêter ; les personnages font preuve d’une méchanceté absolument gratuite envers Yusaku, le personnage principal, rendant cette lecture désagréable et malsaine. J’ai été très surpris, cela ne correspondait pas du tout au souvenir que j’avais de “Juliette je t’aime”. J’ai persévéré, et si ce manga n’a jamais atteint mes espérances du début, j’ai trouvé qu’il s’améliorait grandement au fil des volumes ; donc je le continue, malgré ma déception. Néanmoins, même si je lis chaque tome assez vite, je mets bizarrement du temps avant de m’y atteler ; chaque nouveau tome peut reste un mois posé sur mon bureau avant que je le commence, alors que mes autres manga sont généralement lu dans la semaine suivant leur achat.
Yusaku Godai est un étudiant raté ; statut qu’il doit en grande partie aux autres locataires de la pension où il habite, ceux-ci ayant l’habitude de faire la fête chez lui lorsqu’il souhaite étudier. Alors qu’il a enfin décidé de déménager, une nouvelle gérante fait son apparition : Kyoko, une jeune veuve de quelques années son ainée. Yusaku décide de rester.
Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi – Tonkam – 8 volumes parus

Naruto : La série que je suis depuis le plus longtemps, cela fait plus de 6 ans ! Je vous avouerai que je ne m’étais jamais posé la question depuis tout ce temps, acheter mon nouveau tome de Naruto tous les deux mois me paraît juste la chose la plus naturelle du monde ; même si, depuis que le manga est passé à la saga que l’anime appelle «Shippunden», j’ai noté une forte baisse de qualité, ce qui est dommage. Pour Naruto, nous retrouvons les mêmes ingrédients que Bleach : bons personnages, scénario simple mais on ne peut plus efficaces. Recette éculée mais toujours d’actualité. Seulement, j’ai l’impression de continuer ce manga plus habitude qu’autre chose, car comme dit plus haut, nous sommes loin de la grande époque de l’examen Chuunin, du combat Rock Lee/Gaara, et des premières prouesses de Shikimaru ; mais je vais continuer quand même, en espérant un regain d’intérêt.
Uzumaki Naruto est un jeune orphelin de Konoha. Apprenti Ninja, son seul souhait est de devenir le plus grand Shinobi en dépassant le maître Hokage, et d’être reconnu par ses concitoyens.
Pour la 3ème fois, Naruto repasse son teste pour devenir assistant ninja, mais cette année ne sera pas comme les autres…
Naruto de Masashi Kishimoto – Kana – 40 volumes parus

Negima : Cette série, je l’ai commencé presque à contre-cœur : j’ai adoré Love Hina, Ai Non Stop est fort décevant (un des rares manga que j’ai revendu), et je pensais que pour son nouveau titre, Akamatsu allait se contenter de reprendre les mêmes ingrédients que pour son plus gros succès ; et au début, c’est effectivement le cas, avec du Harry Potter en plus. Seulement, cela ne dure pas : le temps pour l’auteur de trouver son rythme de croisière, et voilà Negima parti pour devenir un des meilleurs manga du moment ! C’est drôle, il y a de l’action, et je prends un plaisir fou à le lire ! C’est vraiment le seul manga où je trouve que chaque tome arrive à être encore meilleur que le précédent, et c’est une torture de devoir attendre ma dose tous les deux mois.
Negi Springfield, 10 ans, est un petit génie et le nouveau professeur principale de la classe 2-A du collège Mahora. Le voici donc en charge de trente et une élèves. Mais surtout, Negi est un jeune magicien, ce que ne va pas tarder à découvrir Asuna, une des filles de la classe.
Negima de Ken Akamatsu – Pika – 17 volumes parus

