Le Bon Vieux Temps – Partie 2

Suite – et je l’espère fin, mais cela dépend du temps à ma disposition dans l’immédiat – de l’article sur les animes et les manga des années 70/80 à découvrir, plus particulièrement recommandés à ceux qui considèrent qu’il n’y a rien à sauver parmi tous les titres de cette époque et qui ne jurent que par la dernière série en date. Les principes restent les mêmes.

Jeu, Set, et Match (Ace wo Nerae) :
Contrairement aux apparences, nous commençons non pas avec un anime en particulier mais par une catégorie : celle du duo Osamu Dezaki (réalisateur)/Akio Sugino (chara desinger). Bon, j’avoue, ce sont déjà eux qui sont responsable de l’anime de Cobra cité dans la partie précédente, mais Cobra étant tout aussi notable par son manga (en France), il convenait de le traiter à part. La présence conjointe de ces deux artistes pourrait être un simple hasard s’ils ne travaillaient pas fréquemment ensemble, et ne donnaient pas vie à des animes d’exception. Ensemble, leur travail est très caractéristique : les chara designer ont souvent un trait facilement reconnaissable, mais Dezaki a lui aussi un style personnel, notamment basé sur des images fixes très travaillées pour pallier les contraintes techniques.
Jeu, Set, et Match est parfaitement représentatif de la synthèse des styles de Sugino et Dezaki. Ce shojo sportif raconte comment Hiromi, membre du club de tennis de son lycée, sera choisie par leur nouvel entraîneur Jin Munakata pour représenter son école aux côtés de la grande championne Reika Ryuuzaki, et ce malgré son manque évident d’expérience. L’histoire elle-même est bonne à la base, mais notre duo en fait un excellent anime, comblant de leur mieux la faible qualité d’animation de ce titre.
Format : Anime, le manga n’est pas sorti en France. Et comme tous les manga que je souhaite lire, il est publié en Italie, je suis vert…
Autres animes de Sugino/Dezaki : L’Ile au Trésor (Takarajima), Joe (Ashita no Joe), et Black Jack. Bien qu’il date de 1991, je rajoute quand même Très Cher Frère (Onisama e…), un shojo anime magnifique tiré de l’oeuvre de Riyoko Ikeda (Lady Oscar).

La Légende des Héros de la Galaxie (Ginga Eiyuu Densetsu) :
Ouf, la production de cet anime a commencé en 1988, je peux donc en parler sans problème bien que la sortie de la série principale se soit étendue sur près de 8 ans.
Tiré d’une série de romans de Yoshiki Tanaka (Les Chroniques d’Arslan), Gineiden (pour les intimes) narre la guerre entre l’Empire et l’Alliance des Planètes Libres, rassemblant des personnages charismatiques, des combats spaciaux démesurés, et des intrigues géo-politiques à l’échelle universelle. Gindeiden est la série de tous les superlatifs.
Ce qui est très surprenant avec Gineiden, c’est qu’autant cet anime fleuve (110 épisodes pour la série principale), au nombre incalculable de personnages, est considéré comme un chef d’oeuvre, autant il reste peu connu en dehors d’une certaine catégorie d’animefans ; d’où l’intérêt de revenir dessus, en attendant peut-être un article plus détaillés sur le sujet.
Format : Anime, les romans ne sont pas sortis en France.

La Reine du Fond des Temps (Sennen Jo) :
Pourquoi avoir choisi, parmi tous les travaux du grand Leiji Matsumoto, cette série pour le représenter ? Parce qu’elle n’est pas la plus connue, mais certainement pas la moins bonne. C’est sa seule série qui se déroule à notre époque, et sur une Terre similaire à la notre du point de vue de la technologie. Peu d’action ici, mais un excellent scénario, riche en rebondissements : tous les 1000 ans, la planète Râ Métal croise l’orbite de la Terre, et y envoie une reine pour la diriger dans l’ombre jusqu’au prochain passage ; mais en 1999, Râ Métal risque de percuter notre planète. Le manga d’origine a été adapté en un anime de 41 épisodes, et en un film d’animation poignant magnifié par la musique de Kitaro.
Le Leijiverse est un monde qui peut s’avérer déstabilisant au premier abord, mais chaque série peut être prise séparément, et il est même conseillé de ne pas considérer le Leijiverse comme un univers cohérent. A noter que les séries de Leiji Matsumoto des années 90/2000 sont pour la plupart au mieux des semi-échecs, surfant juste sur la vague de succès de l’auteur.
Format : L’anime et le film d’animation ; les faibles ventes d’autres manga de Matsumoto en France ne plaident pas en faveur de sa publication par Kana, qui a l’exclusivité sur les manga du maître.
Autre oeuvre de l’auteur : Albator 78 en manga et anime, et Galaxy Express 999 en manga – tomes 1 à 14 seulement, car la “fin” a été écrite plus tard et est d’une qualité moindre – et en films d’animation.

La Sorcière (Kanashimi no Belladonna) :
La Sorcière fait partie d’une série de 3 films d’animation des années 70 – appelés les films “animerama” – et adapté d’un roman de l’historien français Jules Michelet. De la même manière que Cherry Miel, La Sorcière est un titre profondément ancrée dans son époque, ce qui se ressent dans ses couleurs et sa musique. Il ne serait pas trop exagéré de parler ici d’animation expérimentale, transformant ce film en une oeuvre érotico-onirique troublante, improbable, disposant de magnifiques illustrations – ici utilisées en tant que plans fixes – de l’héroïne.
Format : Film d’animation.

Finalement, la fin sera pour un autre jour…

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