Après la Guerre, la Guerre…

Suite à l’insignifiant Clannad, j’avais besoin d’une série avec plus de scénario, plus d’aventure, plus d’action. En partant sur du Gundam, je pensais bien combler ces envies, et c’est ainsi que j’ai tenté After War Gundam X.

Dans la grande histoire des animes franchisés Gundam, After War Gundam X vient juste après Gundam Wing ; nous y retrouvons d’ailleurs quelques similitudes au niveau du casting, parmi lesquelles les mecha designers Junya Ishigaki et bien sûr Kunio Okawara (et ça se voit).

La première particularité de Gundam X, c’est qu’il reprend le concept des Newtypes jusque-là propre à l’Universal Century.
Pour autant, et c’est sa seconde particularité, Gundam X n’appartient pas à l’UC, mais à un nouveau calendrier nommé AF (After War).
Ainsi, non seulement cet anime est le premier à parler des Newtypes en dehors de l’UC, mais en plus – à la manière de Turn-A Gundam – nous pourrions fort bien le considérer comme la suite d’autres séries Gundam ; pour peu que nous acceptions le fait que les Newtypes aient été découverts entretemps s’ils n’apparaissaient pas déjà.

L’histoire de Gundam X commence lors de la 7ème guerre d’indépendance entre les colonies et la Fédération Terrestre ; une guerre grandement basée sur l’utilisation de part et d’autre des Newtypes, des humains “évolués” aux capacités sensitives et cognitives accrues.
Pour mettre un terme au conflit, les rebelles des colonies décident de se livrer à un “colony drop” (lancer de colonie sur la Terre). La Fédération ayant eu vent de cette opération, elle déploie ses nouvelles Mobile Suit de type “Gundam” pour la contrer. Pris de paniques, les rebelles déclenchent un “colony drop” massif : des centaines de colonies spatiales s’écrasent sur Terre, provoquant la mort de milliards d’individus.
Suite à cet événement tragique, la guerre prend fin, mais le prix est lourd à payer. Le climat se trouve bouleversé et mettra des années à se stabiliser, les gouvernements ont disparu, les survivants subviennent tant bien que mal à leurs besoins, mais leur nombre diminue de jour en jour.

Pour le spectateur, la série débute vraiment en l’an 15 du calendrier AF.
Les choses se sont arrangées – les hommes ont commencé à se ré-organiser en communautés, villes, voire pays dans certains cas – mais la Terre s’est transformée en un monde madmaxien à la Hokuto no Ken, fort heureusement en un peu moins violent. De nombreuses Mobile Suit sont encore en service, et bien souvent utilisées par des hommes sans scrupules qui profitent de l’avantage que leur procure ces armes de guerre ; parmi eux les Vautours, qui pillent les anciennes bases de la Fédération pour revendre leur matériel au marché noir.
Inutile de préciser qu’il reste quelques Gundam en activité, des pièces très recherchées car pouvant être revendues de petites fortunes.

C’est dans ce contexte que nous découvrons Garod Ran, jeune garçon débrouillard de 15 ans qui réussit à survivre grâce à ses connaissances en mécanique et sa témérité. Il n’hésite pas à vendre ses services pour diverses missions dangereuses, et c’est ainsi qu’un homme lui demande de libérer Tifa Adil, une fille de son âge kidnappée par les Vautours du vaisseau Frieden, menés par Jamil Neate, ancien pilote d’élite de l’armée de la Fédération.
Garod arrive à s’introduire sur le Frieden et à s’enfuir avec Tifa, mais alors qu’il entre en contact avec son commanditaire, il s’aperçoit qu’il a été trompé : ce sont ses employeurs qui avaient initialement enlevé Tifa pour profiter de ses pouvoirs de Newtype ; Jamil Neate, lui-même ancien Newtype ayant perdu ses facultés spéciales à la fin de la guerre, l’avait libéré du centre où elle était détenue.
Fuyant avec Tifa, celle-ci le conduit dans une base militaire abandonnée où git un Gundam, le modèle X-9900, grâce auquel ils se débarrassent de leurs poursuivants. Un peu malgré eux, ils sont ensuite récupérés par Jamil Neate et l’équipage du Frieden, et leur voyage dans le monde de l’After War peut débuter.

After War Gundam X part donc sur des bases assez originales, alliant un univers post-apocalyptique, des méchas, et les mystères entourant les Newtypes, le but de l’équipage du Frieden étant non seulement de protéger Tifa (et elle en aura bien besoin), mais aussi de trouver les autres Newtypes qui pourraient encore exister, et les recueillir pour empêcher qu’ils soient utilisés comme des machines de guerre.
Parmi toutes les séries Gundam que j’ai pu voir, Gundam X semble proposer les mechas les plus puissants – le X et son successeur le Double X possèdent une arme appelée Satellite Canon capable de tout détruire sur une très grande distance – ainsi que le plus grand nombre de Mobile Suit différents. La raison de cette diversité vient des Vautours, chaque groupe en possédant un ou plusieurs modèles ; cela n’est pas précisé, mais ils doivent sans doute prendre des Mobile Suit de base et les customiser à leur convenance.

Malgré tout, la question reste toujours la même : cet anime vaut-il le coup ?
Je suis mitigé, à vrai dire.
D’un point purement technique, la qualité est sensiblement la même que pour Gundam Wing, donc il ne faut pas s’attendre à des miracles, mais les combats de MS sont fluides ; la musique est quelconque, avec toutefois des génériques de début entrainants.
Malgré un univers original, le scénario s’avère quelconque et ne décolle jamais vraiment. Pendant près de la moitié de la série, le Frieden se contente d’avancer selon les directions choisies par Tifa, le quotidien de l’équipage n’étant ponctué que par les attaques à répétition de Ennil El, une pilote de mecha qui ne supporte pas que Garod n’ait pas succombé à ses charmes, et des frères Frost, deux traitres professionnels qui ont le bon goût de fuir à la fin de chaque combat… Par la suite, cela s’étoffe un peu, mais jamais au grand jamais After War Gundam X ne gagne ce que j’appellerai une “puissance” scénaristique : c’est sympa, ça se laisse regarder, mais cela ne casse pas trois pattes à un canard.

After War Gundam X n’est pas forcément un anime à éviter, mais il faut bien se dire qu’il y a mieux, ne serait-ce que dans les titres estampillés Gundam. La faute à une histoire beaucoup trop linéaire, qui ne captive jamais vraiment le spectateur.

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