Nodame Cantabile : Un volume sorti, ne nous emballons pas, j’attends de voir. Néanmoins, comme j’ai adoré l’anime qu’il est coutume de dire que l’original est meilleur, je porte de nombreux espoirs – peut-être trop – dans ce manga. Première déception, néanmoins : le vocabulaire utilisé pour la traduction française m’a un tantinet décontenancé (euphémisme), je trouve qu’il ne colle pas du tout à l’ambiance de cette série… Sinon, Nodame Cantabile, c’est de l’humour, de l’amour, bref c’est du shojo, et je suis impatient de lire la suite pour pouvoir en dire plus long.
Bloqué au Japon, Shinichi Chiaki étudie le piano dans une université, alors qu’il nourrit depuis son enfance le rêve de devenir chef d’orchestre. Un jour, il va découvrir que sa voisine est elle-aussi étudiante en musique : Megumi Noda, dit Nodame, est une fille désordonnée et peu appliquée, mais possédant un véritable talent.
Nodame Cantabile de Tomoko Ninomiya – Pika – 1 volume paru

Otomen : J’ai besoin d’une injection régulière de shojo manga en intraveineuse ; même si ce n’est pas le genre que j’achète le plus, c’est mon préféré. En fait, je suis assez exigeant en la matière, donc je suis peu de shojo. La fin de Hanakimi – Parmi Eux a laissé un gros vide, que j’essaye de combler avec Otomen, un titre dont j’ai attendu la sortie en France avec impatience. A vrai dire, Otomen serait plutôt une parodie des comédies romantiques lycéennes, puisque le rôle de la jeune fille en fleur est ici tenu par Asuka, le garçon le plus viril de l’école, qui cache en réalité des passions très féminines. Le premier tome fut excellent, tandis que dans le second, la qualité retombe légèrement, et l’auteur a un peu de mal à trouver ses marques ; mais le troisième compense largement ces petits défauts, et j’ai été plié de rire une bonne partie du volume.
Depuis son enfance, Asuka fait tout pour paraître le plus viril possible ; il pratique plusieurs sports de combat, et ne s’intéresse qu’à des choses “masculines”. Mais au fond de lui, il n’est pas du tout ce qu’il semble être : il aime les sucreries, les objets mignons, cuisiner, coudre, et par dessus tout lire des shojo manga.
Lorsqu’il rencontre Ryo, une fille aux goûts diamétralement opposés aux siens, son véritable caractère refait surface. Avec le soutien de l’étrange Tachibana, il va essayer d’assumer ses préférences.
Otomen de Aya Kanno – Akata – 3 volumes parus

Saint Seiya G : Saint Seiya, je suis tombé dedans quand j’étais petit… Le Club Dorothée, tout ça, mes plus anciens souvenirs de cette série remontent à la maternelle, ça date ; c’est l’anime qui m’a le plus marqué à l’époque. Premier manga : Saint Seiya. Premières VHS : …Silent Möbius ^^’ Puis Evangelion, et ensuite Saint Seiya. Alors quand l’épisode G est sorti, je n’ai pas pu m’en empêcher. Cela ne vaut pas l’œuvre d’origine, mais ce manga garde de grands moments de bravoure, et voir les Chevaliers d’Or au sommet de leur art – ils n’ont guère l’occasion de briller dans Saint Seiya, à part lors de certains passages de Hadès – ça fait plaisir. Dommage que le dessin soit aussi chargé, rendant trop de scènes confuses.
Le Sanctuaire de Grèce, années ’70. Le jeune et fougueux chevalier Aiolia du Lion fait parler de lui de par son caractère, et surtout à cause de son frère, le chevalier rénégat Aioros du Sagittaire ; imperméable aux ordres, il fait tout pour se démarquer de lui. Néanmoins, sa force effraie, d’autant plus qu’il est incontrôlable.
La vie au Sanctuaire est boulversée par l’apparition d’un terrible assaillant : l’un des 12 Titans de la mythologie.
Saint Seiya G de Megumu Okada – Panini Comics – 14 volumes parus

Saint Seiya The Lost Canvas : Je ne vais pas trop revenir sur ce que j’ai dit précédemment : Saint Seiya blabla toute mon enfance blabla premier manga. La version de Shiori Teshirogi a ce gros défaut de reprendre exactement le même character design que le manga d’origine, mais il paraît qu’il s’agit d’une exigence de son éditeur… L’autre défaut, c’est que nous savons déjà comment cela va se finir, donc la mangaka a un degré de liberté moindre : tout le monde va y passer, sauf Shion et Dohko ; non, ce n’est pas du spoil. Malgré tout, elle semble décidée à introduire sa touche personnelle, tant dans le dessin que dans le scénario, donc j’attends de voir ce que cela va donner. Je n’espère plus grand chose des nouveaux avatars de Saint Seiya, donc la surprise pourrait difficilement être mauvaise.
Europe, 17ème Siècle.
Une nouvelle Guerre Sainte entre la déesse Athéna et l’empereur Hadès va bientôt éclater.
Ignorant ce que le destin leur réserve, Tenma et Alone, orphelins et meilleurs amis, vivent une existence paisible.
Alors que Tenma suit le Chevalier d’Or Dohko de la Balance afin de devenir Chevalier lui-même, Pandore révèle à Alone qu’il n’est autre que la réincarnation du seigneur Hadès.
Saint Seiya The Lost Canvas de Shiori Teshirogi – Kurokawa – 3 volumes parus

X : Ah, tant qu’il n’est pas officiellement terminé – allez les CLAMP, on règle les conflits avec son éditeur et on se met au boulot – je considère que je suis ce manga ! Bon, ça fait 5 ans qu’un nouveau tome n’est pas sorti en France, mais ce n’est pas grave ; le tout étant que les CLAMP n’oublient pas à quoi ressemble leur style “ancien” (celui de RG Veda) malgré les années. X dispose de bons personnages, du meilleur coup de crayon de ces mangaka, d’un scénario original, et surtout d’une fin qui se distingue de celle de l’anime, qui lui a cet avantage d’être complet (j’y reviens encore et toujours). Je n’ai pas grand chose d’autre à dire sur le sujet, je crois surtout que, le temps passant, je commence à oublier les caractéristiques de ce manga… Donc il faudra que je le relise le jour où, enfin, un tome 19 verra le jour.
A Tokyo, les Dragons de la Terre – les 7 Anges – et les Dragons du Ciel – les 7 Sceaux – commencent à se réunir.
L’issue de leur combat déterminera le futur de la Terre.
Si les Anges remportent la bataille, alors les humains seront tués, et la Terre pourra renaître lavée de ses impuretés.
Par contre, si les Sceaux gagnent, les humains seront sauvés, mais la Terre continuera alors à dépérir.
Entre les deux groupes, Kamui doit choisir au service de qui il veut mettre ses immenses pouvoirs, et ainsi déterminer le destin de la Terre.
X de CLAMP – Tonkam – 18 volumes parus

Au regard de tout cela, que puis-je dire ?
Déjà, je suis presque moi-même surpris par la diversité de ces lectures : shonen, shojo, mature, enfantin, récent, ancien, etc… J’ai tendance à décrire ma collection de manga comme «allant de Tokyo Mew Mew à Battle Royale», et les séries que je suis, ma foi, représentent à la perfection cet adage.

Parmi les manga annoncés par les éditeurs et que je suivrais, il y aura sans aucun doute Astro Boy, Cyborg 009, et le Roi Léo. Peut-être Tokyo Mew Mew à la Mode, cela dépendra si je finis une autre série entretemps.
Bien sûr, il y a énormément de manga publiés actuellement (ou qui vont l’être) que je voudrais essayer et suivre, mais mon budget ne le supporterait pas : 7 Seeds, l’Académie des Ninjas, Berserk, Bienvenue dans la NHK (mais pas la version française car censurée), Initial D, Lollipop, Nana, Sayonara Monsieur Désespoir, et Yotsuba. Sans compter toutes les séries finies que je voudrais acheter, mais là, ce serait trop long à répertorier…

Puisqu’il s’agit d’un bilan, rajoutons quelques informations. Du classique : mangaka et manga favoris.

Mangaka préférés :

5/ Aucun auteur en particulier pour la cinquième place, je n’ai que quatre auteurs dont je puis vraiment dire que je suis fan. Après, il y a de nombreux mangaka dont les noms seuls sur la couverture d’un manga (ou dans les crédits d’un anime) me suffisent à l’acheter : Rumiko Takahashi (Urusei Yatsura), Shotaro Ishinomori (Cyborg 009), Mitsuteru Yokoyama (Au Bord de l’Eau), Naoki Urasawa (Monster), Mikiyo Tsuda (Princess Princess), Ryoko Ikeda (La Rose de Versailles), j’en oublie sûrement.

4/ Leiji Matsumoto : J’apprécie ses thèmes, sa façon de plonger ses lecteurs dans des récits à la fois magnifiques, épiques, et tragiques, ainsi que sa capacité à créer des personnages stylés ; je mentirai si je prétendais ne pas avoir un GROS faible pour les filles nées sous son crayon. Il fait parti de ces mangaka, trop rares à notre époque, qui dans leur carrière auront réussi à créer plusieurs titres exceptionnels, au succès mérité, tels que Albator 78, Galaxy Express 999, et mon préféré : La Reine du Fond des Temps.
En France, l’éditeur Kana détient l’exclusivité de tous les manga du maître ; et les responsables de cette acquisition ont expliqué à quelle point elle fût délicate. Néanmoins, il semblerait qu’ils aient déchanté en voyant les résultats des ventes (bien que ce soient certainement des fans) ; résultat, plus aucun de ses manga ne semble à l’ordre du jour chez Kana, qui dispose de cette fameuse exclusivité et empêche – sans doute malgré l’éditeur, et même si je doute que d’autres soient intéressés par cette expérience vouée à l’échec – la publication du reste de sa bibliographie dans d’autres maisons.

3/ Osamu Tezuka : Je doute de surprendre qui que ce soit en classant le Dieu du Manga parmi mes mangaka préférés. Je l’ai découvert avec la publication de Black Jack chez Asuka (merci Renaud), et depuis, c’est l’amour fou. Enfin l’amour fou à petite dose : vue sa bibliographie incroyablement riche, chaque éditeur y va de son Tezuka personnel, et le marché est saturé ; sans compter qu’il n’a pas écrit que des chefs d’œuvre, et que certains de ses manga moins bons sont malgré tout édités en France pour combler les demandes des éditeurs. Quand je pense aux nombres de classiques qui attendent d’être publiés en France, et que je vois les Enfants de Saphir en rayon, cela me fait un peu mal au derche, mais cela n’enlève rien au talent de ce conteur hors-paire ; ses meilleurs titres sont absolument extraordinaires.

2/ Tsukasa Hojo : Pas de surprise, il suffit de voir la liste des manga que j’achète actuellement pour y trouver tous ceux de ce mangaka ; je suis à ce point fan que je crois que je reprendrais Rash et Family Compo quand Panini Comics les ressortira. Pourquoi j’aime le travail de Tsukasa Hojo ? Je crois que c’est parce qu’il mélange les genres avec succès : humour, action, et drame, subtilement dosés pour à chaque fois créer une ambiance unique. Il faut quand même voir ce qu’il a écrit dans sa carrière ; la plupart des mangaka n’arrivent pas à donner vie ne serait-ce qu’à une seule œuvre d’aussi grande qualité que celles de Hojo, alors que lui enchaîne les succès. Au-delà de son talent de narrateur, il possède aussi un trait dynamique et agréable à l’œil, et surtout, il fourmille de bonnes idées.

1/ Wataru Yoshizumi : Alors, ça vous la coupe, hein ? Ce n’est pas la plus connue des mangaka, elle s’est même spécialisée dans une catégorie loin d’être considérée comme “noble” : les comédies romantiques collégiennes/lycéennes. Et dans son genre, elle excelle : malgré la banalité de ses histoires, son style graphique et ses talents de narratrice font merveille pour nous offrir des récits simples, amusants, agréables, et reposants. J’aime sa façon de présenter ses personnages et leurs relations amoureuses, et à part Marmelade Boy (sa série la plus longue), j’adore absolument tous ses manga, en particulier Mint na Bokura.

Publicités
Cet article, publié dans Manga, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s